mardi 13 mai 2014

Thyssen acht Verhofstadt kansloos in strijd om voorzitterschap Commissie



De Standaard

Na de Europese verkiezingen van 25 mei wil Guy Verhofstadt de PortugeesBarroso opvolgen als voorzitter van de Europese CommissieZelf geloofthij daarin, maar volgens Marianne Thyssen (CD&V) is hij kansloosDatvertelt ze in het rechtstreeks duel in VTM NIEUWS.

Voor het eerst stellen verschillende politieke families een topkandidaat aan omvanaf november José Manuel Barroso op te volgen aan het hoofd van deCommissie. De christendemocraten sturen Jean-Claude Juncker het veld in, desocialisten kiezen voor Martin Schulz. Verhofstadt is de kandidaat van deliberalen.

Marianne Thyssen, die met de CD&V deel uitmaakt van de Europese Volkspartij(EVP) van Junckergelooft niet in de kansen van Verhofstadtzei ze zondag. 'Ikheb respect voor het enthousiasme waarmee hij campagne voert, maar Guy',richtte ze zich rechtstreeks tot haar concurrent, 'jij weet even goed als iederander dat je in die campagne om voorzitter van de Commissie te worden geenkans maakt.'

GROOTSTE MAG PROBEREN MEERDERHEID TE VORMEN

De verschillende fracties in het Europees Parlement hebben de afspraak gemaaktdat wie als grootste uit de verkiezingen komtals eerste mag proberen eenmeerderheid achter haar kandidaat te scharen. 'Als we naar de peilingen kijken,zien we dat de liberalen mijlenver achteroplopen op de socialisten en nog meerop de christendemocratenHet zal dus gaan tussen de christendemocraat Juncker en de socialist Schulz', weet Thyssen.

Als de socialisten de grootsten wordenzal de EVP zich achter Schulz scharen,ging ze verder'Maar niet achter Verhofstadt, want die keuze gaat er niet zijn. Ofgaan we na de verkiezingen zeggen: 'De fractie van Juncker is de grootste, maar we gaan toch even bekijken of we dat niet in de achterkamers kunnen bedisselenen dat postje kunnen doorschuiven naar Guy Verhofstadt?' Ik denk dat dat nietdemocratisch is en dat we dit niet aan de mensen kunnen verkopen.'

'GROTER DAN EUROSCEPTICI'

Verhofstadt is het met die analyse niet eens en is ervan overtuigd dat hij eenprogramma heeft dat een meerderheid kan verzamelen in het Parlement'Wijzijn de derde grootste en wij proberen groter te zijn dan de euroscepticidat ismijn inzetIk denk dat ik met alle pro-Europeanen in het Parlement eenmeerderheid kan maken.'



COMMENTAIRE DIVERCITY

LE PARI DES EUROPHOBES



Guy Verhofstadt fut et demeure un utopiste. Contre vents et marées, il a fait du VLD le plus gros parti de Flandre aux dépens du CVP. Sans lui, le VLD s’est réduit à peau de chagrin et la grenouille De Wever s’est faire plus grosse que le CD&V, le Spa et le VLD réunis. Contre toute attente, il fut aussi bon premier ministre que le génie Dehaene et le voilà, éternel Don Quichotte, parti à l’attaque des moulins  rouge (Schultze) et noir (Juncker)Marianne Thyssen oublie une chose : il y a quatre postes à attribuer, celui de Barroso, celui de Van Rompuy, celui de lady Ashton et en prime celui de la présidence du parlement européen si Schultze était plébiscité.

Ceci dit, le gros problème sera celui de la force du parti des europhobes. Une amie suisse m’écrit :

Cher MG,

Je suis devenue eurosceptique, tu t'en doutes, même si j'ai voté pour l'adhésion de la Suisse il y a 20 ans. J'ai la conviction que l'Europe favorise le néolibéralisme, fléau pour l'Homme au profit d'une minorité. C'est une hydre à mille têtes qui dévore tout sur son passage: les ressources de la terre, la qualité des produits vivants, l'air que l'on respire et les acquis sociaux.

Quels ont été les progrès depuis l'UE?

La paix? Entre la France et l'Allemagne, certes.

Mais les guerres et les rivalités sont toujours là, avec des visages diversifiés, les peuples exploités et la liberté de pensée bafouée. La démocratie est un vague alibi qui montre le bout de son nez de temps en temps, il est vrai.

 

 

 

Chère AR

Certes, je ne le conteste pas, l’Europe est en panne de moteur. Plus d’Europe la sauvera, certainement pas moins d’Europe.  Pour affronter les défis de la démographie, l’immigration, la pollution, le réchauffement, l’offensive islamiste, il faut une Europe forte et unie parlant fermement et d’une seule voix face aux géants asiatique, américain et russe.

L’Etat providence est moribond, les Etats nations vont droit à la faillite et nous courons à la guerre civile via des conflits sociaux majeurs, inévitables. Le national populisme (Le Pen, De Wever, Wilders et tutti frutti) se prépare à garrotter les démocraties, bref on va droit au déclin démocratique. Seul plus d’Europe nous tirera de là, comme le pense et le dit Verhofstadt : une Europe plus sociale, plus solidaire et surtout plus cosmopolite.

                       

 Un retour aux Etats nationaux et à leurs monnaies équivaudrait à un suicide collectif.

Donc je voterai, je l’ai dit et je le répète pour le très volontariste Guy Verhofstadt.

Je suis bien fâché de n’avoir pas su te convaincre aber « die Gedanken sind frei ».

Je crains un tsunami d’europhobie dans les semaines qui viennent.

Je redoute surtout le vote eurosceptique des Français  très soucieux de punir en masse celui pour qui ils ont voté en masse. Pour Marine, le jour de gloire ne tardera pas à arriver.

La mort de l’Europe sera le prélude d’une mort de la démocratie en Europe, c’est mon intime conviction.

Je suis toujours plongé dans Hannah Arendt et Heidegger et commence à vraiment comprendre la crise qui a amené Hitler au pouvoir en Allemagne et renversé, sans difficulté, la République de Weimar aussi faible et bancale que la Vème de Hollande.

Les miasmes pernicieux qui s’accumulent dans l’air ambiant sont aujourd’hui de même nature mais le phénomène s’observe en France, pas en Allemagne bien ancrée dans ses valeurs démocratiques.  DSK avait les épaules pour redresser la Vème, mais ses pieds sont d’argile.

Je ne lis pas dans le marc de café, ni dans la boule de cristal mais j’observe que les nuages noirs se multiplient dans le ciel européen, j’entends des bruits de bottes au frontières et renifle des odeurs de poudre. Tout cela est funeste et rappelle singulièrement les sinistres années trente. "Le nationalisme c’est la guerre" disait François Mitterrand.

MG

 

 

 LE MONDE DIPLOMATIQUE DE MAI 2014

(Par BERNARD GENSANE)

L’Europe, écrit Serge Halimi, est devenue une « machine à punir » :

Qu’est devenu le rêve européen ? Une machine à punir. A mesure que le fonctionnement de celle-ci se perfectionne, le sentiment s’installe que des élites interchangeables profitent de chaque crise pour durcir leurs politiques d’austérité et imposer leur chimère fédérale (1). Ce double objectif suscite l’adhésion des conseils d’administration et des salles de rédaction. Mais, même en ajoutant à ce maigre lot les rentiers allemands, quelques prête-noms luxembourgeois et bon nombre de dirigeants socialistes français, on n’élargit pas démesurément l’assise populaire de l’actuel « projet européen ».

L’Union ne cesse de rabrouer les Etats qui n’ont pas pour souci prioritaire de réduire leur déficit budgétaire, y compris quand le chômage s’envole. Comme ils obtempèrent en général sans se faire prier, elle leur impose aussitôt un programme de rectification comportant des objectifs chiffrés à la décimale près, assorti d’un calendrier d’exécution. En revanche, quand un nombre croissant de patients européens doivent renoncer à se faire soigner faute de ressources, quand la mortalité infantile progresse et que le paludisme réapparaît, comme en Grèce, les gouvernements nationaux n’ont jamais à redouter les foudres de la Commission de Bruxelles. Inflexibles lorsqu’il s’agit de déficits et d’endettement, les « critères de convergence » n’existent pas en matière d’emploi, d’éducation et de santé. Pourtant, les choses sont liées : amputer les dépenses publiques signifie presque toujours réduire dans les hôpitaux le nombre de médecins et rationner l’accès aux soins. »

 

 

 

 

AU ROYAUME-UNI, LES EUROSCEPTIQUES SONT DEVENUS EUROPHOBES

LE MONDE 



Liam Fox, ténor conservateur, ancien ministre de la défense et partisan d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. | REUTERS/REUTERS TV


Le 8 novembre, les députés britanniques doivent débattre – une nouvelle fois – de l'EuropeLa loi pour mettre en place un référendum sur une sortie de l'Union européenne (UE) repasse devant la Chambre des communes. Même s'il ne s'agit que d'une étape dans un long processus parlementaire, ce sera pour nombre d'entre eux l'occasion de manier la rhétorique europhobe. Encore, pourrait-on dire.

 Ce serait pourtant commettre une grave erreur que de traiter le débat qui animeleRoyaume-Uni comme un simple soubresaut. Vu du « continent », il est parfois difficile de se rendre compte de l'extrême radicalisation des antieuropéens outre-Manche. « Les lecteurs du Monde se diront peut-être qu'ils ont l'habitude d'entendre du bruit venant de Grande-Bretagneavertit Liam Fox, un ténor conservateur. Mais ils doivent comprendre : nous avons franchi le Rubicon. Nous sommes vraiment prêts à sortir de l'Union européenne. »

Ses paroles ne sont pas à prendre à la légère. M. Fox ne fait pas partie de cette poignée de députés conservateurs qui considèrent que l'Union européenne fomente une sorte de complot contre le Royaume-Uni. Ancien ministre de la défense, très influent au sein des tories, il a toujours été eurosceptique, mais n'avait jamais osé appeler à sortir de l'UE jusqu'à l'an dernier. En juillet 2012, il s'était finalement lancé : « La vie hors de l'Union européenne n'est pas terrorisante. » A l'époque, son discours était jugé radical. Aujourd'hui, au sein du parti conservateur, il devient presque banal.

Lors du congrès annuel des tories début octobre, les orateurs semblaient êtredans une course à celui qui serait le plus anti-Bruxelles. « Nous devons nous battre pour sauver notre démocratie parlementaire. Nous l'avons fait pendant deux guerres mondiales et nous devons le faire contre l'Europe », assène Bill Cash, un député, opposant de toujours au projet européen. « En Europe, ils préparent un super-Etat commun, avec une armée unique », avertit sans rire David Campbell-Bannerman, conservateur et député européen. « J'entends souvent mes collègues à Bruxelles nous traiter de fous, mais ils doivent comprendre : on en a vraiment assez de l'Union européenne dans sa forme actuelle », ajoute Syed Kamall, un autre député européen. En privé, un député, très influent auprès de la base des conservateurs, eurosceptique mais pas europhobe, avertit : « Aujourd'hui, je ne vois pas d'autre issue que de sortir de l'Union. »

 

 

Aucun commentaire: