lundi 5 mai 2014

Ukraine: Larmes et colère à Odessa


Source: Belga
Le Vif

Les fleurs s'amoncellent et les esprits s'échauffent samedi au pied de l'immeuble de pierre à Odessa où des dizaines de pro-russes ont péri la veille dans un incendie provoqué par des affrontements avec des partisans de l'Ukraine unie.



Une femme en pleurs devant la police ukrainienne, au lendemain des violences qui ont fait 42 morts à Odessa. © REUTERS/Yevgeny Volokin

Le bilan exact du seul incendie n'est pas connu: selon la police locale, 42 personnes au total sont mortes vendredi dont plusieurs lors des violents affrontements qui ont précédé le sinistre. 

Sous un chaud soleil de printemps, plusieurs milliers de personnes, majoritairement hostiles au pouvoir de Kiev, se sont rassemblées sur la placeKoulikove Pole à la mi-journée pour rendre hommage aux victimes et crier leur colère. 

"Oui, je suis russe! Je suis vraiment russe, alors arrêtez-moi si vous voulez! Vous ne m'empêcherez pas de dire qu'ils ont été assassinés", crie sous le nez de dizaines de policiers en tenue anti-émeute Elena Petrova, 53 ans, les yeux brillants de rage. 


"CE NE SONT PAS DES TERRORISTES"

"On a tué nos jeunes. Ils les traitent de terroristes mais c'est faux", sanglote Elena. "C'était de jeunes gens ordinaires. Ils sont morts ici pour nous. On ne pardonnera jamais, c'est impossible." .

La seule chose sur laquelle tous s'accordent est l'incompréhensible délai d'au moins une heure, selon des témoins, mis par les pompiers pour intervenir et éteindre un incendie qui à l'origine était limité à quelques pièces. 

L'UE DEMANDE UNE ENQUÊTE INDÉPENDANTE SUR LES VIOLENCES MEURTRIÈRES D'ODESSA

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a demandé samedi la mise en place d'une enquête indépendante afin d'identifier les responsables des violences qui ont fait une quarantaine de morts vendredi à Odessa, port du sud de l'Ukraine, et a appelé à la "retenue" pour ne pas que la situation se dégrade.

"L'UE appelle toutes les parties à la plus grande retenue et à ne pas exploiter cette tragédie pour attiser plus de haine, de divisions et de violence gratuite", poursuit la chef de la diplomatie, qui a a également adressé ses "condoléances aux familles des victimes", qualifiant les événements survenus vendredi de "violence aveugle". 

Quarante-deux personnes, selon la police locale, ont péri vendredi à Odessa lors d'affrontements entre défenseurs de l'unité de l'Ukraine et séparatistes pro-russes. Parmi les 42 victimes figurent des dizaines de militants pro-russes morts dans l'incendie volontaire d'un bâtiment dans lequel ils s'étaient retranchés. 

La représentante de l'UE a appelé "tous les Ukrainiens à se rassembler et à trouver comment surmonter les divisions alimentées de manière artificielle ces derniers mois".

"Toutes les forces politiques doivent désormais assumer leur responsabilité et entamer un dialogue pour trouver une issue commune à la crise. Tous les signataires de l'accord de Genève du 17 avril doivent renforcer leurs efforts afin qu'il soit appliqué", ajoute-t-elle.

Péniblement conclu mi-avril entre Ukraine, Russie, Etats-Unis et UE, cet accord visait précisément à faire baisser les tensions en Ukraine.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

VERS UNE GUERRE DE CIVILISATIONS ?

Se faire une opinion est difficile, car plus on lit sur ce sujet complexe et plus grande est notre confusion. Il est tentant de réduire le problème à un bras de fer entre deux hommes : Poutine et Obama. Les deux articles qui suivent nous y invitent, ils sont solidement documentés et se lisent aisément.

Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, la crise échappe de plus en plus au contrôle des belligérants et l’Ukraine est désormais en proie à la guerre civile de Odessa à Slawjansk : chronique d’une guerre programmée, voulue par Moscou ?

 

Certes les otages de l’OSCE ont été libérés, certes la diplomatie, fondée sur le respect de l’autre et le dialogue demeure le meilleur outil pour maintenir la paix et la cohabitation  entre russophones et Ukrainiens de souche. Il reste que sur le terrain la situation devient extrêmement confuse et tout peut arriver d’ici les élections du 25 mai. Si le chaos nous échappe, feignons de l’avoir organisé semble vouloir nous dire Poutine.

L’un des objectifs de Moscou est apparemment de banaliser, voire de discréditer le rôle de l’OSCE en intimidant ses représentants. Ne perdons pas de vue que les représentants de l’OSCE seront, en principe, les garants du déroulement démocratique de ces élections, faute de quoi elles risquent de tourner à la dérision et au simulacre de démocratie.  

« Seule une "révolution" ultranationaliste peut sauver le pouvoir russe - pas ces maudites idées occidentales en vogue à Moscou. » avait affirmé Alexandre Douguine, l’âme damnée de Vladimir Poutine . "Nous allons soutenir la révolte des peuples dans la grande crise économique et sociale qui approche." 

C’est cela le nœud du problème : « Le Kremlin vient de déclarer un Kulturkampf, une guerre des cultures. Le 12 décembre, Poutine a lancé devant le Parlement : "Nous défendrons les valeurs traditionnelles, fondations spirituelles et morales de la civilisation : la famille traditionnelle, la vraie vie humaine y compris religieuse." Son croisé en chef, le jeune ministre de la Culture, Vladimir Medinski, que certains surnomment déjà "le Goebbels de Poutine" a surenchéri : « Nous partons de l'idée que la Russie est une civilisation à part, de type européen par la géographie et par la race"

Autrement dit, Moscou se place désormais résolument dans la logique d’un « choc des civilisations » chère à feu Huntington, ce qui est l’exact contraire du dialogue des civilisations pour lequel milite ce blog.

"Les Russes sont tellement conservateurs qu'ils se considèrent comme les derniers porteurs des valeurs de l'ancienne civilisation européenne et romaine", commente le Nouvel Obs. Ils rejettent vigoureusement "le multiculturalisme et la tolérance". Alexandre Douguine honnit en effet le mariage pour tous et "certaines formes d'art contemporain". Sa mission autoproclamée ? Combattre "l'influence maléfique de l'Occident".

C’est dire qu’on est complètement sorti de la dynamique de dialogue et de coopération qui fut celle de la Ostpolitik allemande au niveau bilatéral et de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération au niveau multilatéral pour retomber dans les ornières de la guerre froide, ce qui constitue une vraie menace pour le maintien de la paix en Europe.

MG

 

LE RASPOUTINE DE POUTINE

Le Nouvel Obs

 

Chantre d'un fascisme panslave, l'ultranationaliste Alexandre Douguine est un conseiller occulte du chef du Kremlin. Son but ? Annexer une partie de l'Ukraine et reconstituer l'empire russe.



(Article publié dans le Nouvel Observateur le 30 avril 2014)

Il hait l'Occident et ses valeurs "dégénérées". Depuis toujours, il milite pour l'annexion de l'Ukraine par la Russie. Il veut un "empire eurasiatique" dominé par Moscou. Longtemps, Alexandre Douguine, intellectuel ultranationaliste, fut cantonné aux marges de la vie politique de son pays. Aujourd'hui, il est au centre du grand jeu russe.

Depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012, cet extrémiste, ami du pamphlétaire "national-socialiste" français Alain Soral, est constamment invité dans les médias d'Etat russes. Sa barbe de vieux-croyant et ses concepts fumeux font fureur. Il est très en cour jusqu'au sommet du pouvoir. Ce chantre de Mussolini et de l'orthodoxie - que son ancien acolyte Edouard Limonovsurnomme "le Cyrille et Méthode du fascisme" - est devenu un propagandistemajeur du régime. Selon la revue américaine "Foreign Affairs", il serait même le "cerveau" du président russe.

Le Raspoutine de Poutine ? "On ignore si les deux hommes se voient souvent, dit Marat Guelman, un ancien conseiller en relations publiques du Kremlin qui les connaît depuis quinze ans. Mais, à l'évidence, l'influence deDouguine est considérable, surtout depuis quelques mois. Dans ses derniers discours, le président adopte ses thématiques et même sa phraséologie. C'est effrayant." 

"MES IDÉES ONT TRIOMPHÉ, TOUTES"

Douguine, qui est officiellement titulaire d'une chaire de sociologie à l'université Lomonossov à Moscou.

Mais, quand on l'interroge sur ses rencontres avec le "tsar" lui-même, il esquive. Dans un excellent français, qu'il a appris seul en lisant "les Poètes maudits" de Verlaine, il dit : "Peu importe le comment : l'important, c'est que toutes mes idées ont triomphé, toutes." De fait, c'est bien son idéologie "rouge-brune" radicale qui inspire aujourd'hui l'action extérieure et intérieure du pouvoir russe. Il faut donc écouter Alexandre Douguine pour comprendre vers quel funeste destin le Kremlin veut entraîner son pays - et toute l'Europe.

Nous l'avons rencontré pour la première fois en septembre 2008, juste après la guerre russo-géorgienne. A l'époque, il peste contre Poutine qui "n'ose pas aller jusqu'au bout" et "restaurer l'empire". "Il hésite à franchir le Rubicon, à affronter l'Amérique", dit-il alors. Douguine appelle déjà - c'est son obsession - à une invasion de l'Ukraine, d'où il est banni depuis plusieurs années. Il répète que seule une "révolution" ultranationaliste peut sauver le pouvoir russe - pas ces maudites idées occidentales en vogue à Moscou.

IL n'est pas écouté. "C'était trop tôt." Il manque un déclic. Il aura lieu trois ans plus tard. Le 10 décembre 2011, l'opposition libérale organise à Moscou une grande manifestation contre Poutine. Pour la première fois, la foule exige que l'homme fort du pays "dégage", comme Moubarak ou Ben Ali. Un choc pour le "leader national" russe. "Entre les libéraux et nous, il ne pouvait plus hésiter, dit aujourd'hui Douguine

NOTRE HEURE ÉTAIT ARRIVÉE."

Dès que Poutine redevient président, en mai 2012, les ultranationalistes sortent de l'ombre. Ils prospèrent vite. Ils créent plusieurs clubs politiques. Le plus en vue, le cercle Izborski, est lancé par l'écrivain antisémite Alexandre Prokhanovet son ami Douguine. La première réunion est présidée par le nouveau ministre de la Culture, Vladimir Medinski, un historien révisionniste. Un pope est aussi là et pas n'importe lequel : l'archimandrite Tikhon, un intime de Poutine, son "confesseur", dit-on.

Le club adopte le texte fondateur du cercle Izborski. Il y est écrit : "Aujourd'hui, la construction d'un empire eurasiatique peut être l'idéologie de la Russie." Le compte à rebours est lancé. Dix-huit mois plus tard, la Crimée sera annexée, une opération que l'archimandrite Tikhon célébrera comme "une victoire".

Pour Alexandre Douguine, c'est d'abord un acte géopolitique "révolutionnaire". "Une rupture définitive avec le système occidental." Il veut aller plus loin. Annexer l'Ukraine de l'Est et du Sud, la "Nouvelle Russie" comme dit désormais Poutine. Sur place, il a des "centaines" de partisans, de jeunes séparatistes issus de son Mouvement eurasiatique. "Certains sont à la pointe des actions en cours", affirme-t-il.

EMPIRE SOVIÉTIQUE

Douguine leur donne des directives depuis Moscou ou sur place (son interdiction de séjour a été levée par Ianoukovitch en 2010). "Le mieux, assure-t-il, serait que l'armée russe franchisse la frontière." Quand ? "Dès que les conditions seront réunies." Après ? Comme il est désormais un propagandiste presque officiel, Douguine parle avec prudence. Il assure qu'il ne souhaite pas une avancée militaire vers d'autres "terres russes".

Il confie seulement que Poutine "a amorcé le retour à une éthique impériale(sic)". Comprenne qui peut. En 2008, il était plus disert :

L'empire soviétique, expliquait-il alors, se reconstruira par différents moyens : « la force, la diplomatie, les pressions économiques... Cela dépendra du lieu et du moment."

Il parle plus ouvertement des visées russes sur l'Europe, "terrain majeur de la guerre contre l'atlantisme". "Une rupture définitive avec le système occidental." Il veut aller plus loin. Annexer l'Ukraine de l'Est et du Sud, la "Nouvelle Russie" comme dit désormais Poutine En aidant les partis d'extrême droite du Vieux Continent à conquérir le pouvoir ou, au moins, à déstabiliser les gouvernements en place. Il dit : "Nous allons soutenir la révolte des peuples dans la grande crise économique et sociale qui approche." 

LA FRANCE, UNE DE SES TERRES DE MISSION PRIORITAIRES

Douguine assure que le Kremlin a décidé de favoriser l'Internationale brune en Europe. La preuve : lors de sa dernière longue prestation télévisée, le 17 avril, le président russe a salué Viktor Orbán, le Premier ministre ultranationaliste hongrois qui soutient son action en Ukraine et qui, en échange, a bénéficié d'un prix réduit du gaz. Poutine a même vanté les bons scores de Jobbik, le parti néonazi hongrois. "Un signe", dit Douguine.

Ce n'est pas tout. En décembre, le patron du Kremlin a nommé à la tête de la nouvelle agence chargée de la propagande internationale de la Russie un animateur de talk-show violemment homophobe : Dmitri Kisselev, compagnon de route de Douguine. Autre signe : en avril, le président de la Douma, SergueïNarichkine, a reçu en grande pompe Marine Le Pen. Douguine, qui conseille ceNarichkine et "connaît bien le père de la présidente du Front", était là. La France est l'une de ses terres de mission prioritaires. L'an dernier, à l'invitation d'un groupuscule d'extrême droite, il a participé à la Manif pour tous à Paris. Il s'intéresse à d'autres pays. Il a bon espoir que ses amis néofascistes prennent bientôt le pouvoir en Roumanie, en Grèce ou aux Pays-Bas.

"UNE MENTALITÉ DE TROGLODYTES"

C'est d'abord en Russie que Douguine entend mener son combat. Le Kremlin aussi qui vient de déclarer un Kulturkampf la guerre des cultures. Le 12 décembre, Poutine a lancé devant le Parlement : "Nous défendrons les valeurs traditionnelles, fondations spirituelles et morales de la civilisation : la famille traditionnelle, la vraie vie humaine y compris religieuse." Son croisé en chef est le jeune ministre de la Culture, Vladimir Medinski, que certains surnomment déjà "le Goebbels de Poutine".

Nous partons de l'idée que la Russie est une civilisation à part, de type européen par la géographie et par la race",

explique au "Nouvel Observateur" ce grand admirateur de Marine Le Pen (encore un). Il assure que "les Russes sont tellement conservateurs qu'ils se considèrent comme les derniers porteurs des valeurs de l'ancienne civilisation européenne et romaine". Il rejette vigoureusement "le multiculturalisme et la tolérance". Evidemment il honnit le mariage pour tous et "certaines formes d'art contemporain". Sa mission ? Combattre "l'influence maléfique de l'Occident".

Récemment, Medinski a empêché le tournage d'un film sur Tchaïkovski au motif que le grand musicien y serait apparu comme un gay refoulé. "Il ne l'était pas", affirme mordicus cet homophobe obsessionnel. "C'est pourtant une évidence historique, prouvée par les archives", dit l'un des auteurs du scénario, le metteur en scène Kirill Serebrennikov. Le ministre cherche aussi à imposer une loi interdisant tous les "gros mots" au théâtre. La première infraction serait punie d'une amende. La deuxième entraînerait l'interdiction de la représentation. "Une mentalité de troglodytes", dit Serebrennikov, qui ne comprend pas ce qui est en train d'arriver à son pays.

"Cinquième colonne"

Medinski veut mettre le monde de la culture au pas. Après l'annexion de la Crimée, il a demandé aux artistes de signer une pétition de soutien au président russe. Beaucoup l'ont fait. "Certains par conviction, d'autres par peur de perdre des financements étatiques", explique l'écrivaine Ludmila Oulitskaïa qui, elle, a participé à un rassemblement contre cette annexion. Les artistes sont sommés de faire allégeance au pouvoir.

La peur est revenue. Pour désigner les opposants à sa guerre contre l'Ukraine, Poutine a parlé de "traîtres nationaux" et de "cinquième colonne", comme du temps de l'Union soviétique. "Il faut en finir avec ces libéraux pro-américains, nos ennemis", surenchérit Alexandre Douguine qui a publié une liste, un hit-parade des médias les plus "antinationaux". Premiers visés : les rares sites indépendants d'information en ligne. "Le Kremlin veut fermer les dernières fenêtres de liberté encore entrouvertes", dit la politologue Lilia Chevtsova.

Sous la pression du pouvoir, le pure player Lenta.ru, qui couvrait la guerre en Ukraine de façon non partisane, a licencié sa rédactrice en chef. Le site Grani.ru, lui, a été bloqué. A la demande du Kremlin, certains câblo opérateur sont cessé de diffuser Dojd, la chaîne de télévision sur internet, alors que toutes les chaînes hertziennes sont aux mains du pouvoir. Enfin, les blogs qui ont plus de 3 000 lecteurs vont devoir s'enregistrer auprès des autorités. "La censure, la vraie, est de retour", annonce Ludmila Oulitskaïa. Avec quelques amis, la romancière a organisé une manif pour dénoncer ce retour aux méthodes soviétiques. "Quelques centaines de personnes sont venues." Pas plus.

Censure 

"Dans cette atmosphère de peur et de censure, il est très difficile de proposer une autre idée de la nation", souligne la présidente du principal parti de l'opposition libérale, la Plateforme civile, Irina Prokhorova, dont le frère, le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, a recueilli 7% des voix lors de la dernière élection présidentielle. "En pleine euphorie nationaliste, comment expliquer à nos concitoyens que les valeurs démocratiques, la tolérance en particulier, sont formidables ? demande cette éditrice réputée. Comment expliquer que cette tendance impérialiste peut être fatale pour le pays ?" Elle ajoute : "Pour convaincre, nous devons trouver un nouveau langage. Cela prendra du temps."

Elle ne baisse pas les bras. En septembre, elle veut être candidate au parlement de Moscou. Le Kremlin fait tout pour la décourager. Quatre mois avant le scrutin, il entretient encore le flou sur les limites des circonscriptions. Plus grave, Irina Prokhorova ignore combien de colistiers elle pourra présenter. "Sans consulter personne, les autorités viennent de décider que chaque candidat d'un parti non déjà représenté dans cette assemblée devrait recueillir 7.000 signatures." Tout pour étouffer l'opposition.

Le but de cette reprise en main tous azimuts ? "Préparer le sacre de Poutine", ditLudmila Oulitskaïa.

Oui, le peuple lui demande de devenir César", 

assure Alexandre Douguine. Selon lui, l'homme fort de la Russie va bientôt entreprendre des réformes institutionnelles pour prolonger "indéfiniment" son pouvoir "autoritaire". Quelles réformes ? "Il n'a que l'embarras du choix. Le plus simple : changer la Constitution." Il pense que, dans la foulée, le Kremlin organisera un "ordre Poutine", une "sorte de collège maçonnique" réunissant quelques personnalités idéologiquement sûres. Leur mission : préparer la succession du "leader national". Si un tel cénacle est créé, il aimerait bien en être.

 

US-RUSSIE: LES VRAIES RAISONS DU COUP DE FROID ENTRE OBAMA ET POUTINE

Le Vif

Source: L'Express 

Barack Obama a annulé mercredi sa participation à un sommet à Moscou avec Vladimir Poutine. L'attitude de la Russie dans l'affaire Snowden, n'est que le dernier en date des points de friction entre les deux partenaires. Décryptage.


© Reuters


Un camouflet inhabituel. Mercredi, Barack Obama a annulé sa participation à un sommet à Moscou programmé en septembre avec son homologue Vladimir Poutine. La Maison Blanche avait déjà laissé planer le doute depuis plusieurs semaines sur le maintien de ce sommet.

Barack Obama reproche à la Russie de revenir à "une mentalité de la Guerre froide". "Ce que je dis au président Poutine, c'est que c'est le passé et que nous devons penser à l'avenir. Et il n'y a pas de raison pour que nous ne puissions pas être en mesure de coopérer plus efficacement que nous ne le faisons", a déclaré mardi le président américain lors d'un entretien télévisé. 
S'il a évoqué sa "déception" sur l'attitude de Moscou dans l'affaire Snowden, celle-ci n'est que le dernier élément dans la montée des tensions entre les deux dirigeants.

"Etant donné le manque de progrès sur des questions comme la défense antimissile, la prolifération, le commerce, les questions de sécurité et des droits de l'Homme ces 12 derniers mois, nous avons informé le gouvernement russe que nous pensions qu'il serait plus constructif de repousser le sommet jusqu'à ce que nous obtenions plus de résultats", a expliqué le porte-parole du président Obama James Carney. L'expression "ces 12 derniers mois" semble mettre en cause le rôle de Vladimir Poutine, qui a repris les rênes du Kremlin en mai 2012.

A son arrivée au pouvoir, Barack Obama avait en effet tenté de relancer les relations entre les deux pays avec le président Dmitri Medvedev qui avait quelque peu assoupli les positions de la Russie, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur (le fameux reset). Mais depuis le retour de Poutine au Kremlin, les contentieux s'accumulent.

L'AFFAIRE SNOWDEN 

L'asile accordé la semaine dernière par Moscou à Edward Snowden, ancien consultant du renseignement américain - qui a révélé l'ampleur du programme de surveillance des communications électroniques par son pays - a agacé Washington. La Maison Blanche avait réclamé à maintes reprises l'expulsion deSnowden et s'est dite "extrêmement déçue" par la décision de Moscou. Cette affaire ne constitue pourtant qu'un "élément mineur", selon Steven Pifer, spécialiste de la Russie à l'institut Brookings de Washington.

L'AFFAIRE MAGNITSKI 

L'avocat russe Sergueï Magnitski, employé par un cabinet juridique américain, est mort de mauvais traitements dans une prison russe en 2009, après avoir dénoncé un scandale de corruption. En réaction, les Etats-Unis ont interdit de visas une soixantaine d'officiels russes impliqués dans l'affaire. Moscou a réagi en promulguant une loi interdisant l'adoption d'enfants russes par des citoyens américains. Et enfoncé le clou en condamnant par contumace l'avocat, quatre ans après sa mort. 
Or, comme l'expliquait récemment à L'Express Marie Mendras, spécialiste de la Russie, pour Moscou la justice est un instrument utilisé pour la coercition des opposants.

Défense antimissile et prolifération

Le projet américain de bouclier antimissile aux frontières est de l'Europe orientale est l'un des autres contentieux entre les deux pays. Malgré la signature d'un accord de désarmement mutuel en 2010, les Etats-Unis n'ont réduit leur système antimissile qu'à la marge. Récemment, Barack Obama a lancé un appel, lors de sa visite à Berlin à une réduction supplémentaire des arsenaux nucléaires, mais Moscou a refusé.

DROITS DE L'HOMME

Depuis le retour de Poutine au Kremlin, les attaques contre les droits de l'Homme pleuvent en Russie, avec des procès en série contre des opposants, ou plus récemment le vote d' une loi homophobe par la Douma. Le pouvoir s'est également attaqué aux ONG recevant des fonds extérieurs à la Russie en promulguant une loi exigeant qu'elles soient enregistrées comme "agents de l'étranger". Moscou retrouve ainsi sa capacité de tenir le monde en haleine par son 'niet!

LE DOSSIER SYRIEN

Depuis le début de la crise en Syrie, la Russie a systématiquement mis son veto à toutes les décisions de l'ONU condamnant le régime syrien, et ce dès les premières manifestations, alors pacifiques. Parallèlement, tout en s'indignant de la possibilité de livraison d'armes occidentales aux rebelles, Moscou a continué à en fournir au régime de Bachar el-Assad.

L'ENDURANCE DU RÉGIME SYRIEN ET L'INDIFFÉRENCE DES PAYS

occidentaux au franchissement de toutes les "lignes rouges" par Damas (armes chimiques, intervention du Hezbollah, blocage de l'aide humanitaire, frappes hors du territoire) ont encouragé Poutine à maintenir son soutien actif au régime D'Assad, explique Marie Mendras. "Moscou retrouve ainsi sa capacité de tenir le monde en haleine par son 'niet!'"

COMMERCE 

En juin dernier, les Etats-Unis ont énuméré plusieurs sujets d'"inquiétude" concernant le respect par la Russie des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), à laquelle Moscou a adhéré en 2012, avec l'appui de Washington.

ET APRÈS? 

Les deux partenaires maintiennent toutefois des relations parce qu'ils ont encore des intérêts communs, en particulier l'approvisionnement des soldats américains en Afghanistan. Le fait que l'administration Obama maintienne la rencontre ministérielle montre d'ailleurs "qu'ils sont prêts à coopérer là où c'est possible", assure toutefois Pifer. "Les relations russo-américaines ont toujours été mouvementées, alternant entre dialogue constructif et tensions et confrontation", rappelle de son côté Valéri Garbouzov, expert de l'institut USA-Canada.

Mais alors que les raisons de se fâcher avec la Chine ne manquent pas, Obama est obligé de faire un effort avec le géant économique que représente Pékin, relève l'éditorialiste Max Fisher dans le Washington Post. La Russie, en revanche, contrairement à l'époque de la Guerre froide, ne pèse plus suffisamment "pour constituer une priorité pour Obama ".

Par Catherine Gouëset 

 

 

.OBAMA ET MERKEL MENACENT LA RUSSIE DE SANCTIONS PLUS SÉVÈRES

Le Vif

Source: Belga

Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont menacé vendredi la Russie de nouvelles sanctions qui viseraient plus directement certains secteurs économiques, en cas de dégradation de la situation en Ukraine.



Barack Obama et Vladimir Poutine en juin 2013. © Reuters

Le président américain a mis en garde Moscou contre de nouvelles sanctions "sectorielles" si les élections en Ukraine du 25 mai venaient à être perturbées, lors d'une conférence de presse commune à la Maison Blanche avec Mme Merkel. 

"Si nous étions témoins de perturbations ou de déstabilisations à un niveau qui empêcherait la tenue des élections du 25 mai, nous n'aurions d'autre choix que de prendre de nouvelles sanctions sévères, " a déclaré Barack Obama. 

La chancelière allemande a prévenu de son côté que l'Europe était prête à lancer la "phase 3" des sanctions économiques contre la Russie, auxquelles sont cependant opposées plusieurs entreprises.

"Nous sommes prêts et avons préparé une telle étape", a déclaré Mme Merkel. La phase 2 des sanctions concernait des individus tandis que la phase 3 vise davantage des secteurs économiques.


Les Etats-Unis avaient adopté également lundi des sanctions plus larges, qui visent notamment des entités et des proches de Vladimir Poutine comme IgorSetchine, son conseiller pour l'énergie, ou Sergueï Tchemezov, PDG du groupe technologique Rostec .

Les deux dirigeants ont aussi redit leur préférence pour une solution diplomatique à la crise en Ukraine, en proie vendredi à des violences meurtrières. 


© reuters.


LES TENSIONS EN UKRAINE PLONGENT LA RUSSIE EN RÉCESSION

T.J. (avec afp)
Le Soir

Selon une estimation du FMI, les tensions touchent les économies des deux pays.



Plusieurs statistiques économiques ont été publiées ce mercredi. Elles indiquent toutes que les tensions en Ukraine ont des répercussions importantes sur l’économie du pays mais touchent également l’économie russe.

Du côté ukrainien, le PIB a reculé de 2 % par rapport au quatrième trimestre. La production industrielle a ainsi chuté de 5 % au premier trimestre en glissement annuel et même de 13 % dans la région de Donetsk très dépendante de la Russie et de 8 % dans celle voisine de Dnipropetrovsk. Sur les deux premiers mois de l’année, les exportations sont en chute de 10 % et les importations de 18 % sur un an.

Le Fonds monétaire international a ainsi approuvé un plan d’aide de 17 milliards de dollars sur deux ans en faveur de l’Ukraine. Le feu vert du conseil d’administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, permet le déblocage «immédiat» d’un premier prêt de 3,2 milliards de dollars à Kiev et ouvre la voie à d’autres donateurs pour parvenir à un plan de sauvetage global de 27 milliards de dollars.

Quant à la Russie, le Fonds monétaire a estimé que le pays était entré en récession et n’enregistrerait sur l’année qu’une croissance à peine supérieure à zéro. Pour expliquer ce résultat, l’organisation internationale a pointé du doigt les tensions en Ukraine. En effet, les pays occidentaux ont adopté des sanctions visant de hauts responsables proches du pouvoir mais aussi des patrons de grandes sociétés publiques russes.

Conséquence : les fuites de capitaux ont doublé au premier trimestre, dépassant 50 milliards de dollars, affectant le marché boursier russe et le rouble. Le FMI prévoit des fuites de capitaux de 100 milliards de dollars sur l’année.

BARROSO : « POUTINE VEUT LE CONTRÔLE TOTAL DE L’UKRAINE »

L’objectif du président russe Vladimir Poutine, accusé par Kiev et les Occidentaux de téléguider une insurrection pro-russe dans l’Est de l’Ukraine, est d’avoir « le contrôle total de l’Ukraine », a jugé mercredi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

« Je n’ai aucun doute sur le fait que le but de M. Poutine est d’avoir le contrôle total de l’Ukraine. Je ne dis pas que son objectif est nécessairement d’occuper tout le pays, mais d’avoir le contrôle total », a affirmé M. Barroso lors d’une intervention devant l’Atlantic Council, un cercle de réflexion de Washington consacré aux relations transatlantiques.

« En fait, il me l’a dit lui-même. Il a dit à plusieurs reprises qu’une Ukraine indépendante était une création de l’Ouest », a confié le président de la Commission, selon qui l’Ukraine représente la pièce centrale du projet d’union douanière que Moscou veut instaurer avec ses pays voisins.

Sur le plan émotionnel comme intellectuel, « les dirigeants russes, et manifestement le président Poutine, n’ont pas accepté l’indépendance de l’Ukraine et pensent qu’elle devrait faire partie de la Russie ».


 

LE FMI APPROUVE 17 MILLIARDS DE DOLLARS D'AIDE POUR L'UKRAINE

AFP La Libre Belgique



Le Fonds monétaire international a approuvé mercredi un plan d'aide de 17 milliards de dollars sur deux ans en faveur de l'Ukraine, menacée de banqueroute et fragilisée par une insurrection pro-russe dans l'est du pays.

Le feu vert du conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, permet le déblocage immédiat d'un premier prêt de 3,2 milliards de dollars à Kiev qui doit régler une facture de gaz de plusieurs milliards de dollars à son voisin russe.

L'accord du FMI, qui envisageait jusqu'ici un plan d'aide compris entre 14 et 18 milliards, devrait ouvrir la voie à d'autres donateurs (Union européenne, Banque mondiale...) afin de parvenir à un plan de sauvetage global de 27 milliards de dollars.

Les prochains prêts de l'institution ne seront toutefois débloqués que par étapes et à la condition que Kiev applique un programme d'économies drastique.

Les autorités intérimaires à Kiev, qui avaient appelé l'institution à l'aide début mars, ont déjà donné des gages de bonne volonté en annonçant une baisse des subventions énergétiques --qui se traduira par une hausse de 50% des prix du gaz--, une mesure réclamée de longue date par le Fonds.

La tâche s'annonce toutefois ardue pour l'Ukraine dont l'économie devrait se contracter de 5% cette année, selon les projections du Fonds alors qu'une récession d'environ 4% était jusque-là attendue. La croissance devrait repartir (+2%) dès 2015, selon l'institution.

Ardemment soutenue par les Occidentaux, l'aide du FMI doit permettre à Kiev de faire face à ses obligations financières, notamment vis-à-vis de son voisin russe. Gazprom réclame 2,2 milliards de dollars pour ses livraisons récentes de gaz tandis que Moscou exige 11,4 milliards d'arriérés au titre des réductions de prix accordées à l'Ukraine ces dernières années -- un montant contesté par Kiev.

Le plan d'aide, le troisième accordé par l'institution à l'Ukraine depuis 2008, doit également permettre d'améliorer le climat des affaires mais reste sujet à de fortes incertitudes liées à la crise politique. Mercredi, les forces armées ont été mises en état d'alerte pour tenter d'enrayer les mouvements séparatistes dans l'est, un des poumons économiques du pays.

Le passif du pays avec le FMI ne plaide par ailleurs pas en sa faveur. Les deux précédentes lignes de crédit accordées à l'Ukraine (16,4 milliards de dollars en 2008, 15,1 milliards en 2010) avaient été rapidement interrompues face au refus des autorités de mettre en oeuvre des réformes impopulaires.

5 des 17 milliards annoncés mercredi devront d'ailleurs être utilisés par Kiev pour rembourser le FMI lui-même.

 

POUTINE ET CAMERON D'ACCORD SUR LA NÉCESSITÉ D'UN RÈGLEMENT PACIFIQUE DE LA CRISE

Le Vif

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu mercredi soir lors d'une conversation téléphonique qu'une sortie de crise en Ukraine "ne peut être atteinte qu'avec des moyens pacifiques", selon un communiqué du Kremlin.



Vladimir Poutine et David Cameron, en septembre 2013 au sommet du G20 à Saint Petersbourg © Reuters

"Les dirigeants de la Russie et du Royaume-Uni ont convenu que la fin de la grave confrontation politique ne peut être atteinte qu'avec des moyens pacifiques. Ils ont convenu de continuer les échanges bilatéraux à de nombreux niveaux", a indiqué le Kremlin. 

Le président russe a profité de cette conversation téléphonique, qui a eu lieu sur l'initiative du côté britannique, pour rappeler "l'importance fondamentale d'une mise en place rapide et inconditionnelle par les autorités de Kiev de l'accord de Genève du 17 avril". 

Ce compromis international, qui prévoyait un désarmement des groupes illégaux et la libération de bâtiments publics, avait créé un espoir d'apaisement mais il est resté totalement lettre morte et Moscou et Washington se rejettent depuis la responsabilité de l'échec. 

Mercredi, l'Ukraine a mis ses forces armées en état d'alerte maximum pour tenter d'empêcher une propagation de l'insurrection pro-russe à d'autres régions se trouvant potentiellement, selon elle, dans le viseur de la Russie, alors que le chaos gagnait du terrain dans l'Est.

GERHARD SCHRÖDER FÊTE SON ANNIVERSAIRE AVEC... VLADIMIR POUTINE

LE MONDE | 



Certes, ce n'était pas un baiser « à la russe », comme celui échangé en 1979 entre le dirigeant soviétique Leonid Brejnev et son homologue est-allemand Erich Honecker, dont la photo avait fait le tour du monde. Néanmoins, le cœur y était : le président russe Vladimir Poutine et l'ex-chancelier Gerhard Schröder étaient même sans doute plus sincères qu'eux, lundi 28 avril au soir, lorsqu'ils se sont embrassés dans une rue de Saint-Pétersbourg.

Evidemment, en pleine crise ukrainienne et alors que des observateurs Allemands sont retenus en otage dans l'est de l'Ukraine par des prorusses, ces embrassades font tousser nombre d'Allemands. Mardi, toute la presse critiquait l'ancien chancelier, tout comme les dirigeants des Verts et de la CDU. « C'est totalement irresponsable de la part d'un homme d'Etat qui n'exerce plus de fonction politique », estime Andreas Schockenhoff, vice-président du groupe CDU au Bundestag, connu pour son intransigeance à l'égard du Kremlin.

 

« UN PUR DÉMOCRATE »

Tel un vieil acteur rechignant à quitter le devant de la scène, Gerhard Schröder n'en finit pas de fêter ses 70 ans. Après Berlin, où la direction du Parti social-démocrate (SPD) lui avait organisé une grande fête le 6 avril, puis une réception le lendemain à la mairie de Hanovre, son fief, le désormais président du conseil de surveillance de Nord Stream – le gazoduc qui permet à Gazprom d'exporter son gaz en contournant la Pologne– avait invité quelques proches, dont son ami et quasi-employeur Vladimir Poutine, à fêter son anniversaire.

La proximité entre les deux hommes, qui passent régulièrement les fêtes de fin d'année ensemble, n'est pas une surprise. Chacun en Allemagne se souvient qu'en 2004 Gerhard Schröder avait qualifié le président russe de « pur démocrate ». Mais la présence à cette rencontre payée par Nord Stream d'un député conservateur, Philipp Missfelder, président des jeunes de la CDU, montre que l'affaire n'est pas si simple qu'il y paraît : les amis allemands de Poutine ne sont pas tous membres du SPD, loin de là. D'ailleurs, le SPD n'est pas le seulàprendre la défense de l'ancien chancelier. Wolfgang Kubicki, vice-président du Parti libéral (FDP), a en effet estimé qu'« on ne doit pas diaboliser Poutine. Il n'y aura pas de solution au conflit avec l'Ukraine sans les Russes ». On ignore si, à un quelconque moment, la crise ukrainienne a été évoquée.

 

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