vendredi 27 juin 2014

Charles Michel est nommé informateur


BELGA 



Le roi a nommé vendredi le président du MR Charles Michel informateur afin d'examiner les "formules possibles en vue de former un gouvernement", deux jours après que l'ex-informateur Bart De Wever ait rendu son tablier après avoir échoué à constituer une majorité de centre-droit. On peut imaginer que l'ambition de l'informateur sera également de tenter un projet de coalition de centre-droit même si après le refus du cdH de s'allier avec la N-VA, le CD&V et le MR, ces possibilités se sont réduites. Il reste la formule avec le MR comme seul parti francophone. Elle n'est pas évidente à plusieurs titres. Le MR serait fort exposé au parlement où il ferait face à cinq formations francophones dans l'opposition. Par ailleurs, le retour de l'Open Vld, arithmétiquement nécessaire, ne ferait pas les affaires du CD&V. Or, les libéraux flamands exigeraient également une participation au gouvenementflamand.

Mais on sait également que certains au MR rêvent de tripartite à tous les échelons de pouvoir. Cependant, PS et cdH (et FDF à Bruxelles) n'entendent pas revenir sur leur décision de négocier entre eux les gouvernements wallon, bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles autour de projets "prgressistes". Et la tripartite n'a pas la cote en Flandre où la N-VA est le grand vainqueur des élections.

Quoi qu'il en soit, la mission dont le roi a chargé l'informateur vise à interroger les éventuels partenaires sur tous les scénarios possibles. Il s'agit "d'une mission d'information visant à examiner les formules possibles en vue de former un gouvernement", selon le communiqué du Palais.

Alors que l'ambition du chef de l'Etat était d'avancer selon un rythme rapide, plus rien dans le communiqué n'y fait référence. Il faut dire qu'après l'échec de la précédente mission, le spectre de la crise est de retour et les dernières heures ont servi à temporiser la situation. Le Palais n'enferme pas non plus l'informateur dans un calendrier, on n'évoque pas de rapport définitif à court terme. Charles Michel "fera rapport au Roi sur l'avancement de sa mission le vendredi 4 juillet 2014", est-il précisé.


LOUIS MICHEL (MR): "CD&V HEEFT SLEUTEL IN HANDEN"

 Bron: Belga



© belga. MR-kopstuk Louis Michel.

Het doel van PS en cdH is volgens Michel een spiegelcoalitie (N-VA, CD&V, PS en cdH). Daarbij volgen ze een "pre-separatistische logica" en wordt eensocio-economisch herstelbeleid opzij gezet.


(…)Michel vraagt zich bovendien af of een tripartite zonder de N-VA welmogelijk is in VlaanderenOpnieuw stelt hij dat de positie van de CD&V van belang is.

MICHEL VS. REYNDERS: WAAROM DE MR ELKE KEER WAT ANDERS ZEGT

Roel Wauters 



© Belga/EPA.

MR-partijleider Charles Michel staat onder waanzinnige druk om zijn partij in de federale regering teloodsen. Maar oude rivaal Didier Reynders, die droomt van het premierschap in de zogenaamdekamikazecoalitiesteekt stokken in de wielen.

"Reynders eerste minister makendat staat niet in ons partijprogramma. Dat is dusook niet ons doel."

Een partijtopper van de MR

"Bij de MR zeggen ze elke keer wat anders", zucht een politieke tegenstander.
De ene dag geven ze hun jawoord aan een centrum-rechtse coalitie, de dag nadien pleiten ze voor eentripartite op alle niveausIntussen loopt op de achtergrond Didier Reynders zich warm om premier teworden in de zogenaamde kamikazecoalitie. Op de strategie van MR valt geen peil te trekken.


TWEEDE VIOOL
Maar zelfs na het non van cdH staan de liberalen gretig klaar om hun bereidwilligheid te tonenEentripartite op alle niveaus wordt niet uitgeslotenzei begrotingsminister Olivier Chastel (DM 26/06).Maar tegelijk benadrukte hij dat ook de kamikazecoalitie nog steeds mogelijk is: "Alle opties liggenopen."

Die laatste piste is waar Reynders van droomt. De liberalen vormen dan de grootste politieke familie,waardoor ook het premierschap voor het grijpen ligt. Op de achtergrond werkt hij zich uit de naad omde kamikaze erdoor te drukkenhoewel niet iedereen in de partij van deze optie overtuigd is.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MON AMIE SUISSE A DÉCROCHÉ.


 « Westvlaams » par son origine, par son ADN et sa langue maternelle, bruxelloise de cœur, francophone de culture, elle a quitté son pays natal à 20 ans, sans remords ni regrets. Elle y revoyait ses parents, de temps en temps. Ils ne sont plus, ses racines désormais sont dans le Valais. En montant sur le trainDiverCity, elle a tenté de renouer quelque lien avec son adolescence. Elle s’est efforcée de comprendre la succession des crises. Mais soudain, elle décroche : trop is teveel.

C’est un très mauvais point pour DiverCity qui prend conscience d’avoir échoué dans son souci de rendre compteclairement du dialogue interculturel entre Flamands et francophones. C’est que le « dialogue » fait place, élection après l’élection à un véritable « choc » des cultures. La culture politique wallonne n’est pas soluble dans celle des Flamands et inversement. Voilà qui, à notre corps défendant, donne raison au nationaliste de Wever quand il affirme que la Belgique ne peut se comprendre que comme une addition de deux peuples et deux nations avec deux démocraties politiques, l’une de droite, l’autre de gauche avec des médias flamands et des médias francophones qui s’ignorent superbement malgré quelques  tentatives fugaces de travailler la main dans la main.

Comment lui expliquer, à cette amie helvète, que c’est précisément le nationaliste flamingant qui a mis de l’eau dans son vin, je devrais dire dans sa bière, pour rendre possible la formation d’un gouvernement fédéral. Lui faire comprendre que c’est précisément le président des socialistes francophonesqui a accéléré le processus confédéralisme (transformer une Belgique fédérale en deux Belgiques confédérales) en donnant la priorité à la formation rapide de majorités régionales sur la formation d’une majorité fédérale. Il est vrai que c’est difficile à avaler, pour ne pas dire carrément imbuvable. Mais comment pourrais-je en vouloir à cette amie Suisse de ne pascomprendre que désormais, dans ce qu’il reste du royaume de Belgique, les présidents de parti sont incapables de voir l’intérêt général du pays, tant ils sont aveuglés par leur soif de pouvoir et leur ambition personnelle. Comment peut-on être belge ? Dans ses lettres persanes, Montesquieu posait ce type de questions. Vus de Suisse, nos problèmes lilliputiens paraissent dérisoires. Imaginons un cousin suisse de ma correspondante lui faisant le récit épistolaire des péripéties et tribulations de notre personnel politique belge à travers ses lunettes valaisanes. Il aurait beaucoup de mal à comprendre, comme tous les correspondants étrangers à Bruxelles du reste. Ils croient comprendre mais, le plus souvent, ils interprètentde travers. Les seuls à vraiment y voir clair, ce sont les présidents de parti sans oublier le roi, l’homme le mieux informé du royaume. Mais qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête de ces présidents, c’est la question que je me suis posée.

À tout seigneur, tout honneur commençons donc par machiavélique de tous, le montois Elio Di Rupo. Il n’est ni flamand, ni bruxellois, ni vraiment wallon mais il est socialiste jusqu’au bout des ongles et d’origine italienne comme le grand Machiavel qui est incontestablement son maître à penseret à agir. Diaboliquement intelligent et manipulateur, il a pris Benoît Lutgen en otage et il est persuadé qu’il aura, en finale, le dernier mot. Il sait qu’à chaque fois, la dernière manche, c’est lui qui l’emporte.

Benoît Lutgen, son vassal est beaucoup plus difficile à cerner. Têtu et parlant dru comme les agriculteurs de son terroir luxembourgeois, il se dit du « parti du centre » mais sa formation politique penche à gauche depuis qu’elle a vendu son âme au PS. Il rêve de postes pour ses amis et comme dit un de ses détracteurs, « le CDH aura bientôt plus de ministres que de députés ».

Charles Michel, fils de Louis et meurtrier de César (en l’occurrence Reynders) est un grand agité hyper émotif qui manque de sang-froid. Ce « fils de » tremble à l’idée de perdresa présidence en cas d’échec à l’issue du second tour des élections, celui des chefs de partis qui se partagent le pouvoiret les postes à pourvoirLe voici soudain propulsé à l’avant de la scène et revêtu de l’uniforme d’informateur abandonné par Bart De Wevre. Il va tenter le tout pour le tout : la « kamikaze » ou la tripartite  mais Il risque fort de se retrouver partout dans l’opposition avec un César Reynders guettant son moindre faux pas. Curieusement, les bookmakers du Palais ne le donnent pas perdant. Autrement dit, il bénéficie de la confiance du CD&V (Van Daele-de signature CD&V -est la conscience royale)Si c’est pour bombarder la forteresse PS, Charles Michel est prêt à tout, même à revêtir la combinaison de vol des kamikazes. Tout, plutôt que de se faire hara kiri.

Le duo écolo Darras-Hoyos se prépare à passer à la trappe après un échec électoral cuisant.

Du côté de la Flandre, Bart de Wever ne cesse d’étonner. Issu d’une famille d’activistes flamands proches de la Volksunie, il voue une haine corse à l’homme au nœud papillon. "Le clientélisme du PS est en contradiction avec ce que nous proposons. Plus ils aident des gens à recevoir une allocation, plus ils pensent que ces gens vont voter pour eux". (Liesbeth Homans, son alter ega)Pour le vaincre, il a perdu 60 kg et gagné infiniment d’assurance. Il entend bien incarner le changement et il a tantchangé lui-même-il est devenu élégant et soigneux de sapersonnei- qu’il est prêt désormais au compromis, comme n’importe quel vulgaire politicien belge traditionnel. Lui aussi est persuadé qu’il aura le dernier mot et, en tant qu’historien,il a, sans doute (comme Philippe Moureaux) une meilleure perception du temps long. Mieux que quiconque il est conscient que les états de grâce ne durent pas en Flandre. Il a hâte de transformer l’essai électotral, quitte à opter pour lakamikaze.

Wouter Beke, le dernier né des présidents démocrates-chrétiens flamands se dit flamingant. La Flandre « est son biotope naturel". Il a, de son propre aveu " du mal à faire confiance à De Wever". Le fragile jeune homme, qui fait penser à Wilfried Martens jeune, a pris de l’assurance à force de surmonter des épreuves : Comme le CDH, son cherparti a fondu comme peau de chagrin dans une Flandre de plus en plus sécularisée.

La libérale (VLD) Gwendoline Rutten est la plus jeune des présidentes de parti de Belgique. Personnalité forte, elle manque cependant de charisme et n’arrive pas à faire décoller son parti enlisé depuis le départ de Guy Verhofstadt à l’Europe et malgré l’immense aura de Maggie DeblockQuant à Bruno Toback, il n’est que l’ombre de son père Louis et risque bien de perdre sa présidence au profit du brillant Vande Lanotte. Il manque un nom à cette galerie de portraits robots esquissés à la grosse brosse, c’est celui du roi Philippe, un personnage énigmatique et extrêmement émotif : on l’a vu pleurer quand les diables rouges ont marqué un but décisif. On le sait immensément attaché à l’intégrité du territoire, comme son père, son grand-père et tous les rois qui ont juré fidélité à la constitution et fait serment de préserver l’intégrité du territoire. En nommant Charles Michel informateur, il fait preuve de témérité. On savait Albert très à l’écoute d’Elio Di Rupo. Philippe nous paraît plus proche du CD&V (notamment par son choix de chef de cabinet) or, on ne l’a peut-être pas assez souligné : il existe un axe entre ce parti et le MR.

Kamikaze, vraiment ?

Wait and see.

MG

 

 

CDH EISTE ONMOGELIJKE VAN N-VA

Door: Jeroen Van Horenbeek 



© belga. Benoît Lutgen (cdHgisteren bij de koning.

Het cdH heeft tijdens de voorbije onderhandelingen een zwaar communautair eisenpakket op tafelgelegd bij toenmalig N-VA-informateur Bart De Wever. Als cdH vasthoudt aan dergelijke garanties - van federale kieskring tot versoepeling van de taalregels in Brussel - is een centrumrechtse regeringvormen met de Vlaams-nationale partij ook in de toekomst uitgesloten.

De Wever kreeg de verlanglijst van cdH-voorzitter Benoît Lutgen afgelopen vrijdag voor het eerstonder ogen. Daarop stonden de versoepeling van de taalwetgeving in Brussel, de eis voor meerFranstalige officieren in de legertop, de instelling van een hoofdstedelijke metropolitane gemeenschapen de invoering van een federale kieskringOok de vliegroutes boven de hoofdstad moestenherbekeken worden.

De vragen van Lutgen bleven vrijdag wat in de lucht hangen. En ook maandag kwamen ze niet terugtijdens een laatste meeting tussen hem en De Wever. Maar een dag later bleek hoe belangrijk dieverlanglijst toch is voor cdHLutgen zei 'non' tegen centrumrechts omdat de informateur te weiniggaranties gaf voor het behoud van een sterk België.

Het is maar zeer de vraag of De Wever dit ooit kan.

 

WAAROM DE WEVER ALSNOG WINT

Door: Jeroen Van Horenbeek – De /Morgen



© photo news. Gisteren heeft koning Filip informateur Bart De Wever van zijn opdracht ontheven.

DM ANALYSE De informatieopdracht van Bart De Wever is mislukt. Maar de grote verliezer is hij niet.De Wever heeft bewezen dat hij een compromis durft nastreven, maar dat zoiets geen garantie biedt opsucces in ons "politiek tweestromenland".

Wie nu nog afkomt met de riedel dat wij passen voor eender welk compromis, isgewoon van slechte wil

Een N-VA'er



LAT LAAG
Met deze informateursnota kon hij moeilijk geen prijs hebbenOfwel stapte cdH mee in een regeringzonder de PS. Ofwel paste ze, maar had hij wel bewezen dat hij zijn best had gedaanHet is het tweedegeworden. De Wever heeft aangetoond dat hij in staat is om een compromis op tafel te leggen.

Dat de compromisnota van De Wever niet volstaat voor cdHkan volgens N-VA tot geen andereconclusie leiden dan dat we in een politiek tweestromenland leven. En wie nuchter naar de feiten kijkt,kan dit voorlopig moeilijk tegensprekenIn Brussel en Wallonië worden centrumlinkse regeringen instelling gebracht, in Vlaanderen een centrumrechtse. En die twee vallen bijzonder moeilijk teverzoenen op het federale niveau.

"Er is momenteel geen enkele coalitie te vormen waarin de electorale voorkeur van beide landsdelenvervat zit",analyseert ook een hooggeplaatste bron


Vergeet ook niet: De Wever heeft zijn eerstebelangrijkste prijs al binnenSamen met dechristendemocraten zal N-VA een besparings- en ondernemingsgezinde regering leiden in Vlaanderen.

 

(…)De partij houdt een meer dan degelijk alternatief achter de hand: centrumrechts besturen inVlaanderen en federaal oppositie voeren tegen een nieuwe klassieke tripartite - wat nu de meestgeciteerde optie is om een federale regering te vormen.

ENKEL INZETTEN OP HET SOCIAAL-ECONOMISCHE DOET DE N-VA HAAR UNIQUE SELLING PROPOSITION VERLIEZEN

OPINIE − De Morgen


© kos.

Enkel inzetten op het sociaal-economische, en dan nog flauwmaakt de N-VA tot eenpartij als alle andere

(…)Dechte staatshervorming is een regering zonder de PS. Politicoloog Bart Maddens noemt dat deReyndersdoctrineverwijzend naar een uitspraak van Didier Reynders (MR) in 2007. N-VA breidt die doctrine uiteen regering zonder PS als 'momentum' om enkele grondige sociaal-economischehervormingen door te voeren.

De dieperliggende idee is dat er op die manier een sluipende communautaire hervorming plaatsvindt. De PS moetals Franstalige machtspartij bij uitsteklijdzaam toezien hoe er zonder haar een regeringwordt gevormdBovendien wordt de regering in Vlaanderen gevormd, met een Franstalig aanhangsel.Of nog beterzoals Bart De Wever voorstelde tijdens de campagne, de (con)federale regering is eenafspiegeling van de deelstaatregeringen

Hij is ervoor afgebrand, maar de feiten, of de PS, lijken hem in te halen. De N-VA wil hiermee eensignaal geven aan de PS: op deze manier kunnen we je misschien wel enkele legislaturen van defederale macht weghoudenHoelang zal het duren eer de PS vragende partij is voor eenstaatshervorming? We hebben al gezien hoe snel ze eieren voor haar geld koosdus die redenering zouwel eens steek kunnen houden.

(…)
De N-VA is groot geworden op de koppeling van de onmogelijkheid om sociaal-economischehervormingen door te voeren met de grote verschillen in de Belgische dubbeldemocratieEnkelinzetten op het sociaal-economische, en dan nog flauwmaakt de N-VA tot een partij als alle andere.Ze verliest haar eigenheidhaar unique selling proposition.

 

CETTE INTROUVABLE COALITION FÉDÉRALE


Olivier Mouton Le vif


Le roi Philippe devra être créatif et psychologue. Aucune des majorités les plus envisagées pour gouverner le pays ne sera simple à négocier. Si un accord est finalement trouvé, ce ne devrait être qu’au bout d’une longue maturation. Vers un plus petit dénominateur commun ?



© Image Globe

En ce lendemain de la veille, après le « non » du CDH à la coalition au centre droit telle qu’elle était envisagée par Bart De Wever, le roi Philippe consulte et joue les thérapeutes. Il lui faudra bien de la patience pour renouer le fil. Les autres formules de majorités fédérales sont toutes rendues improbables par les méfiances, les incompatibilités et les psychodrames internes. Revue de détail.

LE CENTRE DROIT NATIONALISTE (N-VA, CD&V, MR, CDH) 
0/10

La formule est morte et enterrée après le refus du CDH. Son président Benoît Lutgen a exclu toute collaboration avec la N-VA, parti « belgosceptique et eurosceptique ». Et sa base craint comme la peste un gouvernement fédéral où le CDH serait attaqué en permanence par le PS et Ecolo, avec des risques aigus de manifestations syndicales massives dans les rues. Cette formule-là, c’est sûr, on ne devrait plus la revoir de sitôt.

LA KAMIKAZE (N-VA, CD&V, OPEN VLD, MR) 
3/10

Cela aurait pu être la prochaine coalition testée après l’échec de la précédente, ne fut-ce que pour tenir compte de la velléité flamande de donner un coup de barre à droite en reconnaissant la victoire de la N-VA. Curieusement, c’est le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) lui-même qui a tempéré les ardeurs : « Avec le seul MR, cela me semble peu viable… » Les réformateurs francophones, eux, sont logiquement divisés sur la question. Ulcérés d’avoir été rejetés une nouvelle fois par le PS dans les Régions, ils prendraient là leur revanche et s’inscriraient dans un projet socio-économique qui leur correspond plutôt bien. Mais ultra-minoritaire à la Chambre dans les rangs francophones, ils seraient constamment sous le feu d’un vaste front francophone : PS, CDH, Ecolo, FDF. Ce n’est pas pour rien que l’on appelle cette option la « kamikaze ». 

LA 4 G (N-VA, CD&V, MR, PS) 
1/10

En d’autres termes, ce serait la coalition des gagnants (d’où le « G ») ayant le mérite de rassembler les deux partis dominants dans les deux communautés du pays (N-VA et PS) avec leurs deux dauphins qui n’ont pas démérité le 25 mai dernier (CD&V et MR). Difficile d’imaginer le PS accepter de rentrer dans un tel traquenard pour la gauche, a fortiori maintenant qu’il s’est associé au CDH dans les Régions.

LA COALITION MIROIR (N-VA, CD&V, PS , CDH) 
3/10

Ce serait, au fond, la logique confédérale incarnée, le reflet des majorités qui se mettent en place dans les deux principales Régions du pays, la Wallonie et la Flandre. Louis Michel, visiblement en colère et dénonçant la « logique pré-séparatiste » du PS, disait ce jeudi matin : implicitement, par son comportement dans les Régions où il a exclu le MR sans attendre un accord au fédéral, le PS pousse à la constitution d’une coalition miroir au fédéral ». Celle-ci ne correspondrait toutefois en rien au programme socio-économique de la N-VA, qui souhaite gouverner sans le PS, et devrait dès lors intégrer une dimension institutionnelle confédérale, seulement envisageable avec une majorité spéciale des deux-tiers. Très peu probable.

LA TRIPARTITE TRADITIONNELLE (CD&V, OPEN VLD, SP.A, PS, MR, CDH) 
4/10

La reconduction de la coalition Di Rupo avec un Premier ministre CD&V reste un épouvantail. A l’issue d’une longue crise, après que le système ait été mis sous pression, les trois grandes familles traditionnelles repartiraient ensemble pour cinq ans. Un choix d’autant plus légitime que ses composantes n’ont pas été sanctionnées par les urnes. Cette formule offrirait le désavantage pour les partis flamands de nier le grand vainqueur du 25 mai, la N-VA, au risque de l’affronter frontalement puisqu’elle dominera le gouvernement flamand et de le faire grandir encore d’ici le prochain scrutin. Un pari. Un autre obstacle, c’est le vœu très ferme des partis libéraux, tant MR qu’Open VLD, de participer dès lors à une tripartite « à tous les niveaux de pouvoir ». Traduction : PS et CDH devraient s’ouvrir au MR en Wallonie et à Bruxelles, N-VA et CD&V à l’Open VLD en Flandre. Epineux. Enfin, le SP.A est sorti mal en point de l’élection du 25 mai et considérerait cela suicidaire de se lancer dans une nouvelle aventure fédérale sans être au gouvernement flamand. Enfin, alors que l’urgence est socio-économique, pas sûr que cet attelage soit le plus cohérent. Ce serait un « plus petit dénominateur commun » lourd de sens.


 

 

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