vendredi 20 juin 2014

De plus en plus de Bruxellois migrent vers le Brabant flamand


Le Vif

Source: Belga 

Les flux migratoires entre le Brabant flamand et Bruxelles sont très importants, selon une étude menée par le point d'appui de planification sociale (Steunpunt sociale planning) de la province du Brabant flamand. Près de 72.000 Bruxellois se sont ainsi installés dans cette province entre 2008 et 2012.



© Belga

Durant la période s'étalant de 2008 à 2012, 72.350 Bruxellois ont déménagé dans le Brabant flamand, tandis que 37.369 habitants de la province ont migré vers la capitale. La croissance nette de la population enregistrée était de 34.981 personnes venues de Bruxelles. La tendance reste constante depuis le milieu de la dernière décennie.

L'afflux est plus élevé par rapport aux dernières décennies du 20ème siècle, mais beaucoup plus faible que dans les années précédant la crise des années 80.Le profil-type des personnes ayant migré entre le Brabant flamand et Bruxelles reste similaire. Les jeunes familles viennent principalement s'installer dans la province. Tandis que les jeunes qui se lancent dans la vie active prennent la direction de la capitale.

Les Bruxellois venus s'installer en Brabant flamand sont toujours plus nombreux à avoir une originenon-belge, sont plus susceptibles de travailler dans la capitale et disposent de revenus élevés. Les personnes déménageant de la province sont souvent à la recherche d'un emploi. Enfin, de nombreux habitants du Brabant flamand disposent d'un emploi à Bruxelles. Un tiers des navetteurs qui entrent chaque jour dans la capitale sont originaires de la province. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

L’EXODE SE POURSUIT

Pas de doute, l’exode des classes moyennes bruxelloises vers le Brabant flamand se poursuit de plus belle. Même les élites issues de l’immigration participent à cette fuite hors du centre. C’est dire que, contrairement aux autres capitales européennes, les classes sociales bruxelloises favorisées ont tendance à s’éloigner du centre. À Bruxelles, on le sait, tout est paradoxe. Toujours est-il, que dans pareilles conditions, il sera extrêmement difficile d’instaurer la mixité sociale dans les quartiers. Il ne faut pas rêver, la mixité sociale ne se prescrit ni ne se décrète. Elle peut, dans le meilleur des cas, s’instaurer via un habitat mixte. On en est vraiment très loin, hormis quelques exceptions comme Saint-Gilles, Ixelles et de plus en plus Schaerbeek. Par ailleurs, il est clair, que les autorités flamandes, singulièrement les collèges dirigés par des échevins N-VA feront tout pour freiner ce mouvement. C’est en cela que l’on peut taxer, de fait, la NVA de parti crypto-xénophobe. Il s’agit d’un problème qui en Flandre devient extrêmement sensible. J’en veux pour preuve la rupture qui vient de s’opérer entre le KVS et De Morgen, le journal réputé progressiste. Le bouillant directeur artistique du théâtre flamand (KVS) qui a la tête près du bonnet s’est insurgé en effet contre ce qu’il regarde comme une forme de laxisme de son partenaire de la presse écrite. C’est un signe qui ne trompe pas : un cygne noir diront certains.

MG



LE KVS ROMPT SON PARTENARIAT AVEC «DE MORGEN» POUR CAUSE DE RACISME

B.Dx.

La chronique d’un journaliste sportif et le laisser-faire du quotidien ont entraîné la rupture d’une collaboration qui durait depuis 10 ans.




Jan Goossens, directeur du KVS. ©Sylvain Piraux.

La nouvelle a fait l’effet d’une petite bombe dans le secteur culturel et des médias, tant elle est peu usuelle : le KVS, théâtre royal flamand à Bruxelles, a annoncé qu’il rompait sa collaboration de dix ans avec le quotidien flamand De Morgen. C’est le motif qui est extrêmement fort : le théâtre qui a fait des liens entre les cultures et particulièrement de la promotion de spectacles d’artistes africains, estime que De Morgen n’est plus le rempart contre la banalisation du racisme à l’œuvre en Flandre.

En cause, la publication d’une chronique signée du chroniqueur sportif Hans Vandeweghe, qui déclarait notamment que les joueurs de foot africains ne savaient pas se concentrer durant six semaines – un des motifs pour lesquels ils ne gagneraient jamais une Coupe du monde-. Les protestations non officielles du KVS auprèsdu Morgen n’ayant pas été suivies de réaction de la part du journal – mais au contraire d’une réplique cinglante et publique du même Vandeweghe, connu pour ses propos provocants, sinon excessifs -, le théâtre, par la voix de son directeur Jan Goossens mais surtout de « l’équipe du KVS dans sa totalité » ont signé un long communiqué dans lequel ils expliquent leur décision. «Quand trop d’hommes politiques se taisent, et quand les médias dits progressistes en font autant, il revient au secteur culturel subsidié de donner un signal sans ambiguité» Une phrase qui fait ironiquement allusion au commentaire de Vandeweghe sur le politiquement correct d’organisations paroissiales subsidiées. D’où la fin du partenariat qui unissaient un théâtre et un journal, longtemps complices.

 

 

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