mardi 3 juin 2014

DE WEVER PROLONGÉ




Le Palais a fait savoir que sa mission d’information était, comme prévu, prolongée. Bart De Wever a jusqu’au 10 juin pour la mener à bien et rendre un nouveau rapport, final celui-ci. Voici ce que dit le communiqué du Palais : « L’Informateur a fait rapport au Roi sur l’avancement de sa mission visant à examiner les conditions dans lesquelles un gouvernement peut être formé rapidement. Sur proposition de l’Informateur, le Roi l’a chargé de poursuivre ses travaux et de lui présenter un rapport définitif le mardi 10 juin. »

Pour l’heure, la discrétion est de mise. Bart De Wever se limite à des «  pas de commentaire  ». Et (quasi) personne ne se risque à de réels pronostics. Tout juste glisse-t-on que Bart De Wever a deux options : soit les choses avancent au fédéral et il poursuit les négociations flamandes en parallèle ; soit les choses bloquent au fédéral et il tente de former un gouvernement flamand. Les autres partis renvoient en tout cas la patate chaude à la N-VA, sur le mode : De Wever a promis une coalition de centre-droit ; à lui de prouver que c’est possible… ou pas.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE PIEGE SE REFERME


Certes de Wever a remporté les élections. Il lui reste à réussir la ou les formations gouvernementales. C’est loin d’être gagné. Le piège royal se referme sur celui qui avait hâte de réussir une alliance avec le CD&V à la région flamande. Au vrai c’est le CD&V qui tire les ficelles de la marionnette royale en la personne de son chef de cabinet, le diplomate VanDaele van CD&V signatuur.  Il s’agit d’énerver le formateur en mettant sur lui une pression médiatique maximale. Le CD&V rêve de retrouver avec Koen Geens un  poste de premier ministre fédéral et pour Chris Peeters la direction du gouvernement flamand. C’est jouable et c’est très habilement joué.

Onkelinx veut conclure à Bruxelles avant le 21 juillet, date fétiche qui correspond au début du nouveau règne et à la fête nationale, c’est-à-dire fédérale. D’ici-là De Wever sera sur les rotules et sans doute à bout de nerfs.

MG

 

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