mercredi 25 juin 2014

La N-VA récolte ce qu’elle a semé: la méfiance


Béatrice Delvaux Éditorialiste en chef  Le Soir

«  Un loup n’est pas devenu un agneau en un mois. Il n’y a pas de confiance. La N-VA est belgosceptique et eurosceptique  ». Benoît Lutgen a expédié la note de Bart De Wever d’une telle manière hier soir, qu’on ne voit pas comment il pourrait y avoir un deuxième round. Dans sa note d’informateur, De Wever a mis tout ce qu’il pouvait pour amadouer les francophones non socialistes. Tout sauf une chose : la promesse que la Belgique sortira non seulement intacte, mais renforcée, du passage des nationalistes au pouvoir, soit la seule garantie pour tout parti francophone qui prendrait le risque d’accompagner la N-VA dans son trip fédéral, de ne pas être le cocu magnifique, en participant à la destruction du pays à l’insu de son plein gré.

Et pour Lutgen c’est clair : embarquer avec la N-VA, même avec ce programme très amendé, c’est être la grenouille de la Fable du Scorpion. Soit l’histoire de ce scorpion qui fait les yeux doux et implore la petite grenouille de le prendre sur son dos pour l’aider à traverser la rivière, en lui promettant qu’elle ne risque rien, mais qui, au milieu du gué, la pique et lui dit : «  Désolé, c’est plus fort que moi. ».

«  La N-VA nous propose un projet de droite à relent confédéraliste et séparatiste. Pas de majorité des deux tiers ? Merci ! Il y a mille et une façons de faire du communautaire. La loyauté fédérale n’est pas au rendez-vous, la voie est dissimulée. » Lutgen et son parti en sont aujourd’hui toujours persuadés : la note de De Wever est un leurre, un panneau dans lequel ils refusent de tomber. Pour le CDH, il ne suffit pas de proposer un programme pour un gouvernement de centre droit, il faut un gouvernement pour la Belgique.

On (MR, une partie de la Flandre, certains francophones...) va hurler, dire que le CDH est scotché au PS, que tout ceci n’est qu’un habillage. Il répondra qu’il est scotché à ses principes. A ceux qui se demandaient comment le parti pourrait être cohérent avec ses « relents racistes » accolés à la N-VA avant l’élection, la réponse a été donnée hier : Lutgen fait payer à la N-VA la confiance qu’elle n’a jamais semée, que du contraire durant tous ces mois et années passés. Et ce ne sont pas une vidéo, une porte-parole francophones et la promesse d’abstinence communautaire qui ont fait l’affaire. La décision nette du CDH a un effet de ricochet assez pervers sur le MR, qui, s’il monte au fédéral avec De Wever, sera accusé, non plus par un mais deux partis, de trahir ses promesses et son pays. Au PS, on doit jubiler.

Lutgen aurait pu, dira-t-on, au moins entrer dans la négociation de ce qui n’est qu’un document de travail et saluer les lourdes concessions de la N-VA. Mais le CDH veut plus qu’une N-VA d’apparence light pour « jouer avec », il veut une N-VA qui change de nature et ne renonce pas au communautaire pour cinq ans, mais au premier point de ses statuts pour toujours. Après celui du PS, le mouvement du CDH a un avantage : il force chacun à abattre ses cartes, sans tergiverser et sans faux semblant. Personne, à ce stade, ne peut jurer que cela fasse perdre ou gagner du temps.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

PAS D’ACCORD, POUR UNE FOIS


C’est un excellent édito, comme à son habitude, Béatrice Delvaux va à l’essentiel. Cette fois-ci, nous serons, une fois n’est pas coutume, en total désaccord avec ses conclusions. Certes, Bart de Wever par ces propos excessifs durant toute la campagne a suscité une très grande méfiance de l’autre côté de la frontière linguistique. Mais tout cela n’est que propagande, de même que les orgues de Staline rhétoriques que le couple Magnette-Di Rupo a dirigées contre le MR. La campagne fut très dure mais elle s’adressait à deux électorats différents qu’il s’agissait de convaincre coûte que coûte. On en est désormais au deuxième tour des élections, celui qui devrait faire fi de tout ce qui s’est dit avant et regarder l’avenir droit dans les yeux. Bart de Wever a surpris tout le monde par la modération de sa note qui, objectivement, était « bespreekbaar ». Lui renvoyer brutalement la porte au nez est une faute politique majeure et tant pis pour Béatrice Delvaux si elle ne le comprend pas. La Belgique a besoin, après les atermoiements et les rafistolages à la Dehaene du gouvernement papillon d’une vraie réforme à la fois fiscale et sociale. La note permettait de belles avancées dans cette direction. Les explications fumeuses de Benoît Lutgen n’ont  convaincu que lui-même, et encore je n’en suis pas du tout persuadé tant il a martelé en les répétant des arguments creux visant à « faire aller la Belgique de l’avant ». Sait-il au juste ce qu’il veut dire par là, lui qui justement, en disant non, va bloquer cette Belgique pour une très longue période où un gouvernement de bras cassés devra gérer les affaires courantes. La dette publique dépasse 105 % du produit national brut, elle risque de continuer à dévisser. Il n’y a plus aucune illusion à se faire : puisque la Flandre va à droite et Wallobrux à gauche, le pays ira forcément à gauche et carrément à vau-l’eau. C’est dire que nous connaîtrons des années extrêmement difficiles qui se solderont immanquablement par l’évaporation d’abord du niveau fédéral ensuite du royaume. La Flandre revendiquera son indépendance et la Wallonie exsangue demandera refuge à la France qui, tant qu’elle sera socialiste, lui accordera vraisemblablement l’asile. Quant à Bruxelles, cosmopolite et interculturelle, on ne sait vraiment pas ce qui adviendra d’elle. Il est franchement incongru que notre avenir à tous dépende des décisions prises au sein de l’état-major du CDH. Bart de Wever sortira la tête haute de sa mission d’informateur. L’opinion publique francophone retiendra qu’il s’est montré capable de faire des concessions pour tendre à un consensus. Il est dommage que ce geste pèse moins lourd dans l’inconscient collectif belge qu’un but marqué au débotté par un quelconque diable rouge. Je termine en citant plusieurs commentaires de lecteurs choqués par l’édito lénifiant de Madame Delvaux. Lisez plutôt « L'édito passe un beaume lénifiant sur Lutgen et nous paie de mots: le refus arrogant du CDH n'oblige personne à abattre ses cartes. Que du contraire, on se précipite dans une longue crise avec un modèle strictement confédéral à la clef. Quant aux considérations psycho-poétiques sur les grenouilles et les scorpions, le coeur de l'éditorialiste penche-t-il à ce point vers l'orange CDH et la sanguine PS que cette dame n'imagine pas une explication plus simple au non du CDH: c'est le prix à payer pour être choisi comme auxiliaire par le PS dans la majorité régionale. »

« Pas de communautaire, priorité à la relance et quelques économies à la clef, pourquoi craindre cela? Là, l'occasion est donnée de voir un vrai travail fait par la NVA, obtenir des consensus, dialoguer au fédéral mais aussi vers l'Europe etc. Et là, Mme NON pousse son président? à dire NON aussi, bizarre non? »

Vous avez dit bizarre, comme c’est étrange, c’est exactement ce que je pense mais, comme toujours en démocratie : à chacun sa vérité. Certes il est bon de dire et de penser que le peuple souverain a toujours raison lorsqu’il s’exprime. Cela ne veut pas dire que l’on donne raison pour autant à toutes les décisions des chefs de parti. Benoît Lutgen s’est retranché derrière le manque de confiance que lui inspire Bart de Weaver. Quelle confiance les lecteurs CDH peuvent-ils avoir en un parti qui s’affirme centriste mais qui systématiquement se range derrière les avis du parti socialiste d’Elio Di Rupo. Demain nous verrons sans doute l’homme au nœud pap remonter à l’avant-scène dans son petit costume d’informateur. Il consultera comme il l’a déjà fait non seulement les présidents de parti mais aussi l’ensemble des formations syndicales patronales et autres représentants de la société civile. Cela prendra un temps fou, question de faire tomber les tensions et la gifle infligée au formateur sortant qui se retranchera derrière sa maison communale anversoise dans sa posture préférée, celle de l’éternel Caliméro. Ne manquez pas de lire les avis des forumeurs du Morgen, pratiquement aucun ne cautionne l’avis de Béatrice Delvaux.

MG



COMMENTAIRES DE LECTEURS DU MORGEN

« Dit heeft niets te maken met vertrouwen. Nothing Rien Niks Nada! Dit heeft alles te maken met een PS, die oppermachtig is in het belgicistisch bestel en die daarenboven kan gebruik maken van een satellietpartijtje in elk landsgedeelte. De PS doet geen afstand van haar rijkelijk protectoraat. Geen enkel suzerein is daartoe bereid. Toch niet zolang hij voldoende meelopers vindt. Die ook niet vies zijn aan het exploiteren van een protectoraat! De kruik gaat zolang te water tot hij breekt.

Wat een cinema! Het staat al maanden vast dat Elio 2 er moet komen. Samen met alle "machten" is er een goednieuwsshow tsunamie op de burger losgelaten opdat na de verkiezingen - indien mogelijk - een Elio 2 kon gebrouwen worden. . Mathematisch kan het en ... Het zal zijn. Ieder die hoopte dat er iets zou wijzigen in het beleid (veranderen heeft negatieve bijklank gekregen nietwaar) is er aan voor de moeite. . Extra belastingen voor ieder die werkt komen er aan.

CD&V moet zich nu tonen als een verantwoordelijke partij en ook de vlaamse coalitiegesprekken verlaten. het is ondenkbaar dat N-VA na de opgelopen frustratie de 6de staatshervorming loyaal zal uitvoeren en dus moet N-VA op alle niveau's van de macht gehouden worden. onze kinderen zullen er ons later dankbaar voor zijn!

 

Ik vind het 'oui' van de MR veel meer verbazend dan het 'non' van CdH. Als ik een Waalse kiezer was zou ik het onbegrijpelijk vinden dat mijn partij in zee ging met een partij die me al jaren uitscheldt voor 'luiaard' en 'profiteur'. Noem het een Waals cordon sanitaire, maar wie is daar uiteindelijk voor verantwoordelijk?

 

Berekening, daar gaat het in wezen om. Veel meer dan om vertrouwen. Benoît Lutgen, voorzitter van een partij die vier keer minder Belgen vertegenwoordigt dan de N-VA, is duidelijk. Hij kiest voor de PS, op de drie niveaus : Wallonië, Brussel en België. In die volgorde. Op die manier verzekert hij dat zijn partij een maximaal aantal ministerposten levert en benoemingen doet, ondanks de slechte verkiezingsresultaten. Dat het economisch herstel van ons land verder af is dan ooit, is niet zijn zorg.

 

« En wie moet er CDH nog vertrouwen? Ze spelen een maand met uw voeten en zeggen dan gewoon: NON (als ge het land zo dierbaar zijt, waarom 4 weken verspelen?) »

 

Er is maar één enkel breekpunt, dat bestaat al sinds 1830 en heeft niks, maar dan ook niks te maken met vertrouwen. Door haar houding en door de weigering om met een ruime meerderheid van Vlaanderen mee te werken aan een herstelregering, bevestigt CDH dat het een fundamenteel xenofobe en racistische partij is. En bij uitbreiding geldt dit uiteraard ook voor de PS aangezien CDH niet meer is dan een vazal van die PS.

 

Wie nood heeft aan bewijs dat dit landeken uit twee totaal verschillende leefwerelden bestaat luistert best eens naar het uit volle borst gemompelde vaderlandse lied op het WK. Tragisch als land en als ploeg, niet door gebrek aan kwaliteit doch een stuitend gebrek aan richting en moment.

« CdH heeft nooit aan een centrum rechtse regering willen deelnemen, zeker niet toen ze zich in Franstalig België aan de PS heeft vastgeklonken. Ze heeft dit nummertje een tijdje opgevoerd om de schijn te geven dat ze zich onafhankelijk van de PS kon opstellen. En BDW moest het tegen beter weten in proberen. Het is zonneklaar dat alle Franstalige partijen MR inbegrepen het status quo willen volgens dewelke België haar melkkoe blijft en de Vlamingen de melk leveren via hun traditionele partijen.

Vertrouwen is heel belangrijk, daar berust alles op. Aan wie ligt dit gebrek aan vertrouwen ? MR heeft genoeg vertrouwen in NVA. Waarom de andere niet ? De Wever oordeelt nu al over CDH, en zijn veroordeling is mild in vergelijking met wat hij voordien over CDH zei. Waarom zou CDH het paard van Troye zijn ? Hoe kom je op dat idee ? Daar kom je alleen op als je dat paard zelf bent. Een federale regering vormen om met die ervaring het land daarna te ontmantelen

 

Met dank aan Mr. Non. Een crisis van maanden kondigt zich aan, wetende dat sterke man Kr.Peters van CD&V absoluut niet happig is om te regeren met de PS. Dit brengt ons een grote stap dichter naar het confederalisme : het zou best kunnen dat CD&V, N-VA samen met PS, cdH de eerste stenen leggen voor dergelijke constructie. De PS gaf hiervoor de voorzet door tegen alle afspraken in, de onderhandelingen voor regionale regeringen te starten.

Niks met vertrouwen te maken. Die lutgen uit een links partijtje van 10% is de echte separatist, aangestookt door de PS. Dit land zijn twee landen. CDH wil zelf geen CD&V premier. Bart heeft dat heel goed gedaan, meer en meer Vlamingen gaan NVA volgen. Ondernemingen vertrek aub voor het te laat is. Ikzelf investeer al in o.a. Dubai, daar wordt je gewaardeerd.

 

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