mercredi 25 juin 2014

Le CD&V et le MR ont dit oui à la note de Bart De Wever dont "L’Echo" a pu prendre connaissance. Mais pas le cdH... Bart De Wever prend acte.




©Photo News

 

A la veille de sa nouvelle rencontre avec le Roi, l'informateur, Bart De Wever, a remis une note détaillée aux partenaires qu'il envisage d'embarquer dans un attelage fédéral étiqueté "centre-droit". Une note qui a été recalée par le cdHaprès avoir été approuvée par le CD&V et le MR.

Bart De Wever a refusé de commenter les réactions des différents partis à sa note. Il réserve son avis pour le Roi, à qui il fera son rapport mercredi.

En début de soirée, LE CDH - DONT LA POSITION FAISAIT L'OBJET DE TOUTES LES SPÉCULATIONS - A REJETÉ LA PROPOSITION DE L'INFORMATEUR. "Une décision pas facile à prendre", a reconnu BenoîtLutgen sur RTL-TVi. L'homme sait en effet que ce refus enclenche automatiquement le compteur d'une nouvelle crise politique à venir...

Ce que lui a d'ailleurs rappelé le président du MR, Charles Michel en pointant la "grâve responsabilité" du cdH. "Le refus du cdH à la note de l'informateur et président de la N-VA Bart De Wever "ouvre le très grand risque d'une grave et longue crise politique", a-t-il estimé sur RTL-TVi. 

A ses yeux, la note n'était pas à prendre ou à laisser, mais un point de départ pour éviter un blocage "que le citoyen va payer". Le pouvoir d'achat des citoyens, la protection sociale des plus faibles, mais aussi les soins de santé, la sécurité, etc, constituent autant de domaines qui ont besoin rapidement d'un gouvernement de plein exercice, a-t-il ajouté.

Le président du MR constate aujourd'hui que "voter pour le cdH, c'est voter pour le PS". 

"En quelques semaines, le loup ne s'est pas transformé en agneau".

"IL Y A DES CHOSES ACCEPTABLES, ET DES CHOSES DANS LESQUELLES ON NE SE RETROUVE PAS, a dit Benoît Lutgen. La confiance n'est pas au rendez vous entre les partenaires pressentis, a-t-il ajouté. Jusqu'au dépôt de cette note, les choses n'ont jamais été claires, ajoute-t-il.

Les humanistes ont listé tout les points de la note dans lesquels ils ne se retrouvaient pas. Et surtout, les non dits: en matière de sécurité et justice par exemple, où aucun engagement n'est pris, ou encore en matière de soutien aux PME. Ils ont aussi bloqué sur les aspects de modération salariale. 

Et puis, surtout sans doute, LE CDH A VOULU RESTER DANS LA DROITE LIGNE QU'IL S'ÉTAIT FIXÉE AVANT LES ÉLECTIONS: "nous nous étions engagés vis à vis de l'électeur de ne pas aller dans un gouvernement aux relents communautaires et séparatistes, a encore rappelé Benoît Lutgen, qui juge que le projet de l'informateur n'est pas le projet d'une "Belgique qui gagne".

Le président du cdH refuse aussi de donner au reste de l'Europe l'image d'une Belgique dirigée par un parti séparatiste qui a intégré dans ses rangs l'extrême droite, et qui, sur le plan européen, s'est engagé aux côtés des eurosceptiques.

LE "OUI" DES AUTRES...

Le CD&V était  - sans surprise - prêt à s'asseoir autour de la table des négociations avec les 4 partis pour commencer une nouvelle phase dans le processus de formation du gouvernement.

 Le MR a enchaîné ensuite, estimant que la note de l'informateur est "une Base Acceptable" permettant de franchir une nouvelle étape dans le processus de formation du gouvernement. "Le communautaire n'est pas à l'ordre du jour", précisent les libéraux dans leur communiqué. Ce qui justifie donc leur choix de s'embarquer avec la N-VA, tant critiquée du côté francophone. Le MR insiste en effet sur le caractère "exclusivement socio-économique" que revêtera le gouvernement qu'il formera avec les nationalistes flamands. 

VERS QUOI SE DIRIGE-T-ON?

Bart De Wever va à présent prendre acte du refus du cdH. Mercredi, il remettra son rapport au Roi, dans lequel il tirera les conclusions de sa mission.

Il actera probablement l'échec, car on peut raisonnablement penser que le MR n'acceptera pas de se lancer seul dans l'aventure d'un gouvernement de droite en étant le seul parti francophone dans l'arène avec 44 députés francophones prêts à lui taper dessus durant cinq ans. 

A moins d'un nouveau retournement de situation, le Roi devra alors procéder à de nouvelles consultations, et prendre une nouvelle initiative. 

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MONSIEUR NON


Après Madame "non" voici venu le tour de Monsieur "non".  C’est dire que le CDH a de la suite dans les idées. Scotché au PS, comme un poisson pilote, le CDH obéit aveuglément à la voix de son maître : Elio Di Rupo.

De Wever, fin tacticien est allé jusqu’au bout des concessions qu’il pouvait faire. Di Rupo meilleure tacticien encore a su mettre une pression maximale sur son partenaire démocrate-chrétien afin qu’il résiste bec et ongles face au chant des sirènes de la N-VA. Il nous semble que par pure allégeance et vassalité au puissant parti socialiste, Benoît Lutgen a manqué une occasion qui ne se représentera sans doute pas de tirer la Belgique de la terrible ornière dans laquelle elle s’est enfoncée. En claquant la porte au nez de l’informateur, le président du CDH prend une responsabilité majeure devant l’histoire.

« Et maintenant que vais-je faire » doit se dire le roi Philippe dans l’avion qui le ramène du Brésil. Inciter l’informateur royal à explorer les possibilités d’une coalition kamikaze ou désigner un nouvel informateur ? Le nom de Di Rupo circule déjà dans les couloirs du parlement et dans les salles de rédaction. Mais que l’homme au nœud papillon ne se fasse pas trop d’illusions sur ses chances de réussite.

Selon l’éditorialiste du Morgen, le PS aurait perdu beaucoup de crédit en Flandre en raison des manœuvres obscures avec le CDH visant à bétonner vite fait des majorités régionales à Bruxelles et en Wallonie. Cela n’a pas vraiment plu du côté des partis flamands qui pourtant pourraient lui être favorables : on ne parle pas ici de N-VA.

 

La Flandre reproche au PS d’avoir mis sans vergogne la stabilité fédérale en déséquilibre pour consolider sa position à Bruxelles et en Wallonie.

Et qui plus est, on est persuadé de l’autre côté de la frontière linguistique que Charles Michel est devenu hier le plus solide allié de Bart De Wever contre les socialistes francophones.

Bref, il faudra du temps, beaucoup de temps, pour rétablir un semblant de confiance. C’est dire que la mise en place d’une tripartite ne se fera pas en un tournemain si d’aventure elle doit se constituer. On peut s’attendre à un long été de négociations difficiles et désespérantes.

MG


 

UITEINDELIJK KWAM HET TUSSEN CDH EN N-VA WEER NEER OP HETZELFDE BREEKPUNT: VERTROUWEN

DM STANDPUNT



© Yann Bertrand.


Welke kant het ook opdraait - opnieuw rechtsom met MR of toch linksom met de PS - er zal tijd nodig zijn om wonden te helen, en vertrouwen te herstellen


Vertrouwt cdH Bart De Wever? Het was een maand lang de vraag die als eendonkere wolk over de centrumrechtse regeringsdroom hing. Die vraag bleef daarhangen tot gisteravondkwart over zevenToen zei cdH definitief 'nonaan deinformateurEen 'non' die al weken lang voorspeld was, maar op het eind tochweer als een verrassing kwam na de pijnlozerichtingloze en bijna volstrektinhoudsloze nota waarmee informateur De Wever dacht na CD&V en MR ookcdH aan boord van zijn bootje te lokken

De schapenwollen vacht waarin Bart Wever zijn nota wikkeldekon deFranstalige christendemocraten dus niet overtuigen. Onder die schapenvachtbleef cdH al die tijd een gezelschap van wolven vermoeden bij N-VA. Het non van cdH heeft het voordeel van de duidelijkheidWie de plots forsemediaverklaringen van gisteravond hoorde, mag zich wel afvragen waarom het in godsnaam een maand geduurd heeft om tot dit nulpunt terug te kerenCdHriekt nog altijd 'een communautaire geur' in het N-VA-discoursterwijl het tochniet gisteren geweest zal zijn dat de partij ontdekte dat N-VA luidens haarpartijstatuten streeft naar een onafhankelijke republiek Vlaanderen. 

AAN DE NOTA LAG HET NIET 
Aan die nota zal het dus alvast niet gelegen hebbenToegegeven, het vergt meerinbeeldingsvermogen dan je van een redelijk mens mag verwachten. Maar toch:stel - stél - dat Bart De Wever een gematigde Vlaamse sociaaldemocraat was enstel dat hij in die hoedanigheid de verkiezingen evenzeer gewonnen had zoalshij nu in het echt met N-VA gedaan heeft. En stel dan dat die socialist De Wevervan de koning een maand de tijd had gekregen om na te gaan of hij eencentrumlinkse regering op de been kon brengenZou zijn informateursnota indat fictieve geval veel afwijken van het document dat Bart De Wever gisterenper koerier aan de voorzitters van CD&V, MR en cdH liet bezorgen

De afgeschoten nota van Bart De Wever was niet meer dan een twintig pagina'slange oefening in strategische nietszeggendheidNa elke enerzijds volgde eenanderzijds. De beperking van de werkloosheid in de tijd bleef onvermeld, maariets wat op gemeenschapsdienst lijktstond er dan weer wel in. Ook voor de restbleef de nota in het centrum van het centrum. Belastingen worden nietverhoogd, maar wel verschoven; de index wordt niet afgeschaft maar wel'onderzocht'. 

In hun vaagheid zijn het stellingnames waarmee je nog alle kanten op kon. Opmisschien een paar punten na - geen nieuwe belastingenwel nieuwebesparingenwat afremmen op de gezondheidskosten - zou in theorie zelfs de PS deze nota als vertrekbasis aanvaard moeten kunnen hebben. Die evaluatie isniet eens kritisch bedoeldDeze informateursnota had namelijk geen enkeleinhoudelijke pretentieDit was een lokkertje van papierniets meer. Het moestdienen om na CD&V en MR ook cdH over de brug te krijgenZodra cdH op de boot zatzou het later voor hen psychologisch zoveel moeilijker worden om eraf te springenals die boot toch naar rechts zou gaan overhellen

BREEKPUNT: VERTROUWEN 
Zo ver is het dus niet gekomenUiteindelijk kwam het toch weer neer ophetzelfde breekpuntvertrouwen. Op dat punt kan N-VA terecht verwetenworden dat ze vóór de verkiezingen te weinig bruggen heeft gebouwd metpotentiële Franstalige gesprekspartnersMet een soms hard en kwetsenddiscours werden zelfs nog bruggen opgeblazen. Omgekeerd heeft ook cdH nooithelder kunnen maken dat de partij onafhankelijk van de dominante PS durftopereren. Het wantrouwen daaroverzo blijkt nu, is niet onterecht geweest. Op het moment dat hij gisterenmiddag zijn partij in spoed bijeenriep zat cdH-chefLutgen te onderhandelen met Elio Di Rupo over de Waalse regeringDat zegtiets. 

Eén centrumrechts poortje is dichtdus wat nu? Blijft over de kamikazecoalitiemet MR als enige Franstalige partijZo eenvoudig kan die wissel evenwel nietgetrokken wordenOmdat CD&V een regering met één zo'n wankel Franstaligbeen niet vertrouwtomdat Open Vld na een maand verwaarlozing plots het hofgemaakt moet worden en vooral ook omdat De Wever zelf openlijk een anderekaart getrokken heeft. De traditie wil dat wie een regeringsvorm ziet mislukken,minstens tijdelijk naar af gaatDat beseft de informateur vast ook zelf wel. Exit De Wever dus? De kans is aanzienlijk

De meest waarschijnlijke opvolger voor De Wever na een verwachte adempauzevan consultaties is dan... Elio Di RupoZijn PS is de tweede grootste partij van het land en Di Rupo solliciteerde dit weekend al min of meer naar eenkoninklijke opdracht - een cynische mens zou bijna durven vermoeden dat hijtoen al wist wat cdH gisteren ging zeggenObjectief gesproken is een heruitgavevan de uittredende tripartite mogelijkzeker omdat de regeringscoalitie nietwerd afgestraft door de kiezer

Dat Di Rupo zich toch maar niet miskijkt op zijn eigen slaagkansen. InVlaanderen heeft de PS veel krediet verloren door de manoeuvres in het donkermet cdHook bij partijen die veel gewilliger zijn dan de N-VA. Dat de partijbewezen heeft dat ze in een handomdraai de federale stabiliteit op het spel durftte zetten om haar Waalse macht te consolideren heeft ogen geopend. En inFranstalige België zal MR geen kans op revanche laten liggen om de PS tesaboterenSinds gisteren is Charles Michel de trouwste bondgenoot van Bart DeWever geworden

Welke kant het ook opdraait - opnieuw rechtsom met MR of toch linksom met de PS - er zal tijd nodig zijn om wonden te helen, en vertrouwen te herstellen.Veel tijd. We zijn nog maar exact een maand na de verkiezingen, devakantiemaanden moet nog echt beginnenWe moeten nog niet écht beginnenwanhopen. Toch is het enige wat gisteravond een forse stap dichterbij isgekomen het vooruitzicht van een nieuwe slopende zomer van politiekonbehagen.

Bart Eeckhout
Chef Politiek

 

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