mercredi 18 juin 2014

Le jour que toute la Belgique attendait


Anthony Planus 


Douze ans jour pour jour après le but annulé de Marc Wilmots face au Brésil (défaite 2-0), les Diables Rouges retrouvent la Coupe du Monde ce mardi où ils affrontent l’Algérie dans une atmosphère de liesse rarement vue autour de l’équipe nationale.



Belgique-Algérie, ce mardi 17 juin à 18h. © Belga

Nous y voilà enfin ! Il aura fallu attendre douze ans, douze longues et interminables années, 4.383 jours pour revivre un moment pareil. Sur le coup de 18h (heures belges), les Diables Rouges vont à nouveau fouler les terrains d’un Mondial de football. Marc Wilmots et ses joueurs sont fins prêts pour affronter l’Algérie. Le staff et les joueurs ont su éviter les conflits et les blessures lors de la préparation pour être fit and well ce mardi 17 juin 2014. Comme le dit Stromae, La fête… peut commencer. 

Une fête à laquelle va participer tout le pays. Nord, Sud, Est, Ouest, Centre, tout le monde soutient les Diables dans une atmosphère d’unité rarement vécue dans notre pays. Un paradoxe alors que les nationalistes flamands de la N-VA sont chargés de former un gouvernement… Mais dans la Belgique du ballon rond, le communautaire n’existe (pratiquement) plus. Le coach, Marc Wilmots, parle les trois langues nationales avec la même gouaille. Le capitaine, Vincent Kompany, s’exprime aussi bien en français qu’en néerlandais. Les autres joueurs font de leur mieux et s’expriment dans une langue commune, celle du football.

UNE ÉQUIPE QUI RESSEMBLE À LA BELGIQUE

Si cette équipe fait actuellement l’unanimité autour d’elle, c’est parce qu’elle ressemble, dans une certaine mesure, à la Belgique. Il y en a pour tous les goûts. Des Bruxellois et des Wallons, des Flandriens et des Limbourgeois, des néerlandophones et des francophones, des jeunes et des moins jeunes, des Belges de souche et des enfants de l’immigration. En somme, un melting pot qui sied bien à notre pays de l’improbable. 

Et puis, il se dégage de cette équipe une simplicité, une cool attitude que l’on ne retrouve pas nécessairement dans les autres équipes de football de haut niveau. Les joueurs de cette sélection ne risquent pas de se cloîtrer dans leur bus et de faire grève (bonne chance pour faire avaler ça à Marc Wilmots). Ils ne snobent pas la presse. Ils ne se prennent pas pour des dieux vivants. Ils sont respectueux. Même les soi-disant bad boys sont de gentils garçons. Comme on a pu le constater dans l’excellente série Les Diables au Cœur, ils sont avant tout une bande de jeunes, qui certes gagnent des fortunes et évoluent pour la plupart dans un univers que le commun des mortels ne connaîtra jamais, mais qui veulent avant tout se marrer entre eux et jouer au football.

UNE ÉQUIPE À LAQUELLE LES BELGES VEULENT RESSEMBLER

Mais se limiter à cette vision ‘bisounours’ du lien qui unit les Belges et les Diables ne serait pas tout à fait correct. Si les Belges s’identifient actuellement très fort à leur équipe nationale, c’est aussi parce qu’elle gagne. Pour un pays plus habitué à s’autoflageller et à collectionner les bides sur la scène internationale, il est très rafraîchissant, voire grisant, d’avoir enfin un motif de fierté. Cette équipe, la plupart des autres nations nous l’envient. Et bon sang, que c’est agréable, pour une fois. 

Enfin, le foot à cette faculté de réduire les problèmes, belges en l’occurrence, à leur plus simple expression. Le communautaire paraît si dérisoire quand Eden le francophone fait un une-deux magique avec Mertens le néerlandophone, que Courtois protège nos filets et que Lukaku fait trembler ceux de l’adversaire. 

Cette équipe, on l’aime parce qu’elle représente la Belgique qu’on rêverait d’avoir. Ce mardi soir, pendant 90 minutes plus le temps additionnel, la Belgique oubliera ses problèmes et se mettra à rêver. Cela devrait durer aussi longtemps que les Diables seront en course au Mondial brésilien. Si ça, ce n’est pas une excellente raison de soutenir Willy et ses joueurs… 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE MELTING POT DE L’IMPROBABLE



Qu’on se souvienne, avant tout autre chose, que la coupe du monde de foot c’est exactement l’inverse du dialogue des cultures et des civilisations. C’est bien au contraire le choc des équipes aux couleurs nationales et le triomphe du nationalisme le plus aveugle, le plus cru.

Cela dit, « Si notre équipe belge fait actuellement l’unanimité autour d’elle, c’est parce qu’elle ressemble, dans une certaine mesure, à la Belgique. Il y en a pour tous les goûts. Des Bruxellois et des Wallons, des Flandriens et des Limbourgeois, des néerlandophones et des francophones, des jeunes et des moins jeunes, des Belges de souche et des enfants de l’immigration. En somme, un melting pot qui sied bien à notre pays de l’improbable. »

On peut en effet voir les choses ainsi. Mais si ce match, en somme peu passionnant, a suscité une telle liesse populaire, c’est d’abord et avant tout et sans doute uniquement parce que l’équipe nationale a gagné. Élémentaire et trivial mon cher Watson. En sport, l’important est de gagner, pas de participer comme le pensait autrefois erronément le fondateur des jeux olympiques nouvelle manière, Pierre de Coubertin. Or, en Belgique et ailleurs, « le politique » gagne rarement. Il aurait même tendance à perdre la face assez souvent. Et pourtant le politique et le foot tel qu’il se pratiquent actuellement ont bien des points communs. D’abord c’est un sport de pros où les amateurs sont rapidement balayés. Beaucoup considèrent sport et politique comme un gagne-pain qui peut se révéler très rémunérateur. Beaucoup d’appelés mais très peu d’élus. Ensuite il s’agit de deux jeux où la stratégie occupe un rôle essentiel. Dans les deux cas les règles sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît à première vue et il faut des arbitres, royaux, le cas échéant. Certes les échanges s’opèrent en extérieur mais en foot comme en politique, c’est dans les coulisses que se joue l’essentiel du travail. Au parlement, comme au stade, il arrive à certains joueurs de tricher et de se ramasser des cartons jaunes, rouges quelquefois. Dans les deux cas il faut un public qui siffle, applaudit, jubile en cas de victoire et est prêt à tout casser en cas de défaite. Pour les meilleurs joueurs, cela suppose une dépense physique et quelquefois cérébrale considérable. Pour le public qui observe, c’est un dérivatif auquel on se livre la bouteille de Jup à la main, le cas échéant en faisant des pronostics.

« Si les Belges s’identifient actuellement très fort à leur équipe nationale, c’est évidemment qu’elle gagne. Pour un pays plus habitué à s’auto-flageller et à collectionner les bides sur la scène internationale, il est très rafraîchissant, voire grisant, d’avoir enfin un motif de fierté. Cette équipe, la plupart des autres nations nous l’envient »

Il arrive même qu’on observe des choses singulières comme cette gamine de la petite commune de Merksplas à qui l’on demandait qui va marquer le premier but et qui répondit tout de trac et sans la moindre hésitation : Bart De Wever. Il est vrai que son parti y obtint plus de 35 % aux dernières élections régionales. Yves de Smet constate également que plus d’une voiture qui arbore fièrement un macaron jaune et noir VL sur son coffre arrière n’a pas hésité à recouvrir d’une hausse aux trois couleurs nationales ses rétroviseurs latéraux. C’est dire que l’on peut afficher des convictions contradictoires.

« Le foot a cette faculté de réduire les problèmes, belges en l’occurrence, à leur plus simple expression. Le communautaire paraît si dérisoire quand Eden le francophone fait un une-deux magique avec Mertens le néerlandophone, que Courtois protège nos filets et que Lukaku fait trembler ceux de l’adversaire. Cette équipe, on l’aime parce qu’elle représente la Belgique qu’on rêverait d’avoir »

En vérité, la majorité des Belges, où qu’ils vivent, sont pour la plupart, accablés de soucis, le plus souvent financiers, au demeurant. Le foot est un prétexte bienvenu à faire la fête et s’abrutir dans un aveuglement passager.

Certes, tous les Belges ne réagissent pas en moutons de Panurge : « Et si "toute la Belgique" attendait ce jour, moi aussi : juste pour qu'on arrête ce cirque médiatico-festif de débiles mentaux. Il faut dire que la rtbf, jupiler et autres sponsors nous rabâchent les oreilles depuis des mois pour en convaincre les simples d'esprit, qui sont vraiment très nombreux dans nos contrées :-) »

On aurait tort de méconnaître un phénomène singulier : celui de l’hystérie des foules. Il s’agit de fièvre collective dont s’emparent des collectivités. Les nationalistes et les populistes de toute farine sont passés maîtres dans l’art de canaliser de telles énergies. Comment expliquer autrement les engouements collectifs pour des personnages tels que Hitler, Staline, Mussolini, Mao, Castro et tant d’autres  parmi lesquels on nous permettra de pointer Marine Le Pen, le hollandais Geert Wilders et le Belge, pardon le Flamand De Wever.

Il arrive même que le foot et la politique fassent bon mariage : qu’on se souvienne de Jean-Luc Dehaene déguisé en supporter du FC Bruges ou de Yves Leterme prônant sur les bancs du FC Standard. Reynders et Di Rupo ne sont pas les derniers à s’afficher parmi les supporters Au risque de beaucoup déplaire, je considère personnellement que la Coupe du Monde est un dangereux incubateur de nationalisme et de populisme. J’en veux pour preuve le comportement quasi hystérique d’une majorité de gamines et de gamins de moins de 12 ans que leurs parents déguisent volontiers, pour avoir la paix, en joueurs patentés de l’équipe des diables rouges. Mais comme le dit avec beaucoup d’esprit le plus subtil et des commentateurs de presse flamand : « que les Belges s’éclatent devant leur téléviseur à chaque nouvelle victoire des Diables rouges, ils ne sont pas prêts de voir se former un gouvernement au niveau fédéral. »

J’étais hier à Pigalle à boire un café vers 19 heures quand j’entendis une clameur déchirer l’air pollué par le carrousel des bagnoles : des centaines de Français d’origine algériennne  acclamaient, massés devant un écran géant de café, leur équipe préférée opposée aux Diables rouges.

M.G

 


UN SUPPORTER DES DIABLES EST TOMBÉ D’UNE STATUE.



Photo prétexte Belga

Un homme a été grièvement blessé mardi soir à Bruxelles alors qu’il fêtait la victoire des Diables Rouges à la Coupe du monde. Il avait grimpé sur l’une des statues installées devant la Bourse et en est lourdement tombé, a annoncé le site brusselnieuws.be. La police a confirmé l’information.

Le supporter, qui souffre de blessures très graves, a été emmené à l’hôpital.

Par ailleurs, à Stabroek, au nord d’Anvers, deux supporters trop enthousiastes ont dû être secourus par les pompiers parce qu’ils avaient escaladé un échafaudage encerclant les tours de l’église et n’arrivaient plus à en redescendre.



BESTELWAGENS VOL LICHAMEN NA AANSLAG OP VOETBALFANS NIGERIA

De Standaard



© epaDe staat Yobe ligt al langer onder vuur. Deze huizen werden in februari verwoest door Boko Haram.

Vlakbij de Noord-Nigeriaanse stad Damaturu heeft zich gisteren een explosie voorgedaan op een plek waar voetbalfans waren samengekomen om naar de WK-match Brazilië-Mexico te kijken. Bij een ziekenhuis zijn bestelwagens met lichamen aangekomen.

Volgens ziekenhuismedewerkers is er sprake van minstens zeven doden en verscheidene zwaargewonden, zo melden lokale media.

Damaturu is de hoofdstad van de Nigeriaanse staat Yobe, een gebied dat wordt geteisterd door aanvallen van het militant islamitische Boko Haram. Die groepering ontvoerde in april meer dan 200 meisjes van een school. 

De overheid van Nigeria heeft haar burgers geadviseerd het WK niet in groepente bekijken, uit angst voor aanslagen.

 


HET BELEID VAN DE VOLGENDE VIJF JAAR ZAL INGRIJPENDER ZIJN DAN WELK RESULTAAT VAN DE DUIVELS OOK

DM STANDPUNT


© Yann Bertrand.


De regeringsvorming zal - dat is de enige zekerheid - nog een behoorlijk tijdjeduren. Geniet daarom rustig verder van de Duivels

Het was een van de leukere tv-fragmenten: in de gemeente Merksplas, waar N-VA bij de laatste verkiezingen 35 procent scoorde, hadden zowat alle leerlingen van de vrije basisschool zich in de Belgische kleuren gehuld. Een kleine driehonderd scholieren mochten na het zingen van de Brabançonne voor de camera pronostikeren wie de eerste Belgische goal zou maken. Waarop een meisje, zo rond de acht jaar, bloedserieus: "Bart De Wever".

Het is niet alleen hilarisch, maar ook symptomatisch: hoe populariteit zelfs maar ieder begin van politiek verdrongen heeft. Net zoals de wagens die al jaren fier met een 'VL'- teken rondrijden nu plots ook tricolore spiegelhoesjes dragen.

Wie de symboliek en de ideologie niet vergeten is, is Bart De Wever zelf. Hij liet zijn partijvergadering onverbiddelijk doorgaan om 18 uur, want zijn poging om een regering te vormen weegt immers stukken zwaarder dan wat de Rode Duivels daar in het verre Brazilië doen. Ook dat moet toch even aan de harde kern getoond worden. En op lange termijn bekeken heeft hij daar trouwens niet eens ongelijk in: het beleid van de volgende vijf jaar zal ingrijpender zijn dan welk resultaat van de Duivels ook.

Hetzelfde geldt trouwens voor Elio Di Rupo, tot voor kort de premier, maar vandaag eerst en vooral PS-militant in hart en nieren.

Ook hij kan het niet opbrengen om de verplaatsing naar Brazilië te maken: er wachten immers belangrijke onderhandelingen over de regionale regeringen.

Het is ironisch om te zien hoe de PS op die manier, en vooral door haar regionale versnelling, eigenlijk deze hele regeringsvorming in een confederalistische richting heeft gestuurd, en zich daarmee tot objectieve bondgenoot van Bart De Wever heeft gemaakt.

Het is al even ironisch te moeten opmerken hoe na een campagne waarin voor het eerst sinds tijden haast niet gesproken werd over communautaire thema's, maar alleen over een sociaal-economische agenda, de regeringsonderhandelingen toch weer in de eerste plaats volgens die communautaire logica en opbod verlopen.

Het verschil met de vorige keer is dat De Wever deze keer alle ruimte krijgt van het paleis om een federale regering te vormen. Het lijkt alsof ze daar nog liever kiezen voor de federale regering rechtsom dan voor de complete impasse dieanders dreigt, en die het federale niveau nog maar eens een wereldrecord lang in zijn blootje zou zetten. Ook daar is er een ironisch objectief bondgenootschap tussen De Wever en het paleis.

Niet voor niets zijn we het land van het surrealisme.

Het zal - dat is de enige zekerheid - nog een behoorlijk tijdje durenGeniet daarom rustig verder van de Duivels en van de Tour de France, veel vroeger zal in de Wetstraat weinig bewegen.

Yves Desmet



DE WINNAAR HEEFT ALTIJD GELIJK

Marc Reynebeau

 

Alle voor- en nabeschouwingen ten spijt, voetbal is wat het is. Marc Reynebeau Foto: rr


Spreekt Johan Boskamp het woord penalty altijd uit als ‘penantie’? Dat is dan knap verwarrend voor een voetballeek als ondergetekende, die, nog voor hij aan vakliteratuur toe is, al op het massamedium televisie om de oren wordt geslagen met termen, strategieën, regels, statistieken of verwijzingen naar voetballers, clubs of voorbije competities, zonder dat daarbij enige uitleg wordt gegeven. Wie gisteren in de commentaren bij de wedstrijd België-Algerije niet wist wie met ‘de Kev’ wordt bedoeld, wat ‘het systeem-Van Gaal’ is, of wat ‘op zijn Watfords’ spelen mag voorstellen, heeft pech.

Is topvoetbal iets voor topsporters, er met evenveel kennis van zaken naar kijken vergt net zoveel training en conditie. Dat mag de eerste conclusie zijn van de leek die gisteren alleen om professionele redenen voor de televisie postvatte: om het voetbaldiscours vanuit het standpunt van de outsider te aanhoren. Met evenveel ijver en ongeduld als die waarmee het Wetstraatmilieu gist en speculeert over verkiezingen of regeringsformaties, of waarmee hoofdeconomen de economie becommentariëren, duiden en sturen, zo wordt in het voetballen gewikt en gewogen over wat is gebeurd, wat zal gebeuren en wat vooral moet of had moeten gebeuren. Maar chic klinkt het wel: zij die dat doen zijn ‘analisten’, en wat ze doen, heet ‘beschouwen’. Dat voor-, tussen- en nabeschouwen duurt eindeloos veel langer dan de match zelf.

De enige die er gisteren rond de tafel van Karl Vannieuwkerke nog enigszins nuchter bij bleef, was de bescheiden Jordan Lukaku. Dat hij geen vaste gast aan de analistentafel is, bleek treffend toen hij de heren bij de 0-1 van de rust opriep om niet ‘te panikeren’ en later bij hen alleen ‘zever’ aanhoorde.

Al dat analyseren is dan ook vooral een spelletje, amusement dat meesurft op de emoties die zo’n WK nu eenmaal oproept bij een groot publiek. Wie zich daar nog het best van bewust leek, was Jan Mulder, die zich graag te buiten ging aan kleine provocaties en heel eerlijk klonk toen hij zich liet ontvallen dat ze daar met zijn vijven toch maar een uur zendtijd zaten ‘vol te lullen’.

Vandaar de insidermopjes tussen Vannieuwkerke en Boskamp, of de strijd tussen de tafelgasten die er niet om ging om iets helder te stellen, wel om gelijk te krijgen. Vandaar ook het kleffe ‘hoe is de sfeer daar?’, op plekken waar veel supporters bij elkaar zijn. Als dan een dronken (?) supporter in Leuven de microfoon afneemt van de reporter ter plaatse, wordt dat al ‘mooie televisie’ genoemd. Een andere reporter gebruikt de satellietverbinding om een liedje mee te zingen en zijn dochter van 19 in te roepen als getuige. ’t Is een familiefeest. De reporter in Brazilië legt iemand van de voetbalbond in alle ernst de vraag voor of ‘we resultaat nodig hebben’ (nou!) en als Dries Mertens achteraf een vraag kan worden gesteld, is dat of hij een boodschap heeft voor bomma. Hij deed haar de groeten.

De ware aard van de analyses rond de tafel bij Vannieuwkerke bleek al meteen in de voorbeschouwing. Kennelijk had coach Marc Wilmots iedereen verrast met de spelers die hij op het veld bracht en kon het gissen beginnen waarom Chadli of Van Buyten er wel bij waren en Fellaini dan weer niet. Het had onder meer te maken met links- of rechtsvoetig zijn. Over tegenstander Algerije hadden de heren dan weer werkelijk niets te zeggen, op het napraten van wat vage geruchten na, waarvan ze uiteindelijk moesten toegeven dat het hier wel een mistgordijn kon betreffen. Behalve de dappere Bob Peeters konden ze zelfs de namen van de Algerijnse spelers niet uitspreken.

Aan het eind kwam de aap uit de mouw: de Belgen hadden gewonnen en dat was het enige wat telde. En de coach had gedaan wat hij deed en zo kreeg ook hij gelijk, want zijn ploeg had gewonnen. En nee, winnen met 5-1 zoals Oranje zou niet eens goed zijn geweest, want daarvan gaan spelers toch maar ‘zweven’. Dat maakt van voetbalcommentaren de volmaakte tautologie. Het is wat het is. Welke kritische noot had hoe dan ook niet gepast bij deze uitzending die bulkte van de reclame die op dezelfde emoties meesurft, en die al begon met een niet eens als dusdanig aangekondigd promofilmpje. Dat zette al de toon.



 

Aucun commentaire: