jeudi 26 juin 2014

Les patrons critiquent le "non" de Lutgen


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Source: BELGA

Les quatre grandes organisations patronales du pays se montrent très critiques face au rejet par le président du cdH Benoît Lutgen de la note de Bart De Wever. Elles réclament d'urgence un gouvernement fort, écrivent Le Soir et De Tijd jeudi.



Michèle Sioen © Image Globe

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB), l'Union wallonne des entreprises (UWE), le Beci (Bruxelles) et le Voka (Flandre) pressent les partis de se mettre d'accord rapidement sur la formation d'un nouveau gouvernement. "Nous sommes en train de descendre dans tous les classements internationaux. Il faut d'urgence qu'il se passe quelque chose pour que notre position concurrentielle se renforce", préviennent les patrons belges. Peu importe qui composera la future majorité, "nous regardons les programmes", soulignent-t-ils. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA DAMNATION DE FAUST



Il y a, c’est évident, urgence à prendre des mesures qui relancent l’économie.  66 % des flamands ont voté à cette fin pour une politique de centre-droit. La volonté du peuple souverain doit être respectée. L’alliance NVA/CD&V en Flandre est l’expression politique de cette volonté collective.

Plus de 65 % des Wallons et des Bruxellois ont voté pour le sauvetage d’un Etat providence moribond. La volonté du peuple souverain doit être respectée. L’alliance PS-CDH à Wallobrux est l’expression politique de cette volonté.

Lorsque le président du CDH Benoît Lutgen répond « non » à la feuille de route minimaliste proposée par l’informateur royal Bart de Wever, il n’est pas en phase avec la volonté générale des Belges mais seulement avec celle de moins de la moitié d’entre eux. Toutefois, il respecte le pacte qu’il a signé de son sang avec Méphisto. Elio Méphisto lui a promis le pouvoir, cinq ans de gloire et de renommée mais il y a mis un prix à payer et ce prix ce n’est rien moins que la possession de son âme. Méphisto se définit lui-même comme l’esprit qui toujours nie. On l’a dit, Faust en est réduit à n’être qu’une pauvre marionnette qui dit non entre les mains du ventriloque, de l’instigateur sournois. Celui-ci nie le fait que la Belgique (où l’union a depuis longtemps cessé de faire la force) en est devenue deux : une flamande et une francophone. Le maître d’illusion au nœud pap qui est suprêmement habile et manipulateur veut nous faire croire que c’est lui le patron du pays, qu’il ne saurait être dirigé sans lui et ses anges déchus. Sans doute aura-t-il, comme toujours, le dernier mot, mais pas tout de suite. Une légende veut qu’en dernière analyse l’archange Michel terrasse Lucifer.

Vous avez dit Michel ? Comme c’est étrange !



En exécutant les volontés de son maître,  Benoît Faust a fâché tout le monde(hormis les syndicats) : le patronat, les Flamands, singulièrement la N-VA mais aussi son parti frère le CD&V. Méphisto n’en a cure, il sait mieux que personne qu’en empêchant une majorité fédérale de centre-droit, il se rend, lui et son parti, carrément incontournable à terme. Mais il faudra du temps, beaucoup de temps, infiniment de temps pour faire avaler cette couleuvre à l’opinion publique flamande. Il se pourrait donc que le triomphe de Faust soit le prélude à sa damnation et à celle de Méphisto. En effet leur règne ne dépassera pas cinq ans et il accélérera, de toute évidence, le processus conduisant au confédéralisme. C’est dire que, à terme, le vrai vainqueur sera Bart de Wever, à condition qu’il ne soit pas contesté par les ultras de sa base et qu’il n’ait pas d’accroc de santé. Mais quel que soit le scénario que nous réserve l’avenir, il est clair qu’avec le geste du président du CDH, cette poupée qui dit non la Belgique va connaître une décennie de dangereuses turbulences.

MG

 

 

 

 

 

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