mercredi 2 juillet 2014

72.000 emplois vacants en Belgique


d’après Bernard Demonty

Le Soir

Le chômage est élevé mais les employeurs peinent parfois à recruter. En cause : des demandeurs d’emploi mal formés.

Cuisinier est l’un des métiers en pénurie - © Pierre-Yves Thienpont/Le Soir

Selon les chiffres d’Eurostat, la Belgique est un des pays d’Europe qui présente le taux d’emplois vacants le plus élevé : 2 %, soit 72.000 postes inoccupés. Or, dans le même temps, nous connaissons un taux de chômage de 8,5 %. Comment expliquer ce paradoxe ?

La Belgique souffre en fait d’une inadéquation entre la demande des employeurs et la qualification des demandeurs d’emploi. « La Belgique est un des pays où l’écart entre le niveau de formation et les exigences des employeurs est le plus élevé », explique Géry Choteau, analyste du marché de l’emploi et de la formation au Forem, l’office wallon de l’emploi.

La Fédération des entreprises de Belgique a également constaté ce grand écart.« D’après nos évaluations, quatre à cinq offres d’emploi doivent être annulées par manque de candidats », affirme Bart Buysse, le directeur général de la FEB. Une amélioration dans un proche avenir ? Bart Buysse est sceptique : « L’enseignement n’a pas encore été réformé pour pallier le problème d’inadaptation de l’offre et de la demande d’emploi. La croissance qui revient va faire croître le nombre d’emplois vacants. Et le vieillissement de la population va avoir pour effet que de nombreux postes vont devenir vacants suite à des départs à la pension », estime-t-il.

 


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

IL FAUT SAUVER L’ELEVE MEHDI (deuxième partie)


J’ai assisté samedi aux fiançailles d’un de mes meilleurs anciens élèves qui se prépare à épouser en secondes noces une Boraine de sa génération. J’ai découvert un Borinage constellé de drapeaux belges frappés aux armes de Jupiler, la bière des grands amateurs et supporters de foot. La tente dressée dans le jardin se vida des représentants mâles qui se précipitèrent dans la pièce voisine pour assister à un match mineur retransmis par la télévision. Quelques dames les y ont rejoints. J’en ai profité pour bavarder avec un ado boutonneux, fils de deux enseignants brillants. Le gamin, un verbomane intarissable, me tint la jambe avec un discours pompeux sur ses ambitions de futur historien: il a seize ans. Quand ils revinrent à table, les frères qui furent mes élèves me rajeunirent de 35 ans en me rappelant combien j’étais un professeur d’allemand exigeant. Intérieurement, j’en rougis de honte. Mais où est donc le mérite d’un prof qui hérite d’une classe de petits génies triés sur le volet ? Oui, ce gamin prétentieux réussira ses études d’histoire à l’université, il est armé pour cela par le vocabulaire et les tournures langagières que lui ont transmis ses parents. En revanche, les fils de mon ami Redouane redoubleront tous les deux leur année. Mehdi, son aîné, trimbale un quotient intellectuel élevé et pourtant il échoue dans ce qui passe pour être le plus facile : l’enseignement professionnel, en cuisine précisémentlà où selon cet article du Soir, il manque du monde.

Et si c’était l’échec du système éducatif, le grand responsable ? En stage dans un excellent restaurant schaerbeekois étoilé, on lui a trouvé du talent, de l’endurance mais on l’a jugé trop lent. C’est dire que du potentiel, il en a à revendre et aussi de la motivation. Comme travail de fin d’année son prof de cuisine exigea de lui une recette du Bordelais. Medhi m’a demandé conseil. Une rapide consultation sur Internet nous a fait choisir l « ’entrecôte bordelaise », un plat facile à réaliser. Le prof n’en voulut pas prétextant d’abord que cela n’avait rien bordelais (sic) ensuite que cela exigeait des ingrédients que ne permettait pas le budget de l’école (sic). Je suis parti dans une grande colère et nous sommes allés boire un café Mehdi et moi. Nous avons eu une longue conversation sur sa formation professionnelle. Il me parla d’un professeur de cuisine démotivé, peu motivant et régulièrement absent ; de matériel à cuisiner de piètre qualité, de la cuisine didactique inaccessible pour cause de travaux de réfection. Il se montra cependant plus discret sur son absentéisme à lui et sur sa propension à inverser le jour et la nuit, son obsession d’InternetFacebook et les jeux vidéos

Ils sont plusieurs à avoir échoué en dernière année, le conseil de classe s’y résigne.

Je sens monter en moi une grande colère et j’accuse ses parents de ne pas avoir compris qu’ils avaient mis au monde un petit Mozart. J’accuse l’instituteur de cinquième et sixième année, un type très intelligent lui aussi, mais facétieux et démagogue, genre instit copain, de n’avoir pas rempli ses obligations de maître de calcul et de langue française. J’accuse l’enseignement général et le PMS en particulier de n’avoir rien vu et d’avoir laissé aller ce merveilleux gamin à l’échec. J’accuse Mehdi d’avoir choisi l’enseignement professionnel par défaut, pour suivre un copain d’abord, en section électricité où il échoua ensuite en section cuisine qu’il considère comme sa vocation. L’élève Mehdi maîtrise correctement la langue française, il a une bonne présentation et communique avec aisance. Il est totalement incongru qu’un garçon de cette qualité finisse par décrocher et partir à vau-l’eau. Il lui reste une chance, celle de s’inscrire dans l’enseignement en alternance : le CEFA. Il faut qu’il la saisisse. Ce n’est pas gagné.

Enfin, je m’accuse moi-même de n’avoir pas su le motiver pour les études. À 12 ans, je l’ai coaché en première année de l’enseignement secondaire. Il comprenait tout,malgré quelque faiblesse à mémoriser. Je l’ai accompagné au quotidien pendant toute une session d’examen dans le secondaire général. Il était fin prêt mais il a choisi, délibérément, d’échouer pour quitter l’enseignement général et suivre un paumé dans le professionnel. Ce « suicide » scolaire m’interpelle. Ni la famille, ni école, ni ceux qui ont cherché à l’aider ne sont parvenus à motiver Mehdi pour les études. Il s’agit d’un échec collectif non pas de la nature -elle a été très généreuse avec lui- mais de l’éducation et de notre enseignement en Communauté française.

Le spectacle que nous offre le monde politique en ce moment est affligeant, l’engouement du peuple belge pour son équipe de foot a aussi quelque chose de pathétique. Notre société est en crise et elle néglige ce qu’elle a de plus précieux: sa jeunesse. Et voilà que déjà on parle de coupes sombres dans l’enseignement Wallobrux.

Nos politiciens se trompent de combat. La seule bataille qui vaille la peine d’être livrée est celle pour la qualité de l’enseignement, un enseignement qui ne massacre pas les petits Mozart basanés ou non, doués d’un bon quotient mais ramollos du caractère. Avec un peu d’imagination, quelques moyens financiers bien ciblés et beaucoup d’énergie il doit être possible de créer des internats où l’on pratique le sport à outrance pour tremper le caractère et où s’enseigne la langue française par des moyens pas forcément conventionnels. Il y a péril en la demeure. Notre Europe se décivilise à vue d’œil, nos langues de culture s’abâtardissent à toute vitesse. Ce lent naufrage n’est pas une fatalité. J’observe un contraste hallucinant entre l’arrogance des nantis qui se retranchent dans le luxe- deux Ferraris, cinq Porsches, une Rolls et une Maserati m’ont dépassé sur le  chemin de retour de la mer dimanche-  et l’indigence des paumés. Le système démocratique tel que nous le connaissons en Belgique est incapable de résoudre ces contradictions qu’il révèle pourtant, presque à l’insu de son plein gré. La Belgique va à la dérive ; en se raccrochant au foot, les Belges s’agrippent au radeau tandis que sombre le Titanic. On ne dira jamais assez combien le naufrage du titan des mers réputé insubmersible annonçait, métaphoriquement, la mort de la civilisation mécanisée qui est la nôtre. Quelques années après éclataient les orages d’acier qui depuis cent ans ont modifié complètement le paysage européen. Et ce n’est pas fini.

Oui l’orage gronde, le ciel est menaçant et le temps des mouches est revenu comme dans l’Antigone de Jean-Paul Sartre. Les grands artistes, les créatifs sont le dernier recours, le dernier carré qui lutte avant de se coucher dans la morne plaine. Une Europe qui massacre sa jeunesse non pas dans les tranchées, non pas dans des camps d’internement, mais sur les bancs de l’école est une Europe suicidaire. C’est une Europe grisonnante dont la démographie implose et qui ne saurait plus se passer de l’immigration pour survivre. Mais il ne suffit pas d’attirer d’orgueilleux travailleurs, comme le grand-père de Mehdi, encore fallait-il et faut-il se préoccuper de l’éducation et de la formation des fils et des petits-fils des pionniers de l’immigration.

Pour comprendre ce qui a foiré dans l’éducation de l’élève Mehdi je me suis penché sur l’histoire de cette famille qui ressemble à celle de tant d’autres. La voici esquissée à larges coups de brosse

MG


 

.L’ÉMIGRATION EST TOUJOURS UN DÉCHIREMENT, JAMAIS UNE SINÉCURE ; MAIS PARTIR C’EST AUSSI ET AVANT TOUT L’ESPOIR DE REVIVRE UN PEU, DE SE CONSTRUIRE UN NOUVEL AVENIR.

Le jeune frère de Mehdi écrit ceci dans sa rédaction destinée à son professeur de français de troisième année : «  mon grand-père Mohammed arrivé en Belgique, en 1965. A l’époque, c’était le plein emploi et le gouvernement belge organisa des campagnes de recrutement au Maroc et en Turquie, à la demande de l’industrie lourde. Mon grand-père était issu d’une fratrie de 15 enfants dont 13 moururent en bas âge, ce qui en dit long sur les conditions de vie des populations marocaines de l’époque. La colonisation du pays est en très grande partie responsable de la souffrance des populations d’alors et ses conséquences se font encore ressentir à la fois économiquement, socialement, culturellement et politiquement sur le Maroc et les Marocains d’aujourd’hui.

 

UN GRAND-PÈRE QUI A LA BOUGEOTTE

A l’âge de 4 ans, il est entré à l’école coranique, ce qui lui a permis d’apprendre à lire et à écrire l’arabe et à 10 ans, il connaissait le Coran par cœur.

Vers ses 12 ans, il est entré en apprentissage comme ouvrier maçon chez un patron espagnol. Très jeune déjà, il ne tenait pas en place. Il sentait que son avenir était ailleurs. Lui, le fils de marin ressentait l’appel du large. D’autant plus que, seul rescapé masculin de sa fratrie, il devait souvent faire parler ses poings pour se faire respecter par les nombreux autres garçons de la région.

Au lendemain de l’indépendance du pays, le gouvernement marocain de l’époque se mit à redistribuer à la population une partie des terres qui étaient auparavant sous autorité coloniale. Mon grand-père bénéficia de cette mesure et il put dès lors construire une maison pour y loger sa famille.

Il y exercera différents métiers, maçon : il participera comme chef de chantier à plusieurs projets municipaux dont la construction de la grande mosquée du village, il sera aussi marin pêcheur, scaphandrier municipal, et même contrebandier.

PARTIR, ENCORE ET TOUJOURS

Devant le manque de travail et de liberté, la faiblesse de l’éducation et de l’enseignement, les turpitudes de la colonisation et ses conséquences ainsi que le manque de perspectives d’avenir, mon grand-père prit la décision, une fois de plus de partir et de quitter le pays pour sa troisième émigration. Et cette fois, il allait changer de continent pour se rendre en Europe. 

L’émigration est toujours un déchirement, jamais une sinécure ; mais partir c’est aussi et avant tout l’espoir de revivre un peu, de se construire un nouvel avenir.

 Pendant 10 ans il va travailler comme maçon puis comme contremaître sans connaître le moindre jour de chômage sauf pour raisons techniques. En 1975, mon grand-père décida qu’il avait assez séjourné dans un pays dont le climat et la mentalité ne lui convenaient absolument pas. Il décida de retourner vivre au Maroc.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UN HOMME DE CARACTERE

L’odyssée du grand-père de Mehdi est histoire d’un homme de caractère qui, au départ, a bénéficié d’une formation professionnelle sur le tas. Il n’en est pas de meilleure mais il n’en est pas non plus de plus rude. Les compagnons du tour de France ne proposent pas autre chose sauf, qu’ils offrent un accompagnement et un encadrement solide.

Mais quelle est donc la différence entre Mehdi et son grand-père téméraire ? Génétiquement il n’y en a pas ou peu ; culturellement la différence est grande bien que leurs racines plongent dans le même terroir culturel. La différence se situe au niveau du caractère. La jeunesse rude et mouvementée du grand-père a formé sa personnalité comme on forge un acier trempé. Rien de tel pour le petit-fils que le système à protégé, sans le stimuler. Le C E B réussi avec des taux staliniens n’est pas le bon moyen de tirer le meilleur des gamins et gamines en fin de cycle primaire. Il serait bon de mettre la barre plus haut et d’accompagner les jeunes élèves dans leur scolarité, au lieu de les abandonner à tous les risques de la rue. On m’objectera qu’il existe une école de la rue. L’ennui c’est qu’elle entraîne trop de jeunes dans l’errance et la délinquance.

Il est absolument essentiel d’encadrer nos jeunes, de préférence dans des internats où l’on pratiquerait beaucoup de sport en supplément du curriculum scolaire.

Revenons à la première phrase de notre article : « Le chômage est élevé mais les employeurs peinent parfois à recruter. En cause : des demandeurs d’emploi mal formés. » C’est le nœud du problème.

Bart Eeckhout part lui aussi dans une grande colère dans son éditorial du Morgen où il s’attaque à cet épineux problème, le plus interpellant de tous.

Voici, interprétée à la grosse louche la ligne de son argumentation :

« La politique d’intégration doit être sortie du cocon socioculturel dans laquelle on l’a enfermée : une intégration réussie participe d’une politique économique audacieuse.

Un des problèmes majeurs de notre société résulte de l’abîme béant qui sépare les inclus des exclus, majoritairement d’origine ethnique différente. Selon une étude toute récente, c’est en Belgique que le contraste est le plus violent d’Europe.

In geen enkel ander Europees land is er zo'n groot verschil in tewerkstelling en welvaart tussen autochtone inwoners en migranten.

Une étude du Centrum voor Sociaal Beleid de la ville d’Anvers révèle en effet que la moitié des ménages issus de l’immigration vit dans la précarité. Cette constatation n’est pas neuve et on s’étonne que si peu d’énergie soit investie par les autorités politiques dans la recherche de solutions.
À droite comme à gauche, le diagnostic est clair, la politique d’immigration est un échec. Tout le monde est d’accord là-dessus et pourtant : « Aan de volgende stapeen remedie zoekenzijn we nog altijd niet toe. » Et pourtant on n’est à peu près nulle part dans la recherche de solutions.

Le moindre froissement communautaire suscite plus d’attention de la part de nos politiciens qui semblent ignorer ou refuser de voir qu’il passent à côté d’un problème qui menace dangereusement la cohésion sociale et rend très difficile le vivre ensemble.

En effet, cet échec est de nature à générer une profonde frustration chez beaucoup d’enfants et petits -enfants de migrants qui restent sur le carreau et qui n’ont rien à léguer à leurs propres descendants que leur échec, leur dénouement et leur dénigrement. C’est pour cela aussi qu’il faut impérativement sauver l’élèveMehdi du naufrage moral.

Et dans le même temps on entend dire de toutes parts que les migrants n’ont de cesse de profiter de l’État-providence.

Quand comprendra-t-on qu’ils sont un vivier de talents et de main-d’œuvre dont notre société ne saurait plus se passer. Il ne faut être ni polytechnicien ni physicien nucléaire pour comprendre où sont les solutions.

Opleiding en werk zijn nog altijd motoren voor welvaart en sociale opgang.La Belgique souffre en fait d’une inadéquation entre la demande des employeurs et la qualification des demandeurs d’emploi« La Belgique est un des pays où l’écart entre le niveau de formation et les exigences des employeurs est le plus élevé » 

La formation et l’emploi sont les deux mamelles du progrès social.

Il est donc impératif et urgent qu’une formation professionnelle orientée vers les besoins de notre économie, y compris l’économie de services, soit porteuse d’une réforme en profondeur de notre enseignement ».

« Il est urgent de réhabiliter la salopette », comme ne cesse de me le répéter depuis des décennies l’ancien chef des travaux à la commune de Schaerbeek.

Répétons-le une fois encore, la réussite de l’intégration ne peut résulter que d’une gouvernance économique téméraire. 72.000 emplois vacants en Belgique. Quel formidable défi pour le monde politique.

Et l’éditorialiste de conclure en se demandant si cette problématique se retrouvera au cœur de l’accord gouvernemental flamand. À nous de nous demander s’il en ira de même pour les accords de gouvernements régionaux bruxellois et wallons. Quels que soient les partis qui formeront ses coalitions, il s’agit là d’une urgence et d’une priorité absolue. Ne pas le voir serait suicidaire. Oui, il faut sauver l’élève Mehdi et tous les Mehdi de sa génération, si on ne veut pas qu’ils partent demain faire le Jihad en Syrie avant de nous revenir en fossoyeurs de notre si belle civilisation européenne.

MG



EEN OPLEIDING NAAR DE ARBEIDSMARKT MOET DE KERN VORMEN VAN ELK TOEKOMSTIG INTEGRATIEBELEID

De Morgen



© Yann Bertrand.


Integratiebeleid moet uit de cocon van socio-cultureel welzijnswerk gehaaldwordenGeslaagde integratie is een 'harde' economische materie

Een van de grootste maatschappelijke problemen waarmee deze samenlevingworsteltis de etnische kleur van de kloof tussen armen en welstellendenIngeen enkel ander Europees land is er zo'n groot verschil in tewerkstelling enwelvaart tussen autochtone inwoners en migranten.

Nieuw onderzoek van het Antwerpse Centrum voor Sociaal Beleid toont scherpaan hoe ontstellend diep die kloof wel is. De helft van de migrantengezinnenleeft in armoede. De helft van de migrantengezinnen moet het stellen met éénkostwinner - doorgaans de man, en dan nog vaak in een precaire job met eenonzeker statuutVolledige werkloosheid komt dubbel zo vaak voor in eenmigrantengezin als bij andere gezinnenHet zijn duizelingwekkendestatistieken.

Nieuw is de vaststelling niet. Des te meer verwondert het dat er nog altijd zoweinig energie geïnvesteerd wordt in het zoeken naar oplossingen. De conclusiedat het integratie- of migratiebeleid compleet mislukt is, is al vaker getrokken - op links en op rechts trouwenszij het met een andere agenda. Aan de volgendestapeen remedie zoekenzijn we nog altijd niet toe.

Het geringste communautaire vraagstuk genereert meer politieke aandacht dandit probleemdat een reëel risico voor de sociale cohesie betekent. Het leidt totfrustratie bij vele migranten die kansloos achterblijven en die kansarmoede vaaknoodgedwongen aan een volgende generatie doorgevenTegelijk geeft het tegemakkelijk voeding aan het foute simplisme dat migranten enkel willenprofiteren van de welvaartsstaatZo wordt de etnische kloof een ravijn diezichzelf uitdiept.

De jonge en gemotiveerde migrantenpopulatie bezit nochtans een reserve aantalent en arbeidskracht die een samenleving zich niet kan permitteren om tenegerenTegelijk moeten migranten een culturele omslag willen maken enbeseffen dat emancipatie van vrouwen op de arbeidsmarkt wegen naar welvaartopent.

Je moet geen kernfysicus zijn om oplossingen te zienOpleiding en werk zijnnog altijd motoren voor welvaart en sociale opgangDus moet die opleidingnaar de arbeidsmarkt de kern vormen van elk toekomstig integratiebeleid.Inclusief taalverwervingja, maar dan niet op de uitsluitendedwingende manierwaarop taalkennis vandaag vaak een hindernis vormt voor een eerstearbeidservaring.

Om dat te laten lukken moet het integratiebeleid uit de traditionele cocon van socio-cultureel welzijnswerk gehaald wordenGeslaagde integratie is een 'harde'economische materieHet zal ons benieuwen of we deze maatschappelijkeprioriteit ook zo in het toekomstige Vlaamse regeerakkoord zullen terugvinden.

Bart Eeckhout
Chef Politiek

 

 

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