samedi 19 juillet 2014

Cinq fois plus de recours contre le CEB


Le Vif

Source: Belga 

Cent soixante recours ont été introduits cette année par des parents contre les décisions d'écoles de refuser d'octroyer le CEB (Certificat d'études de base) à leur enfant, soit cinq fois plus qu'en 2013 (30) et près du double du nombre maximal de recours introduits depuis l'instauration du CEB (87 en 2009), rapporte vendredi La Libre Belgique.


© Image GLobe

Le taux de réussite (93,27%) au Certificat d'études de base en 6e primaire en juin était le plus basenregistrés depuis 2009. Au vu des résultats, "on s'attendait à ce qu'il y ait davantage de recours, mais nous n'avions pas vraiment d'idée de ce que cela allait donner en termes de nombre", a commenté Martine Herphelin, directrice générale adjointe du Service général du pilotage du système éducatif. Le Conseil de recours se réunira pour examiner les cas contestés à partir du 16 août. 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DROIT DANS LE MUR

L’affaire tourne complètement à la farce : moins de 6 % des élèves de sixième primaire échouent aux épreuves du CEB, certificat d’école de base. Ce sont des chiffres staliniens qui impressionnent. Pure démagogie ! Mais ce qui frappe le plus c’est que le nombre de parents qui contestent l’échec de leurs enfants se soit multipliés par cinq. C’est dire que la valeur de ce diplôme est extraordinairement relative.

C’est dire que tout ce que nos dirigeants politiques ont été capables de nous proposer pour relever le niveau, c’est de rabaisser les exigences au ras du sol. Il ne faut pas être docteur en astrophysique pour comprendre que c’est le meilleur moyen de rater le rendez-vous avec l’avenir. Ajoutez à cela l’absence de toute réforme digne de ce nom dans le programme du nouveau gouvernement de communauté française et, plan Marshall ou pas, la Wallonie et Bruxelles vont droit au désastre. Ce n’est pas en engageant 750 hypothétiques enseignants pour assurer la remédiation à la petite semaine dans le primaire, à supposer qu’on les trouve, qui résoudra le problème. Une fois de plus : démagogie.  Nous nous sommes trompés d’analyse en imaginant qu’une alliance entre les socialistes et sociaux-démocrates déboucherait sur une réforme de l’école en profondeur. Apparemment il n’en est rien. Le seul objet de cette alliance est d’écarter pour cinq ans encore les libéraux du pouvoir et disposer de l’espace Wallonie-Bruxelles comme d’un fief où installer une armée de vassaux et d’obligés qui courbent l’échine comme de parfaits béni-oui-oui.

C’est parfaitement désolant.

MG

 

 

 

 

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