lundi 14 juillet 2014

De diversiteit van de Rode Duivels zou de rest van de samenleving tot voorbeeld mogen strekken


DM 


© Yann Bertrand.

Politiek moet niemand proberen de Rode Duivels te recupereren. Maar evenmin kun je ontkennen dat ze een duidelijk maatschappelijke boodschap in zich meedragen

Waar men gaat langs Vlaamse wegen, komt men vandaag zo goed als overal Belgische vlaggen tegen. Er moet daar een sociologische studie over te maken zijn. Uit mijn fietstochtjes leer ik alvast dat in de betere verkavelingswijken twee maanden geleden meer N-VA-borden in de voortuintjes stonden dan er vandaag tricolores hangen. In wijken met rijhuizen of sociale woningen is het dan weer net omgekeerd.

Ook duidelijk is het mechanisme van de sociale druk: blijkbaar wordt bij een bepaald aantal vlaggen in een straat een kritisch punt bereikt waarop zo goed alsiedereen zegt: 'Vooruit dan maar', en in de gekte meestapt.

Het zijn er in ieder geval veel meer dan in de dagen dat Belgische vlaggen werden uitgehangen als protest tegen een te lang aanslepende regeringsvorming. Maar daarom moet de Duivelsgekte niet meteen als een politiek gegeven beschouwd worden, zoals veel buitenlandse collega's me dezer dagen proberen te doen zeggen. De Rode Duivels als laatste beschermheren van een land dat op instorten staat, dat verhaaltje. Om te beginnen zal het nog een behoorlijk tijdje duren voor dit land echt uit elkaar valt - we hebben al veertig jaar nodig gehad om een simpel kiesarrondissement uit elkaar te halen - en mocht dat ooit gebeuren, dan zullen de Rode Duivels het echt niet tegenhouden.

Een directe impact op de Belgische staatsordening, laat staan de regeringsvorming moet dan ook niet verwacht worden, zelfs als we nog Argentinië en de Nederlanders verslaan.

Maar het klopt anderzijds natuurlijk wel dat een identiteit een geconstrueerde wereld is van gedeelde ervaringen, verhalen en historische gebeurtenissen. Alsjonge reporter zag ik in 1986 voor het eerst mensenmassa's op marktpleinen verzamelen ná de match, want grote beeldschermen bestonden nog niet.

Maar meejuichen en zich identificeren met de underdog die de grote naties voetballes gaf, en op die manier uitdrukking geven aan een Belgische identiteit: vandaag beleeft een nieuwe generatie krek hetzelfde. Het is puur emotioneel, niet politiek, maar het is er wel.

En dat de groep die het in gang zet bovendien een staalkaart is van het nieuwe stedelijke België, is ook een realiteit. Geen paspoorthoppers, maar allemaal ketten die hier geboren zijn, vloeiend meertalig, in alle kleuren van ebbenhout tot melkwit, een diversiteit die de rest van de samenleving tot voorbeeld zou mogen strekken.

Nee, politiek moet inderdaad niemand proberen de Rode Duivels te recupereren. Maar evenmin kun je ontkennen dat ze naast de meest getalenteerde generatie ooit, ook een duidelijk maatschappelijke boodschap in zich meedragen.

 

Mijn opmerking dat zowel Kompany , Witsel, Origi, Fellaini, Mirallas , Dembele Belgen zijn wordt hier gewoon niet gepubliceerd. Dit zijn Belgen, anders zouden ze niet voor de Belgische ploeg kunnen spelen.

(…)De diversiteit van de Duivels is gebaseerd op het simpele feit dat Wilmots de beste voetballers met Belgische nationaliteit nodig heeft.Dat is zijn enig selectiekriterium.Dat moet gewoon overal zo zijn,dus geen discriminatie,ook geen omgekeerde.

 

Naast politieke recuperatie, ook mediatieke recuperatie... Laat ik het anders stellen: mochten onze politici een fractie van het talent en van de team spirit van de huidige Rode Duivels hebben, dit land zou veel verder staan. Wie weet, misschien brengt de bevolking dan zelfs respect op voor hen. Helaas, de Marc Wilmots van de Belgische politiek wordt langs alle kanten gedwarsboomd.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE COSMOPOLITISME DES DIABLES


« Les diables rouges incarnent la diversité, une diversité qui résulte  du simple fait que Wilmots  veut recruter les meilleurs joueurs de nationalité belge. Soncritère de sélection ne peut être que celui-là. Cela devrait être le cas partout dans notre société, ce serait le contraire de la discrimination. Mais où sont les Marc Wilmots de la politique ? »

La diversité des diables devrait servir de modèle à la société belge.

On n’en est assez loin sans doute mais l’immense popularité des diables est de nature à transformer dans l’inconscient collectif le microcosme d’une équipe ethniquement mixte en un macrocosme belge du même acabit. C’est en cela, et en  bien d’autres choses que le foot est bien plus que simplement une version postmoderne du pain et des jeux à la romaine.

MG

 

 

GÉOPOLITIQUE DU FOOTBALL

JACQUES ATTALI SUR SON BLOG

 

Dans ce monde troublé, la phase finale de la 20ème Coupe du Monde de football pourrait faire oublier à certains les massacres (en Irak, en Syrie, en Afghanistan, en Ukraine), le chômage (en France et dans bien d’autres lieux ), la faim (qui tenaille plus d’un milliard d’hommes, de femmes et d’enfants à l’heure du sommeil), la crise du climat partout dans le monde, et la perte de sens de la vie pour presque tous les humains.

De fait, son déroulement plein de surprises (surtout pour ceux qui confondent la prévision de l’avenir avec la prolongation des tendances du passé) nous dit beaucoup sur l’état de notre monde, et donne des leçons sur ce qu’on peut en attendre et comment s’y mouvoir.

D’abord, sur le football proprement dit, elle nous rappelle qu’aucune équipe nationale n’est jamais en déclin irréversible (comme on le voit avec celle de la France) ; qu’aucune autre n’est non plus une puissance éternelle (comme le montrent l’Espagne et l’Angleterre) ; qu’une équipe rajeunie est toujours mieux placée qu’une autre, qui ferait trop confiance aux anciennes gloires (comme le montrent le Ghana et à l’inverse l’Espagne) ; qu’un encadrement de qualité, composé de pédagogues charismatiques, est essentiel au succès d’une équipe (comme le montrent les Allemands) ; que les supporteurs sont un moteur essentiel du succès d’une équipe, par l’énergie qu’ils apportent, comme le montrent les Argentins et les Brésiliens ; qu’une équipe capable d’attirer, et de retenir, des joueurs de haut niveau venus des milieux les plus dévalorisés, ou d’autres pays, est plus prometteuse qu’une autre comme le montre la France ; qu’aucun régime totalitaire n’a durablement une équipe de football de très haut niveau, comme le montre l’absence au Brésil de la plupart des dictatures de la planète, alors que celles qui se sont qualifiées, par les mystères diplomatiques de la FIFA, comme l’Iran, ne font pas bonne figure ; que des équipes éblouissantes surgissent de régions du monde négligées, avec d’autant plus de vitalité qu’elles sont devenues des démocraties et qu’elles disposent d’une société civile et d’une admiration de bon niveau (c’est ici le cas de l’Amérique Latine et d’un des seuls pays véritablement démocratiques d’Afrique sub-saharienne, le Ghana) ; enfin, que des nouvelles technologies, en particulier le cloud computing et le big data, sont en train de révolutionner ce sport, permettant, par une hyper surveillance des équipes adverses, de tout connaître de leurs comportements probables, joueur par joueur, pour en déduire des stratégies, comme l’expérimente en ce moment l’équipe allemande.

Si ces conclusions sont fondées, la France et les Etats-Unis devraient être, à terme, et pour longtemps, les plus grands pays du football.

Et si l’on veut extrapoler, les leçons sont claires : aucun pays n’est jamais en déclin irréversible. Il lui suffit pour se redresser de donner toute leur place aux jeunes, de ne pas hésiter à leur confier des responsabilités, de s’assurer d’une parfaite égalité des chances entre les divers groupes sociaux ; d’attirer les talents venus d’ailleurs ; d’utiliser les nouvelles technologies, sans craindre de bouleverser des habitudes ancestrales. Enfin de confier aux anciens les plus compétents et les plus charismatiques le soin de créer un lien social, une confiance, un enthousiasme, un désir de vaincre, un projet pour la nation.

Selon ces critères, la France est le pays le plus prometteur d’Europe, si elle sait oser le neuf, confier les manettes de l’action aux jeunes, bouleverser sa classe politique, et rester plus accueillante aux étrangers que ne le sont ses voisins.

A moins qu’un jour, conformément à la logique de la globalisation marchande, les nations perdent leurs sens et que ne s’affrontent plus, dans un sport réduit à un pur spectacle commercial, des équipes de marques, sans relation avec une ville ou un pays ; oubliant les valeurs du sport.

Face à ces promesses et ces menaces, il ne sert à rien d’être optimiste ou pessimiste : nous ne sommes pas des spectateurs du mouvement du monde, mais des joueurs. Seuls les spectateurs peuvent se contenter d’être optimistes ou pessimistes. Les joueurs, eux, ne sont jamais ni l’un ni l’autre. Ils jouent.

 

 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

FAITES VOS JEUX ; RIEN NE VA PLUS.

LES ALLEMANDS ONT GAGNE 



Jacques Attali une fois de plus, arrive à nous surprendre par l’agilité de son intelligence en utilisant la coupe du monde comme métaphore de notre temps.

Retenons de cet exercice époustouflant : « qu’un encadrement de qualité, composé de pédagogues charismatiques, est essentiel au succès d’une équipe comme le montrent la formidable victoire de l’équipe allemande. C’est dire de la façon la plus explicite qu’il ne suffit pas de sélectionner des talents, encore faut-il recourir à la plus fine des pédagogies pour en faire des gagnants. » Ne faut-il pas y voir le but de toute éducation, de tout enseignement réussi?

L’éditorialiste du Frankfurter Allgemeine ne dit pas autre chose ! « Cette magnifique victoire est tout sauf un miracle. C’est le résultat d’une quête acharnée de succès, d’un long effort planifié avec le plus grand soin sous le signe de la rigueur. Ce triomphe est le fruit d’un travail de dix années qui a exigé un niveau élevé d’investissement en termes de  formation, de technique, de recrutement et de mobilisation de compétences diverses et variées ».

C’est aussi le triomphe- comme la belle performance des diables- d’une équipe interculturelle qui dialogue pour se souder et forger sa vision commune avant de marquer des goals.

Retenons également « que les supporteurs sont un moteur essentiel du succès d’une équipe, par l’énergie qu’ils apportent, comme le montrent les Argentins et les Brésiliens. » Ce que précisément nous pouvons reprocher à nos politiciens belges mais aussi européens de manière générale, c’est de ne pas savoir capter, mobiliser, et canaliser les immenses réservoirs d’énergie que sont la jeunesse de nos pays. A quand une équipe de foot européenne ?

Retenons enfin « qu’une équipe capable d’attirer, et de retenir, des joueurs de haut niveau venus des milieux les plus dévalorisés, ou d’autres pays, est plus prometteuse qu’une autre comme le montre la France ; qu’aucun régime totalitaire n’a durablement une équipe de football de très haut niveau, comme le montre l’absence au Brésil de la plupart des dictatures de la planète, alors que celles qui se sont qualifiées, par les mystères diplomatiques de la FIFA, comme l’Iran, ne font pas bonne figure. »

Constatons pour conclure que « des équipes éblouissantes surgissent de régions du monde négligées, avec d’autant plus de vitalité qu’elles sont devenues des démocraties et qu’elles disposent d’une société civile et d’une administration de bon niveau (c’est ici le cas de l’Amérique Latine et d’un des seuls pays véritablement démocratiques d’Afrique sub-saharienne, le Ghana) ;

 

Et si l’on veut extrapoler, les leçons sont claires : aucun pays n’est jamais en déclin irréversible. Il lui suffit pour se redresser de donner toute leur place aux jeunes, de ne pas hésiter à leur confier des responsabilités, de s’assurer d’une parfaite égalité des chances entre les divers groupes sociaux ; d’attirer les talents venus d’ailleurs ; d’utiliser les nouvelles technologies, sans craindre de bouleverser des habitudes ancestrales.

 

Face à ces promesses et ces menaces, il ne sert à rien d’être optimiste ou pessimiste : nous ne sommes pas des spectateurs du mouvement du monde, mais des joueurs. Seuls les spectateurs peuvent se contenter d’être optimistes ou pessimistes. Les joueurs, eux, ne sont jamais ni l’un ni l’autre. Ils jouent. »

Un Belge sur deux a regardé le match qui opposait les diables rouges à l’équipe américaine et ensuite aux Argentins. 11 sportifs de haut vol ont tenu en haleine 4 millions de téléspectateurs belges buveurs de bière et bouffeurs de chips. C’est sidérant. Ne sommes-nous pas en droit d’attendre la même chose de la classe politique ? L’équation, gagnante c’est 4 millions de téléspectateurs passifs pour onze acteurs actifs de leur propre vie ?

L’hystérie collective est tombée comme un soufflé lorsque les diables furent vaincus par une équipe plus forte. Les 4 millions de supporters passifs ont rangé leurs drapeaux, leurs perruques et leur maquillage aux trois couleurs pour retrouver la monotonie de leur quotidien. Certains sont partis en vacances d’autres se consoleront en vidant d’autres bacs de bière. Ce qui nous manque, à nous autres Européens, c’est un grand dessein qui, à la manière du rêve américain, nous donne envie d’être supporters d’une Belgique, d’une Europe qui gagne tous les jours sur tous les terrains de la vie économique et sociale. On en est vraiment très loin.

MG

 


© AFPSein Tor entschied das Finale: Mario Götze


WALL STREET JOURNAL: ‘PARCOURS RODE DUIVELS HEEFT VOOR BOOST NATIONALE TROTS GEZORGD’

De Standaard| Bron: The Wall Street Journal

 

Supporters voor België in Antwerpen tijdens de match tegen Rusland. Foto: AP

Het contrast tussen de Vlaamse vlaggen bij de verkiezingen van 25 mei, en de Belgische vlakken tijdens het WK voetbal ontgaat ook buitenlandse media niet. ‘In het land van het surrealisme is het niet vreemd te supporteren voor het nationaal team, terwijl je het einde van de natie als doel heb’, klinkt het in de Amerikaanse krant The Wall Street Journal.

De krant haalt aan hoe ons land in zwart, geel en rood gekleurd wordt: van het Atomium tot bussen en kapperszaken. ‘Herva, een Belgische vlaggenmaker heeft dit jaar al 124.000 Belgische vlaggen verkocht. In 2002, toen het land zich laatst voor het WK plaatste, waren dat er nog geen 2.000.’ Komiek en tv-maker Lieven Scheire wordt geciteerd: ‘Een paar weken geleden hing het land vol met Vlaamse vlaggen. Intussen zijn we van gedacht veranderd, en hangt overal een Belgische vlag.’

SEPARATISTEN

N-VA-stemmers worden in de krant steevast als ‘separatisten’ gezien. ‘Het Franstalige deel van ons land neemt ons enkel geld af, en doet er niks voor terug’, wordt ook Van Den Bosch geciteerd. Maar de krant stelt tegelijk vast dat hoewel de N-VA de verkiezingen won, voorzitter Bart De Wever nog geen coalitie kon realiseren.

Volgens de krant is het ‘in het land van het surrealisme - René Magritte is van hier - het helemaal niet vreemd om te supporteren voor het nationaal elftal, terwijl het je doel is om de natie te splitsen’. Daar is N-VA-woordvoerder Joachim Pohlmann het ook mee eens. ‘Veel van onze leden steunen de Rode Duivels.’ Hij vindt zijn partij zelfs vergelijkbaar met de nationale ploeg op het WK: ‘buitenbeentje van de groep’.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

124.000 DRAPEAUX BELGES VENDUS

La Belgique est le pays du surréalisme où vit un peuple de schizophrènes, qui tantôt agite une mer de petits drapeaux jaunes à gueule de lion, tantôt, et ce sont sans doute les mêmes, se précipitent pour acheter 124.000 drapeaux sponsorisés par la firme Jupiler et les arborent ensuite à leurs fenêtres. Voyons-nous désormais sur la route du tour de France plus de drapeaux belges que de drapeaux flamands lesquels se regroupent généralement à l’arrivée des sprinteurs ? Mais qui nous dira enfin ce que c’est que d’être belge. Et l’on comprend qu’un arabe, un Turc ou en Persan puissent se demander : comment peut-on être belge ?

MG

 

 

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