mercredi 9 juillet 2014

Formation flamande: du sable dans l'engrenage


BELGA Le Vif

 

DES TENSIONS FONT SURFACE ENTRE LA N-VA ET LE CD&V

Des tensions ont émergé au grand jour mardi entre la N-VA et le CD&V qui abordent depuis samedi les difficiles écueils budgétaires de la formation du gouvernement flamand. La première déplore le tempo jugé trop lent des négociations, le second critique des propositions d'économies "irréfléchies" des nationalistes flamands. Les trois premières semaines de négociations entre la N-VA et le CD&V ont été frappées du sceau de la discrétion, chacun s'attachant à affirmer la "bonne atmosphère" de travail.

Mais du sable semble s'être glissé dans l'engrenage depuis que les négociateurs ont abordé samedi dernier les difficiles choix budgétaires.

"Ceux qui pensaient que cette formation de gouvernement se passerait comme toutes les autres se sont trompés. N'oubliez pas qu'il faut clarifier beaucoup de points importants avec les nouvelles compétences, comme les allocations familiales ou le bonus logement", a commenté une source CD&V à l'agence Belga.

Dans l'entourage de la N-VA, c'est le tempo des négociations qui fait grincer les dents. "Pour nous, ça pourrait aller un peu plus vite", commentait-on, alors que l'échéance symbolique du 11 juillet - date de la fête de la Communauté flamande - ne semble désormais plus tenable.

Les chrétiens-démocrates flamands démentent toute manoeuvre de retardement. On réfute aussi l'idée que le parti ralentirait les pourparlers afin de clarifier les incertitudes planant sur l'avenir de sa figure de proue Kris Peeters.

Et l'on contre-attaque: les propositions d'économies avancées par la N-VA - surtout celles portant sur les pouvoirs publics - sont jugées "insuffisamment réfléchies".

Et le CD&V de citer l'enseignement ou les provinces. "Ils veulent des coupes importantes voire une suppression, sans dire par quoi l'on remplace ni spécifier les instances qui reprendront ces missions. A la place des provinces, ils proposent 23 territoires régionaux. Mais avec quelles missions? Et s'il s'agit des mêmes tâches que les provinces, où est l'économie?", s'interroge un CD&V.

"La suppression des provinces, est-ce vraiment la grande priorité de la Flandre? Et puis une telle suppression ne pourrait intervenir avant 2018 (année des prochaines élections communales et provinciales, ndlr), donc il n'y aura pour ainsi dire pas d'économies à ce niveau dans les quatre prochaines années", fait valoir un autre centriste.

"Ils pensent que parce qu'ils sont le plus grand parti, ils peuvent tout engranger, mais ce n'est pas ainsi que ça marche", commente l'un. "Nous n'avons pas envie de n'être qu'à la remorque" de la N-VA, ajoute un autre.

Chez les démocrates-chrétiens flamands, on s'interroge désormais ouvertement sur le projet de fond de la N-VA, le "grand récit" que les nationalistes veulent donner à un gouvernement avec le CD&V.

"Les gouvernements précédents avaient toujours leur histoire dominante. Pensez à la 'Kleurennota' (la note du libéral Patrick Dewael lorsqu'il était ministre-président flamand au début des années 2000, ndlr), ou à Vlaanderen in Aktie (les plans du ministre-président sortant Kris Peeters) sur les deux derniers gouvernements."

Plus apaisantes, d'autres sources dans les deux camps rappelaient que des négociations n'avancent jamais sans tensions, surtout lorsqu'elles abordent leur phase de conclusion. La plupart des sources estimaient d'ailleurs que les deux partenaires finiront pas s'entendre.

Mais l'une ou l'autre voix dissonante ne se taisent plus: "JE SUIS QUAND MÊME RELATIVEMENT PESSIMISTE. S'IL N'Y A PAS DE PERCÉE DANS LA SEMAINE ET DEMIE À VENIR, JE N'EXCLUS PAS UN ÉCHEC", osait ainsi un CD&V.

"Si vraiment un compromis ne peut être trouvé, il n'est naturellement pas exclu que l'on doive chercher une autre formule. Mais il est bien trop tôt pour cela. Je nous vois encore aboutir", relativisait un autre.

Quoi qu'il en soit, l'agenda du groupe central des négociateurs n'est pas fixé. Ces lundi et mardi, seuls les groupes techniques ont oeuvré.



FORMATION FÉDÉRALE: CHARLES MICHEL MULTIPLIE LES CONTACTS DANS LA DISCRÉTION

BELGA  Le Vif

 

"ON N'Y EST PAS ENCORE"

L'informateur royal Charles Michel multipliait contacts informels et autres rencontres dans la plus grande discrétion en ce début de semaine, en vue de son rapport au roi attendu pour lundi prochain, se contentait de commenter mardi son entourage. 

La mission royale du président du MR avait été prolongée vendredi 4 juillet dernier, après sa désignation comme informateur le 27 juin, deux jours après que l'ex-informateur Bart De Wever eut échoué à jeter les bases d'une majorité de centre-droit (N-VA, MR, CD&V, cdH).

Ce week-end, le président en titre du PS Elio Di Rupo a pronostiqué la constitution d'un gouvernement wallon avec le cdH avant la fin du mois de juillet. La conclusion d'accords dans les entités fédérées réduirait-elle la marge de manoeuvre de M. Michel ? "On n'y est pas encore", commente-t-on prudemment au MR, où l'on a opté pour la plus grande discrétion depuis le début de la mission royale.

 

FORMATION BRUXELLES: ON CONTINUE DE PROGRESSER

BELGA Le Vif


LES TRAVAUX SONT SUSPENDUS POUR UNE QUESTION D'AGENDA

Les négociateurs bruxellois (PS-FDF-cdH et Open Vld-sp.a-CD&V) ont interrompu leurs discussions mardi en fin de journée pour des questions d'agenda mais ils ont enregistré de nouveaux progrès dans la rédaction d'une future déclaration de politique générale qui devrait les engager pour la législature, a-t-on appris à l'issue de la réunion. 

Les travaux reprendront mercredi à 9h00, et s'achèveront au plus tard à 19h00. Le menu principal du jour portait principalement sur le chapitre intitulé "révolutionner la gouvernance".

Les partenaires de discussion se sont notamment mis d'accord, en cours de réunion, sur les structures à modifier, voire à mettre en place en matière d'Aménagement du territoire, et de Tourisme, a-t-on indiqué dans l'entourage des négociateurs.

Ceux-ci ont également accordé leurs violons sur le cadre de la future réforme de la fiscalité régionale programmée pour 2017. Le sujet avait été abordé une première fois samedi dernier.

Ils doivent encore aborder le volet sécurité de la note de la formatrice Laurette Onkelinx et, vraisemblablement jeudi, procéder à la relecture de certaines parties du texte.

Le travail en profondeur se fait dans le détail, phrase par phrase, parfois mot par mot, mais l'atmosphère reste "très bonne", a estimé mardi une personne participant à la réunion du jour.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

TOUT VA TRES BIEN MADAME LA MARQUISE


Si on résume, tout va très bien en dehors de la formation du gouvernement flamand et de gouvernement fédéral. En d’autres termes : tout est bloqué sauf à Namur et à Bruxelles. Bref la Belgique est en panne.

LES CONTRADICTION DU PS

Il n’est pas indifférent de regarder la crise de régime que nous traversons d’un point de vue de la communauté flamande, en l’occurrence celui des jeunes libéraux comme nous y invite Alexander Casier (Politiek Secretaris LVSV Brussel Liberaal Vlaams StudentenVerbond)

« Dès que la N-VA évoque la moindre velléité de discours communautaire, aussitôt le PS se raidit et exige la formation d’une tripartite qui soit le prolongement du gouvernement papillon.

En agissant avec grand empressement pour conclure son alliance, le bloc PS/CDH ne risque –t-il pas d’apparaître, de facto, comme le fossoyeur de la Belgique fédérale telle que nous la connaissons ? »

Casier ne comprend pas le premier ministre démissionnaire qui semble persuadé « qu’à l’issue des élections fédérales du 25 mai le CD&V et  l‘Open VLD auraient dû bondir d’enthousiasme pour reconduire la tripartite qui a ses faveurs. Le fringant Elio s’était  assurément imaginé que Bart de Wever allait d’entrée de jeu exiger un agenda communautaire comme à l’issue des précédentes élections. Le président de la N-VA surprit tout le monde  en gommant de sa note d’informateur la moindre allusion aux dossiers communautaires pour se focaliser essentiellement sur les priorités socio-économiques. De fait, la priorité du Open VLD ne va absolument pas vers une tripartite classique aussi longtemps que l’hypothèse d’une coalition dite « kamikaze » (N-VA, CD&V, VLD et MR) reste envisageable.

Dans le contexte actuel seule une menace des marchés financiers ou la crainte de devoir aller vers de nouvelles élections justifieraient la formation précipitée d’une tripartite. On en est loin. On semble donc engagé dans une interminable  aventure qui pourrait prendre des mois.

On pensait jusqu’ici que toute négociation avec la N–V A était de facto vouée à l’échec. Dès le moment où ce même parti se contente de mettre ses exigences socio-économiques sur la table, tout devient différent. Tout au plus peut-on désormais qualifier les nationalistes flamands d de libéraux ultras, de thatchéristes ou de hardis Tea Parties . En effet, ils exigent une réflexion sur l’index, une limitation des allocations de chômage dans le temps et un assainissement hardi des finances publique, toutes mesures qui, du reste, sont d’application depuis plusieurs années dans les pays nordiques et singulièrement en Allemagne.

Imaginons par hypothèse que le parti de Bart de Wever soit écarté de la prochaine coalition fédérale, malgré son renoncement à son agenda communautaire. Il s’en suivrait pour la Flandre un grand désarroi : quelle serait la légitimité des voix flamandes si les  deux tiers de l’électorat qui a voté à droite se voyaient refuser la conclusion d’une coalition de centre-droit sans agenda communautaire ?

Déçus et frustrés ces électeurs considèreraient que le modèle de concertation à la belge a atteint ses limites non seulement sur le plan communautaire -comme le pensait déjà Yves Leterme en 2007- mais également sur le plan socio-économique.

Si on additionne les résultats cumulés  de la N-VA, du  CD&V et de  l’open VLD on comprendra que cet électorat qui exige des réformes de structure acceptera difficilement le diktat du bloc PS/CDH-( 45% des voix francophones et une progression en sièges grâce à l’éparpillement des voix sur des petites listes non représentées au parlement )

Clairement, l’alibi communautaire ne saurait plus être utilisé par le binôme  francophone pour exiger une nouvelle tripartite.

Si d’aventure la N-VA devait quitter la table des négociations, à cause d’un agenda socio-économique jugé trop libéral, il est bien clair

que en rejoignant une tripartite classique aujourd’hui le Open VLD se ferait hara-kiri demain. Cela voudrait dire en effet qu’un parti qui s’affirme libéral sans en porter le nom ne pourrait pas participer à la tripartite alors que le parti libéral labellisé y serait invité. Ce serait faire un cadeau en or pour la N-VA laquelle capitaliserait les voix libérale et chrétienne-démocrate au prochain scrutin. »

UN 21 JUILLLET MAUSSADE ?

Reste alors la question clé : mais pourquoi donc le PS se montre-t-il aussi acharné à reconduire la tripartite ?

« Le PS d’Elio Di Rupo est le seul des trois partis de la grande coalition qui ait perdu des voix, notamment au profit du PTB. De plus les syndicats socialistes ne semblent pas trépigner à l’idée de reconduire la tripartite. Se pourrait-il que le  PS soit obnubilé par la conquête de postes ministériels au fédéral ; désire-t-il battre le record du CVP qui fut aux affaires sans interruption de 1955 à 1999 ?

Quelle que soit l’issue, le parti de De Wever sera du côté des vainqueurs : soit il fera partie d’une coalition de centre-droit imposant des réformes de structure réclamées à cor et à cri par l’opinion flamande, soit il rejoindra l’opposition en ayant fait la démonstration de sa volonté de concessions, de consensus et de compromis à la belge. Habile ! En cas de reconduction de la tripartite, les réformes de structure seront repoussées aux calendes grecques et le bloc PS/CDH passera immanquablement aux yeux de l’opinion flamande  pour le fossoyeur de la Belgique.

En 2019, la  N-VA aura beau jeu de ressortir son arsenal communautaire dans une campagne qui risque d’être d’une dureté inouïe. Il lui sera facile d’affirmer qu’il n’y a plus consensus possible dans la fédération Belgique… En martelant un tel discours pendant cinq ans au Parlement et dans les médias flamands, les nationalistes flamands pourront puiser largement dans le grand réservoir de l’électorat des déçus centristes de l’Open VLD et du  CD&V.

Un tel scénario offrirait à la N-VA son meilleur résultat jamais enregistré et ce avec la complicité du PS et surtout celle du CDH. »

Du côté francophone, plus encore que dans le camp flamand, on redoutait le scrutin du 25 mai 2014. Certains pensaient qu’on verrait beaucoup plus clair dès le 25 mai. On constate aujourd’hui qu’il n’en est rien et que la situation paraît sinon bloqué du moins particulièrement complexe de par le choix délibéré et précipité du parti socialiste wallon de faire alliance avec un CDH vassalisé et lobotomisé. En prenant le CDH en otage, Elio Di Rupo a carrément mis la Belgique en comas technique.

Il y a de fortes chances que le gouvernement flamand ne sera pas formé avant la date symbolique du 11 juillet, que le gouvernement fédéral ne sera pas constitué avant la date taboue du 21 juillet ce qui gâchera notre fête nationale qui ne sera ni celle de la victoire de nos diables rouges nationaux, ni un premier anniversaire festif de l’abdication d’Albert II et du serment constitutionnel de son fils. Ce sera donc au 21 juillet maussade, sans marée de drapeaux belges, on commence à les retirer dès à présent, sans la présence d’Albert le débonnaire devenu l’éternel bougon contestataire, sans gouvernement fédéral mais avec un Elio Di Rupo tout sourire arborant un nœud pap écarlate -mais sans pins belge à la boutonnière-  et une Lorette Onkelinx rayonnante dans sa robe neuve de ministre présidente bruxelloise. Il y a peu de chances que le peuple des supporters ressorte ce jour-là les perruques tricolores, les tenues de stade excentrique ou la trousse de maquillage aux trois couleurs nationales. Il risque d’y avoir très peu de Belges derrière les barrières Nadar pour voir défiler les Belges en uniforme sous la drache nationale.

MG

 

 

 ZODRA N-VA HET COMMUNAUTAIRE BOVENHAALT, STAAT PS KLAAR MET DE KLASSIEKE TRIPARTITE

Zodra N-VA het communautaire discours bovenhaaltstaat de PS klaar om eenklassieke tripartite te vormenschrijft Alexander Casier (LVSV). 'Maar danwordt het PS/CDH-blok de werkelijke doodgraver van het federale België.'

'In elk ander normaal land had de regering verder gedaan', het is een uitspraakdie je op de eindejaarsconference van Geert Hoste zou verwachten, maar nietvan iemand die een regering moest leiden (en nog steeds leidt) met enkelepartijen die slechts uit absolute noodzaak en hoogdringendheid bereid zijngeweest om deel te nemenOntslagnemend premier Elio Di Rupo (PS) kanonmogelijk zo naïef zijn geweest om vóór (of kort na) de verkiezingen werkelijkte geloven dat de voorkeur van CD&V en Open VLD zou uitgaan naar eenverderzetting van de klassieke tripartite. Wellicht hadden de Franstaligesocialisten gehoopt dat N-VA meteen na 25 mei een communautaire agenda optafel zou leggen, en zichzelf binnen een paar weken eraf zou rijdenOud-informateur Bart De Wever (N-VA) is wel iets slimmer geweest.

Meer zelfsals N-VA het communautaire luik tijdens deze formatie helemaalachterwege laatkan het lang tot zeer lang duren vóór CD&V haar Vlaamsepartner zal lossen.

En ook bij Open VLD gaat de voorkeur niet uit naar een klassieke tripartite,zolang er een kans bestaat op een rechtse coalitie met N-VA, CD&V en MR. Pasals de dreiging van de financiële markten of van, God beware onsnieuweverkiezingen er komtzullen beide partijen wellicht tot de vorming van eennieuweklassieke tripartite bereid zijn. Maar tegen die tijd zijn we al minstenseen half jaar verder, en blijft de democratie in het noorden van het land achtermet een nog veel groter probleem dan dat van 2011, toen de vorige tripartitewerd gevormd.

Tot nu toe werd immers aangenomen dat onderhandelingen met N-VA altijd opeen mislukking zullen uitdraaienenkel en alleen omwille van hetcommunautaire discours van de partijAls zou blijken dat er nu ook opsociaaleconomisch vlak geen mogelijkheid meer is om federaal met N-VA teregerendan krijg je een heel ander verhaal.

Die sociaaleconomische doelstellingen van de Vlaams-nationalisten klinken insommige kringen misschien 'ultraliberaal' (indexaanpassingbeperken van dewerkloosheidsuitkering in de tijdgrondige sanering van de overheidsfinanciën, ...), maar de realiteit is dat het merendeel van die maatregelen al jaren deeluitmaken van het beleid in alle ons omringende landenStel dat N-VA niet in devolgende federale regering zit, ondanks het inslikken van haar communautaireagenda, dan blijft Vlaanderen achter met een onoverbrugbaar dilemma. Als zelfsde vorming van een iets rechtsereBelgische regering (zonder communautaireagenda) al onmogelijk blijktwat is de stem van zowat twee derden van hetVlaamse electoraat dan eigenlijk nog waard?

 

CADEAU VAN RUTTEN EN CO AAN N-VA

In de perceptie zal het federale overlegmodel dan niet alleen op communautairvlak zijn limieten hebben bereiktzoals Yves Leterme al in 2007 aangafmaarevengoed op het sociaaleconomischeVoor Open VLD en zelfs CD&V is deeconomische agenda van N-VA immers meer dan bespreekbaarHet totBeweging.net omgevormde ACW kan misschien wat moeilijk doen, maar daarblijft het in principe ook bij. Als een meerderheid in Vlaanderen (zelfs eentweederdemeerderheidals je het procentuele resultaat van N-VA, CD&V en Open VLD samentelt) nu en in de toekomst blijft stuiten op het PS/CDH-blokom economische hervormingen door te voeren die niets te maken hebben methet communautaire, zullen wellicht nog meer kiezers dan nu al het geval is daarhun conclusies uit trekkenVoor de volledigheiddat PS/CDH-blok beschikt inWallonië niet eens over 45% van de stemmen, maar behaalt altijd eenzetelmeerderheid omwille van de enorme versnipperingwaardoor de meestepartijen er nooit in de buurt van de kiesdrempel raken.

Het communautaire kan niet langer als excuus worden gebruikt door deFranstalige partijen. Als N-VA niet zelf de onderhandelingstafel verlaat, kan zeer enkel worden afgereden omwille van een zogenaamde 'te liberale'sociaaleconomische agenda. In zo'n scenario zou het voor Open VLD quasielectorale zelfmoord zijn om tot een nieuweklassieke tripartite toe te treden.Een partij die zichzelf niet eens liberaal noemtzoals N-VA, zou niet mogenmeedoen omdat ze economisch te rechts is, maar de eigenlijke liberale partij zouwel mogen deelnemenEen groter cadeau zouden Gwendolyn Rutten en co N-VA niet kunnen geven, met het oog op de volgende verkiezingen.

 

WAAROM WIL DE PS DIE TRIPARTITE?

Ondertussen blijft het een raadsel waarom de PS een verderzetting van dieklassieke tripartite  graag wil. De regering-Di Rupo en het premierschaphebben de partij een terugval van vijf procent bezorgd in de voorbijeverkiezingen. De PS is de enige regeringspartij die zetels heeft verloren op 25mei, en ironisch genoeg profileert ze zich als de grote voorstander van eenverderzetting van de vorige coalitie.

Bovendien voelen de Franstalige socialisten nu meer dan ooit de hete adem van de neomarxistische PTB - met twee verkozenen in de Kamer - in de nekOokeen verdere vervreemding van de Waalsesocialistische vakbond lijkt reëel ineen nieuw tripartitescenarioGaat het de PS dan echt om die paarministerposten, om het symbool van machtsuitoefening of om het regeerrecordvan de CVP (41 jaar onafgebrokentussen 1958 en 1999) te verbreken?

Hoe het ook afloopt, de partij van De Wever kan bijna niet verliezen: zit ze tochin de regeringdan zal het met doortastende economische hervormingen moetenzijn. Het achterwege laten van communautaire eisen kan dan als een levensgrotetoegeving worden verkocht en als het ultieme bewijs van compromisbereidheid, maar eigenlijk kan N-VA niet andersvanaf het moment dat de partij hetinstitutionele discours bovenhaaltstaat de PS klaar om een klassieke tripartite tevormen.

Zit N-VA niet in de volgende regeringdan komen die hervormingen erhoogstwaarschijnlijk ook niet en staan de Vlaamse partijen die wél regeren methun broek tot op de enkelsZo wordt het PS/CDH-blok de werkelijkedoodgraver van het federale België.

Een N-VA in de oppositie kan in 2019 opnieuw een zeer communautair getintecampagne voerenveel meer dan in de afgelopen verkiezingen. Het uitgangspuntwordt dan immers duidelijkals zelfs de vorming van een rechtsereBelgischeregering met een (zeerruime meerderheid in Vlaanderen niet meer kanwijstdat er duidelijk op dat de tegenstellingen binnen de Belgische federatie gewoonniet meer te verzoenen vallen.

Als de Vlaams-nationalisten dat verhaal gedurende vier-vijf jaar helder kunnenbrengenwacht er in 2019 nog een heel reservoir aan teleurgestelde, (centrum)rechtse Open VLD- en CD&V-kiezersIn zo'n scenario heeft N-VAhaar grootste overwinning mogelijk nog niet geboekt. Met dank aan PS envooral CDH.

Knack.be-nieuws

 

 

 

 

 

Aucun commentaire: