jeudi 3 juillet 2014

La formation des futurs enseignants laisse à désirer


BELGA 


BELGIQUE

La qualité de la formation ou le sous-équipement figurent parmi les lacunes pointées dans le rapport de l'Agence pour l'évaluation de la qualité de l'enseignement supérieur portant sur la formation des instituteurs de l'enseignement primaire. Des déficiences dans l'organisation des stages sont ainsi soulignées, rapporte Le Soir jeudi. Parmi les points positifs, le comité d'experts se félicite du soutien et de la disponibilité des enseignants formateurs. Il déplore néanmoins leur "manque de formation psychopédagogique" ainsi que le "carcan" que représente la grille horaire dans la formation.

Le sous-équipement criant de la filière pose également question selon l'agence. "Quelques sections travaillent encore dans des conditions indignes d'un enseignement supérieur de qualité", dénonce-t-elle.

Les auteurs du rapport s'inquiètent également de la baisse du nombre d'étudiants, qui est passé sous la barre des 5.000 depuis quelques années, alors que la profession est déjà reconnue comme un métier en pénurie.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UN ENSEIGNEMENT AU RABAIS, DU FOOT À GOGO ET DE LA CONSOMMATION BAS DE GAMME


A force de commenter l’actualité interculturelle au sens large sur ce blog, je finis par avoir l’impression de radoter et de taper sans relâche sur les mêmes clous : singulièrement sur le clou rouillé et tordu de l’enseignement en Communauté française. Mais il se trouve que la réalité éditoriale ne me dément pas, que du contraire. La Communauté française est malade de son enseignement et plus encore des hauts fonctionnaires qui la dirigent et qui sont à la botte du pouvoir politique. Les politiques veulent nous faire croire que seulement 7 % des enfants sont inaptes à rejoindre l’enseignement secondaire. La réalité est toute autre quand on observe les chiffres dramatiques de redoublement et de décrochages dans l’enseignement secondaire. À l’université, en première candidature de médecine :seulement 10 % des étudiants réussissent. C’est dire si on se moque de nous. « Le pilotage de notre système éducatif est visiblement moins intéressant qu'une guéguerre des parcs animaliers pour l'adoption d'un couple de pandas. Quel avenir réservons-nous à notre jeunesse ? Un appauvrissement culturel programmé. »

Qui dit cela ? Le collectif des inspecteurs lauréats et ils ajoutent, très en colère : « L'enseignement nous concerne tous : parents, élèves, enseignants, chefs d'entreprise, administrations publiques... N'a-t-il pas été déclaré comme priorité dans le Plan Marshall 2022 ? Ne fait-il pas, et le plus souvent dans des circonstances malheureuses, l'objet de l'attention des médias ? Comment croire au redressement de notre Fédération sans un enseignement solide ? »

Oui, en effet, nous touchons ici le tendon d’Achille de WalloBrux.

Et les joyeux frondeurs d’ajouter : « Nous accusons les politiques d'avoir laissé perdurer depuis plus de 10 ans un système de désignation politique des inspecteurs, hors de tout contrôle démocratique, basé sur le copinage. En effet, il est moins important aux yeux de nos décideurs d'avoir pu prouver quelque chose que d'être l'ami d'un député, posséder la carte du bon parti au bon moment. Notre belle Constitution ne garantit-elle pas des chances d'accès égal à tous les citoyens de ce pays ? »

Il serait temps de regarder les choses en face. Es’emparant du poste de pilotage de la région wallonne et de la région bruxelloise, le PS et le CDH nous promettent deux choses : un enseignement au rabais qui fait réussir tout le monde, singulièrement son électorat fragilisé, et l’opium d’une société d’hyper consommation et de divertissement à grand renfort de sports de ballon à haute audience télévisée sponsorisée par une célèbre marque de bière wallonne.

C’est exactement de cela que la Flandre ne veut pas. Elle l’a dit de la façon la plus claire par la voix de 60 % de ses électeurs. Elle le répète par la voix du chef de parti qui en a récolté plus de 30 %. Oui, c’est cela la partie de bras de fer qui se joue actuellement tandis que les Belges du Nord et du Sud s’en vont oublier leur souci sur les plages méditerranéennes. Il est à redouter, au train où vont les choses, qu’elle ne se résolve sous la forme d’une grande coalition fédérale, prélude fatal à la mise en place du scénario confédéral auquel le parti socialiste d’Elio Di Rupo semble s’être résigné.

La météo est au beau fixe, la météo politique annonce un typhon.

MG

 

FINALEMENT, 93% DE RÉUSSITE AU CEB

BELGA 


Sur les 48.010 élèves inscrits en sixième primaire au cours de l'année scolaire qui vient de s'achever, 93,27% ont finalement obtenu leur CEB (Certificat d'études de base), selon les chiffres consolidés livrés mercredi par l'administration de l'enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 88,16% des élèves l'ont obtenu après avoir réussi l'épreuve organisée fin juin, et 5,11 % sur décision de l'école, conformément à la législation en place qui permet aux écoles de décerner un CEB sur base des résultats de l'élève au cours de deux dernières années.

"On constate que le nombre de CEB attribués de cette manière par les écoles varie en fonction du taux de réussite à l'épreuve. Les écoles régulent donc partiellement les écarts entre les résultats à l'épreuve d'une année à l'autre", note l'administration dans un communiqué mercredi.

En 2013, le taux d'obtention du CEB avait atteint 97,3 % en 2013, contre 95,10 % en 2012.

Parmi les 48.010 élèves de 6e primaire inscrits, 47.667 ont présenté l'entièreté de l'épreuve cette année et 42.324 l'ont réussie, soit un taux de réussite de 88.79%, selon les chiffres consolidés livrés mercredi.

Pour réussir l'épreuve, les élèves devaient pour mémoire obtenir au moins 50% des points dans les trois disciplines évaluées: le français, les mathématiques et l'éveil (sciences, histoire et géographie).

La délivrance du CEB à un élève lui permet d'accéder à la première année du niveau d'enseignement secondaire.

 

  

ENSEIGNEMENT: INSPECTEURS LAURÉATS, EN STAND-BY DEPUIS 10 ANS: "NOUS ACCUSONS..."

CONTRIBUTION LECTEUR Libre Belgique



OPINIONS

Une opinion du collectif des inspecteurs lauréats.

Nous, c'est-à-dire le collectif des lauréats du concours SELOR organisé dans le but de sélectionner les candidats au poste d'inspecteur de l'enseignement, après avoir vainement tout tenté, adressons ceci à l'ensemble des citoyens résidant en Fédération Wallonie-Bruxelles, à ses représentants, aux médias et à toute personne de bonne volonté. Puisqu‘ils ont osé (ils : ce sont des inspecteurs faisant fonction depuis parfois des années, mais ayant échoué à l'épreuve), nous osons aussi. Ce n'était pas notre volonté. Nous avons depuis des mois multiplié les contacts, et ce, au plus haut niveau. Nous avons tenté d'interpeller les responsables sur une situation ubuesque, et ce, dans le plus grand calme et le respect dû à chacun. Mais pour l'heure rien n'y a fait. Alors, dans une dernière tentative, nous alertons l'opinion publique.

 

L'enseignement nous concerne tous : parents, élèves, enseignants, chefs d'entreprise, administrations publiques... N'a-t-il pas été déclaré comme priorité dans le Plan Marshall 2022 ? Ne fait-il pas, et le plus souvent dans des circonstances malheureuses, l'objet de l'attention des médias ? Comment croire au redressement de notre Fédération sans un enseignement solide ? Et un de ses acteurs, c'est le Service général de l'Inspection ! Oh bien sûr, il a beaucoup changé. Ce n'est plus un organisme de contrôle pur et dur, mais bien un élément essentiel du pilotage de notre système éducatif. Comment concevoir des réformes sans retour du terrain ? Comment analyser l'impact des décisions prises sans en mesurer les effets dans les classes ? Comment faire tout cela sans un regard bienveillant, mais objectif sur les pratiques de classe ? Or, chers concitoyens, on vous refuse d'avoir des inspecteurs sélectionnés sur des bases objectives.

 

Nous accusons les politiques d'avoir laissé perdurer depuis plus de 10 ans un système de désignation politique hors de tout contrôle démocratique basé sur le copinage. En effet, il est moins important aux yeux de nos décideurs d'avoir pu prouver quelque chose que d'être l'ami d'un député, posséder la carte du bon parti au bon moment. Notre belle Constitution ne garantit-elle pas des chances d'accès égal à tous les citoyens de ce pays ?

On peut en douter. En plus de 10 ans, trois tentatives d'objectivation ont lamentablement échoué, et ce, à chaque fois à cause de recours. Incompétence ou malveillance ? On peut se poser légitimement la question. Et pourtant, cette fois, on y était presque. 2 votes unanimes, majorité comme opposition,concertation des partenaires sociaux (nous y reviendrons plus tard). Et devant une décision judiciaire partielle (le Conseil d'État ne s'étant pas prononcé sur le cœur du sujet, mais uniquement dans le cadre d'une procédure en extrême urgence, limitant par là même les droits de la défense) on fait marche arrière toute. Aucun courage politique, aucune envie de vouloir une bonne fois pour toutes dépolitiser la fonction.

Nous accusons ces mêmes politiques de faire montre de peu de courage pour se sortir d'une telle situation, car un arrêt du Conseil d’État, aussi noble est cette institution, peut-il paralyser un gouvernement dans son ensemble et aller à l'encontre de la volonté des élus du peuple ? Nous comprenons très bien, même si à titre personnel nous le regrettons, que revenir à la situation d'avant cet arrêté est difficile, mais est-ce pour autant une raison pour trahir des personnes ayant juste commis l'erreur d'avoir fait confiance en l'Institution de la Fédération Wallonie-Bruxelles ? Mais non, il est beaucoup plus intéressant de se poser en victime et de ne rien faire. Quel bel exemple !

 

Nous accusons certains Inspecteurs faisant fonction ayant raté l'examen de jouer la montre, et de refuser systématiquement toute forme d'évaluation, sauf « entre amis ». Ils nous ont accusés d'amateurisme, d'inexpérience... L'étaient-ils, expérimentés, lorsqu'ils ont été désignés par « le fait du Prince ? » Sur quoi reposent tant de morgue et d'arrogance ? La certitude que tout leur est permis, d'appartenir à une caste ? Comment comprendre les menaces, insultes et mise en scène médiatique ? Tout cela sans aucune sanction. Des gens sont même allés jusqu'à proférer des menaces sur l'intégrité physique de personnes. Quelle belle image ! Nous avons encore en tête la réflexion d'un ministre : « les inspecteurs sont le corps d'élite de l'enseignement ». Cela devrait l'être, effectivement.

Quelle tristesse, quelle bassesse, quel manque d'intérêt et de commisération pour les enfants, quel exemple pour la jeunesse !

 

Nous les accusons également d'avoir dévoyé ce qu'était cette épreuve en la travestissant : comment oser se plaindre qu'elle n'était pas en rapport direct avec le métier ? Ne comprennent-ils pas le sens d'épreuve de sélection ? Ce n'était pas un examen du meilleur inspecteur, mais bien une sélection devant jauger les capacités des candidats à acquérir les compétences attendues d'un inspecteur. Faire autrement aurait avantagé ceux déjà en fonction. Demande-t-on aux étudiants candidats en médecine de participer à une épreuve de sélection en leur demandant de prouver qu'ils sont de bons médecins ? Et de le faire en concurrence avec des personnes ayant déjà exercé ? Cela aurait été à l'encontre de la liberté d'accès aux emplois publics.

 

Nous les accusons enfin de participer grandement à la judiciarisation de notre société, à l'instar de la société américaine. Qui contestera à l'avenir le droit des parents de remettre en cause n'importe quel examen sur base du fait que son enfant n'a pas été évalué sur TOUTES les compétences attendues ? Un examen n'est par définition jamais exhaustif... encore moins des examens oraux par exemple. Manque de chance, c'est justement ce sur quoi ils n'ont pas été interrogés qu'ils étaient bons l

 

Nous accusons les syndicats d'avoir participé à l'élaboration du processus amenant cette épreuve SELOR, d'en avoir accepté le principe et les modalités, d'avoir participé au jury nous désignant comme légitimes lauréats pour ensuite payer des avocats à des personnes ayant échoué... S'il est évident que le devoir d'une organisation syndicale est d'apporter aide et soutien à l'ensemble de ses membres, comment peut-on se renier à ce point ? Défendre d'accord ! Mais pas l'indéfendable. En signant le procès-verbal du jury, les syndicats ont participé à cette situation. Il est trop facile aujourd'hui de se défiler en accusant la seule Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Nous accusons certains médias de ne pas avoir été le relais de ces informations. Considérant peut-être qu'elles n'étaient pas à la portée de leur public ? Mais n'est-il pas un des principaux rôles des médias que d'informer, d'élever le débat démocratique en permettant aux citoyens de se forger leur propre opinion sur base de faits ? Mais non, le pilotage de notre système éducatif est visiblement moins intéressant qu'une guéguerre des parcs animaliers pour l'adoption d'un couple de pandas. Quel avenir réservons-nous à notre jeunesse ? Un appauvrissement culturel programmé.

 

Nous accusons également l'ensemble des acteurs ayant joué dans cette mauvaise pièce de nous avoir causé un préjudice moral certain, qui, nous le rappelons, dure depuis le 12 août et le premier retrait de nos désignations, mais également à nos familles, nos collègues, nos amis, les personnes qui nous avaient remplacés et s'étaient investies, aux inspecteurs nommés ainsi que les faisant fonction ayant eux réussi l'épreuve, aux enseignants qui ont perdu confiance dans une des plus hautes valeurs à leurs yeux : l'équité dans l'évaluation. Nous n’oublions pas les familles et élèves de l'ensemble des établissements tous réseaux et tous niveaux confondus. D'ailleurs, certains d’entre nous ont entamé une action au civil qui pour coûtera plusieurs centaines de milliers d’euros à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Et une fois de plus il n’y aurait aucun responsable ?

 

A l’heure où nous venons d’apprendre que le Conseil d’État a rendu sa position quant à la solution proposée par le Gouvernement en janvier qui consiste en un nouvel examen qui devait tenir compte des résultats de mai 2013, et que finalement le principe du nouvel examen est accepté, mais sans tenir compte de nos résultats, nous rappelons que nous n’accepterons jamais d’être purement et simplement effacés du paysage, car nous, nous avions confiance en l’Autorité ! Qui aura la confiance suffisante pour s’inscrire à cette énième tentative ?

 

Nous sommes conscients que par ce biais nous n'allons pas nous faire que des amis, peu importe. Notre combat, dans lequel bien involontairement on nous a plongés, nous voit grandis et renforcés dans nos convictions. Et cela est plus haut que notre cause première, plus haut que nos sorts personnels, et méritait bien ce clin d'œil à quelqu'un qui, il y a plus de cent ans, avait pris des risques bien plus énormes que nous pour combattre l'injustice d'un système établi.

 

Le collectif des inspecteurs lauréats.

 

 

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