lundi 14 juillet 2014

La situation en Ukraine "tend à se dégrader", considèrent Poutine et Merkel


Le Vif



Le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel ont convenu dimanche que la situation en Ukraine, où Kiev poursuit son offensive contre les séparatistes prorusses dans l'Est, "tend à se dégrader", a annoncé le porte-parole du Kremlin. "Poutine et Merkel ont poursuivi un dialogue constructif, très approfondi, au cours duquel ils ont discuté en détail des options possibles pour régler la situation en Ukraine. 

Les deux dirigeants sont tombés d'accord sur le fait que, malheureusement, la situation tend à se dégrader", a déclaré à l'agence de presse russe Ria Novosti M. Dmitri Peskov, qui a précisé que l'entretien avait eu lieu à Rio de Janeiro.

Au cours de leur discussion, qui a duré une heure et quart et a été consacrée à l'Ukraine, les deux dirigeants ont aussi "souligné la nécessité de la reprise d'urgence (des réunions) du groupe de contact sur l'Ukraine (qui comprend, outre ce pays, la Russie et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), avec la participation des rebelles), peut-être sous la forme de visioconférences", a dit le porte-parole.

"Selon eux, pour que le travail du groupe de contact puisse entièrement reprendre, il est nécessaire de décréter au plus vite un cessez-le-feu, de procéder à un échange de prisonniers et à la reprise des activités de surveillance", a ajouté M. Peskov.

Le président russe a aussi évoqué "sa vive préoccupation au sujet des actions agressives" de Kiev, dans une allusion à une chute d'obus dans une ville russe frontalière de l'Ukraine, ayant fait dimanche un mort. Ce tir a été attribué aux forces ukrainiennes par Moscou, qui a mis en garde Kiev sur de possibles "conséquences irréversibles".


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

« ESCALADE EXTRÊMEMENT DANGEREUSE »


Certes, tous les yeux sont tournés vers la bande de Gaza. Il n’empêche que le conflit Russo-ukrainien est une pétaudière et une vraie menace pour la paix en Europe. Tant pis, je me répète une fois encore mais il est vraiment difficile de comprendre la passivité des membres de l’organisation pour la sécurité et la coopération européenne qui sont supposés arbitrer ce conflit. On ne les entend pas, on ne les voit pas, ils ne sont nuls part. Tout se passe comme si on assistait à un match de finale de coupe sans arbitre. Curieusement, aucun commentateur ne relève cette incongruité. Sauf avis contraire, le patron de l’organisation pour la sécurité la sécurité et la coopération européenne est un Suisse, en l’occurrence le président de la confédération helvétique. L’homme se montre totalement invisible et absent . Le plus grave, c’est que personne ne semble s’en inquiéter.

MG



UKRAINE. UN TIR DE MISSILE À LA FRONTIÈRE FAIT MONTER LA TENSION ENTRE MOSCOU ET KIEV

Nouvel Obs


La diplomatie russe a menacé l'Ukraine de possibles "conséquences irréversibles", qualifiant d'agression la chute d'un obus dans une ville russe frontalière. L'armée russe encercle Donetsk.




Des lances missiles de l'armée ukrainienne, samedi 12 juillet. (GENYA SAVILOV / AFP)

 

 

Un tir attribué aux forces ukrainiennes ayant fait un mort en Russie a fait monter la tension dimanche 13 juillet entre Moscou et Kiev, tandis que les affrontements continus entre loyalistes et séparatistes prorusses ont conduit le président Petro Porochenko à annuler son voyage à Rio pour la finale du Mondial.

La diplomatie russe a menacé l'Ukraine de possibles "conséquences irréversibles", qualifiant d'agression la chute d'un obus dans une ville russe frontalière, à proximité d'une zone que se disputent à coups de canon et de mortier les troupes de Kiev et les insurgés.

L'Ukraine a rapidement démenti tout rôle dans l'incident qui s'est produit dans la matinée.

"DES CONSÉQUENCES IRRÉVERSIBLES"

"Il n'y a aucun doute. Les forces ukrainiennes n'effectuent pas de tirs sur le territoire de la Russie. Nous n'avons pas tiré", a indiqué AndriïLyssenko, porte-parole du Conseil national de sécurité ukrainien.

Mais son démenti est arrivé après un communiqué aux mots durs du ministère russe des Affaires étrangères pour qui "cet événement témoigne d'une escalade extrêmement dangereuse" et "peut avoir des conséquences irréversibles, dont l'Ukraine portera la responsabilité".

L'incident est survenu au lendemain d'une mise en garde de la Russie qui a déclaré "se réserver le droit de prendre les mesures nécessaires pour défendre son territoire et assurer la sécurité des citoyens russes".

En Ukraine même, les affrontements entre forces gouvernementales et rebelles, qui se poursuivent sans faiblir, ont fait une trentaine de morts en 24 heures.

Douze civils ont été tués au cours des dernières 24 heures à la périphérie de Donetsk, grande ville contrôlée par les insurgés dans l'est, selon la municipalité, et huit autres à Mariinka, une localité de dix mille habitants également aux mains des rebelles et située à 30 km à l'ouest, d'après un employé de la morgue de l'hôpital régional interrogé par l'AFP.

L'ARMÉE UKRAINIENNE ENCERCLE DONETSK

Six habitants ont trouvé la mort à Lougansk, autre place forte des insurgés, a dit la mairie, tandis que le service de presse de l'"opération antiterroriste" ukrainienne signalait trois militaires tués et deux blessés dans des tirs dimanche matin.

Des journalistes de l'AFP ont visité dimanche un quartier de maisons individuelles de Mariinka, dont les habitants leur ont expliqué qu'unesalve de roquettes avait touché une demi-douzaine de leurs habitations vers 16 heures samedi, assurant qu'il n'y avait aucun objectif militaire à proximité.

UNE GUERRE DE PROPAGANDE

La confrontation décisive entre forces de Kiev et rebelles semblant se rapprocher et le nombre des victimes ayant augmenté, avec notamment 19 soldats ukrainiens tués par une salve de roquettes vendredi, le président Petro Porochenko a jugé "impossible" d'assister à la finale du Mondial à Rio.

Petro Porochenko a ainsi exclu une éventuelle rencontre avec le président russe Vladimir Poutine, alors que Kiev accuse Moscou de jouer un rôle moteur dans la rébellion prorusse. La question ukrainienne pourrait cependant être malgré tout évoquée à Rio, M. Poutine devant y rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel, très impliquée dans les efforts internationaux pour trouver un règlement politique.

(…)Une grande exposition d'armes d'origine russe saisies aux rebelles a été ouverte samedi à Kiev.

Les deux parties se livrent aussi une guerre de propagande, diffusant des informations impossibles à confirmer de sources indépendantes, dont des bilans de bombardements aériens ou d'artillerie.

 

 

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