mardi 1 juillet 2014

Le CD&V veut un gouvernement «robuste»


David Coppi   Le Soir

L’informateur Charles Michel poursuit ses consultations ce mardi avec un programme chargé.



© Belga.

Al’œuvre depuis vendredi dernier, le président du MR poursuit son chemin. Après avoir reçu, lundi, Paul Magnette et Elio Di Rupo pour le PS, et, avant eux, Bart De Wever, leader de la N-VA, il a des entretiens ce mardi matin, toujours dans les bureaux de la Chambre, avec Wouter Beke (CD&V), Gwendolyn Rutten (VLD), et Benoît Lutgen (CDH). Dans l’après-midi, l’informateur rencontrera Bruno Tobback (SP.A), Wouter Van Besien (Groen), puis Emily Hoyos et Olivier Deleuze (Ecolo), avant d’achever la journée avec Olivier Maingain, président du FDF.

A sa sortie, Wouter Beke a fait peu de commentaires. Tout juste a-t-il déclaré que le CD&V voulait un gouvernement « robuste » (la « kamikaze » l’est-elle suffisament ?) entièrement focalisé sur la croissance économique et le progrès social. Le président des chrétiens-démocrates n’a pas livré de commentaire sur les partenaires qu’il verrait figurer dans cette prochaine coalition. Il ne s’est pas prononcé sur la formule associant la N-VA, le CD&V et la famille libérale dont on parle le plus à ce stade des négociations.

UNE MISSION APPELÉE À DURER

La composition des futures coalitions n’est pas l’objet du travail effectué par Charles Michel, insiste-t-on auprès de l’informateur, qui s’emploie surtout, à ce stade, explique-t-on, à identifier les priorités de chacun en termes socio-économiques.

Au rayon coalitions, on s’interroge toujours sur les intentions de Charles Michel, notamment eu égard à la fameuse « kamikaze » qui verrait le MR s’aventurer seul francophone au fédéral, avec N-VA, CD&V et VLD côté flamand. Quant à l’idée, soulevée dans nos éditions lundi, d’une majorité pentapartite composée d’un « front francophone » PS-MR-CDH qui ferait face au duo N-VA/CD&V, elle interpelle ; du moins n’est-elle pas balayée d’un revers de la main. A suivre.

L’on pressent que la mission de l’informateur royal est appelée à « durer », au-delà du premier délai, vendredi, lorsqu’il devra remettre son rapport au Palais.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES SILENCES DU MINISTRE REYNDERS


Ce qui m’interpelle le plus depuis quelques semaines, ce sont les silences du ministre Reynders. Lui si disert, si bavard, si amateur de petites phrases assassines se tait dans toutes les langues. Tout le monde oublié sa bourde mémorable lorsque, surmené par la campagne harassante, il affirma, goguenard,qu’avec son parti au pouvoir il n’y aurait sans doute pas eu d’enlèvement de petites filles. On a beaucoup ironisé là-dessus du côté de l’Olivier et puis on n’en a plus parlé. Depuis, échaudé, le ministre Reynders a la bouche cousue, même s’il se montre souriant auprès des Diables rouges et du couple royal. Il assiste silencieux aux matchs de Coupe, assis sur le banc du sélectionneur ; il attend patiemment son heure, comme autrefois les pilotes japonais de la mort avant de monter dans leurs fatals avions capables de couler un porte-avion arborant drapeau rouge.

MG


 

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