jeudi 31 juillet 2014

L’Europe serait la principale manne financière d’Al Qaïda


Didier Zacharie Le Soir

Selon le New York Times, les rançons payées pour libérer les otages constituent un business très lucratif pour l’organisation terroriste.



Dans une enquête publiée le 29 juillet, le New York Times affirme que les pays européens sont les principaux bailleurs de fonds d’Al Qaïda, à force de payer des rançons pour libérer des otages. Depuis 2008, l’organisation aurait récolté de cette manière près de 125 millions de dollars (93 millions d’euros).

Pour seule année 2013, Al Qaïda aurait extorqué 68 millions de dollars (49 millions d’euros) aux gouvernements des pays européens. En première ligne de ces pays, on trouve la France, principale contributrice avec 58 millions de dollars (43 millions d’euros) depuis 2008.



« BUTIN FACILE »

« L’enlèvement d’otages est un butin facile », a ainsi écrit Nasser al-Wuhayshi, le chef d’Al Qaïda dans la péninsule Arabique, « que je pourrais décrire comme un commerce rentable et un précieux trésor ». Or, l’organisation était à l’origine principalement financée par de riches donateurs.

Le New York Times pointe ces Etats européens comme « peu précautionneux ». A l’inverse, des pays comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont toujours refusé de payer. Ce qui signifie un autre destin pour leurs ressortissants… Le journal relate ainsi l’histoire de deux Suisses, un Allemand et un Britannique enlevés en 2009 dans le Mahgreb islamique. Les Suisses et l’Allemand ont été libérés – après le versement d’une rançon de 8 millions d’euros selon le Times. Le Britannique a quant à lui été exécuté.

AMÉRICAINS ET BRITANNIQUES REFUSENT DE PAYER

Ce destin tragique a néanmoins une autre conséquence. Peu d’Américains et de Britanniques sont enlevés par l’organisation terroriste, car elle sait qu’elle n’en tirera aucun bénéfice, comparé aux Français, Allemands et autres Européens.

Les gouvernements concernés nient publiquement tout versement de rançon. Ceux-ci sont dissimulés par des intermédiaires. Mais le Times assure que ces pratiques ont bien lieu et que le business du rapt est aujourd’hui des plus lucratifs. Ainsi, conclut l’enquête, en 2003, les ravisseurs recevaient 200 000 dollars par otage, contre 10 millions aujourd’hui.

 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA VIE HUMAINE NA PAS DE PRIX


La vie humaine n’a pas de prix, que ce soit celle d’un enfant palestinien, celle d’un otage américain, celle d’un soldat israélien mobilisé malgré lui, celle d’un gardien bruxellois du musée juif, celle d’un passager de la Malaysian Air Lines,celle d’un ado salafiste, celle d’une juive nonagénaire, celle d’un archiduc de la famille des Habsbourg ou celle du grand Jaurès, on continue…

En temps de paix on ferait n’importe quoi pour sauver une vie humaine, en temps de guerre, la vie ne vaut plus rien et pourtant rien ne vaut la vie.

C’est pour cela que je prends le parti de Jaurès pacifiste antinationaliste lâchement assassiné il y a cent ans ce 31 juillet par un nationaliste belliciste déséquilibré (pléonasme) nommé Vilain, au café du Croissant. Ce soir-là, un simple rideau le protégeait de la rue. Un fragile pan de toile pour arrêter la haine… Le 31 juillet 1914, insouciante au cœur de l’été, l’Europe roulait vers l’abîme. Déclenchée par un lointain attentat dans les Balkans, la mécanique infernale des alliances conduisait inexorablement à la déflagration. Anxieux, ardent, infatigable, Jean Jaurès méditait un article solennel, fougueux, incendiaire une sorte de «J’accuse» qui aurait dénoncé les fauteurs de guerre à l’opinion. Par ses écrits, par son verbe, par sa philosophie, par son message à la gauche, Jaurès est toujours parmi nous.

Jaurès lutta contre la venue de la guerre les dix dernières années de sa vie.[Je] n'ai jamais hésité à assurer sur ma tête la haine de nos chauvins par ma volonté obstinée, et qui ne faiblira jamais, de rapprochement franco -allemand."

Il était très préoccupé par les menaces de conflit et inquiet face à la montée des nationalismes et aux rivalités entre les grandes puissances. Jaurès est un cas singulier : pacifiste, mais passionné par la défense, par la stratégie militaire.  Il préconise la constitution d’une armée défensive, de milice entraînée dans le monde civil, liée à la nation, le contraire de l'« armée de caserne ».

Il tentera désespérément d'infléchir, dans un sens favorable à la paix, la politique gouvernementale française en rappelant notamment le mot d'ordre de grève générale décidé par l’internationale ouvrière en cas de déclenchement de la guerre.

Le pacifisme de Jaurès le fait haïr des nationalistes. Pendant la journée du vendredi 31 juillet 1914, -il rentre du congrès pacifiste de Bruxelles où il tend la main à Rosa Luxemburg et aux socialistes allemands - il tente, d'abord à la Chambre des Députés, puis au ministère des Affaires étrangères, de stopper le déclenchement des hostilités. En fin d'après-midi, il se rend à son journal l'Humanité pour rédiger un article, qu'il conçoit comme un nouveau « J’accuse ». Avant la nuit de travail qui s'annonce, il descend avec ses collaborateurs pour dîner au Café du Croissant, rue Montmartre

Ces quelques coups de revolver tirés par des étudiants nationalistes  bellicistes-Princip le Serbe et Vilain, le Parisien- qualifiés tous les deux de « déséquilibrés » ont effectivement déséquilibré la planète. Certes oui, « le nationalisme c’est la guerre ». Jamais on ne le répétera assez et le dialogue interculturel c’est la paix, « la paix perpétuelle » (Kant)Pardon, cher lecteur, de taper inlassablement sur le même clou.

MG

 


Jean Jaurès, vers 1904, par Nadar.  | DR

 


Discours de Jean Jaurès au Pré-Saint-Gervais, le 25 mai 1913. (©© Maurice-Louis Branger /

Si [dreyfus] est innocent [...], il n'est plus ni un officier ni un bourgeois : il est dépouillé, par l'excès même du malheur, de tout caractère de classe ; il n'est plus que l'humanité elle-même, au plus haut degré de misère et de désespoir qui se puisse imaginer" Jaurès

"Le courage, c'est d'être tout ensemble [...] un praticien et un philosophe.[...] Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. [...] Le courage [...] c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel", disait-il, le 30 juillet 1903, lors de son discours à la jeunesse, prononcé au lycée d'Albi. Cette vertu ne lui a jamais manqué. Ecoutons-le, lors d'un ultime meeting pour la paix, à Bruxelles aux côtés de Rosa Luxemburg, le 29 juillet 1914 :

[Je] n'ai jamais hésité à assurer sur ma tête la haine de nos chauvins par ma volonté obstinée, et qui ne faiblira jamais, de rapprochement franco -allemand."

Deux jours plus tard, la haine le tuait, la paix mourait avec lui.


 

UN MÉDECIN REFUSE DE SOIGNER UNE NONAGÉNAIRE JUIVE: "ENVOYEZ-LA DONC À GAZA"



Alors qu'il est de garde mercredi soir, un médecin flamand reçoit un coup de fil. Un homme explique que sa mère Bertha Klein, nonante ans, souffre d'une fracture des côtes et a besoin d'aide médicale. Le nom de famille de la vieille dame, son adresse à Anvers : tout indique que la patiente est juive.

 

"Je ne viens pas" répond fermement le médecin, avant de couper court à la conversation en raccrochant sans autre forme de procès, raconte le site Joods Actueel. Préoccupé par l'état de sa mère, le fils rappelle le médecin de garde, qui répond: "Envoyez-la donc quelques heures dans la bande de Gaza, elle ne sentira plus la douleur."

 

Sous le choc, la famille appelle alors Samuel Markowitz, conseiller communal Open VLD à Anvers et ambulancier de profession. Celui-ci affirme que le médecin ne peut légalement pas refuser un patient, et l'appelle lui-même pour le confronter à ses dires. Le médecin a reconnu les faits, expliquant avoir réagi sous le coup de l'émotion. Ce qui n'a pas empêché le petit-fils de Bertha de porter plainte auprès de la police pour racisme et xénophobie.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

AH LE SALE CON!

Ne dit-on pas que le racisme ne saurait être vaincu que par l’instruction? : six ans de médecine, six ans d’enseignement secondaire et six ans d’école primaire pour en arriver là…

 

 

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