mercredi 27 août 2014

Blégny: les habitants de Mortier reprennent le seul café du village «offert» par la commune


Gaspard Grosjean

Le café du village de Mortier est un lieu convivial, un point de rencontres pour les habitants de cette petite localité de la commune de Blegny. Suite au décès du tenancier, des villageois ont constitué une ASBL pour reprendre les rênes du commerce. Bonne nouvelle : les autorités communales viennent d’acquérir le bâtiment et le mettent à la disposition des « Amis de la Mousse ».


TVA

Le café « Chez Didier » est un établissement convivial que les habitants ne veulent pas voir disparaître.

Mortier, petit village bassimosan de la commune de Blegny. Près de l’église, le café « Chez Didier » est « LE » lieu de rassemblement des villageois. Un lieu qui a failli disparaître.

Il y a deux ans, suite au décès du tenancier, les habitants ont remarqué que la vie du village s’en trouvait affectée. Ni une ni deux, les Mortiétois se regroupent et créent l’ASBL « Les Amis de la Mousse ». Ces derniers reprennent la gestion du café. Avec comme particularité le fait que derrière les pompes, on retrouve les habitants eux-mêmes.

Seulement voilà, il fallait assurer la pérennité du local. Une rencontre entre les autorités communales, la famille propriétaire du bâtiment et les responsables de l’ASBL a finalement été organisée. Et une solution qui arrange les différentes parties a été trouvée : la commune va racheter la maison et la mettre à la disposition de l’ASBL, qui devra juste s’acquitter des charges.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE BISTROT, CE MICRO PARLEMENT.


Il est mochissime ce café, mais il existe par la volonté des habitants de ce village qui semblent en avoir fait un incubateur interculturel, où se neutralisent leurs différences, un foyer du vivre ensemble. Le seul, l’unique salon où l’on cause dans ce hameau perdu.

J’ai lu ce matin dans le Vif un article savant où la fille de Raymond Aron explique que « une société doit rester unie par un minimum de valeurs communes faute de quoi elle se délite. » Le café n’est-il pas ce lieu citoyen ou, en vidant un godet, des individus se retrouvent dans la convivialité de l’échange ?

Plus d’une révolution et notamment la française est née dans la fumée des cafés.

Les bistros, les salons jouèrent autrefois le rôle  dont internet s’est attribué le monopole : nourrir l’échange, provoquer le choc des idées.

 MG

Aucun commentaire: