mardi 12 août 2014

Chrétiens d'Irak: le Pape, entre "effarement" et "incrédulité"


AFP DH


Se disant "effaré et incrédule" face aux informations relatant les "violences de tout type" en Irak, le pape François a appelé dimanche à "une solution politique efficace au niveau international" pour les stopper.

"Les informations arrivant d'Irak nous laissent incrédules et effarés: des milliers de personnes, dont beaucoup de chrétiens, chassées de leur maison de façon brutale, des enfants morts de faim et soif pendant la fuite, des femmes séquestrées, des violences de tout type", a déploré Jorge Bergoglio après la prière de l'Angélus.

Pour le pape, "ces violences" et les "destructions de masse, de maisons, du patrimoine religieux, historique et culturel de la région" sont "une offense grave pour Dieu et l'humanité" car "on ne peut pas apporter la haine au nom de Dieu, on ne fait pas la guerre au nom de Dieu".

Il a alors appelé la foule rassemblée sous le soleil Place Saint-Pierre à se recueillir, "à faire silence et à prier en pensant à la situation de tous ces gens" en Irak.

Le pape a remercié "toutes les personnes qui portent secours à ces frères etsoeurs" et a souhaité "une solution politique efficace au niveau international pour mettre un terme à ces crimes et rétablir l'état de droit".

Il a rappelé avoir nommé le cardinal Fernando Filoni comme son "envoyé spécial" pour se rendre en Irak et exprimer la proximité du chef de l'Eglise catholique à "ces chères populations".

Le cardinal Filoni, ancien nonce apostolique en Irak et en Jordanie, devrait se rendre au Kurdistan irakien, où se trouve la majorité des exilés chrétiens, en fuite face à l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique (EI).

Le pape a aussi évoqué la situation à Gaza, déplorant qu'"après une trêve, la guerre (ait) repris, apportant son lot de victimes innocentes, les enfants, ce qui ne fait qu'aggraver le conflit entre Israéliens et Palestiniens".

L'ex-archevêque de Buenos Aires, premier pape venu du Sud du monde, a aussi eu une pensée pour l'Afrique appelant à "prier pour les victimes du virus Ebola et pour tous ceux qui luttent pour l'arrêter".

Le pape a enfin évoqué son voyage en Corée du sud où il se rendra à partir de mercredi jusqu'au lundi 18: "s'il vous plaît accompagnez moi par la prière, j'en ai besoin", a-t-il dit, avant de saluer l'assistance par son habituelle formule dite sur un ton familier: "bon dimanche et bon appétit. Au revoir".



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA RESPONSABILITE DE OBAMA


Il devient insupportable d’ouvrir son journal ou le moindre site d’information sur Internet. Les nouvelles sont effrayantes. Et voilà qu’on nous annonce que le nouveau califat islamiste de Syrie et d’Iran commet les pires exactions contre des femmes et des enfants quil n’hésite pas à enterrer vivants parce qu’ils ne pensent pas comme lui. Décidément l’islamisme autoritaire et dominateur se surpasse en termes de cruauté. Et dire que ces crimes sont notamment commis par des jeunes gens partis de chez nous et qui content bien y revenir. Cela n’a aucun sens de les y autoriser. Mais avons-nous les moyens juridiques d’empêcher leur retour ? C’est un excellent test pour la future commission kamikaze qui, si elle prend ce type de mesure, se fera lyncher par la gauche francophone. C’est un risque à prendre. La France a décidé de ne pas s’associer à l’intervention américaine. C’est que le président Hollande a peur des représailles dans les banlieues de la république. Il n’est franchement plus temps de mettre des gants avec les djihadistes. Faut-il qu’on leur ait monté le bourrichon pour qu’ils en arrivent à de telles extrémités. Que le pape s’indigne, c’est la moindre des choses : François fait son métier correctement. Que Hillary Clinton élève la voix est tout à fait inattendu. Que la candidate démocrate à l’investiture se joigne aux critiques acerbes des faucons républicains à l’égard de la politique extérieure de Barak Obama est très interpellant. C’est dire à quel point ce président dont on attendait tellement se montre médiocre dans sa manière de gérer la crise du Moyen-Orient. Dire qu’il porte une grande responsabilité dans la montée mondiale de l’antisémitisme est certes une bassesse. L’ennui, c’est que ce n’est pas tout à fait faux. Il n’est pas moins responsable de la progression spectaculaire de l’islamisme en Irak. Le renversement de Saddam Hussein par les troupes américaines fut plus qu’une erreur, ce fut une faute qui se payera cash dans les décennies à venir. Qui a vu le somptueux film Lawrence d’Arabie a compris que jamais les Arabes ne s’entendront entre eux. Partout où de brutaux dictateurs ont été éliminés, l’islamisme a envahi le vide laissé par eux. Si Barak Obama intervient aujourd’hui c’est sans doute parce qu’il a compris que le califat autoproclamé de Syrie et d’Irak menacerait bientôt les frontières d’Israël. Il y a 100 ans, les troupes allemandes semaient la mort et la terreur chez nous. L’union européenne nous met à l’abri d’un nouveau conflit inter européen. Constatons toutefois qu’une nouvelle guerre civile a éclaté entre islamistes et non islamistes là-bas mais aussi ici, chez nous. Et nos dirigeants de faire comme si de rien n’était.

MG

 

 

POUR UNE NOUVELLE ORGANISATION DU MOYEN-ORIENT



FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour le député Gérard Bapt, face à la menace grandissante de l'islamisme totalitaire au Proche-Orient, toutes les perspectives de solutions possibles doivent désormais devenir négociables.

 Gérard BAPT est Député de la Haute-Garonne
L'exil forcé des chrétiens de Mossoul marque une étape supplémentaire, particulièrement dramatique, dans l'effacement apparemment inexorable de la présence chrétienne au Moyen Orient.

En Irak particulièrement, les chrétiens au cours de leur présence bi millénaire jouèrent un rôle important par leur présence dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'économie, de la culture. Facteurs stabilisateurs de la société irakienne, ils constituaient une bonne partie de la classe moyenne. Leur présence évitait le face à face sunnites-chiites. Plus d'un million avant l'invasion américaine, ils n'étaient déjà plus que la moitié dans le chaos qui en a résulté. Le Patriarche chaldéen Louis Sako a dénoncé l'action américaine, «qui n'a pas renversé Saddam tout seul, mais toutes les institutions de l'Etat avec lui»…

Aujourd'hui l'Etat Islamique est l'enfant monstrueux desEtats-Unis et de ses alliés du Golfe comme Ben Laden le fut en Afghanistan: il parachève l'épuration religieuse en Irak. A Sinjar, ce sont 200 000 chrétiens, chiites etyazidis qu'il vient de chasser de leur ville…Dans le même temps l'Etat Islamique étend aussi son califat en Syrie: la prise d'assaut d'une nouvelle base militaire s'est accompagnée de l'exécution de 85 soldats syriens «infidèles»… Le Liban est aussi désormais, dans la Bekaa Nord, le nouvel objectif d'occupation d'Al-Nosra et de l'Etat Islamique, alliés pour la circonstance.

AUJOURD'HUI L'ETAT ISLAMIQUE EST L'ENFANT MONSTRUEUX DES ETATS-UNIS ET DE SES ALLIÉS DU GOLFE COMME BEN LADEN LE FUT EN AFGHANISTAN : IL PARACHÈVE L'ÉPURATION RELIGIEUSE EN IRAK.

Que peut «la communauté internationale» pour s'opposer à l'exil forcé des chrétiens et des autres minorités en Irak? L'appel aux «autorités irakiennes» pour faire respecter les droits des minorités peut-il être efficace si ce n'est en admettant une intervention iranienne massive? La contradiction fondamentale de la politique occidentale - si tant est qu'elle puisse être qualifiée comme telle! - apparait alors dans toute sa désastreuse ampleur: comment dans le même temps peut-elle continuer à en appeler à la chute de Bachar El Assad, l'allié de l'Iran? Peut-on imaginer que cette chute ne mènerait pas au chaos, comme après les interventions occidentales en Irak ou enLybie, pays dans lesquels nombreux sont ceux qui arrivent à en regretter désormais l'ordre ancien, paradoxe oh combien douloureux! Ce serait à nouveau l'exil des minorités religieuses, et des chrétiens de Syrie, pays où leur existence communautaire et leur liberté de culte leur est encore garantie? Très vite leur présence serait aussi menacée dans un Liban inévitablement aspiré par contagion vers le chaos?...

Il est temps que les chefs d'Etats occidentaux prennent la mesure du péril historique encouru au Moyen Orient avec la montée en puissance d'un islamisme totalitaire dont la vocation sera d'étendre son emprise sur tous les Etats environnants. Pour le faire reculer, il ne suffira pas d'imposer la nécessaire solution négociée en Palestine dont la situation n'est plus le moteur des déstabilisations et des indignations collectives dans un monde arabe déchiré par ses sanglants conflits internes.

Il est temps d'aller, au niveau de l'ONU, vers la recherche d'un compromis historique entre l'Iran et le chiisme d'une part, les Etats du Golfe et le sunnisme modéré d'autre part. Cette initiative doit commencer par la Syrie, pays dans lequel subsiste un Etat, qui serait amené à accepter une solution politique assurant à l'opposition démocratique - y compris à sa branche armée, cible des djihadistes - une participation réelle au gouvernement et à la reconstruction morale et matérielle, sous garantie et présence internationales.

IL EST TEMPS QUE LES CHEFS D'ETATS OCCIDENTAUX PRENNENT LA MESURE DU PÉRIL HISTORIQUE ENCOURU AU MOYEN ORIENT AVEC LA MONTÉE EN PUISSANCE D'UN ISLAMISME TOTALITAIRE.

Faudra-t-il accepter, pour aboutir au compromis historique, certaines modifications de frontières? Pourquoi faudrait-il s'arc-bouter sur l'intangibilité de frontières tracées au cordeau par les anciennes puissances coloniales? Toutes les perspectives de solutions possibles doivent devenir négociables.

La tragédie vécue par les chrétiens d'Orient à Mossoul et par toutes les minorités à Sinjar met en lumière le péril dans toute son ampleur. Il n'est que temps pour les instances internationales, face au chaos contagieux et aux tragédies toujours plus terribles, de mettre en échec le projet du totalitarisme islamique hégémonique en imposant un compromis régional historique entre chiisme et sunnisme modéré garantissant la stabilité et les droits des minorités.

 

VROUWEN EN KINDEREN LEVEND BEGRAVEN IN IRAK

In Irak hebben militanten naar schatting 500 mensen om het levengebrachtSommige vrouwen en kinderen zijn levend begraven in eenmassagraf.



© Reuters

In Irak hebben militanten zowat vijfhonderd mensen gedoodSommige vrouwenen kinderen zouden levend begraven zijn geweest in een massagraf. Dat meldtde commerciële Britse zender Sky uit officiële bron.

De Iraakse minister voor de Mensenrechten, Mohammed Shia al-Soedanilietverstaan dat honderden lijken van Yezedi's in het noorden van Irak werdenaangetroffenHet is in die regio dat de terreurgroep Islamitische Staat (IS) eengrootscheeps offensief heeft gelanceerd.

Meer dan 150.000 Koerden werden door de IS uit hun huizen verdreven naar hetSinjar-gebergteDaar zijn ze afgesneden van voedsel en water en moeten zevechten om te overleven.

Nog volgens de minister hebben de strijders van IS tijdens hun opmars in het land 300 vrouwen ontvoerd om ze als slavin te gebruikenEr zijn bewijzen datde militanten sommige slachtoffers levend begraven hebbenonder wie vrouwenen kinderen(Belga/WB)

 

HILLARY CLINTON UIT KRITIEK OP OBAMA'S BUITENLANDBELEID

BronBelga


© ap.

Hillary Clinton, kandidate voor de opvolging van Barack Obama en vier jaar lang diens minister van Buitenlandse Zakenheeft in een lang interview met het tijdschrift The Atlantic haar Democratische partijgenoot wat buitenlands beleid betreft opgezadeld met enkele zonden van Israëlonder meer het succes van de terreurgroep ISIS, het échec in Syrië en het "opkomende antisemitismezijn aan Obama te wijten. Clinton probeert zich in de poleposition te manoeuvreren voor de presidentsverkiezingen van 2016 en probeert met haar kritiek op het gebrek aan doortastendheid van Obama de Republikeinen vliegen af te vangenHaar kritiek kan immers zo in de mond gelegd worden van Republikeinse haviken als John McCain of Lindsay Graham.

In Syriëaldus de vrouw van voormalig president Clinton, ging Obama in de fout door het anti-Assadkamp (de zogenaamde "gematigde rebellen") onvoldoende te bewapenenwaardoor een gat ontstond dat prompt "door dejihadisten werd opgevuld". 

Mocht de president naar haar raad geluisterd hebbenzou ISIS helemaal niet zo sterk staan als nu, luidde het voortsHet interview vond plaats nog voor Obama besliste tot humanitaire bombardementen in Irak. 

Nood aan leidende principes
Sowieso ontbreekt het Obama, steeds volgens Clinton, aan een "echte doctrine voor het internationaal beleid". "Grote naties (zoals de VS, nvdrhebben nood aan leidende principes". 

Latent antisemitisme
Voorts verwijt Clinton de president enige kritiek op Israël te hebben geuit naar aanleiding van het Israëlische offensief tegen de bevolking van Gaza. Voor Hillary ligt de schuld van het conflict louter en alleen bij Hamas. Zij vindt dat eender welke kritiek op de joodse staat voortspruit uit minstens een latent antisemitisme.

Over het VS-optreden in Oekraïne had Clinton, die tijdens haar vier jaar als Secretary of State vooral begaan was met "containment" (van het zogenaamde Russische gevaar), het nietOnlangs vergeleek zij de Russische president Poetinmet Hitler en wist zij nagenoeg met zekerheid dat de Russen achter hetneerhalen van vlucht MH17 warenOok de kwestie-Libiëeen"verwezenlijking" van Clinton, kwam niet ter sprakeBij de dood van generaal Kadhafi alludeerde zij trots op de uitspraak van Julius Caesar: "We came, we saw, he died".


 

 

 

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