dimanche 31 août 2014

Donald Tusk désigné futur président du Conseil européen

Nouvel Obs

L'Italienne Federica Mogherini est quant à elle nommée chef de la diplomatie européenne.



Donald Tusk, vendredi 29 août. (KAROL SEREWIS/ENPOL/SIPA)

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a été désigné comme futur président du Conseil européen, et la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini, comme chef de la diplomatie de l'UE, a annoncé samedi le président sortant du Conseil, Herman Van Rompuy.

Herman Van Rompuy a fait cette annonce sur son compte Twitter, peu après le début du sommet européen qui doit aussi envisager des sanctions contre la Russie accusée de nouvelle escalade en Ukraine.

Ces nominations ne faisaient plus guère de doute: un consensus s'était formé sur le nom de Federica Mogherini pour remplacer la Britannique Catherine Ashton, et Donald Tusk apparaissait ces derniers jours comme le grand favori.

TUSK, UN HOMME DE DROITE HOSTILE À MOSCOU

Donald Tusk, 57 ans, membre du parti conservateur européen PPE, devrait succéder en décembre à Herman Van Rompuy, qui a été lepremier président permanent du Conseil, un poste stratégique chargé de coordonner le travail des chefs d'Etat et de gouvernement, et de représenter l'UE à l'étranger au côté du président de la Commission.

Cette nomination enverra un message de fermeté à la Russie, alors que la Pologne, un ancien pays du bloc communiste, fait partie des Etats membres de l'UE les plus en pointe dans le soutien à l'Ukraine depuis le début de la crise. La Pologne n'est pas membre de l'euro.

 

MOGHERINI, UNE SOCIALISTE PEU CHEVRONNÉE

Federica Mogherini, 41 ans, est issue du Parti démocrate italien membre de la famille socialiste européenne.

Après la victoire écrasante du Parti démocrate aux élections européennes, qui en a fait le premier parti de gauche en Europe, le Premier ministre Matteo Renzi a poussé sa candidature pour succéder en novembre à la Britannique Catherine Ashton.

Ayant encore relativement peu d'expérience, cette jeune femme blonde à l'apparence stricte a multiplié les voyages à l'étranger, notamment en Ukraine et en Russie. Sa rencontre avec le président Vladimir Poutine lui avait attiré de vives critiques de plusieurs pays d'Europe de l'est, qui l'avaient accusée d'être "pro-russe".


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ILS N’ONT PAS VOULU DE VERHOFSTADT


Journée maussade que ce 31 août 2014.

L’Europe s’est choisi une troïka qui risque bien de tirer à hue et à dia.  Donald Dusk est polonais , comme Jean Paul II, c’est-à-dire très hostile à Moscou et très pro Washington. Malgré son prénom anglo-saxon, il baragouine l’anglais mais il a promis  « to  polish his english »  ce qui peut vouloir dire aussi de le « poloniser ». Surtout, cet anti russe pro américains’est empressé de s’engager à rencontrer les aspirations de David Cameron : il n’envisage pas, dit-il, l’Europe sans les Anglais. C’est vraiment très mal parti. Nous aurons donc un anti Van Rompuy  pour lui succéder et surtout un anti Verhofstadt, l’homme qui a toute les qualités pour diriger l’Europe , donc à éliminer vite faitLes eurosceptiques et les europhobes, les eurofourbes ont toute raison d’avoir le sourire aux lèvres : les fédéralistes baissent pavillon, l’Europe est en berne ce matin. En un mot comme en mille, l’Europe ne veut pas de l’Europe et Vladimir Poutine peut dormir tranquille, ils n’aura devant lui que cacophonie.

Merkel ne sera pas gênée dans son leadership de coulisse et Obama n’a à se faire aucun soucis, l’Europe lui mangera dans la main. Reste à la Belgique à lui envoyer son commissaire, ce sera une femme, Juncker en a décidé ainsi : ce sera peut-être Gewendolyn Rutten ou alors Marianne Thyssen, surtout pas Didier Reynders : beaucoup trop brillant.

MG



 

 

 

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