mercredi 27 août 2014

Les femmes et l'EI: victimes et bourreaux


J.F. La Libre


Alors que les djihadistes de l'Etat islamique (EI) menacent toujours les populations d'Irak et de Syrie, commettant au passage des méfaits inqualifiables, certains de leurs prisonniers parviennent heureusement à s'échapper de leurs griffes. Ces derniers livrent alors des témoignages mettant en lumière les pratiques de ce groupe terroriste et, particulièrement, le rôle qu'y jouent les femmes. Car, contrairement à ce que l'on peut parfois croire, certaines femmes s'engagent dans les rangs de l'EI et elles y sont très actives.

Flora Anwar, une chrétienne vivant à Mossoul (en Irak), a été capturée par les troupes de l'EI alors qu'elle, son mari et ses deux enfants tentaient de fuir la ville. "J'ai été conduite dans une pièce avec des ravisseurs vêtus de noir de la tête aux pieds", raconte-t-elle les larmes aux yeux à nos confrères du Courrier international. "Il y avait deux femmes, l'une d'elles était ivre et n'avait pas l'accent arabe. Elles travaillaient pour l'EI, elles portaient la même tenue de combat que les hommes. Elles nous ont fouillés et nous ont tout pris. Quand ils ont fini par nous relâcher, je leur ai alors demandé l'argent qu'ils m'avaient confisqué mais c'était peine perdue. Si on insistait, on se faisait rouer de coups. Les femmes étaient d'ailleurs aussi brutales que les hommes, voire même plus impitoyables".

Il y a quelques jours, le prestigieux journal italien Corriere della Sera racontait l'histoire à peine croyable de Khadijah Dare, une Londonienne de 22 ans dont la principale ambition était de devenir "la première femme à tuer un prisonnier américain ou britannique". Cette jeune femme au profil très particulier a décidé de rejoindre l'EI en 2012 emmenant avec elle son enfant. Sur twitter, elle avait d'ailleurs posté une photo de son fils en train de tenir une kalachnikov. C'est sur ce même réseau social qu'elle s'était réjouie de la mort de James Foley, le journaliste américain décapité par ses "collègues".

DES FEMMES FAITES PRISONNIÈRES

"Toutes les heures, ils venaient et emmenaient une femme avec eux, je ne sais pas où ni ce qu'ils leur faisaient" continue Flora, tremblante.

Zikrat Nimat, une autre chrétienne rescapée confirme que l'EI est très loin d'avoir de la pitié pour les femmes. "Trois femmes qui vivaient à côté de chez moi ont été enlevées, je n'ai plus entendu parler d'elles". Et elle poursuit en relatant un témoignage encore plus terrible: "Une chrétienne, plus âgée que moi, a raconté durant notre évasion que les terroristes avaient kidnappé deux de ses filles et les avaient violées. Elles ont tenté de se défendre et ont été tuées sous les yeux de leur mère".

Le journal français Libération a lui aussi recueilli des témoignages qui font froid dans le dos, par l'entremise de Sébastien de Courtois, un écrivain spécialiste de l'Orient qui s'est rendu au Kurdistan. A peine arrivé sur place, il a été confronté à la dure réalité lorsque des habitants ont commencé à lui raconter que l'EI "vendait les belles femmes entre 15 et 20 dollars, comme des animaux". Le porte-parole du ministère irakien des Droits de l'homme confirme l'information selon laquelle 700 femmes yézidies ont été vendues à Mossoul pour 150 dollars, comme le souligne RFI.

Mais souvent, les représentantes de la gent féminine sont tout simplement tuées: "les femmes sont éventrées, les enfants décapités, le sang coule comme une rivière" raconte une jeune yézidie témoin d'un spectacle atroce qu'elle n'oubliera jamais.

DES LIBERTÉS BAFOUÉES

Dans les zones contrôlées par l'Etat islamique, les femmes se doivent d'être invisibles. "Il est interdit aux femmes de montrer leurs yeux" explique un communiqué de l'EI distribué aux habitants. Les femmes ne peuvent pas non plus "porter des abayas (ndlr : cape noire couvrant tout le corps) pouvant laisser entrevoir des vêtements colorés". Elles ne peuvent pas plus se promener avec des chaussures à talons hauts. "Quiconque osera braver ces interdictions sera puni", prévient l'EI. 

 

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La photo d'illustration de l'article est une photo prétexte.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

THANATOS

La cruauté et le mépris de la vie humaine sont inscrits dans l’ADN du totalitarisme de quelque nature qu’il soit : nazi, franquiste, soviétique ou désormais islamiste.

Thanathos est le spectre qui hante les sociétés totalitaires qui sont des sociétés de non droit. On a vu également les pires horreurs au Rwanda, sous la terreur après 1789, sous l’inquisition

espagnole.

 

Cette cruauté barbare nous menace directement, puisque le gros des troupes de l’EI est composé de mercenaires volontaires originaires de nos villes européennes et beaucoup reviendront avec des idées de meurtre.

MG

 


IS-SYMBOLEN DUIKEN OP IN ANTWERPEN

De Standaard



Een IS-strijder in Irak Foto: REUTERS

De Islamitische Staat krijgt steeds meer voet aan wal in het Midden-Oosten.Ook in België duiken her en der IS-symbolen op.

‘Het klopt dat er de laatste tijd meer IS-symbolen gesignaleerd wordenDat gaatvan vlaggen bij mensen thuis tot stickers op auto’s en afbeeldingen in gsm’s. Endat kan uiteraard niet. IS staat op de lijst van terroristische organisaties dieopgesteld is door de Verenigde Naties. Het openlijk dwepen met IS is echter nietecht een misdrijf, maar als het opgemerkt wordtdan worden die mensen er welop aangesproken. We zagen dat ook bij Al-Qaida en Jabath al-Nusra: diesymbolen doken eveneens op in het straatbeeld’, zegt een anoniemeoverheidsbron aan Gazet van Antwerpen.

Een groep jongeren aan een Hobokense moskee ginggekleed in IS- shirts, aande ingang staan om mensen op de gewenste klederdracht te wijzenDit geeft aandat de invloed van het kalifaat ver reikt. ‘Dat is de befaamde dawa van desalafisten. Heel veel moskeeën staan onder druk van die salafistenZe werkeneigenlijk stelselmatig. Eerst komen ze als gewone moskeebezoeker, maar meeren meer zullen ze proberen invloed uit te oefenenEerst op het bestuur envervolgens op de bezoekers. ‘Het is typisch salafistisch om invloed te willenuitoefenen op bestaande moskeeënZolang dat zuiver religieus blijft, zit daareigenlijk geen gevaar in. Het is uiteraard wel vervelend en irritant voor demensen daarMaar een echte dreiging zien we daar niet in.’

Door de grootte van de beweging is het kalifaat moeilijk in te dijkenOok deBelgische veiligheidsdiensten tasten voorlopig in het duister. ‘IS is zo groot enverspreid dat men dat nooit allemaal kan controlerenEr wordt wel een grotegroep mensen van dichtbij gevolgd, maar we weten ook dat er ondergrondsgewerkt wordt. Sharia4belgium was bijvoorbeeld heel zichtbaar en daardoor ookheel kwetsbaarDaar zijn lessen uit getrokken en bijgevolg gaan veelorganisaties ondergronds te werk.’


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SIGNES CONVICTIONNELS


Décidément les choses évoluent vraiment très vite. Des observateurs ont identifié en effet des signes convictionnels de ralliement aux mouvements Jihadstes EIIL, dans les rues d’Anvers singulièrement à la proximité de certaines mosquées. C’est dire que la propagande en boucle qui circule sur les chaînes arabes et matraque les familles musulmanes fait du dégât. Il va falloir que le gouvernement fédéral en formation prenne une position ferme sur le sujet et surtout qu’il s’y tienne. Décidément ce n’est pas seulement le conflit Palestino-israélien qui se transpose et se transporte jusque dans nos villes et nos banlieues ; c’est toute la problématique islamiste qui prend racine chez nous et nous promet des lendemains qui déchantent. Il n’est plus temps d’être laxiste. Si l’on en croit cet article il semble bien que les salafistes prennent lentement mais sûrement le contrôle de plus en plus de mosquées de quartier. Il y a plus préoccupant encore :«Aujourd'hui, ils sont sur les réseaux sociaux pour terrifier les opinions publiques, mais aussi recruter et informer leurs partisans.»

 MG

  


LA SURPRENANTE COMMUNICATION DE L'ÉTAT ISLAMIQUE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Sur Facebook, Twitter ou Instagram, les djihadistes font de la propagande et espèrent recruter de nouveaux membres. En alternant des photos de chats et de nourriture avec des vidéos ultraviolentes.

À première vue, il s'agit d'un compte Twitter banal. Son propriétaire, dont on ne connaît ni le nom ni le visage, partage à ses 900 followers des citations, des photos de ses amis ou de ses repas. Il n'est pourtant pas un internaute comme les autres. Dans sa courte biographie, l'homme affirme fièrement combattre aux côté de l'organisation armée djihadiste de l'État islamique. «J'ai hâte que l'EI décapite enfin son premier soldat américain!» écrivait-t-il le jour de l'assassinat du journaliste James Foley en Syrie. Le tout est ponctué d'un smiley et d'un hashtag.

 

TERRIFIER, RECRUTER ET INFORMER

Ce compte n'est pas une exception. Tels des militants en campagne, les sympathisants et les membres de l'État islamique utilisent les réseaux sociaux pour propager leurs valeurs et leurs actions. Les publications sont multilingues: en arabe, en anglais ou, plus rarement, en français et en allemand. Sur Facebook, Twitter ou Instagram, ces internautes anonymes relaient les messages de leur organisation et postent des photos pour dénoncer le conflit de Gaza ou la guerre en Irak. Certains comptes, alimentés par des combattants en Irak ou en Syrie, publient également des images choquantes de victimes de l'État islamique.

La présence de militants islamistes sur Internet n'est pas nouvelle, mais elle a évolué au fil des années. «Il y a dix ans, ils fréquentaient des forums plus ou moins secrets», explique Romain Caillet, chercheur à l'Institut français du Proche-Orient et consultant sur les questions islamistes. «Aujourd'hui, ils sont sur les réseaux sociaux pour terrifier les opinions publiques, mais aussi recruter et informer leurs partisans.»

Pour convaincre des futurs membres, les combattants de l'État islamique dévoilent des bribes de leur quotidien pour humaniser leur combat. Les images violentes se mèlent à des photos de chatons ou de moments de détente partagés entre combattants. Un homme s'amuse par exemple à publier des images de son repas sous le hashtag #Jihadtourism («le tourisme du djihad»), comme quelqu'un partagerait des photos de vacances. D'autres publications, d'apparence badine, donnent un meilleur aperçu de la stratégie de recrutement des djihadistes: «nourrir les pauvres nous permet de recruter beaucoup de nouveaux membres», plaisante un internaute qui se bat en Syrie, en publiant une photo de sacs en plastique remplis de victuailles.

Une vague de suspensions sur Twitter

La plupart des sites utilisés par les militants de l'État islamique sont des plateformes américaines. Un comble pour une organisation particulièrement virulente contre les États-Unis. «Il y a une véritable contradiction», confirme Romain Caillet. «Certains djihadistes regrettent l'époque des forums pour cette raison.» Comme les autres internautes, les militants de l'État islamique apprécient pourtant les réseaux sociaux américains pour leur simplicité d'utilisation et leur large audience. La vidéo de l'assassinat de James Foley a d'abord été diffusée sur YouTube puis sur Twitter. On trouve des groupes de soutien à l'organisation djihadiste sur Facebook. La plateforme de partage d'images et de texte justpaste.it est également largement utilisée à des fins de propagande. Dans une publication, on voit des enfants malades soignés par des médecins de l'État islamique, qui posent avec le drapeau de l'organisation.

Face à cet engouement, les réseaux sociaux essaient de s'organiser. Facebook, qui modère les contenus violents, fait la chasse à la propagande. Sa portée est néanmoins limitée car la plupart des comptes sur le réseau social sont privés. De son côté, YouTube a presque aussitôt retiré la vidéo de l'assassinat de James Foley lors de sa publication. La plateforme de streaming de Google disposed'une technologie de détection des contenus problématiques, mise au point à l'origine pour lutter contre le piratage.

Le cas de Twitter, particulièrement plébiscité par les djihadistes pour son caractère public, est plus complexe. Le site a déjà suspendu plusieurs gros comptes liés à l'État islamique. Cette mesure reste exceptionnelle: Twitter n'effectue qu'un contrôle a posteriori des tweets. Les publications problématiques doivent être signalées par les utilisateurs pour faire l'objet d'un contrôle. Avant d'être suspendu, un compte doit avoir été à l'encontre des règles du réseau social, qui interdisent la violence ciblée et les menaces. Les contenus choquants ne sont pas interdits tant qu'ils ne sont pas dirigés vers une personne ou une entité spécifique. Des membres de Twitter ont donc pris les devants en appelant au boycott des publications de l'État islamique, afin de ne pas leur donner davantage d'attention. Le gouvernement américain a également mis en place un comptedestiné à répondre aux militants de l'État islamique sur Twitter .

La vague de suspension de comptes Twitter à la suite à la mort de James Foley a provoqué la fuite de certains membres de l'État islamique vers une nouvelle plateforme, diaspora*. Ce réseau social open-source permet la création de communautés en ligne. Dans un post de blog publié mercredi, les créateurs du site admettent le phénomène et annoncent avoir entamé des discussions avec les gérants de ces groupes. «La nature décentralisée de notre réseau fait notre force», expliquent-ils. «Néanmoins, elle rend aussi plus difficile le contrôle des activités inappropriées.» Cette migration concernerait principalement les comptes officiels de l'État islamique, qui se servent de diaspora* pour publier du contenu que peuvent ensuite diffuser leurs militants. «Les simples partisans continueront d'utiliser Twitter pour apporter leur soutien à l'organisation», estime Romain Caillet. «Avant, Al-Qaida envoyait ses vidéos de propagande aux chaînes de télévision comme Al Jazeera. Avec Internet, les djihadistes disposent aujourd'hui de leur propre média.»

L'AUTEUR

 

 

 

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