mardi 12 août 2014

Ma sortie du placard sur internet

Nadia Ellis

Nadia est italienne, américaine et israélienne (pourquoi faire simple ?), elle est chercheuse à l’Université de Tel Aviv et est active dans un think tank à Jérusalem. S'étant toujours sentie une "outsider" (juive dans une Italie catholique, italienne dans une France, euh, française), à son atterrissage en Israël il y a six ans elle croyait avoir trouvé le seul endroit au monde où elle se sentirait finalement en accord avec les gens autour d'elle. Six ans après, Nadia a compris que cela n'arriverait pas : trop de complexité dans ce pays pour être d'accord avec qui que ce soit. 



Cela fait 48 heures que mon Facebook est inondé de messages populistes, racistes, haineux et violents. Je dis quarante-huit heures pour fermer l’œil sur le reste de l’année. J’en ai marre.

J’en ai marre de lire qu’il faut raser Gaza au sol. J’en ai marre de lire que ce sont tous des animaux.

Marre de lire, post après post, que « voilà les gens à qui on à faire, et le monde nous demande de faire la paix? »; marre de voir encore et encore la citation de Golda Meir qui dit que la paix arrivera quand les Arabes aimeront leurs enfants plus qu’ils ne détestent les nôtres. Parce que clairement, ceux d’entre nous qui n’arrêtent pas d’écrire qu’ « un bon Arabe est un Arabe mort » dégoulinent d’amour envers leurs enfants.

J’en ai marre de lire toute la panoplie de commentaires simplistes et victimaires, à commencer par l’omniprésente déclaration que nos trois adolescents ont été tués seulement parce que juifs. Non bordel, non.

Ils ont été tués parce qu’ils se sont retrouvés, victimes innocentes, piégés dans un conflit long et complexe où les deux parties impliquées ne voient que l’ennemi à éliminer derrière un miroir qui ne leur montre que leur propre (et unique) humanité : un conflit où nous, tout comme eux, nous pensons être les seuls êtres humains dignes de ce nom, alors que les autres ce sont les « animaux ».

Oui, il y en a qui détestent les Juifs chez eux et ils sont peut-être même la majorité; mais ce n’est pas seulement pour cette raison que ces trois garçons ont été assassinés. Et soit dit en passant, ce n’est pas un droit que de faire du stop, à 16 ans, dans des territoires où la haine et le conflit transpirent à tout coin de rue; j’en ai marre de lire aussi que c’est chez nous, et que nous avons donc bien le droit d’y faire ce que nous voulons.

J’en ai marre de voir que nous sommes devenus des partisans d’un match de foot de bas étage. Que tout ce qui compte est de battre (dans tous les sens du terme) l’adversaire, car nous appartenons à l’équipe des bons, eux celle des mauvais. Des méchants. Des barbares. Des extrémistes. Eux, ce sont ceux qui distribuent des bonbons et veulent danser sur nos tombes. Eux. Tous. Un peuple (quand on veut bien leur accorder le statut de peuple, car nous n’arrêtons pas de dire qu’ils se sont inventés rien que pour nous emmerder), tout entier, de bétail ayant pris une apparence humaine.

Mais les humains, je n’arrête pas de le lire, les humains c’est nous. Nous! Nous qui demandons à ce que l’armée en détruise encore et encore des maisons palestiniennes, et qui regardons à la télé le feu démembrer leurs appartements comme autrefois on regardait les flammes engloutir les sorcières.

Nous prétendons être les seuls porteurs d’humanité alors même que l’on déclare, fiers de notre Judéité qui selon nos sages se résume dans l’amour du prochain, que nous sommes tellement meilleurs qu’eux. Car le racisme, quand il vient de nous, est tout à fait humain.

Que ce soit clair, j’aime Israël et le fait même que je doive le spécifier est symptomatique du mal qui nous ronge: si l’on critique, c’est que nous ne sommes rien de plus que des « self-hating Jews », des juifs honteux. J’en ai marre de ça aussi. De la peur de m’exprimer sur cette toile imbibée de préjugés, où supporter Israël signifie se taire sur ses défauts, ses problèmes, ses injustices, ses crimes.

On traite Israël comme on commente la Torah : si quelque chose dans nos Textes n’a pas de sens ou n’est pas juste, il faut partir du présupposé que c’est un fait exprès pour nous révéler quelque message. Car la Torah est juste par définition. De la même manière, même lorsque l’on est confronté à des comportements ou des choix qui sont clairement injustes ou illégaux de la part d’Israël, il faut leur trouver une justification car par nature, Israël a toujours raison et n’agit que pour le bien. Mais Israël c’est nous, et clairement, nous n’avons pas toujours raison.

J’ai pendant longtemps fait partie de ce type de supporteurs d’Israël. Je ne voulais pas m’avouer que parfois Israël aussi se trompe, et que les Juifs aussi savent être racistes, violents et injustes. En fait, je ne voulais pas voir ce que la plupart des Juifs s’attribuent, tout en le niant aux autres: notre humanité. Mais l’humanité, c’est ce qui nous rend faillibles, pas ce qui nous rend parfaits.

Nous naissons tous avec la même prédisposition au bien et au mal; ainsi, les Juifs et les Arabes naissent avec les mêmes instincts, les mêmes besoins et plus tard, les mêmes envies. Les conditions dans lesquelles on évolue sont celles qui déterminent, en grande partie, l’adulte que l’on devient. Et même si chacun a la responsabilité de ses actions, il faut aussi essayer de comprendre le contexte qui nous amène à devenir ce que nous sommes. Cela vaut pour les Palestiniens, les Juifs, et tous les autres.

Nous ne faisons que demander que l’on comprenne notre souffrance, mais nous n’arrivons même pas à voir (encore moins comprendre) celle des autres. Elle existe, et elle n’a pas moins de valeur que la nôtre.

C’est un conflit sale et complexe, ce n’est pas un match de foot. Il est temps de descendre des tribunes et de regarder de plus près « le camp adverse ». Et puis, de nous regarder dans la glace et de nous rendre compte que nous avons bien plus en commun avec eux qu’on ne voulait bien le croire pendant que l’on hurlait, avec tapage, des chants de stade.

Voilà c’est fait. C’est dit, et maintenant je suis prête à me faire traiter de sale gauchiste, de pacifiste utopique, d’ignorante qui n’a rien compris au conflit, et plus si affinité. C’est parce que j’ai eu peur de ce genre de commentaires que je n’ai pas osé m’exprimer sur Facebook jusque maintenant. Mais ça y est, cette première entrée de mon blog représente ma sortie du placard : je suis une juive israélienne, et je ne demande pas vengeance.

Nadia Ellis

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES INSTIGATEURS SOURNOIS

J’en ai marre de voir nos gamins et nos gamines partir pour la Syrie et l’Irak pour aller casser du chiite parce qu’ils pensent musulman autrement.

J’en ai marre de les voir revenir comme des zombies, des spectres humains au regard haineux dont le cerveau a été lavé par une propagande de bas étage et brouillé par les horreurs dont ils ont été les témoins.

J’en ai marre de voir « des instigateurs sournois » (Jacques Berque : Essai de traduction du Coran p. 707) et autres prédicateurs des rues enturbannés et « maîtres d’illusion » (p. 465) barbus séduire des ados en détresse pour les convertir au djihadisme.

J’en ai marre du laxisme des autorités belges qui par souci de communautarisme autorisent les prédicateurs islamistes les plus extrémistes à prêcher dans d’obscures mosquées de quartier.

J’en ai marre du refus obstiné du monde politique belge de former les imams et les aumôniers musulmans dans nos universités belges

J’en ai marre de voir ces images où l’on décapite des otages, où l’on se sert des têtes des victimes pour jouer au foot, où l’on traîne les cadavres de ses adversaires derrière de puissants 4x4 en jubilant.

J’en ai marre de cet enseignement européen qui ne parvient pas à scolariser les immigrés de la deuxième ou de la troisième génération quand tous les moyens financiers sont mis à sa disposition pour y parvenir, du moins en Communauté française.

J’en ai marre de la passivité des imams belges qui regardent tout cela sans élever la voix ou à peine et très timidement. J’en ai marre de ces musulmans passifs qui passent leurs journées à écouter les messages délétères de chaînes télévisées telles que Al Jazeera.

J’en ai marre de leur absence totale d’esprit critique.

J’en ai marre de ces intellectuels musulmans qui en privé dénoncent les errances de l’islamisme mais se gardent bien d’élever la voix dans leur communauté de peur des représailles.

J’en ai marre de cette ambiguïté qui frise la duplicité.

J’en ai marre de cet islamisme qui méprise la modernité, génère l’antisémitisme et j’en ai marre du silence des musulmans dits modérés qui finit par générer chez les Européens de souche ce qu’il faut bien appeler de l’islamophobie.

J’en ai marre du populisme communautariste pratiqué par certains partis de gauche pour recruter largement au sein des populations d’origine immigrée et qui ferment les yeux sur les sympathies islamistes d’un grand nombre de candidats repris sur leurs listes.

J’en ai marre du mépris affiché par beaucoup de Belges à l’égard d’un islam dont ils ne savent rien ou dont ils ne veulent pas savoir qu’il a généré à l’époque de El Andalus une civilisation d’un raffinement très supérieur à la civilisation chrétienne sa contemporaine.

J’en ai marre de refus d’associer à notre héritage judéo-chrétien la part légitime qui revient à cette civilisation islamique rafinée.

J’en ai marre de ces intellectuels à la Tariq Ramadan qui pratiquent un double langage alors que de la façon la plus claire ils émanent du courant des Frères musulmans.

J’en ai marre de la passivité de l’Exécutif des musulmans qui ne prend jamais clairement position dans ce débat.

J’en ai marre du peu de cas que fait le monde politique de la démarche interculturelle -laquelle s’oppose à la théorie du choc des civilisations pour prôner le dialogue des cultures et des religions.

Surtout j’en ai carrément marre des commentaires antisémites et des commentaires islamophobes qui fleurissent sur les forums de nos meilleurs quotidiens.

J’en ai marre de tous ces messages qui circulent sur Internet et nourrissent des sentiments de haine de l’autre quand il faudrait au contraire prôner un véritable esprit de respect réciproque, de cosmopolitisme et de dialogue.

Bref, j’en ai franchement marre de la connerie identitaire, nationaliste, populiste et jusqu’au-boutiste qui polue l’atmosphère et nous conduit immanquablement à l’affrontement général, cette guerre de tous contre tous que prédisait déjà le grand Hobbes, pour qui l’homme est un loup pour l’homme.

J’en ai marre de voir que le point de vue d’Érasme le Tolérant n’a plus cours aujourd’hui où l’on ne rencontre plus que la haine pour celui qui pense autrement

J’en ai marre du mépris affiché par certains à l’égard de la laïcité à la française qui repousse clairement tout ce qui touche la religion dans la sphère du privé et de l’intime.

J’en ai marre de la pusillanimité de la laïcité à la belge qui, noyautée par le PS, évite soigneusement tout débat et toute mesure de restriction des signes d’appartenance religieuse dans l’espace public et singulièrement à l’école où ils n’ont strictement rien à faire.

J’en ai marre qu’on nous promette depuis des années, mais sans réalisation, une réforme copernicienne de l’école qui est le seul moyen efficace de casser les conditionnements islamistes et de former des citoyens autonomes ayant suffisamment d’esprit critique que pour repousser les avances des « instigateurs sournois » et des « maîtres d’illusion » comme les appelle le Coran que personne ou presque ne lit crayon en main. Ce Coran, pour ce qu’il est fondamentalement, c’est-à-dire une guidance qui rappelle des guidances plus anciennes (celle du judaïsme et celle du christianisme) et constitue en cela un vrai traité d’éthique musulmane prônant une morale du Bel Agir.

J’en ai marre de toutes celles et de tous ceux qui refusent de reconnaître les points de convergence entre les éthiques juive, chrétienne, musulmane qui ensemble participent avec l’éthique kantienne de la morale universelle, l’éthique des philosophes. J’en ai marre que personne ne reconnaisse que le Dieu des musulmans ne saurait être un dieu vengeur quand le Coran dit de lui qu’ « Il s’assigne à Lui-même la miséricorde ».(ibid p.142 et 146)

Bref j’en ai marre de toute cette connerie qui nous envahit et obscurcit le grand héritage des Lumières qui éclaire l’Europe depuis plus de deux siècles et fait front aux ténèbres de l’obscurantisme religieux qui à nouveau tente -vil tentateur- de séduire notre jeunesse.

J’en ai marre de la passivité des intellectuels d’Occident qui regardent tout cela avec des yeux de merlan frit.

J’en ai suprêmement marre de cette nouvelle propension à ne vouloir régler les conflits que par la force en renonçant aux voies de la négociation, du dialogue lesquels exigent comme prémisse la reconnaissance et le respect de l’autre dans ses différences et ses spécificités. Cette violence ne peut engendrer que plus de violence, de tristesse, de deuil et de haine. 

Debout les hommes et les femmes de bonne volonté!

« Le salut ne viendra pas des esprits aux garde-à-vous. » (Burgers)

MG




LE PAPE ENVOIE UN ÉMISSAIRE AUPRÈS DES CHRÉTIENS D'IRAK

AFP Publié le vendredi 08 août 2014 


 

Le pape François a décidé vendredi d'envoyer le cardinal Fernando Filoni, ancien nonce en Irak, auprès des populations du nord de ce pays, en grande partie chrétiennes, qui fuient l'avancée des jihadistes de l'Etat islamique. Dans un brève déclaration, son porte-parole a indiqué qu'"à la lumière de la grave situation, le Saint-Père a nommé le cardinal Filoni, préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, comme son émissaire, dans le but d'exprimer sa proximité spirituelle aux populations qui souffrent et leur apporter la solidarité de l'Eglise".

Le porte-parole, le père Federico Lombardi, a indiqué que le cardinal Filoni devait partir "rapidement", mais que la date et l'itinéraire étaient en cours d'examen. Le cardinal Filoni se rendra au Kurdistan irakien, où fuient les populations déplacées du nord de l'Irak, selon le père Lombardi.

"Il est prévu qu'il apporte aussi une aide de la part du Saint-père" aux réfugiés, a dit le père Lombardi, soulignant que cette démarche faisait suite à l'appel lancé la veille par le pape à la communauté internationale à venir en aide aux communautés chrétiennes, yazidis et autres, fuyant l'avancée des jihadistes.

"Le pape montre ainsi son engagement et son intérêt", a-t-il précisé, indiquant que Mgr Filoni rencontrerait des autorités politiques et aussi les évêques de la région.

Mgr Filoni, qui devait accompagner le pape en Corée du Sud du 13 au 19 août, y a renoncé. Il a été nonce en Irak et en Jordanie de 2001 à 2006, et est le seul représentant étranger à être resté à Bagdad pendant toute l'époque de l'intervention militaire américaine lancée en 2003 contre la dictature de Saddam Hussein, intervention désapprouvée par le Saint-Siège.

Ce jeudi, le pape François avait lancé un appel urgent à la communauté internationale pour protéger ces populations.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

TROIS PETITS TOURS DE COM ET PUIS S’EN VONT


Obama envoie deux bombardiers et part en vacances. Le pape envoiun cardinal et part en vacances. Didier Reynders dit quelques mots et part en vacances . Sûr que les islamistes paniquent !




 

PRIÈRE POUR UNE DISSOLUTION DES RELIGIONS

LUC LE VAILLANT LIBÉRATION


1) Dieu (1) qui n’existe pas, s’il te plaît, débrouille-toi pour me débarrasser de toutes ces religions qui existent trop. Et qui ne pensent qu’à faire mentir l’étymologie qui les voudrait liens entre les hommes, pour pendre à la plus haute branche ceux qui ne croient pas comme elles et étriper ceux qui aiment copiner avec le diable de la raison et du plaisir.

2) Père qui est aux cieux, tu me ferais des vacances si tu pouvais rester tranquille tout là-haut, les fesses calées dans ton fauteuil rouge, à faire glouglou avec ta chicha opiacée, à siroter ton whisky tourbé, tout en grignotant du pain azyme tartiné de tarama casher.

3) Dieu qui n’est pas dieu, nom de dieu, tu es une plaie vivante surtout quand tu te prétends le seul, l’unique, monothéiste monogame monomaniaque de toi-même. Chrétien, musulman ou juif, tu es le triple exemplaire de la triple buse. Tu es l’hydre à triples tentacules et à triples foyers qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Essaie juste d’allonger sur un divan, les névroses qui te poussent à t’imaginer aussi essentiel et celles qui te font chosifier concurrents ou mécréants.

4) Dieu du désastre, je t’en veux de m’obliger à choisir le camp des hommes de Tsahal, ces centurions du talion, cet indéfendable moindre mal. Tout ça parce que je ne m’imagine pas une seconde tresser la moindre fleur de compréhension dans les barbes de ces fascistes verts du Hamas qui lapident l’intelligence et mettent le désir sous voile.

5) Pauvre dieu à kippa et à burqa, arrête de mettre un uniforme aux plus fringants de tes jeunes gens pour les sacrifier au vorace Chronos mais arrête aussi de jouer les grands courageux en te planquant derrière femmes et enfants que tu alignes en boucliers.

6) Notre père qui n’est pas le mien, si tu pouvais juste te cantonner dans tes quartiers surchauffés, là-bas en terre sainte, en terre promise, en terre perdue, appelle-la comme tu veux, ça m’arrangerait. Surtout, évite de profiter de l’émotion relayée par les incendiaires chaînes infos pour hystériser les positions et les postures en France. Laisse un peu tranquille, ce pays laïque qui t’échappe depuis 1905. Lequel serait bien avisé de visser les boulons de son anticléricalisme au lieu de laisser flotter les rubans de la tolérance coupable et je-m’en-foutiste pour les pieuses intolérances qui ne voient pas pourquoi elles n’auraient pas droit au respect public de leurs interdits privés. Ben voyons !

7) Notre père qui est là-haut ne pense surtout pas que ta volonté sera faite ici bas. Je connais ton habileté à la manœuvre, mais tu ne vas pas pouvoir me la raconter longtemps. Je sais comment ces fondamentalismes que tu caches dans les surplis de ton aube blanche finissent toujours par faire alliance de circonstance. Likoud et Hamas, Ligue de défense juive et Europalestine, Cukierman et Dieudonné ont des intérêts communs à ce que ça dégénère. La guerre durcit les affirmations, ferme les frontières, chrome les identités, rétablit la censure, saccage les libertés. Grâce à tes grandes manœuvres importées et imposées, on en est rendu à croire qu’en France, tout musulman est antisémite et tout juif, anti-Arabe. Alors qu’il faudrait plutôt admettre que la France du centre n’est plus du tout antisémite. Même si elle fatigue que le particularisme musulman ne se dissolve pas dans l’individualisme consumériste. Pendant ce temps, en périphérie, quelques relégués sociaux se projettent dans un destin palestinien, victimaire et jihadiste, et font flamber un antisémitisme rénové, bras d’honneur à Israël comme aux élites financières.

8) Eternel dieu de mes deux, n’hésite plus, brûle synagogues, mosquées et églises. Et n’oublie pas, de commencer par Notre-Dame-de-Paris. Comme ça, l’individu libre et émancipé n’aura plus la tentation de se signer quand il passera devant l’un de ces symboles obscurantistes. Quand tu joueras les boutefeux, débrouille-toi pour épargner Esmeralda. Je sais qu’elle te sort par les yeux depuis qu’elle s’est engagée chez les Femen, mais elle a de si beaux seins qu’un Tartuffe comme toi ne peut y être insensible.

9) Dieu éternel, il faut te mettre à mort encore et encore, avec l’aide de Sade, de Nietzsche et aussi d’Onfray, celui du traité d’athéologie, pas celui qui dénonce les incivilités dans le Point. Parce que le pire, c’est qu’avec toi, dieu guépard, il faut que rien ne change pour que… rien ne change. On continue à se focaliser sur un conflit proche-oriental qui rabâche sa désespérance, qui inventorie ses non-solutions et qui permet au gouvernement français d’interdire des manifestations ou de condamner des brigadistes jihadistes potentiels. Et pendant ce temps, l’humain change de base, conquérant une éternité qui fut longtemps ton monopole. L’univers se numérise, les robots se maquillent, la longévité explose, sans que personne n’ait le temps de penser cette évolution faustienne, tant les régressives guerres de religion mobilisent des affects vieux comme Hérode.

(1) Dieu et père avec une minuscule, chère correctrice.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

L’AVIS DE QUELQUES FORUMEURS

 « Faire des gens qui viennent s'installer dans notre République des citoyens fiers de leur nation, c'est justement leur imposer de porter un regard critique sur ce qu'il y a de plus intolérant dans leur culture d'origine pour n'en garder que le meilleur, qui viendra enrichir notre patrimoine national. »

« Ce devoir , il s'impose aussi à nos concitoyens qui foulent ce sol depuis des siècles, par un regard critique sur notre Histoire de France et les conditions qui lui ont permis de se rapprocher de "l'universel" et de mesurer le chemin qu'il reste à parcourir.

C'est ce cheminement critique - pas moins spirituel que celui des religions - qu'il faut offrir - par le biais de l'école, de notre langue - à cette jeunesse déracinée, plutôt que de la victimiser, qui est bien une autre façon de l'exclure »

 "on ne peut que souligner que l'athéisme et la haine des religions traditionnelles a produit les horreurs de vingt révolutions (à commencer par celles de la révolution française, le nazisme, le stalinisme, le maoïsme, le castrisme, les Khmers Rouges et que sais-je encore."

« Croyons-nous un instant que deux peuples se disputant la même terre sous prétexte qu'elle borde une rivière ou que leurs ancêtres y ont habité, ne se feraient pas la guerre avec la même violence ? Monde rêvé où on supprimerait toutes les causes de haine (religions, frontières, races, travail, propriété...) et où des hommes tous égaux vivraient en harmonie allongés  entre les pattes des lions...

Mais hélas, notre monde n'est pas celui-là. Chassés du paradis terrestre ou ayant construit seuls leur destin, les hommes n'ont pas besoin de Dieu pour trouver des raisons de se haïr. (…) Il est peut-être temps de relire les écritures et d'agir comme le Pape François, au plus près des plus malheureux pour retrouver les vrais messages d'un Dieu que nous occultons si bien à coup de bombes diverses. »

Tout cela mérite d’être médité et pensé en toute rigueur.

 


 ‘IK LEERDE MIJN DOCHTER TOT ALLAH BIDDEN. NU IS ZE EEN JIHADBRUID IN SYRIË’

De Standaard Janine Meijer foto’s: Fred Debrock

Op 12 maart vertrok de negentienjarige Besime Car uit Antwerpen. Met twee vriendinnen reisde ze via Istanbul naar de Syrische stad Ar-Raqqah, het hoofdkwartier van de IS-rebellen, waar ze trouwde met een strijder. Haar vader Ali is een wanhopige zoektocht naar zijn dochter begonnen. ‘Als ik voor haar sta, gaat ze met mij mee. Dat weet ik zeker. Mijn dochter houdt van mij.’

 



Ali, de vader van Besime, maakt valse Facebookprofielen aan om informatie te krijgen over wie achter de verdwijning van zijn dochter naar Syrië zit. 

Geconcentreerd kijkt Ali (47) naar het scherm van zijn laptop waarop Facebook is geopend. Zijn vingers snellen over het toetsenbord. Hij heeft veel vragen, heel veel vragen.(…)

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

AU NOM DU PÈRE

Le chagrin de ce père musulman anéanti par le départ en Irak de sa fille est une belle incitation à une réflexion critique sur les ravages des prédications maléfiques des « instigateurs sournois » , « des maîtres d'illusion", ce sont là quelques-uns des noms par lesquels le coran désigne  Satan, « l'ennemi qui égare", le « rebelle", le « mutilé », « le lapidé », le « premier des dénégateurs ». « Dénégateur » est un terme qui revient souvent dans l’essai de traduction de Jacques Berque. Un ami musulman qui lit et relit ce texte sans trêve suggère de remplacer « dénégateur » par « intégriste », une idée forte qui mérite qu’elle fasse son chemin.

MG

 

 

 

 

 

 

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