samedi 30 août 2014

Obama n'a pas de stratégie contre EI en Syrie

Figaro



"Nous n'avons pas encore de stratégie": Barack Obama a reconnu jeudi sans détours que les Etats-Unis n'étaient pas en position d'attaquer l'Etat islamique (EI) en Syrie, coupant court aux spéculations sur des frappes aériennes imminentes.

Les Etats-Unis travaillent sur un projet à la fois militaire et diplomatique. Mais Barack Obama a exclu des frappes à court terme en territoire syrien à l'issue de plusieurs jours d'intenses spéculations, alimentées par des déclarations de responsables du Pentagone mettant en garde contre un groupe qui dispose d'un "savoir-faire militaire tactique et stratégique sophistiqué" et va "bien au-delà" de toute autre menace terroriste.

"Nous avons besoin d'un projet clair", a souligné M. Obama lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avant de réunir une nouvelle fois dans la soirée les membres de son Conseil de sécurité nationale.

Soulignant la nécessité de s'appuyer sur des "partenaires régionaux forts", il a annoncé que le secrétaire d'Etat John Kerry se rendrait prochainement dans la région pour bâtir une coalition indispensable pour répondre à cette menace qualifiée de "cancer".

Il a en revanche écarté toute idée de coopération avec le président syrien Bacharal Assad, estimant que ses forces n'ont en tout état de cause pas les moyens d'intervenir dans les zones contrôlées par l'Etat islamique.

PAS D'INTERVENTION EN UKRAINE

"Il est évident aux yeux du monde entier" que des forces russes se trouvent en Ukraine, a par ailleurs affirmé Barack Obama, qui a également annoncé qu'il recevrait son homologue ukrainien Petro Porochenko le mois prochain à la Maison Blanche.

"L'incursion russe qui se déroule à l'heure actuelle en Ukraine ne peut qu'engendrer" des sanctions supplémentaires à l'encontre de la Russie, a ajouté le président. Il a exclut cependant tout recours à la force dans ce pays. Le président américain s'était entretenu un peu plus tôt de la question avec la chancelière allemande Angela Merkel, avec qui il avait convenu que le comportement de la Russie en Ukraine "ne peut rester sans conséquences", a confirmé Berlin.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

OBAMA : UN STRATEGE SANS STRATEGIE


Ceux qui ont attribué « à l’aveugle » le prix Nobel de la paix à Barack Obama ont vraiment agi à la légère. Il ont en effet lobotomisé l’homme le plus puissant de la terre le rendant incapable de prendre les bonnes décisions, notamment sur le terrain des opérations syro-irakiennes où se déroule un massacre aussi barbare et insupportable que celui qui endeuilla le Ruanda.  L’intervention de Bush en Irak était une incongruité doublée d’une aberration ; la non-intervention actuelle, de Obama en est une autre.

On reproche à la future suédoise de décider de l’achat de nouveaux chasseurs de combat. On a raison budgétairement, on a tort politiquement car face au désengagement américain, l’Europe se doit de se doter d’une force de frappe crédible, à défaut de disparaître des écrans radars de la géopolitique.  

Certes les djihaddistes de l'EI ne se vaincront pas seulement avec des F35 et des drones. Mais on n’en viendra pas à bout avec des lance-pierres et des sabres de bois.  Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a prévenu les pays occidentaux qu'ils seraient la prochaine cible de la menace jihadiste, en l'absence d'une réaction "rapide". »

La France s’est engagée, tête en avant, dans des opérations ponctuelles en Lybie et au Mali mais semble réticente à prendre l’initiative d’une intervention en Irak. Où est la cohérence ? La non présence d’otages français ?  Mais c’est tout l’occident et en particulier l’Europe que ces fous de dieu dévoyés entendent bien prendre en otage.  Face à cette menace, l’Europe est en quelque sorte en état de légitime défense.

MG

 

"L'OCCIDENT EST LA PROCHAINE CIBLE DE LA MENACE JIHADISTE"

BELGA 


Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a prévenu les pays occidentaux qu'ils seraient la prochaine cible de la menace jihadiste, en l'absence d'une réaction "rapide". Cité samedi par le quotidien saoudien Asharq al-Awsat et la chaîne de télévision Al-Arabiya à capitaux saoudiens, le souverain saoudien a précisé que "le terrorisme ne connaît pas de frontière et son danger peut toucher plusieurs pays en dehors du Moyen-Orient", où les jihadistes de l'Etat islamique (EI) sévissent avec brutalité sur les territoires conquis en Syrie et en Irak.

Le roi Abdallah, qui s'exprimait vendredi en recevant de nouveaux ambassadeurs accrédités en Arabie saoudite, dont celui des Etats-Unis, un proche allié de Ryad, a ajouté que l'inaction face à ce phénomène "est inadmissible". "Vous voyez comment ils (les jihadistes) procèdent à des décapitations et font que des enfants exhibent des têtes coupées dans la rue", a-t-il encore dit, en s'élevant contre "la cruauté" de tels actes.

"Ce n'est pas un secret pour vous, ce qu'ils ont commis et ce qu'ils vont commettre encore. Si on les néglige, je suis sûr qu'ils parviendront au bout d'un mois en Europe, et un mois plus tard en Amérique", a-t-il prévenu.

Le président américain Barack Obama reste indécis sur des frappes aériennes contre les jihadistes de l'EI en Syrie après celles menées dans le nord de l'Irak.

 

 

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