samedi 16 août 2014

Ukraine : la tension monte d'un cran entre Kiev et Moscou


Une grande confusion règne ce vendredi dans l'est du pays, l'armée ukrainienne déclarant avoir détruit des véhicules blindés russes sur son territoire, ce que démentent les responsables russes.

LES INTENTIONS DE MOSCOU dans le dossier ukrainien sont chaque jour de moins en moins lisibles. Tandis que le Kremlin limoge brutalement les dirigeants séparatistes, il envoie simultanément en Ukraine de l'aide humanitaire et des blindés. Les 280 camions chargés de vivres à destination de la population de Louhansk étaient toujours bloqués à la frontière ukrainienne vendredi soir, en attente d'une inspection ukrainienne et de la Croix-Rouge. Kiev exige de pouvoir inspecter méticuleusement le contenu du convoi, puis qu'il soit pris en charge par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) une fois certifié. L'ONG basée à Genève indiquait vendredi après-midi que «les deux pays sont toujours en train de plancher sur des détails pratiques comme les procédures d'inspection et de dédouanage du convoi russe, ainsi que la vérification de la nature strictement humanitaire de la cargaison».

En réaction à des accusations russes sur des «tentatives de faire échouer» un convoi humanitaire, le ministre ukrainien des Affaires étrangères PavloKlimkine a annoncé qu'il rencontrerait son homologue russe Sergueï Lavrov à Berlin dimanche, avec les chefs de la diplomatie française et allemande. Ce n'est pas le seul chassé-croisé diplomatique de vendredi, puisqu'en soirée le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a joint au téléphone son homologue américain Chuck Hagel. Il lui a assuré qu'aucun soldat russe ne se trouvait dans le convoi d'aide envoyé par Moscou vers l'Ukraine. «Sergueï Choïgou a garanti qu'il n'y avait pas de personnel militaire dans le convoi humanitaire et que ce convoi ne serait pas utilisé comme prétexte pour intervenir davantage en Ukraine», a indiqué le Pentagone.


UN AUTRE CONVOI HUMANITAIRE, UKRAINIEN celui-là, a devancé l'aide russe. De dimensions plus modestes (800 tonnes contre 2000 tonnes pour l'aide russe), le convoi de 50 camions a commencé à être inspecté par le CICR vendredi matin, dans la ville de Starobilsk (région de Louhansk), à une centaine de kilomètres au nord des zones de combat. Après avoir été tétanisé quelques jours par l'opération humanitaire russe, le gouvernement ukrainien a réalisé jeudi qu'il lui fallait d'urgence fournir sa propre aide aux populations du Donbass, sous peine de perdre la guerre de l'information.

INTENSES COMBATS

L'hostilité de l'Ukraine envers le convoi russe n'est pas sans fondement. Kiev voit en Moscou un agresseur lui menant une guerre non déclarée à travers des livraisons d'armes et de combattants aux séparatistes prorusses du Donbass. Le convoi humanitaire russe a été doublé jeudi soir par une colonne de 21 blindés et camions militaires. Colonne qui s'est élancée vers l'Ukraine sous les yeux de journalistes du Daily Telegraphet du Guardian suivant le convoi humanitaire. Un autre convoi «massif» «arborant des drapeaux russes ou l'insigne des forces de paix» (selon le correspondant duDaily Telegraph), composé de blindés transporteurs de troupes, a pénétré en Ukraine vendredi en fin d'après-midi. Kiev accuse depuis avril la Russie de fournir des armements lourds aux rebelles du Donbass, mais Moscou a toujours nié, et continue de nier aujourd'hui ce qui ressemble à un début d'invasion.

Le chef d'État ukrainien Petro Porochenko a indiqué vendredi à son homologue britannique David Cameron que son artillerie est parvenue à détruire une grande partie de la colonne de blindés russes. Des propos impossibles à vérifier alors que dans le camp séparatiste, on affirme au contraire avoir brisé le siège autour de Louhansk, causant de très lourdes pertes aux forces ukrainiennes. Difficile d'accorder du crédit aux déclarations venant de l'un ou de l'autre camp, car les exagérations et les contre-vérités sont monnaie courante. Mais l'inquiètudemonte d'un cran en Europe comme en témoigne l'appel de François Hollande qui demande à Moscou de «respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine».

Pour autant, le fait que la Russie ait de nouveau envoyé une colonne de blindés vendredi pour ouvrir la voie vers Louhansk au convoi humanitaire suggère que les cent kilomètres restants seront les plus difficiles. De l'aveu des deux protagonistes, l'intensité des combats ne fait qu'augmenter de jour en jour. Une carte des combats, établie par une source séparatiste souvent corroborée par les faits, indique que les rebelles prorusses de Donetsk ont réussi à briser leur isolement dans les dernières 24 heures. Ils disposeraient à nouveau d'un étroit corridor vers la frontière russe et auraient récupéré le contrôle d'une route stratégique les reliant à leurs camarades de la région de Louhansk.

Si ces succès se révèlent exacts, ils ne doivent pas faire oublier que les séparatistes ont perdu 80 % des territoires qu'ils contrôlaient fin mai. Et surtout, les démissions simultanées jeudi des deux principaux dirigeants séparatistes, deValéri Bolotov pour la «République populaire de Louhansk» et d'Igor Guirkine(également appelé «Strelkov») pour la «République populaire de Donetsk», signalent le mécontentement de Moscou devant la situation militaire. Jusqu'ici très fragmentée, la rébellion pourrait être désormais soumise à une direction militaire centralisée. C'est peut-être le signe avant-coureur d'une intervention militaire directe de Moscou.

 

EU OVERLEGT MET RUSLAND EN OEKRAÏNE OVER GAS


© apVoorzitter van de Europese Commissie,José Manuel Barroso.

De presidenten van Rusland en Oekraïne en de Europese Commissie gaan metelkaar praten over onder meer het waarborgen van de gasvoorziening en hetassociatieverdrag dat Oekraïne en de Europese Unie dit jaar slotenDat zijn zedeze week overeengekomenliet de EU vandaag weten.

Voorzitter José Manuel Barroso van de Europese Commissie belde woensdagmet de Oekraïnse president Petro Porosjenko en gisteren met diens Russischecollega Vladimir PoetinZij spraken over manieren om de spanningen tussenRuslandOekraïne en de EU te verminderen. De EU heeft sancties tegenRusland afgekondigd wegens de steun van Moskou aan de pro-Russischeseparatisten in het oosten van OekraïneMoskou heeft daarop met sancties tegende 28 lidstaten van de EU gereageerd.

 

 

PUTINS POINTE

Russische Militärfahrzeuge haben die ukrainische Grenze überquertwo siebeschossen worden sein sollenIst das Putins Vorwand, um offen in den Kampfin der Ostukraine einzugreifen?

KLAUS-DIETER FRANKENBERGER  (FAZ)



© REUTERSWladimir Putin: Hat er die Welt zum Narren gehalten?Wladimir Putin

Hat die russische Führung mit dem propagandistisch aufgezogenen sogenanntenHilfskonvoi die Welt zum Narren gehaltenUm vielleicht von anderenKolonnen in Richtung Ostukraine abzulenken? Einige Lastwagen waren nachAngaben westlicher Reporter jedenfalls leer.


Gleichzeitig haben russische Militärfahrzeuge die Grenze zur Ukraineüberquertauf ukrainischem Territorium sollen sie von ukrainischem Militärbeschossen worden sein. Ist das der Vorwand, den Präsident Putinmöglicherweise schaffen wollteum die drohende Niederlage der Separatistenabzuwenden und ganz offen einzugreifen? Die Lage in dem umkämpften Gebietist unklar; aber jetzt wird schon klarerwas Putin damit gemeint haben könnte,als er am Donnerstag auf der Krim sagteMoskau werde alles in seiner MachtStehende tunum diesen Konflikt so schnell wie möglich zu beenden.

Wenn das die Ankündigung einer offenen Intervention war, dann könnten amFreitag die ersten Schritte auf dem Weg dorthin unternommen worden sein.Dann würde der Konflikt nicht schnell beendetdann würde er eskalieren. Ist esdaswas Putin wirklich will?


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE DIALOGUE, PAS LA CONFRONTATION



Selon la FAZ, le convoi humanitaire envoyé par les Russes en Ukraine ne serait qu’une manœuvre de diversion. De fait certains des 80 camions interceptés étaient vides. Il ne s’agirait donc pas d’un remake du cheval de Troie comme l’avaient redouté certains mais plutôt d’une manœuvre de diversion destinée à camoufler le mouvement de chars soviétiques pénétrant en Ukraine de l’Est et violemment attaqués par l’aviation de Kiev : prétexte recherché par Moscou pour envahir cette région. Tout ceci demeure extrêmement flou et pourrait se réveiller très dangereux. Cela dit, ce n’est évidemment pas l’attentat de Sarajevo qui est la cause principale de l’éclatement de la première guerre mondiale mais bien l’absence de dialogue, singulièrement entre l’Allemagne et la Russie, deux nations traditionnellement plus symbiotiques qu’hostiles l’une à l’autre. 100 ans plus tard il semble bien que ce soit une absence de dialogue et de respect du point de vue de l’autre qui pourrisse les relations entre la Russie et les alliés directs de l’Allemagne. Que fait l'OSCE pour faire tomber les tensions ? Tout semble se mettre en place pour un nouveau conflit ouvert entre la Russie et les puissances occidentales. Ceci n’est pas l’avis du professeur Dirk Rochtus qui rappelle dans son excellente analyse publiée par Knack qu’aucun pays n’entretient de relations commerciales plus étroites avec la Russie que l’Allemagne. Cela -nous l’avons rappelé ici même à plus d’une reprise- résulte de la géniale politique d’ouverture à l’Est de Willy Brandt et Helmut Schmidt sous l’impulsion de Egon Bahr (né en 1922).


Le vieux Egon Bahr- que l’on voit sur la photo entre Brandt et Brejnev-demeure persuadé que l’escalade actuelle ne débouchera pas sur un conflit ouvert avec l’Allemagne.

Angela Merkel et son habile ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter le moindre dérapage face à un Vladimir Poutine qui selon Bahr a la tête sur les épaules. Et Bahr de rappeler que dans son discours du 25 septembre 2001 devant le parlement allemand à Berlin, Vladimir Poutine avait dénoncé l’élargissement effectif de l’OTAN en direction des pays de l’Est ressenti par lui comme une agression, comme un abus de confiance et une rupture du climat de coopération.

Bahr insiste pour dire que le leader russe avait alors fait une proposition intéressante de coopération à l’Allemagne 'Sicherheit mit Rusland nichtSicherheit vor Rusland' . Il proposait de remplacer l’expression sécurité face à la Russie par sécurité avec la Russie.

Si Bahr regarde le drame de l’avion de la Malaysian Airline comme un avatar de l’imprévisible,  en revanche, le professeur Michael Stürmer y voit  la métaphore d’une catastrophe annoncée et il n’est pas du tout persuadé que la raison 'dieVernunft' aura le dernier mot. Bref il redoute une perte de contrôle de la situation en Ukraine comme au moyen Orient du reste : ruses de l’imprévisible ?

La grande erreur de l’Occident fut d’abandonner la Russie à son sort après la chute du mur de Berlin en 1989.



L’ex Union soviétique avait alors consenti le sacrifice de vastes territoires concédés à l’Occident : non seulement l’ancienne république démocratique allemande mais aussi la Pologne, la Tchécoslovaquie, les républiques baltes, la Finlande, la Yougoslavie, la Roumanie, la Bulgarie qui faisaient depuis les accords de Yalta partie de son glacis, autrement dit de sa zone d’influence. Dans tous ces pays, l’Allemagne trouva de formidables débouchés pour ses produits manufacturés et ses exportations. Pour l’Europe qui ne l’a pas toujours bien compris, ce fut l’aubaine de l’élagissement.



Pour les Russes, la réunification allemande et surtout européenne qui s’en suivit furent considérées comme une expansion agressive. C’est sous cet angle qu’il convient de regarder l’hostilité dont la Russie fait actuellement montre par rapport à l’Ukraine attirée par l’Europe.

Stürmer, comme Bahr et Helmut Schmidt ne veulent pas entendre parler de sanctions contre la Russie car ils en redoutent, à juste titre selon nous, les effetboomerang dont souffrent déjà nos producteurs de poires belges. Elles permettent à Vladimir Poutine de diaboliser l’Occident aux yeux de l’opinion publique russe.



Et l’historien de nous rappeler l’initiative concertée du titulaire du ForeignOffice britannique Malcolm Rifkind et de son homologue russe Igor Iwanjow, formulée dans le New York Times du 4 août, de maintenir à toute force un dialogue entre la Russie et l’Occident.

Notre conviction est que la responsabilité de cette crise n’incombe pas uniquement à la Russie, comme les médias tentent de nous le faire croire. Une autre conviction c’est que demain l’Europe a tout intérêt à se rapprocher de la Russie, quitte à s’éloigner de Washington. Pour DiverCity il n’est point de salut en dehors du dialogue entre les peuples et les civilisations. Tout le reste, violence, invasions, bombardements, massacres, ne peuvent que générer toujours plus de haine, de tensions, d’incompréhension, d’escalades, provoquant un risque de guerre accru.

MG

 


 

'DE DIALOOG MET RUSLAND HERSTELLEN IS BROODNODIG: NET DAT ONTBRAK 100 JAAR GELEDEN'

Knack

Dirk Rochtus

Docent Internationale Politiek aan KU Leuven/Campus Antwerpen. Lid van het nationaal partijbestuur van N-VA.

Glijden we in 2014 af in een oorlog met Rusland, net zoals honderd jaargeleden? Dirk Rochtus luistert bij onze oosterburen naar gezaghebbendestemmen. 'Als we één zaak uit de Eerste Wereldoorlog kunnen leren, is het weldat alle partijen boter op het hoofd hadden en door gebrek aan dialoogbijgedragen hebben tot de escalatie.'



© reuters

Glijden we in 2014 af in een oorlog met Rusland, net zoals honderd jaargeledenEven luisteren naar twee gezaghebbende stemmen van bij onzeoosterburen.

Als er één land is dat een bijzondere relatie tot Rusland onderhoudtdan is hetwel DuitslandAls land in het midden van het Europese continent, heeft hetaltijd zowel naar 'het Westenals naar 'het Oostenen meer bepaald Ruslandgekeken. De geschiedenis kan rijkelijk getuigenis afleggen over de Duits-Russische relatiesDuitsland en Rusland konden het altijd goed met elkaarvinden totdat Duitse imperialisten en later een vanuit Oostenrijk totrijkskanselier omhooggeklommen individu het in opeenvolgendewereldoorlogen in hun hoofd haalden om de Russische ruimte te willenveroveren.

DE DIALOOG MET RUSLAND HERSTELLEN IS BROODNODIG: NET DAT ONTBRAK 100 JAAR GELEDEN

Ook vandaag de dag bestaan er nauwe economische en culturele banden tussenDuitsland en Rusland. De visie van Duitse politici en professoren op Ruslandkan dan ook verhelderend werkenNeues Deutschland sprak op 9 augustus metbijvoorbeeld Egon Bahr (°1922).



Als adviseur van de vroegere bondskanselier Willy Brandt gaf hij mee gestalteaan diens Ostpolitik, de politiek die erop gericht was in de jaren '70 van vorigeeeuw de betrekkingen tussen de Bondsrepubliek Duitsland en de Sovjet-Unie,PolenTsjecho-Slowakije en de DDR te verbeterenDe historicus MichaelStürmer (°1938) pende in Die Welt van 9 augustus dan weer een opiniestuk neerover hoe onze huidige tijd ontwricht is, zoals onder andere de escalatie metRusland aantoont.

Bahr zelf is er vrij gerust in dat uit de escalatie geen oorlog zal volgen. De beideantagonisten, de Verenigde Staten van Amerika (VSA) en Ruslandbeseffen datze op elkaar aangewezen zijnalleen al om de vele conflicthaarden over de helewereldbol aan te pakken.

 

Ook de inspanningen van de Duitse kanselier Angela Merkel en haar minister van Buitenlandse Zaken Frank-Walter Steinmeier zijn erop gericht zulke'Unberechenbarkeiten' (onberekenbaarhedenuit te sluiten zoals die honderdjaar geleden de Europese machten in de Eerste Wereldoorlog hebben doenglijdenBahr vindt de Russische presidentVladimir Poetin zeker nietonbetrouwbaar. Integendeellijkt hij te willen zeggenals hij erop wijst datPoetin tijdens zijn toespraak voor de Bondsdag, het federale Duitse parlement, op 25 september 2001 de uitbreiding van de NAVO naar het oosten als een'onherroepelijke vertrouwensbreukbestempeldeVolgens Bahr zou Poetin toenook 'interessante Angebote der Kooperationhebben gedaanzonder dat er eenantwoord op volgde. De 92-jarige Duitse sociaaldemocraat vraagt zich dan ookaf wat het Westen nu eigenlijk wil: 'Sicherheit mit Russland oder Sicherheit vorRussland' (Veiligheid samen met Rusland of veiligheid tegenover Rusland)?

 

Waar Egon Bahr het neerhalen van het vliegtuig van Malaysian Airlines (vluchtMH17) nog een element van 'Unberechenbarkeitnoemtziet professor MichaelStürmer daarin een 'misdaad en een metafoor van de dreigende catastrofe'. Uitzijn opiniestuk druipt het pessimisme. 2014 zou normaal een jaar vanherinnering en waarschuwing moeten zijn (naar aanleiding van de herdenkingvan het uitbreken van de Eerste Wereldoorlog een eeuw geleden), maar dreigteen 'Krisen- und Angstjahrte worden. We kijken aan tegen een chaotischeaanslepende crisis en het is niet zeker dat 'die Vernunft' (de Redezalzegevieren. De Eerste Wereldoorlog vloeide voort uit het samenspel van 'stuurloosheid terwijl tegelijk de hoogste militaire macht ontplooid werd'. Ooknu zien we in oostelijk Oekraïne en in het Midden-Oosten weer stuurloosheid.Er dreigt verlies aan controle, en de autoriteit van de Verenigde Naties gaat nietverder dan morele oproepen.

HET WESTEN HEEFT RUSLAND AAN ZIJN LOT OVERGELATEN NA DE VAL VAN DE BERLIJNSE MUUR

Waar is het fout gegaanvraagt Stürmer zich af. Na de val van de Muur in 1989heeft het Westen Rusland aan zijn lot overgelaten. De Sovjet-Unie viel twee jaarlater uiteengeen enkel heersend volk ter wereld heeft ooit zoveel van zijngrondgebied vrijwillig afgestaan als het Russische. Het Westen had geen oorvoor de bitterheid van Rusland. De uitbreiding van de NAVO naar die gebiedendie ooit tot de invloedsfeer van de Sovjet-Unie behoordenwerd gecompenseerdmet de NAVO-Rusland RaadMoskou blijft de uitbreiding echter steevast'expansienoemenwat uiteraard een meer negatieve connotatie heeftOok datligt mee aan de basis van de Russische opstelling tegenover Oekraïne.

Stürmer heeft geen goed woord over voor de sancties van het Westen tegenRusland. Ze verdiepen volgens hem het conflict en helpen Poetin het Westen tedemoniseren en de schroeven in het binnenland aan te draaienBeter is het omde contactenook de militaireweer te activeren. De historicus herinnert aan deoproep van twee voormalige ministers van Buitenlandse Zaken, de Brit MalcolmRifkind en de Rus Igor Iwanjow, in de International New York Times van 4augustus om de dialoog tussen het Westen en Rusland gaande te houden.

De schuld voor de crisis mag niet eenzijdig op Rusland afgeschoven worden

Beide denkersEgon Bahr en Michael Stürmerzijn het erover eensdialoog isnodig, het vertrouwen moet hersteld wordenDe schuld voor de crisis zou zekerniet eenzijdig mogen afgeschoven worden op Rusland. Inderdaadals we éénzaak uit de Eerste Wereldoorlog kunnen leren, is het wel dat alle partijen boterop het hoofd hadden en door gebrek aan dialoog bijgedragen hebben tot deescalatie.

 

 

 

 

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