mardi 30 septembre 2014

IL EST TROP TARD POUR SAUVER L’ELEVE MEHDI


Lélève Mehdi, désormais majeur, prend ses décisions lui-même, s’acharne à opter pour les moins bonnesC’est que le « Le bien guidé » se guide très mal, s’est ingénié, en accumulant les absences, à rater sa dernière année d’enseignement professionnel. 

Avec son père, je suis allé plaider sa cause auprès de la direction d’école, en vain. On refuse de le réinscrire à l’Athénée d’Evere. 

En bon avocat de la défense, j’ai rappelé à Madame le proviseur -qui me fit le privilège de me recevoir, de m’écouter-, que Mehdi lisait Tolstoï à 12 ans, au grand dam de son instituteur qui manquait totalement de sérieux et bousilla toute une génération de gamins. Pas de chance, il fut autrefois mon élève. Il ne manquait pas d’esprit avant de s’adonner à la bouteille. Dans le secondaire, Mehdi rencontra très vite l’échec. Surtout, il fit tout ce qu’il put pour rejoindre un copain en section professionnelle électricité. À cette fin, il se saborda littéralement, nonobstant un quotient intellectuel de 130 et mon effort de coaching de plusieurs semaines avant les examens de juin. Il était prêt

Il finit par se retrouver en section cuisine, par choix positif, enfin. Il fait, l’an dernier, sur mon conseil et ma recommandation, un excellent stage dans un bon restaurant, le Stelle, que je remercie. Antonio le trouva un peu lent.

 Pour le reste, il passe ses loisirs à écumer les réseaux sociaux, nuitamment et à s’épuiser les yeux sur des consoles de jeux vidéo. Comme beaucoup d’ados paumés, il est incapable le matin de se lever.

C’est clair, malgré mon plaidoyer musclé, l’école refuse de le réinscrire pour un légitime redoublement. Merci, monsieur le Préfet, pour votre bel engagement. Grâce à votre irresponsabilité dictée par des impératifs de caractère purement administratifs, il ira donc rejoindre le bataillon des décrocheurs scolaires et sociaux qui se retrouvent en finale à la rue sans la moindre qualification

À qui la faute ? 

En tout premier lieu, bien sûr à l’intéressé lui-même, qui manque singulièrement de caractère contrairement à feu son grand-père, un immigré de la première génération doté d’une volonté d’acier et d’une capacité de travail effarante, comme ses fils du reste, enfin pas tous. Des résilients.  Ensuite, et sans pour autant leur jeter la pierre, à ses parents qui n’ont cessé de se déchirer devant lui et son frère, dénaturant leur enfance et leur adolescence. À ce maudit instituteur surtout, qui a manqué à tous ses devoirs et à son serment de Socrate. Il continue à faire du dégât dans une école schaerbeekoise, en toute impunité. Enfin et surtout, à notre appareil scolaire d’une incroyable lourdeur administrative qui fait peu de cas du sort de ses élèves. Il n’est plus temps de sauver l’ex-élève Mehdi. A quoi bon nos PMS, nos assistantes et assistants sociaux, les éducateurs et les éducatrices d’école? Tous ont participé, peu ou prou, à l’assassinat de ce petit Mozart, moi y compris.

Son échec est aussi le mien, celui de ne pas avoir su le motiver, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Malgré tous ses défauts et toutes ses turpitudes, je lui conserve ma confiance et continue, contre vent et marées, à croire en lui car je le sais habité de nombreux talents.

Il n’a commis aucun larcin, ne s’est jamais livré au moindre acte de violence ou de racketing ou que sais-je encore. Simplement et bêtement, il manque d'engagement et de volonté. À quoi bon toutes nos écoles de devoirs, tous nos équipements sportifs, toutes nos salles d’entraînement, pour en arriver à ce genre de constat?

Plus grave que tout, Mehdi n’a pas l’ombre d’un désir qui le tirerait vers le haut, point dEros mais un formidable Thanatos. Sa vie manque de sens comme celle de ces milliers de gamins dont parle Olivier Roy dans le "Monde" d’hier, dans un article réservé aux seuls abonnés : « un nihilisme générationnel ».

« Oui, il y a un nihilisme générationnel qui touche des jeunes paumés de la globalisation, fascinés par la mort. » 

Et tandis que Mehdi dort encore, Joëlle Milquet fait la classe devant les caméras quelque part dans une école de la Communauté française pour faire de belles images destinées au JT de ce soir…

MG




C’EST LA DÉBANDADE AU CABINET DE JOËLLE MILQUET

MATHIEU COLLEYN  La Libre Belgique



Rien ne va déjà plus au cabinet de Joëlle Milquet. Mais alors vraiment plus. Les principaux responsables de l’équipe rapprochée de la ministre CDH de l’Enseignement ont en effet claqué la porte. On compte, pour l’heure, une dizaine de personnes qui se sont littéralement enfuies des bureaux de celle qui est également la vice-présidente du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La démission du directeur du cabinet Enseignement de Joëlle Milquet (elle gère également la Culture) ne constituant pas le moins spectaculaire de ces départs. D’autant que Jean-Luc Adams, démissionnaire depuis plusieurs jours, avait indiqué qu’il resterait à la disposition du cabinet le temps que soit négocié le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il n’en sera finalement rien. Il quitte ses fonctions pour de bon dès cette semaine et, officiellement, pour raison de santé, apprend-on. Contacté, il n’a pas souhaité commenter. Son adjoint a également démissionné.

 

 

lundi 29 septembre 2014

Le chef d’Al-Qaïda en Syrie menace de «déplacer la bataille» en Occident

Le Soir

d’après AFP

Dans un enregistrement sonore, Abou Mohammad al-Joulani déclare « aux peuples des pays occidentaux »  : « Vous allez payer le prix cher ».


 

Le chef du Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, a prévenu les peuples d’Occident que la poursuite des frappes contre les djihadistes en Syrie « déplacerait la bataille  » dans leurs pays, dans un enregistrement sonore diffusé dimanche sur internet.

«  Vos dirigeants ne paieront pas seuls le prix de la guerre, vous allez payer le prix cher  », a dit Abou Mohammad al-Joulani aux peuples des pays occidentaux, les appelant à s’opposer à leurs gouvernements.

Il s’agit de sa première intervention depuis le début, il y a près d’une semaine, d’une campagne de frappes quotidiennes en Syrie contre des positions de l’État islamique (EI) et du Front al-Nosra, par une coalition menée par les États-Unis.

Un message destiné « aux peuples d’Amérique et d’Europe »

Aucun pays n’a envoyé de soldats au sol pour combattre les djihadistes mais le chef de la branche syrienne d’Al-Qaïda affirme que le fait que les frappes sont menées « à distance (…) déplacera la bataille dans vos foyers  ».

Il ne précise pas comment Al-Qaïda ripostera aux frappes mais il s’adresse aux « peuples d’Amérique et d’Europe  » en leur demandant : «  Qu’avez-vous gagné de votre guerre contre les musulmans et les djihadistes si ce n’est tragédies et douleurs qui se sont abattues sur vos pays et enfants ?  », faisant par là référence à la mort de soldats en Irak et en Afghanistan et de civils lors des attentats du 11-Septembre.

Une réponse aux frappes aériennes américaines

Les États-Unis ont lancé le 8 août une campagne de frappes aériennes sur l’Irak qu’ils ont étendues mardi à la Syrie en prenant notamment pour cible des positions d’Al-Nosra et des membres de Khorassan, un groupuscule lié à Al-Qaïda qui s’apprêtait selon Washington à lancer des «  attaques majeures  » aux États-Unis et en Europe.

L’intervention du chef d’Al-Nosra survient au lendemain de la diffusion d’une vidéo du groupe dans laquelle son porte-parole menace de représailles «  dans le monde entier  » les pays de la coalition anti-djihadiste, qualifiant leurs opérations de «  guerre contre l’islam  » et fustigeant un «  axe du mal  » dirigé par «  le pays des cow-boys ».



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE A COMMENCÉ.



Huntington savoure sa victoire  post mortem: le choc des cultures triomphe du dialogue des cultures. La troisième guerre mondiale sera très différente des deux premières et durera sans doute infiniment plus longtemps. Ceux pour qui Dieu est la mesure de toute chose ont déclaré une guerre sans merci à ceux pour qui l’homme est la mesure de toute chose. C’est un conflit ancien dont l’issue demeure incertaine, une lutte à mort entre partisans de la raison et de l’irrationnel, entre les anges de lumière et ceux des ténèbres, sur fond d’explosion démographique.

MG

vendredi 26 septembre 2014

Didier Reynders moet niet weten van ministerpost onder Michel


De Morgen Bron: De Standaard, Het Nieuwsblad



© photo news. Didier Reynders (MR), de schoonmoeder van de toekomstige regering?

Wordt Charles Michel zoals verwacht de nieuwe federale premier, dan zal huidig vicepremier Didier Reynders wellicht niet terugkeren naar de regering. Reynders zou dan het voorzitterschap van de MR ambiëreneen voornemen waar de andere partijen uit de nieuwe coalitie niet om staan te springen. Dat schrijven De Standaard, Het Nieuwsblad en De Tijd vandaag.



© belga.

Coformateurs Charles Michel (MR) en Kris Peeters (CD&V).

Een Schotse stammentwist heerst er nog niet, maar het is algemeen bekend dat de Franstaligeliberalen van MR op te delen zijn in twee clans die elkaar al jarenlang in evenwicht houdenAan de enekant de clan-Michel, met vroeger vader Louis en nu zoon Charles, aan de andere kant de clan-Reynders, erfgenaam van de vroegere sterkhouder Jean GolVandaag heeft Michel het voor het zeggenin de partijterwijl Reynders het in het zeggen heeft in de (nu ontslagnemenderegering-Di Rupo. 

Een fragiel evenwicht dat verstoord dreigt te worden door het voornemen van Reynders. Die zounamelijk weigeren om opnieuw vicepremier te worden wanneer Charles Michel premier zou worden, om te vermijden dat hij een trapje lager dan zijn concurrent komt te staanReynders zou in dat gevalmikken op de voorzittershamer van Michel om zo de nieuwe sterke man van de liberalen te worden.

SCHOONMOEDER EN -VADER
Het scenario doet de ronde in de Wetstraat, maar valt wel slecht bij de andere partijen. Zij vrezen datReynders te veel als schoonmoeder van de regering zal optreden en Michel zelfs stokken in de wielenzal steken om te tonen wie het echt voor het zeggen heeftDat zou niet goed zijn voor de stabiliteit van de regeringte meer omdat ook Bart De Wever als N-VA-voorzitter als 'schoonvader' van de regeringzal optreden vanuit het Antwerpse stadhuis.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA COALITION DES BELLES-MERES


Il se dit dans les milieux libéraux bien informés que Didier Reynders refuserait d’entrer en qualité de vice premier dans un gouvernement dont Charles Michel -son frère ennemi- serait le numéro uno. Reynders envisagerait plutôt de reprendre au clan Michel la présidence du MR très affaibli par le schisme qui déchire ce parti et a entraîné le départ du FDF et induit indirectement la perte de Bruxelles pour le MR.  Le CD&V et le VLD seraient très réticents à entrer dans un gouvernement dirigé de l’extérieur par des puissantes belles-mères, les « présidents » De Wever et Reynders. 

 

L’ambition démesurée de Charles Michel et l’orgueil de Reynders risquent de faire capoter in extremis les négociations en vue de constituer une suédoise et ramener ipso facto les socialistes au fédéral.

MG

 

 

En attendant la voix des musulmans d’ici


Pascal Martin 
Le Soir

Aujourd’hui, à 14 heures, la Grande Mosquée de Paris va appeler à dénoncer massivement la décapitation de l’otage français Hervé Gourdel par les djihadistes algériens. En Grande-Bretagne, c’est une campagne nommée « Not in My Name » qui est active depuis plusieurs jours déjà sur les réseaux sociaux. Et en Belgique ? On n’a pas entendu grand-chose. D’où ces questions : les musulmans de Belgique sont-ils imperméables aux images ignobles diffusées par l’Etat islamique ? Craignent-ils de s’exprimer ? Ou sont-ils incapables de formuler une réponse sinon forte, satisfaisante ?

Aligner ces interrogations nous renvoie à un non-dit qui a la vie dure : il y aurait « eux » et « nous ». « Eux », autant dire ceux que nous assimilons à une religion d’importation mal comprise et qui sont priés de rendre des comptes. Et « nous » qui les exigeons, chrétiens tout au moins sociologiques, ancrés à la terre d’Europe depuis des millénaires. En réalité, on en oublierait presque qu’il y a d’abord des Belges, citoyens égaux devant la loi et le droit de vivre hors la suspicion.

Mais l’homme est ainsi fait : les différences engendrent chez lui la méfiance. Une citoyenneté et une carte d’identité ne suffisent pas à les gommer. Etre accepté est autrement compliqué.

D’où la pression que subissent constamment les membres de la communauté musulmane lorsque l’actualité se fait passion. Guerres, terrorisme, décapitations : « Vous, musulmans, ça vous fait quoi ce qui se passe là-bas… ? » Au mieux, leurs interlocuteurs ne demandent qu’à comprendre. Au pire, la question tient de la réprobation. Ce mode de discrimination est un lot quotidien. Culpabilisant.

On peut comprendre que face à cet autisme, la communauté arabo-musulmane peine parfois à rappeler quelques évidences : l’islam est une religion de paix ; l’Etat islamique est le fait d’une minorité fanatique et sanguinaire ; et pour le reste, chacun cherche surtout à accéder à une vie meilleure.

Et pourtant. Même si énoncer pareilles vérités pourrait paraître vain, convenons que les angoisses s’apaisent d’abord avec des mots. Voilà pourquoi il est indispensable que la « communauté » – ce bloc qui n’en est pas un – s’active à communiquer davantage. Au-delà de ses peurs et de ses divisions. Au-delà de la légitime aspiration à traverser la vie sans être identifié comme « l’autre ». Au-delà aussi du peu d’entrain que mettent les pouvoirs publics à rendre possible ce dialogue au motif que le prosélytisme n’est jamais loin.

Facile à dire, difficile à faire. C’est entendu. Mais le moment est crucial et mérite que chacun tente de franchir l’obstacle.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DIXIT ALI DADDY:

« Voilà ce que j'écrivais en 2000 (Le Coran contre l'intégrisme, pp. 100, 101) : 

 

Le Coran ne donne à Muhammad aucun pouvoir de contrainte, en parfaite conformité avec le verset 256 du chapitre II (La Vache).

 

"Tu ne disposes pas sur eux de pouvoir de coercition" (L, 45)

 

Quant à la rétribution des oeuvres, elle relève de Dieu seul ! (cf., VLVI, 35)

 

Ces dispositions rendent nulles et non avenues toutes les "élucubrations" de ceux qui se présentent comme "le bras armé" de Dieu et qui prétendent faire respecter Sa Volonté par la force, la menace et l'exaction : comme si Dieu avait besoin de vulgaire mercenaires !

Que dire de plus ?

 Ali Daddy

 



 

 

La découverte du « coran contre l’intégrisme » de Daddy  m’a mis sur la voie d’une lecture authentique, libre et critique du texte fondateur des musulmans que j’ai lu et relu, maintes fois, crayon à la main dans l’essai de traduction de Jacques Berque qu’il recommande. J’ai fait cette démarche car je pense qu’il ne saurait y avoir de dialogue interculturel sans une ouverture à l’autre sous forme d’interaction, de dialogue précisément. Mais il n’est pas de dialogue sans réciprocité et je refuse d’être dupe.  J’ai publié sur ce blog, il y a quelques jours  les perles précieuses que j’ai remontées dans mon filet de lecteur attentif. Ce texte peut se lire en effet comme un traité d’éthique rigoureux et exigeant : la voie de rectitude au service de la patience et de l’agir bellement. Je constate, à ma grande consternation, que d’autres, de plus en plus jeunes et de plus en plus nombreux, là-bas et ici, font une tout autre lecture de ce texte y voyant une instigation, voire une injonction à égorger leurs frères humains qui ne partagent pas leur vision réductrice et abêtissante.

Cela me désespère et m’incite à dire aux musulmans de Belgique : levez-vous et témoignez avec cette force tranquille qui est en vous :

Courage donc, indignation et engagement.

MG

 

jeudi 25 septembre 2014

L'Etat islamique? #Notinmyname, répondent des musulmans


LIBERATION 



L'une des participantes à la campagne. (DR)


De jeunes Britanniques ont lancé sur les réseaux sociaux une vidéo et un hashtag pour contrer le discours des jihadistes.

«Not in my name» (pas en mon nom) : c’est le nom de la campagne lancée sur Internet par une organisation britannique qui rassemble de jeunes musulmans, Active Change Foundation, pour contrer la propagande de l’Etat islamique et les amalgames entre islam et extrémisme. Cette campagne a été lancée peu avant la décapitation de l’humanitaire britannique David Haines.

«Ces terroristes de l’Etat islamique ne sont pas de vrais musulmans, ils ne suivent pas les vrais enseignements de l’islam comme la paix et la compassion, ce sont des ennemis de l’humanité»explique Hanif Qadir, le fondateur de l’organisation. Aux aspirants jihadistes, il dit «Réfléchissez. Vous ne pouvez pas être plus éloignés de la vérité. Revenez aux livres, revenez au Coran.»

La campagne appelle les musulmans à tweeter pourquoi ils ne se reconnaissent pas dans l’Etat islamique, lui-même très actif sur les réseaux sociaux.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ENFIN …

Mieux vaut tard que jamais.

Mais ne gâchons pas notre plaisir. Sans doute faut-il beaucoup de cran pour s’afficher ainsi et subir les menaces des milices djihadistes qui sont partout et agissent dans l’ombre. Et chez nous ? Combien oseront sortir du rang pour s’indigner et témoigner « pas en notre nom, niet in onze naam ? »

Il est insupportable de devoir se demander à chaque fois qu’on croise un jeune barbu en djellabah, une jeune fille voilée en rue ou dans le métro de devoir de poser la question : « islamiste ou musulman ?»  Al Quaïda a commencé le sale boulot que les salafistes achèvent le couteau à la main.

MG 

 



Etat islamique : le bilan comptable des massacres

Par Natacha Tatu


Fiers de leur résultats, les terroristes singent les moeurs du business et produisent un rapport annuel. Assassinats et enlèvements sont présentés en tableaux et graphiques. Effrayant.


C'est un rapport d'activité sur papier glacé, comme en publient toutes les grandes entreprises pour séduire les investisseurs. Un document de 400 pages, disponible en ligne, plein de données chiffrées et de graphiques. Intitulé "Al-Naba", "les nouvelles" en arabe, il montre en couverture un combattant en treillis dans le désert, regard martial, kalachnikov à l'épaule.

A l'intérieur, présentés avec un luxe de détail, les 7.681 "opérations militaires" de l'Etat islamique, comme prétend désormais s'intituler ce mouvement terroriste qui règne sur un territoire plus grand que la France, entre l'ouest de l'Irak et le nord-est de la Syrie : en 2013, il y aurait ainsi eu, juste en Irak, 1.083 assassinats, en hausse de près de 50% par rapport à 2012 ; 4.465 attentats à la bombe ; 537 attentats à la voiture piégée ; 160 commandos suicides ; plusieurs centaines de prisonniers libérés... L'Etat islamique liste aussi par le menu le nombre de villes occupées, d'"infidèles" liquidés, de quartiers "nettoyés", de repentis.

Publié en arabe, pour la deuxième année consécutive, ce document est censé mettre en perspective la croissance de l'activité, la stratégie de l'organisation et ses objectifs. Certes, cette comptabilité macabre, qui n'est bien sûr certifiée par aucun cabinet d'audit, vaut ce qu'elle vaut : selon le think tank américain ISW (1) spécialisé dans les questions militaires, c'est "un pur outil de propagande, ne reposant sur aucun fait vérifiable".  

 

UN MARKETING ULTRACIBLÉ

Mais qu'importe : tous les objectifs du mouvement terroriste sont atteints. Un : mettre en avant la puissance, la bonne santé de "l'entreprise" et l'efficacité de son management pour attirer des financiers ou des mécènes. Deux : convaincre le public que les combattants ne sont pas des terroristes isolés, mais bel et bien une véritable armée en ordre de marche au service d'une ambition politique... Trois : faire la différence avec leurs concurrents, comme Al-Nosra, une filiale d'Al-Qaida, ou d'autres groupuscules plus modérés.

Rien n'est laissé au hasard. En même temps qu'il gagne des parts de marché, l'Etat islamique déploie un marketing ultraciblé.

Pour frapper les esprits et imposer sa marque, les vidéos barbares postées sur YouTube repoussent au-delà de l'imaginable les frontières de l'horreur, mais génèrent des millions de clics. Pour recruter de nouveaux combattants, des clips mettant en scène des rappeurs montrent à quel point le djihad ou les décapitations sont "cool". Et ce rapport digne du département financier d'une multinationale. Bref, "Etat islamique Inc." veut se présenter comme une organisation professionnelle, organisée, qui maîtrise sur le bout des doigts les logiciels les plus sophistiqués et les arcanes de la communication professionnelle :  

Ils copient jusqu'à la caricature le fonctionnement des multinationales, confirme Andrew Liepman, analyste en chef à l'institut de recherche Rand, spécialisé dans l'intelligence économique et le terrorisme. Rien de tout cela n'est complètement nouveau. Les groupes terroristes se professionnalisent depuis plusieurs années déjà. Les logiciels modernes, très sophistiqués, leur facilitent la tâche, d'autant que de jeunes diplômés, passés par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l'Allemagne, ont rejoint leurs rangs."  

Fini l'époque des opérations artisanales à la Ben Laden, des cachettes dans des grottes et des fuites en Mobylette. Entré de plain-pied dans l'ère de la globalisation, le groupe est passé à la vitesse supérieure. Un million de dollars aurait suffi à Ben Laden, dont la fortune était estimée à 300 millions de dollars, pour mettre sur pied les attentats du 11-Septembre. Avec un trésor de guerre estimé entre 1 et 2 milliards de dollars et des sources de revenus récurrentes, l'Etat islamique est de loin la plus riche et la plus puissante des organisations terroristes. 

C'est une erreur de comparer Al-Qaida et l'Etat islamique, commente Andrew Liepman. Ils n'ont pas les mêmes moyens, mais pas non plus les mêmes besoins. D'un côté, vous avez une organisation dont le seul objectif est de semer la terreur en commettant des attentats ponctuels, ce qui ne coûte pas très cher. De l'autre, c'est une logique d'occupation et de gestion des territoires, pour laquelle il faut énormément d'argent."

Le groupe terroriste, qui revendique un statut d'Etat, doit acquérir des armes, payer ses combattants, mais aussi financer une administration, avec des écoles et des hôpitaux, prendre en charge les familles des martyrs.

UN TRÉSOR DE GUERRE

Tout cela demande des moyens, de très gros moyens. Pour des raisons de querelles internes, les sources de financement venues d'Arabie saoudite seraient peu ou prou taries. Le groupe dirigé par le leader Abou Bakr al-Baghdadi, "qui n'obéit qu'à Dieu", doit donc compter sur ses propres moyens et ils sont énormes. Rançons, extorsions de fonds, pillages, mainmise sur les puits de pétrole, trafic d'armes et de carburant, l'organisation est aujourd'hui à la tête d'un véritable trésor de guerre.

Comme les armées de Gengis Khan, ses combattants raflent tout sur leur passage. A elle seule, la prise de Mossoul, deuxième ville irakienne, aurait rapporté 400 millions de dollars confisqués à la banque centrale. D'après une étude de Rand, les puits de pétrole syriens assurent un revenu d'au moins 1 million de dollars par jour. Les recettes augmentent. Mais les besoins de l'organisation aussi.  

La logique d'expansion est inhérente à leur mode de fonctionnement. C'est une logique de prédateur, qui doit conquérir de nouveaux territoires pour accroître ses revenus", explique Andrew Liepman.

Grossir pour ne pas mourir. C'est son moteur. Et sa faiblesse.

Natacha Tatu - Le Nouvel Observateur

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

COMME LES ARMÉES DE GENGIS KHAN


Comme les nuages de sauterelles qui dévorent tout sur leur passage ne laissant que la désolation derrière eux.

 

Pascal Bruckner: «Nous sommes en guerre, il faudra être impitoyable


HOME FIGARO VOX 

 Par Vincent Tremolet de Villers

 


FIGAROVOX/EXTRAITS-Dans un entretien au Figaro, l'intellectuel demande aux musulmans de France de condamner avec force l'assassinat d'Hervé Gourdel. Il s'inquiète des menaces sur le sol français.

Pascal Bruckner est romancier et essayiste
QUE VOUS INSPIRE LE SAUVAGE ASSASSINAT D'HERVÉ GOURDEL?

A part l'horreur absolue, cela confirme qu'il n'y a plus un seul endroit du monde où l'on peut être tranquille. Nous sommes face à une internationale du crime. Même si nous devions nous y attendre, on est toujours surpris par l'abomination humaine. D'autant que ces crimes filmées rappellent les films d'horreur. Comme si les assassins «rejouaient» des scènes vues en vidéo. Le principe de la décapitation est aussi effroyable. Les djihadistes, enfants du Net, pratiquent la propagande par le fait bien connu des révolutionnaires du XIXe siècle: ils galvanisent leurs partisans et terrorisent leurs ennemis. L'islamisme, après avoir parlé le langage des victimes parle le langage des bourreaux. Hier ils étaient les victimes des «infidèles», des «croisés», aujourd'hui ils paradent en bourreaux. Les nazis, eux-mêmes, cachaient leur crime suprême! Je crains, malheureusement, que ce ne soit qu'un début et que ça devienne une habitude et presque un rituel pour les esprits désaxés.

L'ISLAMISME, APRÈS AVOIR PARLÉ LE LANGAGE DES VICTIMES PARLE LE LANGAGE DES BOURREAUX. HIER ILS ÉTAIENT LES VICTIMES DES «INFIDÈLES», DES «CROISÉS», AUJOURD'HUI ILS PARADENT EN BOURREAUX.

CELA DOIT- IL REMETTRE EN CAUSE LA PARTICIPATION DE LA FRANCE À LA COALITION?

Non seulement ça ne la remet pas en cause mais ça la justifie. Contre ces groupuscules, il nous faudra être impitoyable. On croyait qu'Al- Qaida avait atteint le sommet dans la barbarie. L'Etat Islamique raffine un peu plus encore ses cruautés. L'intervention doit être d'autant plus forte.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ON NE SAURAIT MIEUX DIRE

 



BARACK OBAMA JUSTIFIE L'EMPLOI DE LA FORCE CONTRE « LE MAL »

Figaro

 Par Laure Mandeville

 


Le président américain appelle à l'union des nations face à l'extrémisme musulman.


C'est un monde très sombre, situé à «un carrefour entre la guerre et la paix», «la peur et l'espoir», «le désordre et l'intégration», que Barack Obama a décrit mardi dans son discours annuel devant l'Assemblée générale de l'ONU, en évoquant un «échec collectif du système international» auquel l'Amérique ne pourra pas remédier seule. Solennel, alors qu'il engage son pays fatigué dans une nouvelle forme de guerre contre le terrorisme islamique en Irak et en Syrie, le président des États-Unis n'a pas cherché à camoufler la gravité des défis. Et de citer la politique de destruction de l'indépendance ukrainienne menée par Moscou et l'extrémisme musulman qui ravage le Moyen-Orient et menace l'Occident, qui nécessitent une «solution urgente».

«La brutalité des terroristes en Syrie et en Irak nous force à regarder au cœur des ténèbres», a-t-il ajouté, évoquant «un cancer» qui «pervertit l'une des grandes religions mondiales» et «embrasse une vision cauchemardesque qui voudrait diviser le monde entre adeptes et infidèles».

Le président est aujourd'hui occupé sur un front jugé pressant, celui des islamistes extrémistes, qu'il a promis de combattre «par la force», «le seul langage que ces assassins comprennent», note-t-il sans fard. «On ne peut raisonner le mal», insiste le président.

Mais tout en expliquant comment l'Amérique s'y prendra pour mener sa guerre contre l'État islamique et al-Qaida - en poursuivant les frappes aériennes et en formant l'armée irakienne et une force syrienne modérée -, le président avertit qu'il s'agit d'un «problème collectif». L'ensemble des pays concernés doivent l'affronter, en rejoignant la coalition que les États-Unis sont en train de mettre sur pied.

Élément intéressant, et assez nouveau, Obama en appelle spécifiquement «aux musulmans», afin qu'ils rejettent explicitement l'idéologie de haine que les radicaux tentent de promouvoir. Une manière de dire que la bataille idéologique sera aussi cruciale que le terrain militaire, sur le long terme. Pour lui, «le clash des civilisations» n'existe que dans la tête des extrémistes. «L'Amérique réaffirme qu'elle n'est pas en guerre contre l'islam, face aux terroristes, il n'y a pas eux et nous, il n'y a que nous, car des millions de musulmans font partie du tissu de notre nation», dit-il. Encore faut-il que ces derniers prennent ouvertement position, semble-t-il ajouter implicitement.

«L'AMÉRIQUE N'EST PAS EN GUERRE CONTRE L'ISLAM. FACE AUX TERRORISTES, IL N'Y A PAS EUX ET NOUS, IL N'Y A QUE NOUS, CAR DES MILLIONS DE MUSULMANS FONT PARTIE DU TISSU DE NOTRE NATION»

Barack Obama

Face aux forces du sectarisme qui enflamment le Moyen-Orient, opposant les chiites aux sunnites, seuls les pays concernés pourront trouver une issue, juge-t-il. L'Amérique ne peut jouer que le rôle d'un partenaire «respectueux», souligne le président, une manière de mettre la pression sur les leaders irakiens, appelés à construire un État plus inclusif. Pour lui, l'heure est aussi venue de réaffirmer les normes du système international et d'y ajouter des réponses propres aux défis du XXIe siècle. Le monde globalisé est plein de risques, dit-il, évoquant le défi majeur posé par Ebola. Mais fidèle au credo traditionnel de l'Amérique, Obama décrit aussi un monde plein d'opportunités, où «on peut tenir dans sa main le contenu d'une des plus grandes bibliothèques du monde», que l'on habite New York ou le petit village de sa grand-mère, près de Nairobi.

Au moment précis où un Français vient d'être décapité en Algérie, ajoutant au pessimisme ambiant, «l'Amérique refuse le fatalisme», a-t-il dit à l'ONU. Un discours de vérité, mais aussi d'espoir.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UN GRAND ORATEUR


Obama, on le sait est un grand orateur mais un piètre décideur.

« Oyes we can » n’est qu’un vague souvenir dans l’inconscient collectif. Il n’est pas facile d’être Président dans un monde aussi troublé que le nôtre. Seul Sarkozy est persuadé du contraire et annonce son retour sur la scène médiatique.Quelle arrogance.

 

Pourquoi les jours du Califat sont comptés...

 



FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Hadrien Desuin, les premières frappes aériennes menées par l'armée américaine en Syrie marquent le début de la fin de l'Etat Islamique, victime de son intransigeance et de sa trop grande témérité.

Ancien élève de l'École spéciale militaire de St-Cyr puis de l'École des officiers de la Gendarmerie nationale, Hadrien Desuin est titulaire d'un master II en relations internationales et stratégie sur la question des Chrétiens d'Orient, de leurs diasporas et la géopolitique de l'Égypte, réalisé au Centre d'Études et de Documentation Économique Juridique et social (CNRS/MAE) au Caire en 2005. Il a dirigé le site Les Conversations françaises de 2010 à 2012. Aujourd'hui il collabore à Causeur et Conflits où il suit l'actualité de la diplomatie française dans le monde.

 

La dernière et fulgurante offensive de l'Etat islamique (EI) au Kurdistan syrien ne cesse de surprendre. L'audace tactique, combinée à de si nombreuses erreurs stratégiques, est pourtant le propre des conquérants.

Tactiquement, le chef d'EI fait preuve d'une témérité ahurissante. Comme si l'ancien officier de l'armée de Saddam avait lu Foch et son obsession de l'offensive à tout crin. Si une attaque sur un point du front s'enlise, l'offensive reprend ailleurs. Peu importe les pertes; il faut que le mouvement ne cesse jamais, ou c'est l'ensemble qui tombe.

 

QUOI DE MIEUX QUE LES DÉCAPITATIONS DE JOURNALISTES POUR SIDÉRER UNE OPINION PUBLIQUE ? ELLES FÉDÈRENT TOUS LES PAUMÉS DE LA TERRE.

Ensuite, ses provocations en duplex au peuple américain incarnent la résistance de l'Islam radical au Grand Satan occidental. Quoi de mieux que les décapitations de journalistes pour sidérer une opinion publique? Elles fédèrent tous les paumés de la terre. Par sa brutalité, Al Bagdadi a dépassé dans l'horreur Al Qaida, qu'on croyait pourtant indépassable dans ce domaine. Il a fait d'Ayman Al Zawihiri un gentil grand-père aux yeux des jeunes fous d'Allah post-11 septembre.

Galvanisés par sa propagande et ivres de ses victoires (contre de braves villageois en claquettes, alliés à une armée de déserteurs) les troupes d'Al Bagdadi chevauchent à travers la Mésopotamie dans une morbide cavalcade.

Voilà pour les points forts. Mais tout avantage a ses points faibles. L'ivresse de la conquête pousse Al Bagdadi à de grossières erreurs stratégiques. Alors qu'il s'était rendu maître du triangle sunnite (Al Anbar, Ninive et Rakka) il n'a pas su retenir ses troupes qui fonçaient sur Bagdad, ni consolider ses positions. La capitale irakienne assiégée, la «communauté internationale» ne pouvait plus fermer les yeux.

AQMI avait fait la même erreur au Mali avec son raid sur Bamako.

Très tôt, l'Iran s'était porté au secours de ses frères chiites et de leurs mausolées de Nadjaf, Karbala et autres. On ne fait pas mieux comme ennemi pour fédérer les sunnites.

Sauf qu'Al-Bagdadi s'est proclamé calife de Mossoul à la place du calife de la Mecque. Il perd alors ses principaux alliés, les pétromonarchies du Golfe. Puis il attaque les kurdes, les yézidis, les chaldéens… lesquels se retrouvent coincés au milieu du double jeu turc. La dernière attaque contre les kurdes de Syrie devrait finir de convaincre la Turquie de s'opposer pour de bon à ce califat de terreur. C'en est trop aussi pour l'occident, qui, au bout de trois ans, est contraint de se détourner de son objectif initial: faire tomber Bachar Al-Assad. Barack Obama, un mois après les premières frappes en Irak, a du annoncer en grande pompe son intention de frapper en Syrie l'Etat islamique.

 

L'OCCIDENT EST AFFAIBLI, CERTES, PAR SES INUTILES MISSIONS DÉMOCRATIQUES EN AFGHANISTAN ET EN IRAK JUSTEMENT. MAIS LES VOISINS DU CALIFE IBRAHIM NE SONT PAS AUSSI FAIBLES QUE LES MÉROVINGIENS, LA PERSE SASSANIDE ET LA BYZANCE POST-JUSTINIENNE DE L'ÉPOQUE DU PROPHÈTE.

Justement Bachar, que l'on disait l'allié caché des djihadistes, le voilà lui aussi attaqué par les nouveaux barbares de l'Etat islamique. Tandis que le parti Baath termine de livrer les stocks d'armes chimiques à l'OIAC, Al Bagdadi, aveuglé par sa foi et son ambition, alimente lui même la coalition de ses ennemis. Y compris dans les territoires qu'il contrôle, l'implacable charia qu'il inflige étouffe la population sunnite. Laquelle déteste ces jihadistes souvent venus d'ailleurs.

Tout Empire périra... Le propre du conquérant est qu'il ne peut se fixer une limite, parce que s'arrêter c'est déjà être défait. Il s'épuise dans d'inutiles et folles conquêtes, il est drogué à la victoire, son insatiable héroïne.

Le combat salafisto-jihadiste d'Al Bagdadi est une mauvaise cause, déjà perdue. Les victoires se font rares depuis juillet.

Mener une conquête de l'orient à la manière des premiers compagnons du prophète était de toute façon anachronique. L'occident est affaibli, certes, par ses inutiles missions démocratiques en Afghanistan et en Irak justement. Mais les voisins du calife Ibrahim ne sont pas aussi faibles que les mérovingiens, la Perse sassanide et la Byzance post-justinienne de l'époque du Prophète. L'Iran est là qui veille ; Téhéran est sagement en train de sortir de son isolement. La Russie se reconstruit, et l'Amérique, quoique fatiguée, est toujours aussi forte.

Les jours d'Al Bagdadi sont comptés.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LES JOURS D'AL BAGDADI SONT COMPTÉS.

 

« Mener une conquête de l'Orient à la manière des premiers compagnons du prophète était de toute façon anachronique.

L'Occident est affaibli, certes, par ses inutiles missions démocratiques en Afghanistan et en Irak justement. Mais les voisins du calife Ibrahim ne sont pas aussi faibles que les Mérovingiens, la Perse sassanide et la Byzance post-justinienne de l'époque du Prophète. L'Iran est là qui veille ; Téhéran est sagement en train de sortir de son isolement. La Russie se reconstruit, et l'Amérique, quoique fatiguée, est toujours aussi forte.

Les jours d'Al Bagdadi sont comptés. »

Voici une analyse qui fait chaud au cœur.

Elle est purement technique, stratégique et militaire. C’est une dimension du problème qu’on a peu l’habitude de prendre en considération mais elle est cependant essentielle.

Il semble bien évident que les états-majors alliés disposent des mêmes analyses mais ne les diffusent pas à la presse.

Mais attention, ceci n’enlève rien à la dangerosité de ce cancer comme l’appelle Obama et surtout au fait que ses métastases se répandent en Europe.

MG

 

 

 

 

 

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