mardi 2 septembre 2014

Candidats au jihad: pourquoi autant de Belges?


CHRISTOPHE LAMFALUSSY LE VIF 


La grande majorité des jihadistes belges en Syrie sont originaires de Flandre, seuls deux sur 385 viennent de Wallonie, estime le blogueur Pieter Van Ostaeyen, dans un décompte qu’il vient de faire sur le nombre de Belges partis se battre dans les rangs des groupes islamistes.

En scannant constamment les comptes Facebook et Twitter de cesjihadistes, ce Malinois connaissant l’arabe est devenu l’une des références en Belgique sur ce phénomène, même si ses chiffres sont en partie contestés par la Task-Force Syrie.

Pour Van Ostaeyen, "le nombre total de combattants belges étant ou ayant été en Syrie ou en Irak est stable à 385". Il estime aussi à 32 le nombre de Belges qui ont été tués. Un seul Belge, originaire de Mazée (Viroinval), se vante selon lui de se battre dans les rangs de l’armée gouvernementale syrienne.

Le fait le plus marquant selon lui est que "la plupart des combattants belges connus viennent de Flandre et spécialement de l’axe Anvers-Malines-Vilvorde-Bruxelles", probablement encouragés par un phénomène d’autoémulation sur Internet et attirés par le groupe Shariah4Belgium. Cependant, plusieurs recrues de la région bruxelloise et de Vilvorde sont francophones, selon les interviews faites par "La Libre". L’âge moyen serait de 24,5 ans.

La Task-Force Syrie, qui coordonne au ministère de l’Intérieur les informations en provenance de la police judiciaire, de la Sûreté de l’Etat et des polices locales, a une estimation un peu plus basse de 300 à 350."Nous estimons toujours le nombre de returnees à 70 environ, de morts à une trentaine et à 200-250 le nombre de Belges sur place", explique l’un des responsables de cette Task-Force, qui souhaite garder l’anonymat. "Mais il y a eu aussi ceux qui ont essayé de se rendre, ceux qui ont été empêchés de partir. Nous avons eu quelques succès."

TRÈS VISIBLES SUR LE NET

Quoi qu’il en soit, les jihadistes belges ont une visibilité alarmante en Syrie et, pour quelques-uns, en Irak. Les journalistes de "Libération" détenus à Alep, en même temps que l’Américain James Foley, l’ont été en 2013 par des geôliers belges, sous la direction d’un Néerlandais d’origine marocaine, nommé responsable de la sécurité à Alep. Accusé d’espionnage, ce dernier pourrait avoir été exécuté par ses comparses de l’Etat islamique (EI), un jour après la diffusion de la vidéo de James Foley, selon "Het Laatste Nieuws" de jeudi.

C’est aussi un Belge, originaire de Genk, qui a pris une vidéo d’un Japonais fantasque, Haruna Yukawa, capturé à Alep par l’EI au début du mois d’août. Enfin, c’est bien un jeune gamin de six ans, écolier à Saint-Josse, qui apparaît dans une vidéo tournée à Raqqa, la "capitale" de l’EI, endoctriné au jihad par "Abdullah al-Belgian", qui s’est révélé être son beau-père de nationalité française.

Les autorités belges ont été les premières à agir au niveau européen et à cerner ce phénomène des jihadistes. La France, puis le Royaume-Uni et les Etats-Unis, avec le meurtre de James Foley, en ont pris conscience bien plus tard. Certains pays continuent à faire la sourde oreille tant et si bien que leurs chiffres peuvent être sous-estimés. Dans plusieurs pays, la cote d’alerte a été dépassée. C’est notamment le cas de la fragile Tunisie, dont 3 000 de ses ressortissants se battent en Syrie et en Irak. D’autres pays ont adopté la méthode forte pour dissuader les départs vers la Syrie et l’Irak. L’Albanie a ainsi adopté une loi qui condamne à 15 ans de prison toute personne qui se rend dans cette zone de guerre.

DU PAIN SUR LA PLANCHE

La coalition en phase de négociation au plan belge a l’intention de resserrer les boulons sur ce dossier et a entrepris de consulter. La Task-Force Syrie estime que l’un des acquis des années Milquet est la collaboration des polices locales, désormais beaucoup plus attentives à la radicalisation des jeunes musulmans. Mais il y a encore du pain sur la planche. "Il faut renforcer la Sûreté, les unités de terrain de la police judiciaire fédérale, impliquer encore la police locale, travailler sur ladéradicalisation et le contre-discours sur Internet", explique leresponsable. "Enfin, il faut faire de la prévention en impliquant davantage les communautés."



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CONSTERNATION


Sans doute faut-il revenir sur les agissements de Sharia 4 Belgium qui depuis quelques mois se fait extrêmement discrète. Sans doute faut-il s’interroger et investiguer plus à fond le discours qui est tenu dans certaines mosquées. Les liens entre Sharia 4 Europe (basée au Royaume Uni) et le nouveau califat semblent évidents. La référence d’un axe Anvers-Malines-Vilvorde-Bruxelles est incontestablement une piste à investiguer.

MG



LE PRÉFET DE L'ATHÉNÉE D'IXELLES DÉNONCE LA MISE AU COIN DES "MAUVAISES" ÉCOLES

BELGA 


Gérasimos Intjigejlis, préfet de l'Athénée Royal d'Ixelles, a déclaré vendredi n'avoir que sept élèves inscrits en première année du secondaire dans un contexte de pénurie de places. "Pourquoi ce type d'école est à chaque fois mis de côté au moment des inscriptions?", questionne le préfet. Il propose de s'interroger sur la volonté d'assumer ou non qu'il y ait une sélection.

En suivant l'intention du décret Inscriptions qui vise à lutter contre les mécanismes de relégation en soutenant la mixité sociale, Gérasimos Intjigejlis préconise de dispenser un enseignement fondamental dans les écoles de moindre réputation. "A partir du moment où je n'ai pas de primaire, je reçois tous les élèves qui sont refusés dans les autres écoles. Quelque 30.000 euros me sont accordés pour la discrimination positive, mais je me retrouve en déficit du fait de mon nombre plus important d'élèves libres. Alors que certaines écoles huppées ont des fonds importants, moi je survis au niveau budgétaire. Cela ne me dérange pas d'organiser un enseignement différencié, mais alors qu'on nous en donne les moyens. On est d'ailleurs l'une des deux écoles en Région bruxelloise à organiser la 3S-DO pour les élèves qui ont fréquenté le premier degré durant trois ans et qui souhaitent éviter le professionnel en se remettant à jour dans le général."

Il remarque par ailleurs que les écoles continuent à sélectionner à travers la composition des cours du premier degré ou en refusant d'organiser le degré complémentaire. "Les élèves qui ratent une année doivent alors changer d'établissement. Donc, ces écoles n'assument pas une partie de la charge qui devrait être la leur. Tant qu'on maintient un pareil système, il y aura une dualisation de l'enseignement et il y aura des écoles plus réputées que d'autres."

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

MIXITÉ SOCIALE OBLIGE


Oui, la mixité sociale à l’école est une piste intéressante mais elle est très difficile à mettre en placeNon, la mixité sociale ne se décrète pas. Non les parents « belges » n’en veulent pas pour leurs enfants, leur préférant les écoles "sanctuaires élitaires" qui excluent toutes celles et tous ceux dont le niveau socio-culturel est regardé par eux comme médiocre et tant pis si leur enfant chéri redouble, a besoin pour y survivre de leçons particulières à gogo : on payera le prix qu’il faut, quitte à faire ceinture et se priver de vacances. Oui, cela s’appelle en bon français de« l’apartheid scolaire » et certes la bourgeoisie francophone et flamande–même laïque-opte volontiers pour les écoles catholiques huppées quitte à s’exiler dans le Brabant wallon pour pouvoir y inscrire ses rejetons.

Faut-il leur jeter la pierre ? Difficile de répondre, mais politiquement je pense que oui : à quoi sert de formater une élite brillante si le gros de la population scolaire demeure en délicatesse ?

Il serait temps que l’on change de système et qu’on renonce pour de bon à cet élitisme forcené, en faveur d’un système complètement et radicalement différent s’inspirant des principes des écoles à pédagogie active et/ou différenciée, pour mettre enfin l’élève au centre du processus éducatif. Mais il faut plus qu’une législature pour mettre en place pareille révolution copernicienne. Cela induit en effet un changement de paradigme.

Et ce n’est pas le plaidoyer creux contre les « classes hétérogènes »d’un Frank Andriat geignard et corporatiste qui nous convaincront du contraire« Lui, ministre de l’éducation, » tout roule ma poule et toute école atteint un niveau d’excellence, simplement en (ré)instaurantpartout un système de classes de niveau homogène . Frank, toujours souriant, faussement naïf et bon enfant, fait partie de ces nombreux professeurs qui sortent leur bic rouge dès qu’ils entendent le mot« pédagogie ». Ils ont tort, comme ont tort les fonctionnaires du ministère de l’éducation qu’il accuse d’abuser du jargon codé des spécialistes de l’éducation.

Je suis lucide et conscient : sans le coaching agressif de mon père enseignant et les leçons particulières de son collègue mathématicien, je ne serais jamais sorti de l’enseignement secondaire en 1965 en six années. Un seul élève dans ma classe s’en tirait sans coaching particulier, c’était un fils d’ouvrier imprimeur communiste, un garçon surdoué qui assimilait sans effort les matières les plus variées et les plus difficiles, même quand elles étaient mal expliquées, ce qui arrivait quelquefois et même assez souvent : « marche ou crève ». Il semblerait que cela ait peu changé.

J’ai dirigé un établissement élitaire, j’en sais les règles et les exigences. C’était précisément celui où Andriat fut mon élève-il n’était pas mauvais du reste –je l’ai même porté sur mes épaules lors d’un voyage scolaire assez rude avec une marche forcée en forêt, de la gare de Jumelle au gîte de Han sur Lesse : un agréable souvenir de début de carrière. J’étais jeune et vigoureux et proche de mes collègues enseignants et de nos élèves triés sur le voletUn voyage scolaire improvisé- pas cher du tout- mais très physique ou chacun était confronté à ses limites, comme chez les scouts. C’est cela qui a toujours manqué à notre enseignement général: un entrainement à la fois des facultés physiques (psychomotrices) affectives et cognitives des apprenants et de quoi leur former le caractère. C’est ce que semblent avoir compris les Finlandais et leurs voisins nordiques dont les élèves ne partent pas ou très peu pour le jihad.

Un internaute commente avec une belle lucidité :

« La marchandisation de l'école fait – hélas – des ravages… Combien n'ai-je pas vu de parents généralement parfaitement civilisés se transformer en harpies revendicatrices à l'heure des inscriptions. Ces mêmes parents, prêchant souvent démocratie et tolérance à domicile, exigent alors les "meilleures" écoles pour leurs enfants (et trouvant normal de laisser les "moins bonnes" aux autres). 
Hélas, les lois du marketing les plus éculées et les plus grossières font alors merveille: ce qui est rare est forcément bon et devient cher, les marques portées par les plus riches sont les meilleures, ce qui est facilement accessible est forcément sans valeur, etc, etc.…
Oui, le système éducatif en Communauté Wallonie-Bruxelles est inégalitaire, et non, ce n'est pas par manque d'investissement financier. Il serait plus que temps de réfléchir ensemble à la responsabilité individuelle des parents qui, souvent par souci de vouloir bien faire, renforcent les inégalités en exigeant que les ghettos soient maintenus…
Il serait probablement temps également que la CFWB se remette également en question et prenne davantage soin de ses établissements. Le rôle du pouvoir organisateur est crucial et il se doit d'être proche des écoles, à Bruxelles comme ailleurs. » 

Bravo, on est pleinement d’accord avec cela. Et lisez donc encore ceci :

« Je suis de tendance libérale et mes enfants ont fréquenté le lycée Vauban- enseignement officiel - à Charleroi. 
Mon frère et ma belle sœur sont universitaires, se revendiquent "de gauche" mais ont inscrit leurs enfants, pour leurs humanités, à "St Bart" à Liège...enseignement catholique... ... 
Une de leur fille- ma nièce - et son époux - qui se revendique aussi "de gauche" - sont tous deux ingénieurs et ils ont inscrit mes petits-neveux dans une école primaire de l'enseignement officiel où est assurée une réelle mixité sociale.
Comme quoi, il ne s'agit pas d'une question de moyens quand on choisit une école pour ses enfants mais plus une question de respect - ou non - de valeurs sociales 
Parmi les parents, nantis, qui se disent "de gauche" il y a ceux qui relèvent de la gauche "caviar" et d'autres plus respectables , qui font un choix pour qu'il y ait adéquation entre l'école de leurs enfants et leur pensée politique et sociale. »


Ces témoignages spontanés montrent à quel point le divorce social est profond dans notre société belge, ce qui singulièrement se répercute dans les écoles bruxelloises.

La tâche qui attend la nouvelle ministre de l’enseignement (WallobruxJoëlle Milquet est titanesque : les douze travaux de Milquet. La responsabilité qui pèse sur ses épaules est plus écrasante encore que la charge cyclopéenne de ministère de l’intérieur qu’elle abandonne.

Il faut lui souhaiter courage et succès pour affronter les vents mauvais qui soufflent sur les écoles, toutes les écoles.

MG

 

DES REMÈDES À L’ÉTUDE CONTRE LE MAL FRANÇAIS DU REDOUBLEMENT

VÉRONIQUE SOULÉ LIBÉRATION



Régulièrement contesté, critiqué pour son inefficacité et son coût pour les finances publiques, le redoublement a diminué en France ces dernières années, mais il reste relativement courant. Le pays se maintient ainsi dans le peloton de tête de l’OCDE, notamment derrière l’Espagne et la Belgique. Pour faire évoluer cette pratique, le Conseil national d’évaluation du système scolaire a lancé jeudi une «conférence de consensus» qui va associer chercheurs et acteurs de terrain, et quiproposera des alternatives début 2015. Selon un rapport du Conseil, 28 % des élèves de 15 ans ont redoublé en France au moins une fois, avec de grandes différences suivant les filières - 20 % en lycée général et technologique, 60 % en lycée professionnel et 78 % en première année de CAP. Le contexte familial et social pèse lourdement. Le fait de vivre dans une famillie monoparentale augmente de 37 % la possibilité de redoubler, et celui d’avoir un père au chômage la multiplie par deux. A l’opposé, celui d’avoir une mère diplômée du supérieur divise par près de trois le risque par rapport à une mère s’étant arrêtée au collège. Les garçons redoublent toujours plus que les filles, mais la différence s’est atténuée. V. S.



COMMENTAIRE DE DIVERCITE

AIDER À DEVENIR

Le redoublement c’est comme la prison, c’est un moyen commode de gérer l’échec scolaire, culturel et social mais cela ne résout rien, que du contraire. Seul l’accompagnement différencié, le coaching, le tutorat sont de nature à « aider à devenir » - titre du meilleur ouvrage de Louis Vande Velde-, c’est-à-dire aider à comprendre et à assimiler. Bref, le contraire de "marche ou crève".

MG

 

LES PAYS-BAS VEULENT RETIRER LA NATIONALITÉ DES JIHADISTES, SANS CONDAMNATION PRÉALABLE.

Suzanne Vanderzande  

AFP 


Le gouvernement néerlandais a annoncé vendredi vouloir retirer leurs passeports aux combattants jihadistes, même si ceux-ci n'ont pas été au préalable déclarés coupables d'un crime.

Cette décision fait partie d'une série de mesures ayant pour but de combattre le mouvement extrémiste, alors que de nombreux Occidentaux partent grossir les rangs de l'Etat islamique (EI) ou d'autres groupes extrémistes en Syrie ou en Irak.

Le nombre croissant de combattants occidentaux inquiète les autorités, qui redoutent des attaques terroristes en Europe après le retour desjihadistes.

"La loi va être durcie dans le but de retirer la nationalité néerlandaise auxjihadistes qui ont rejoint un groupe terroriste armé, même sans une condamnation criminelle", a affirmé le gouvernement dans le résumé d'une lettre du ministre de la Justice, Ivo Opstelten.

Cette mesure ne pourra néanmoins être prise que contre des personnes disposant d'une double nationalité, car "personne ne peut être laissé apatride", a ajouté le gouvernement.

Beaucoup de musulmans néerlandais issus de l'immigration disposentde la double nationalité, en particulier de nombreux Marocains.

"Leur enlever la nationalité néerlandaise, cela signifie que ces gens ne sont plus les bienvenus dans ce pays, qu'ils ne pourront plus revenir", a ajouté M. Opstelten, lors d'une conférence de presse à La Haye, soulignant qu'il allait déposer le texte en fin d'après-midi.

Toute personne qui s'est entraînée "dans un camp jihadiste" ou qui a aidé à recruter des combattants pourra également se voir retirer sa nationalité néerlandaise.

Aux Pays-Bas, environ 130 Néerlandais ont jusqu'à présent quitté le pays pour aller combattre en tant que jihadistes. Selon les chiffres des services secrets néerlandais (AIVD), 30 d'entre eux sont revenus au pays tandis que 14 sont morts sur place.

Des jihadistes néerlandais sont responsables d'au moins un attentat-suicide en Syrie et d'un en Irak, selon l'agence néerlandaise antiterrorisme (NCTV).

Plusieurs personnes ont été arrêtées alors qu'elles tentaient de quitter le pays pour aller combattre le jihad, et 29 passeports ont été annulés pour empêcher de potentiels combattants de partir.

A la mi-juin, Dick Schoof, le directeur du NCTV, avait affirmé que les récents succès de l'EI allaient engendrer une nouvelle vague de combattants prêts à rejoindre le Moyen-Orient.



LE PARQUET FÉDÉRAL ANALYSE DES VIDÉOS METTANT EN SCÈNE DES COMBATTANTS BELGES DE L'EI

LA LIBRE

 

Le parquet fédéral a pris connaissance de deux séquences montrant des ressortissants belges actifs au sein de l'Etat islamique (EI), un groupe dijhadiste qui tente depuis juin d'établir un califat sur un territoire partagé entre la Syrie et l'Irak. L'analyse de ces deux vidéos pourrait déboucher sur l'ouverture d'une enquête, a indiqué lundi Eric Van der Sypt, le porte-parole du parquet fédéral. La première vidéo montre plusieurs combattants de l'EI célébrer la fête de l'Aid-al-Fitr, qui marque la fin du ramadan. Diffusée par le groupe, on peut y voir un homme dénommé Abu Hanifah Al-Belgiki. S'exprimant dans un mélange d'arabe et de néerlandais avec un fort accent flamand, il déclare qu'il ne s'est "jamais senti aussi musulman qu'ici". "Nous sommes heureux et en sécurité. Nous ne pouvons rien demander de plus."

La seconde séquence est un reportage pour le magazine américain VICE enregistré à Racca, le fief des djihadistes, situé en Irak. Un des protagonistes du film est un Belge qui dit avoir rallié la Syrie pour se joindre à l'EI. Il est dénommé "Abdullah al-Belgian" et laisse son fils de dix ans s'exprimer devant la caméra. Le père et son enfant menacent ouvertement les "infidèles" dans cette séquence.

Le parquet fédéral suit le dossier de près, indique son porte-parole. Une enquête séparée visant les faits visibles dans les deux films pourrait être ouverte, mais il est également possible que ceux-ci soient liés à une enquête déjà en cours. L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) est également en train d'évaluer la situation, indique le Centre de crise du ministère de l'Intérieur.

 

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