mercredi 10 septembre 2014

Des responsables musulmans lancent un appel pour les chrétiens d'Orient


AFP 


L'islam de France affiche sa solidarité envers les chrétiens d'Orient: de hauts responsables musulmans ont signé mardi un "appel de Paris" pour défendre ces "frères en Dieu" et tenter d'empêcher des jeunes de tomber dans le jihadisme.

Le texte, signé à la Grande mosquée de Paris, est porté par la coordination Chrétiens d'Orient en danger (Chredo), le président du Conseil français du culte musulman (instance représentative des 3,5 à 5 millions de musulmans de France) Dalil Boubakeur (au centre sur la photo) et ses vice-présidents Anouar Kbibech (à gauche) et Ahmed Ogras.

"Les signataires tiennent à réaffirmer leur soutien aux frères chrétiens d'Orient, pour la plupart arabes, ainsi que pour toutes les autres minorités de la région, qui sont victimes actuellement d'une grave campagne destructrice menée par ces groupes terroristes menaçant leur existence même", soulignecet "appel de Paris".

Le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a évoqué devant la presse un "acte symbolique, fraternel, de solidarité et d'humanité" envers les chrétiens d'Orient, ces "frères en Dieu".

Cette "déclaration solennelle" s'accompagne d'un "plan d'actions", a précisé le président de la Chredo, Patrick Karam (à droite sur la photo).

Ainsi, les "mosquées de France et d'Europe" seront appelées à dire des prières lors du prêche de vendredi prochain en solidarité aux chrétiens d'Orient "victimes de l'intolérance et de la barbarie", selon un communiqué.

En outre, une "conférence internationale" sur ce sujet se tiendra à Paris, probablement le samedi 6 décembre, avec autour de la table des religieux, laïcs, diplomates et responsables gouvernementaux.

Les signataires de l'"appel de Paris" entendent également prendre "à témoin la communauté musulmane pour demander à tous les responsables politiques de redoubler de vigilance face auxmenées subversives qui ciblent les jeunes musulmans d'Europe, particulièrement les plus fragiles d'entre eux".

Les autorités françaises s'inquiètent du phénomène des départs vers la Syrie et, lors du retour en Europe, de risques d'attentats de la part des candidats au jihad les plus radicalisés.

Plus de 900 personnes seraient concernées, un chiffre englobant ceux qui sont déjà partis sur le théâtre des opérations, ceux en transit et ceux dont les services de renseignement ont la conviction qu'ils projettent d'y aller.



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

TROP PEU, TROP TARD


Il était temps, presque trop tard. L’opinion publique européenne a beaucoup de mal à comprendre la difficulté que semblent éprouver les autorités musulmanes à condamner sans appel et sans nuance les atrocités commises par les monstres djihadistes. C’est que le grand public ne fait pas forcément la différence entre islam et islamisme, islamisme et salafisme, salafisme et djihadisme, sunnites et chiites. Pour Jacques Rifflet, (La libre 2 août) la violence prime toujours. « Face à la montée des extrémistes, les musulmans modérés demeurent silencieux par peur de la violence des radicaux. Ils éprouvent du mal à les affronter ouvertement. Les tempêtes du Printemps arabe ont eu pour effet d’éliminer certains "tyrans utiles". Utiles, car Saddam Hussein et Kadhafi parvenaient à empêcher l’émergence des groupes radicaux. Sans la résistance de Bachar el-Assad, il est clair que le califat (nouvel ordre islamique sous l’autorité d’un calife) nouvellement créé aurait pu s’étendre de Damas à Mossoul. C’est pourquoi les chrétiens de Syrie et du Liban défendent Bachar el-Assad. Si le régime du président el-Assad s’était écroulé, il y aurait eu 2 millions de chrétiens en grand péril devant les jihadistes. En Irak, sur les 1,5 million de chrétiens, environ un million a quitté le pays. Mossoul s’est vidé de ses chrétiens face à la terreur islamiste. Sans Kadhafi, la Libye est devenue le théâtre de combats sanglants entre radicaux - que l’Occident a "libérés" - et modérés. » 

Sauf erreur de ma part, le fatalisme a d’avantage cours en Orient qu’en Occident où règne depuis l’aube de la modernité une forme de volontarisme prométhéen qui met rapidement au pas tous ceux qui le défient.  L’esprit démocratique inspiré par les Lumières a triomphé des totalitarismes hitlériens et staliniens, il n’y pas de raison qu’il capitule devant l’islamisme jihadiste. La religion a agi longtemps comme un opium pour endormir les souffrances des peuples. L’hyperconsommation est le poison qui aujourd’hui lobotomise l’Europe et amollit ses ressortissants.

Comme la France d’avant-guerre, l’Europe baisse la garde face aux ennemis qui l’assiègent de l’extérieur et de l’intérieur. Il faut espérer un sursaut tout en posant la question de savoir d’où ce sursaut viendra.  On déplorera un manque de caractère, d’indignation et de rébellion au sein d’une jeunesse plus résignée que combattive. Le dialogue des cultures et des religions, certes oui, mais pas la capitulation face à l’intolérance doublée de cruauté barbare et sanguinaire. Obama semble déterminé à prendre la tête d’une coalition anti djihadiste sans la Russie. Comment réagira l’Europe ?

MG



MGR NONA, ARCHEVÊQUE DE MOSSOUL, PRÉVIENT L’OCCIDENT : «NOTRE SOUFFRANCE EST UN PRÉLUDE À CE QUE VOUS-MÊMES SOUFFRIREZ DANS UN FUTUR PROCHE»

Fdesouche

Mgr Nona, archevêque de Mossoul, prévient l’Occident : «Notre souffrance est un prélude à ce que vous-mêmes souffrirez dans un futur proche»

Le 19 août dans une déclaration au quotidien italien Corriere de la Sera, l’archevêque de Mossoul, Mgr Amel Shimoun Nona, a adressé un avertissement solennel à l’Occident.

«Notre souffrance est un prélude à ce que vous-mêmes, chrétiens européens et occidentaux, souffrirez dans un futur proche», a crié l’archevêque à ses frères chrétiens d’Occident.»

« Si vous ne comprenez pas cela rapidement, vous tomberez victimes d’un ennemi que vous aurez accueilli dans votre maison. »

«S’il-vous-plaît, il faut que vous compreniez. Vos principes libéraux et démocratiques n’ont aucune valeur ici. Vous devez reconsidérer la réalité du Moyen-Orient, car vous accueillez un nombre croissant de musulmans. Vous aussi, vous êtes en danger. Il vous faut prendre des décisions courageuses et dures, y compris en allant à l’encontre de vos principes. Vous croyez que tous les êtres humains sont égaux, mais ce n’est pas une chose certaine. L’Islam ne dit pas que tous les êtres humains sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. »



LA "SUÉDOISE" PROGRESSE DANS LA LUTTE CONTRE LE RADICALISME

Le Vif


Alors que plus de 300 Belges seraient impliqués dans les combats en Syrie, les négociateurs de la N-VA, du MR, du CD&V et de l'Open Vld progressent dans le programme de lutte contre le radicalisme qu'ils entendent inclure dans le prochain accord de gouvernement.



© Belga

La N-VA a avancé des propositions complémentaires à la note des formateurs Charles Michel (MR) et Kris Peeters (CD&V). Elles visent notamment le cas de Belges qui quittent le pays pour participer à des conflits étrangers, comme le conflit syrien. Des questions se posent sur la mise en pratique de certaines d'entre elles, notamment le fait de rendre punissable la participation à ces conflits "non reconnus par les autorités belges": faut-il se limiter au combat proprement dit ou envisager aussi la fourniture de matériel, l'entraînement de combattants ou la propagande? La question se pose aussi de savoir comment déterminer les conflits auxquels la sanction pénale s'appliquerait. Des propositions évoquent aussi le retrait de la nationalité en cas de double nationalité. Elles paraissent susciter le consensus mais la mesure pourrait heurter le droit international et la garantie serait demandée que le retrait soit décidé par un juge. L'idée de cours de "déradicalisation" pour les jeunes qui fréquenteraient certains milieux suscite le scepticisme. Comment est-il possible de contraindre une personne qui n'a rien commis de répréhensible à suivre de tels cours, a-t-on fait remarquer.

PLUS DE 300 BELGES IMPLIQUÉS DANS LES COMBATS EN SYRIE

Au total, entre 300 et 350 Belges ont été impliqués dans les combats en Syrie, selon une liste réactualisée par le ministère de l'Intérieur, a-t-on appris mardi auprès de la porte-parole du ministre Melchior Wathelet, Sophie Van de Woestyne. Ces Belges sont revenus, ont été tués, ont tenté de partir ou sont partis combattre sur le territoire syrien.

Les jeunes Belges et non-Belges résidant en Belgique partant et rentrant de Syrie sont recensés depuis 2012, soit "depuis l'observation des premiers phénomènes", poursuit Mme Van de Woestyne. "Nous sommes en avance sur de nombreux pays, car nous nous y sommes pris très tôt pour lancer le décompte à l'aide d'une méthode efficace."

Les personnes de nationalité belge parties en Syrie sont d'abord identifiées, puis fichées. "A leur retour en Belgique, les 'Returnees' font bien sûr l'objet d'une attention toute particulière", explique Mme Van de Woestyne. Les personnes identifiées sont ainsi surveillées dans le cadre de la plate-forme des "Returnees", faisant partie de la Task Force "Syrie" mise en place en avril 2013 par l'ancienne ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet. Pour chaque profil, une répartition entre services est faite. "Il y a soit une arrestation, soit un suivi judiciaire, soit, si il n'y a pas de dossier judiciaire ouvert, un suivi par un service de renseignements ou par la police locale", avait détaillé Mme Milquet.

Au niveau national, comme local, la coopération a été fortement renforcée entre les services de renseignement, la police et les autorités judiciaires. Les enceintes de concertation et d'échange d'informations ont été mobilisées et consolidées par l'action de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM). Un échange systématique d'informations est également prévu au niveau international entre les neuf Etats européens les plus touchés par le phénomène, soit la France, l'Allemagne, la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Irlande, l'Espagne et la Belgique. Si les villes d'Anvers et de Bruxelles sont souvent citées comme étant des foyers de combattants par les médias, le ministère de l'Intérieur refuse de divulguer les tendances géographiques correspondantsaux départs en Syrie, jugées "confidentielles."



ETAT ISLAMIQUE EN IRAK: OBAMA DÉVOILE SA STRATÉGIE

AFP 


Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est attendu mercredi matin en Jordanie, première étape d'une tournée destinée à bâtir une coalition contre l'Etat Islamique en Irak, dans le cadre d'un plan d'action que le président Obama doit détailler dans la soirée.

A la veille du 13e anniversaire des attentats du 11-Septembre, Barack Obama présentera mercredi soir heure locale (vers 01H00 GMT jeudi), lors d'une allocution solennelle depuis la Maison Blanche, la stratégie des Etats-Unis pour "affaiblir et, à terme, détruire le groupe terroriste".

"Je veux que les Américains comprennent la nature de la menace (...) et qu'ils soient confiants dans le fait que nous serons capables d'y faire face", a-t-il expliqué, promettant, un mois après le lancementde frappes ciblées en Irak, une nouvelle phase, plus offensive, tout en restant fidèle à son credo : pas de troupes américaines de combat au sol.

(…)Au moment où des capitales occidentales s'inquiètent du départ, puis du retour, de certains de leurs ressortissants pour la Syrie ou l'Irak où ils s'enrôlent dans les rangs des jihadistes, les Etats-Unis ont soumis à leur partenaires du Conseil de sécurité un projet de résolution imposant aux Etats de prendre des mesures législatives pour empêcher leurs citoyens de s'enrôler dans des organisations extrémistes comme l'EI.

 

 

 

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