mardi 23 septembre 2014

Deux fois moins de risques de chômage pour les «étudiants Erasmus»Par Antoine Lhermenault


93% des «étudiants erasmus» imaginent vivre à l’étranger [Crédits: Flickr/UniversitätSalzburg]

 

Une étude d’impact de la Commission européenne démontre que les étudiants ayant bénéficié du programme d’échange Erasmus sont moins exposés aux risques de chômage, à court comme à long terme.

Déjà devenu un symbole des politiques européennes, le programme Erasmus s’apprête à nouveau à soigner sa réputation. Une étude, commandée par le département «Culture et Education» de la Commission européenne, avance que les recruteurs apprécieraient particulièrement les valeurs développées par les étudiants lors de leurs échanges. Plus confiants, plus déterminés ou encore plus curieux, les «Erasmus» seraient deux fois moins exposés au risques de chômage de longue durée (chômage de plus de 12 mois, NDLR) que les étudiants restés sur le territoire national. L’enquête, réalisée par des experts indépendants est annoncée par l’Union européenne (UE) comme «la plus importante en son genre» avec près de 80.000 réponses recueillies.

En se rendant à l’étranger lors de leurs cursus, les jeunes acquièrent «non seulement des connaissances dans des disciplines précises mais renforcent aussi des compétences transversales très appréciées par les employeurs» expliquent les experts. Conséquence directe, ils réussissent nettement mieux leur insertion sur le marché de l’emploi. Cinq ans après l’obtention de leur diplôme, les «Erasmus» présentent un taux de chômage inférieur de 23% par rapport à ceux qui n’ont pas profité de cette opportunité.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

NIVELLEMENT PAR LE HAUT

Ersmus , c’est le nivellement par le haut, la prime de risque empochée par les plus téméraires, ceux qui n’ont pas peur de s’expatrier en s’exposant aux risques du dépaysement et de l’inconfort. « L'expérience à l'étranger est jugée déterminante par les employeurs et permet notamment de développer la curiosité, la confiance en soi et l'aptitude à résoudre les problèmes. Quelque 64% des employeurs interrogés jugent l'expérience à l'étranger comme importante pour être embauché, contre seulement 37% en 2007. »

C’est une prime au caractère et un excellent site de rencontre : un étudiant Erasmus sur quatre a rencontré son partenaire lors de son séjour à l'étranger.

Voilà qui plaide en faveur de l’instauration d’universités cosmopolites résolument européennes. 

MG


ERASMUS : DÉJÀ UN MILLION DE BÉBÉS

Le Vif


Source: Belga

Un étudiant Erasmus sur quatre a rencontré son partenaire lors de son séjour à l'étranger, a révélé lundi la Commission européenne, et le programme européen d'échange universitaire a même contribué à la naissance d'un million de bébés depuis son entrée en vigueur en 1987.


En plus de favoriser l'esprit d'entreprise, la mobilité et la maîtrise des langues étrangères, le programme Erasmus, popularisé par le film de Cédric Klapisch"L'Auberge espagnole" (2002), a des conséquences sur la vie privée de ses étudiants.

Selon une étude rendue publique lundi par l'exécutif européen, 27% des anciens étudiants Erasmus disent avoir rencontré leur conjoint ou partenaire actuel pendant leur séjour à l'étranger.

Une situation comparable à celle de Xavier, le personnage principal de "L'Auberge espagnole", qui finira par partager sa vie avec Wendy, sa colocataire britannique, après moult péripéties. Erasmus favorise plus globalement les couples de nationalités différentes, puisqu'un tiers (33%) des anciens étudiants sont concernés, soit trois fois plus que les étudiants n'étant pas partis à l'étranger (13%). Mais c'est sur le marché de l'emploi que les étudiants Erasmus font la différence.

La nomination fin août de Federica Mogherini, 41 ans, comme future chef de la diplomatie européenne, a mis les projecteurs sur les talents issus du programme Erasmus. L'Italienne avait fait sa thèse portant sur l'islam et la politique au cours d'un séjour à Aix-en-Provence, dans le cadre d'Erasmus. Actuellement, environ 10% des jeunes Européens étudient ou se forment à l'étranger grâce à des soutiens publics et privés, selon les données de la Commission. Environ 5% d'entre eux bénéficient d'une bourse Erasmus.

L'enquête rendue publique lundi est la plus importante en son genre, elle a été réalisée dans 34 pays. Près de 80.000 réponses ont été recueillies, à la fois d'étudiants et d'entreprises.

 

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