mercredi 3 septembre 2014

En renonçant au "16", Peeters permettrait à Charles Michel d'être Premier ministre

La Libre



Le co-formateur Kris Peeters (CD&V) renoncerait au poste de Premier ministre pour laisser toutes ses chances Marianne Thyssen au poste de commissaire européen. C'est ce qu'indiquent plusieurs sources reprises par différents médias. Selon Kris Peeters, sa collègue du CD&V est "la meilleure candidate" pour cette fonction. Le parti socio-chrétien assure également qu'il ne s'agit pas "d'offrir un poste pour un autre". 

 

Or, le MR l'a clairement précisé: le CD&V ne peut avoir à la fois le poste de commissaire et celui de Premier ministre. Peeters ne prendrait donc pas la tête de l'exécutif de la coalition suédoise, Le Soir précisant également qu'il souhaiterait donner la priorité "aux négociations de fond en vue de la formation d'un gouvernement". Dès lors, ce serait bien un MR qui décrocherait le "16".

Mais quel libéral ? Charles Michel et non Didier Reynders ! En effet, ce sont bien les présidents des formations politiques qui négocient la majorité "suédoise" (MR/N-VA/CD&V/Open VLD) qui ont les pleins pouvoirs pour trancher sur la répartition des postes entre les partis et sur le nom de ceux qui les occuperont. Et on voit mal Charles Michel laisser son rival, Didier Reynders, le dépasser politiquement de plusieurs têtes en succédant à Elio Di Rupo.

 

Charles Michel devient Premier ministre et cède la présidence du parti à un "faisant fonction" (Chastel ? Borsus ?). Didier Reynders resterait probablement vice-Premier ministre MR.

Au CD&V, c’est plutôt Wouter Beke qui monterait comme vice-Premier CD&V du gouvernement Michel Ier. Ainsi, Charles Michel retrouverait au sein de l’exécutif une personne qui a toute sa confiance et avec qui, avant les élections, il se proposait de former l’axe central d’un futur exécutif fédéral. Toujours dans ce scénario, Wouter Beke pourrait céder la présidence du parti à Kris Peeters.

Vu le contexte actuel et les intox qui circulent, cette information est toutefois à prendre avec des pincettes. Même si l'on sait qu'il est urgent (ce jeudi au plus tard) de présenter un candidat belge pour la Commission européenne, on ne peut exclure des manœuvres de dernière minute de la part des sociaux-chrétiens flamands afin d'obtenir des concessions sur le programme socio-économique (dont la taxation sur les plus-values) de la suédoise.




COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE CD&V DONNE PRIORITE À  L’EUROPE


Décidément, nous allons de surprise en surprise.

Charles Michel premier ministre ? De quoi rendre fous de rage ses ennemis intimes les plus virulents : Benoit Lutgen, pour le principe ; Elio Di Rupo, par simple dépit et surtout Daniel Reynders qui revendique ce poste pour ses réelles compétences et son expérience.

Louis Michel jubile, il a mis le fiston sur le trône, reste à savoir ce que le parti en pense…

Et puisque nous vivons désormais en absurdie : pourquoi ne pas offrir ce poste à Louis Michel, vieux briscard, homme d’expérience et de compromis ?

Il est surprenant de constater à quel point les compétences sont peu respectées en ce début de XXIe siècle. Au niveau européen on attendait Verhofstadt et on hérite d’une troïka aussi insipide que celle qu’elle remplace. Au niveau fédéral on attendait soit Bart de Wever en personne, soit Kris Peeters, l’homme fort du CD&V ou, à défaut, Daniel Reynders, le meilleur étalon de l’écurie MR et voilà que l'on nous annonce que c’est Charles Michel qui aurait le poste de premier ministre.  Le grand public est complètement perdu. il ne sait plus à quel saint se vouer ; il risque de se détourner complètement de la chose politique. Attention, danger.

MG

   

 

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