lundi 8 septembre 2014

Le dalaï lama estime qu'il n'a pas besoin de successeur


BELGA 


Le dalaï lama affirme dimanche dans un entretien à la presse allemande qu'il entendait être le dernier chef spirituel tibétain et mettre un terme à une tradition religieuse vieille de plusieurs siècles.

Interrogé sur le fait de savoir si les Tibétains ont toujours besoin d'un dalaï lama, il a répondu au journal "Welt am Sonntag": "L'institution du dalaï lama existe maintenant depuis près de cinq siècles. Cette tradition peut maintenant s'arrêter avec le 14e dalaï lama qui est très aimé". "Si un 15e dalaïlama venait et faisait honte à la fonction, l'institution du dalaï lama serait ridiculisée", a-t-il ajouté en riant, selon une transcription de l'entretien en anglais. "Les gens qui pensent en termes politiques doivent réaliser par conséquent que cette période de quelque 450 ans où nous avons eu cette institution du dalaï lama devrait avoir fait son temps", a encore expliqué le prix Nobel de la paix, âgé de 79 ans.

 "L'institution du dalaï lama était importante principalement en raison de son pouvoir politique. J'ai complètement renoncé au pouvoir en 2011 quand j'ai pris ma retraite", a-t-il rappelé. Désigné dalaïlama à l'âge de trois ans, il considérait déjà qu'il était en semi-retraite depuis 2001, date à laquelle un Premier ministre du gouvernement en exil avait été élu pour la première fois. 




COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SAGE D’ENTRE LES SAGES


Il est coutume de dire que le bouddhisme est une sagesse de vie, pas une religion.

L’extrême lucidité du dalaï lama semble illustrer ce propos et force le respect.

Son message : que chaque bouddhiste tibétain soit pour lui-même son propre dalai lama.

C’est évidemment mettre la barre très haut. Les scélérats préfèrent un guide, un Führer, un petit père des peuples, un calife.

MG

 

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