mardi 23 septembre 2014

Le "binge drinking" en augmentation chez les jeunes


Stagiaire Le Vif

Source: Le Vif

Le " binge drinking ", ou beuverie express, est pratiqué au moins deux fois par mois par 36 % des élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles âgés de 15 à 17 ans et par 48 % des étudiants qui ont de 18 à 20 ans, d'après le dernier rapport d'Eurotox.



© Reuters

Le "binge drinking" est de plus en plus populaire chez les jeunes. Il s'agit d'une pratique qui consiste à boire très vite de nombreuses doses d'alcool pour atteindre plus rapidement l'ivresse. Un tel comportement n'est pas sans conséquence. Diverses études ont mis en exergue les effets de cette pratique sur le cerveau. Les buveurs "express" présentent des altérations cérébrales semblables à celles des alcooliques chroniques. D'un point de vue émotionnel, ils ont une capacité plus réduite à identifier les émotions que les autres.

Eurotox, l'observatoire socio-épidémiologique alcool-drogue en Communauté française, s'est penché sur les habitudes de consommation des élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a constaté que plus d'un tiers des jeunes de 15 à 17 ans ont pratiqué le "binge drinking" au moins deux fois durant les 30 derniers jours. Ce nombre augmente à presque 50 % pour les jeunes de la tranche d'âge 18-20 ans. Le phénomène touche également 12 % des élèves de cinquième et sixième primaire qui ont pratiqué le "binge drinking" au moins deux fois durant le mois précédent.

Une autre étude présentée dans le rapport d'Eurotox montre que 30 % des étudiants de l'UCL pratiquent le "binge drinking" au moins une fois par semaine. Une autre enquête signale même que la beuverie express est devenue une habitude hebdomadaire pour 12 % des Belges de 15 à 24 ans et pour 8 % des jeunes de 25 à 34 ans.Les hommes sont trois fois plus concernés que les femmes.

La Belgique est l'un des pays européens où le nombre de jeunes pratiquant le "binge drinking" est très élevé. Les pays scandinaves, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas doivent cependant faire face à une situation similaire.

L'alcool, un problème à tout âge

Le rapport d'Eurotox dévoile aussi que l'usage problématique de l'alcool augmente progressivement et atteint les personnes de tout âge. Entre les jeunes de 15 à 24 ans, l'usage problématique a doublé en 7 ans, passant de 4 % à 8 %. Pour les personnes âgées de 25 à 34 ans, la croissance est moins significative, passant de 7 % à 12 % durant la même période. Le constat est similaire pour les personnes âgées de 35 à 64 ans, dont la consommation problématique de l'alcool a évolué de 8 à 12 %.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

WALLOBRUX TA JEUNESSE EST MAL DANS SA PEAU


Plutôt que de nous attarder aux conséquences de ce phénomène de beuveries collectives, interrogeons-nous sur ce qui provoque ce phénomène : éradiquer les causes pour éviter la répétition des conséquences. Notons d’abord que le phénomène est loin d’être nouveau. Déjà dans les années quatre-vingt et nonante, les ravages des drogues étaient minimes par rapport à ceux de l’alcoolisme sur la population adolescente. Les choses ne font que s’aggraver. Elles témoignent d’un profond « malaise dans notre civilisation » occidentale en pleine déconfiture. L’Europe est bien coupable et Wallobrux en particulier d’exiger un minimum d’effort de sa jeunesse ramollie par le système de consommation à outrance dans lequel elle baigne depuis sa plus tendre enfance. Que dire de cet adolescent surdoué, issu de l’immigration qui vient d’échouer aux examens de fin de secondaire professionnelle, non pas par manque d’intelligence mais manque d’intérêt et surtout de caractère. Il passe depuis des années ses nuits sur des consoles vidéos et les réseaux sociaux et est incapable de se réveiller le matin. Responsabilité écrasante des parents. Assurément mais aussi du système éducatif qui n’a rien détecté et se contente de constater les manquements sans avoir mis en place, en l’occurrence, la moindre stratégie de remédiation ou de coaching. Mais que font les PMS ? Ce qui manque à cette jeunesse en roue libre? Le sens qui est en crise et la motivation. Ce qui surtout fait défaut, c’est un grand dessein comme, par exemple, l’union européenne comme entité cosmopolite fondée sur la diversité et le cosmopolitisme ou la lutte pour le sauvetage de la planète.

MG  

 

 

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