samedi 20 septembre 2014

"Je ne vois pas comment dans 5 ans, la N-VA pourrait présenter un bilan satisfaisant pour son électorat"


Laurence Van Ruymbeke

Le Vif/L'Express

Pour Patrik Vankrunkelsven, ancien président de feue la Volksunie, la N-VA prend un risque important en acceptant de monter dans un gouvernement fédéral sans prétention institutionnelle.

Le Vif/L'Express : Comment commentez-vous l'entrée probable de la N-VA dans un gouvernement fédéral ?

Patrik Vankrunkelsven : Le gouvernement fédéral est par nature le lieu qu'un parti nationaliste ou régionaliste - je me suis toujours considéré comme régionaliste plus que nationaliste, et ce n'est pas une mince nuance, à mon sens - doit essayer d'intégrer pour réaliser sa vision de la réforme de l'Etat. C'est logique que la N-VA y soit et cela ne me fait pas peur. J'irais même plus loin : un parti comme la N-VA doit entrer prioritairement dans un gouvernement fédéral, davantage encore que dans un gouvernement régional. Car un programme nationaliste se réalise par définition au niveau fédéral, même si la N-VA peut aussi mettre en place son programme pour la seule Région flamande. Ce qui est atypique - et c'est une direction que nous n'aurions jamais prise avec la VU - c'est la volonté dans le chef de la N-VA de vouloir montrer qu'une autre politique est possible sans le Parti socialiste. Je trouve qu'elle le paie cher car en échange, elle doit mettre ses projets de réforme de l'Etat au frigo. Avec la VU et du temps de Hugo Schiltz, nous avions fait le contraire : considérant que le PS était le parti le plus important de Wallonie, nous avons collaboré avec lui pour créer ensemble un Etat fédéral sain, même s'il n'était pas complet. C'est peut-être une manoeuvre tactique grâce à laquelle la N-VA espère quand même pouvoir transférer davantage de compétences vers les entités fédérées, avec le PS hors du gouvernement fédéral. Mais c'est une stratégie à laquelle je ne crois pas.

C'EST LE PARI QUE FAIT LA NVA. EST-IL RISQUÉ ?

La N-VA court effectivement un risque en entrant dans un gouvernement fédéral sans projet de réforme de l'Etat. Les nationalistes se disent peut-être qu'ils sont au sommet de leurs possibilités de croissance en termes de voix, que ce n'est donc pas sur ce plan qu'ils pourront profiter de leur participation gouvernementale et qu'il vaut mieux, du coup, opter pour un programme socio-économique. Avec la VU et du temps de Hugo Schiltz, nous avions fait le contraire : considérant que le PS était le parti le plus important de Wallonie, nous avons collaboré avec lui pour créer ensemble un Etat fédéral sain, même s'il n'était pas complet. C'est peut-être une manoeuvre tactique grâce à laquelle la N-VA espère quand même pouvoir transférer davantage de compétences vers les entités fédérées, avec le PS hors du gouvernement fédéral. Mais c'est une stratégie à laquelle je ne crois pas.

 Je crains que pour la base du parti, demandeuse de plus d'autonomie pour la Flandre, voire de l'indépendance, il y ait un risque. Le Flamand classique n'est pas riche. Si l'on mène une politique moins sociale, dans laquelle la classe moyenne n'est pas épargnée, et certainement pas les plus pauvres, je ne vois pas vraiment, dans cinq ans, comment la N-VA pourrait présenter un bilan qui satisfera son électorat.

 


COMENTAIRE DE DIVERCITY

« C'EST UNE STRATÉGIE À LAQUELLE JE NE CROIS PAS. »

 

Il serait temps que la suédoise soit autre chose qu’une grossesse nerveuse. Plus le temps passe, plus s’expriment des voix pour la descendre en flammes. « Avec la VU et du temps de Hugo nous avions fait le contraire : considérant que le PS était le parti le plus important de Wallonie, nous avons collaboré avec lui pour créer ensemble un Etat fédéral sain. » «  Je crains que pour la base du parti, demandeuse de plus d'autonomie pour la Flandre, voire de l'indépendance, il y ait un risque. Le Flamand classique n'est pas riche. Si l'on mène une politique moins sociale, dans laquelle la classe moyenne n'est pas épargnée, et certainement pas les plus pauvres, je ne vois pas vraiment, dans cinq ans, comment la N-VA pourrait présenter un bilan qui satisfera son électorat. Mais c'est une stratégie à laquelle je ne crois pas. »

C’est un point de vue qui est sans doute largement partagé dans l’arrière ban de la N-VA . Certes Bart De Wever a la baraka actuellement. Mais c’est un état de grâce dont on sait qu’il est toujours d’assez courte durée en Flandre : Stevaert, Verhofstadt, Leterme ont passionné les Flamands mais cela n’a pas duré. 

Wait and see. Vande Lanotte (SPA,) Peeters (CD&V) et maintenant De Gucht (VLD) mettent la pression pour que se règle le choix du premier ministre. La thèse de Michel : d’abord régler la question du budget, ne saurait être que l’expression d’une vive tension interne sur le choix entre Reynders et lui-même. C’est terriblement malsain.

MG



BLOKKERING DREIGT IN DE WETSTRAAT: WIL EEN ECHTE PREMIER NU OPSTAAN?

Bart Eeckhout – De Morgen


© photo news.

DM COALITIEVORMING Eerst de begroting, dan pas de premier. Hoewel de druk om kleur te bekennentoeneemtwil Charles Michel (MR) - de favoriet voor de topjob - pas in de laatste rechte lijn duidelijkmaken of hij ook echt de volgende premier wordtMogelijk gaat hij op dat moment alleen verder alsformateur.

Dat het niet zonder risico is om de post van kandidaat-regeringsleider vacant te latenbleekgisterochtend uit de interventie van uittredend eurocommissaris Karel De Gucht (Open Vld) in De ochtend op Radio 1. "Alleen een Vlaamse premier houdt Vlaanderen op termijn binnen België. In eenland waar er een Vlaamse meerderheid is, moet er een Vlaamse premier zijnDe N-VA moet daarinhaar verantwoordelijkheid nemen."

Een duidelijke vingerwijzing naar N-VA-voorzitter Bart De Weverleider van de grootste partij aan de onderhandelingstafel maar uitdrukkelijk geen kandidaat voor het premierschap. "Je kunt nietenerzijds de sponsor van een regering zijn - want dat probeert de N-VA toch wel te zijn -, en anderzijdswillen besturen vanuit Antwerpen."

De Wever wat te kietelen over dat afgewimpelde premierschapEen dag eerder zei uittredendvicepremier Johan Vande Lanotte (sp.a), weliswaar vanuit een oppositiestrategieongeveer hetzelfde.En na de "nacht van Thyssenliet ook coformateur Kris Peeters (CD&V) niet na bij herhaling tebenadrukken dat hij het premierschap had aangeboden aan De Wever, maar dat die weigerde.

Plots werd 'De Wever for president' zo een thema in de Wetstraaten dat zint de Vlaams-radicalenhelemaal niet. Een N-VA'er in de Zestien is onmogelijkklinkt het, omdat de MR dat nooit zou kunnenaanvaardenEen hard veto hebben de Franstalige liberalen daarover nooit uitgesproken, maar het klopt zeker dat De Wever als premier uiterst moeilijk zou liggen voor de MR. Zeker nadat de afspraakwerd geopenbaard dat de regeringsleiding de liberale familie toekomtzou de partij dat moeilijkanders kunnen uitleggen dan als een nederlaag.

Dat neemt niet weg dat Bart De Wever zelf in de laatste week voor de stembusgang in verkiezingsshows van zowel VRT als VTM bevestigde dat hij kandidaat-premier was, "als de kiezer datwil". "Ik wil de Wetstraat Zestien, maar enkel om goed beleid te voeren", zei hij toen in het VTM-programma Jambers in de politiekOok toen al was duidelijk dat dat voor een eventuele Franstaligecoalitiepartner wellicht onverteerbaar zou zijn.

Dat die uitspraken nu toch weer afgestoft wordenhoewel De Wever in de huidige stand van de gesprekken geen realistische optie (meer) is als kandidaatregeringsleiderkomt door de onduidelijkheid die over dat premierschap blijft hangen. Die onzekerheid weegt op de coalitieEerderop de week achtte Open Vld het nuttig om de suggestie minstens in leven te houden dat ookstaatssecretaris Maggie De Block reële kansen heeft op het premierschapDat De Gucht gisteren geenwoord vuil maakte aan het denkspoor-De Block zegt veel over de waarachtigheid ervan.

Dat de blijvende onduidelijkheid de werkzaamheden hindertblijkt met name uit het tempo van de onderhandelingen. Na twee dagen van afzonderlijke onderhandelingen over de begroting met de vierpartijvoorzitters schakelden de coformateurs gisteren alweer terug naar de status "informeel overleg". Dat is codetaal voor complete stilstandDat zal de rest van het weekend niet veranderen. En zo heeftalweer een Week van de Waarheid bijzonder weinig vorderingen opgeleverd.

GEEN METER VOORUIT
Onder onderhandelaars wordt er amper een geheim van gemaakt dat het momenteel voor geen meter vooruitgaatOngerustheid daarover is er niet, maar de frustratie groeit over het ontbreken van eengezaghebbende 'leider' die als kandidaat-premier een doorbraak kan forceren op het crucialebudgettaire terreinAlleen bij de MR zelf, de partij die wellicht de premier zal mogen gaan leverenzietmen weinig problemen"Eerst de begrotingdan de premier", klinkt het. De Franstalige liberalenmenen dat het hun positie tijdens de begrotingsbesprekingen niet bevordert als ze eerst klaarheidscheppen over het premierschap.

 

 

 

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