mardi 16 septembre 2014

Pour l’Otan «il faut une réponse militaire pour détruire» l’Etat islamique

Le Soir Afp

Le secrétaire général de l’organisation a expliqué que les membres de l’EI « sont violemment et haineusement anti-occidentaux ».



Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Otan.

Les « terroristes » de l’Etat islamique (EI) sont « violemment anti-occidentaux », a souligné lundi le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, jugeant qu’« il faut une réponse militaire pour vaincre cette organisation ».

«  Tous les membres de l’Alliance atlantique sont résolus et unis contre le terrorisme », a affirmé M. Rasmussen, lors d’un discours prononcé à Bruxelles à l’invitation de l’institut Carnegie Europe.

« L’EI REJETTE NOS SOCIÉTÉS LIBRES »

L’EI « rejette nos sociétés libres. Ils sont violemment et haineusement anti-occidentaux (…) Ils vont saisir toutes les opportunités pour s’attaquer à nos valeurs et imposer leur vision rétrograde du monde »a-t-il martelé.

« Il faut une réponse militaire pour vaincre et détruire cette organisation », a plaidé M. Rasmussen, alors qu’une conférence internationale réunissait à Paris une vingtaine de pays pour définir le rôle de chacun dans la coalition internationale voulue par Washington, qui combat depuis début août cette organisation ultra-violente par des frappes aériennes en Irak.

« UNE BATAILLE ENTRE LA TOLÉRANCE ET LE FANATISME »

« Nous sommes sur la ligne de front d’une nouvelle bataille entre la tolérance et le fanatisme, la démocratie et le totalitarisme, des sociétés ouvertes et fermées »a-t-il estimé.

L’Alliance n’a pas été invitée à ce stade à participer à la coalition contre l’EI, mais « l’Otan peut contribuer en coordonnant les efforts d’Alliés individuels »,a-t-il expliqué, rappelant qu’en Libye en 2011, les frappes contre le régimeavaient débuté sous la houlette d’une coalition de circonstance, mais que l’Otan en avait ensuite pris le commandement.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

« VIOLEMMENT ANTI-OCCIDENTAUX »


« Nous sommes sur la ligne de front d’une nouvelle bataille entre la tolérance et le fanatisme, la démocratie et le totalitarisme, des sociétés ouvertes et fermées »

Question : où se situe géographiquement cette ligne de front, en Irak, en Syrie, en Europe, partout dans le monde ?

L’opinion publique est en train de comprendre l’acuité du problème et va exiger des comptes et des mesures draconiennes pour renforcer sa sécurité , quitte se tourner vers l’extrême-droite comme c’est déjà le cas en France.

La riposte ? « Cette guerre n'est pas qu'économique, elle est d'abord un combat d'idées. Deux civilisations s'affrontent, l'une de 1,6 milliards de personnes et qui a du pétrole, l'énergie nécessaire à la survie de l'Occident, qui n'en a pas, et qui pense tout autrement. Tout le reste n'est qu'épisodes de cette guerre aux allures les plus diverses. Il vient toujours un moment où il faut prendre parti. Il se rapproche. »

Quant aux ados voyous djihadistes, la "suédoise" négocie une loi pour sanctionner "lourdement" les combattants à l'étranger.

Les partis qui négocient la formation d'un gouvernement fédéral de centre-droite examinent l'opportunité d'activer la loi de 1979 interdisant le recrutement de combattants pour l'étranger, afin de pouvoir sanctionner ceux de retour de Syrie, a indiqué lundi soir le député Theo Francken dans l'émission Ter Zake (Canvas, VRT).

En Belgique, où les départs sont recensés depuis 2012, le ministère de l'Intérieur estime qu'entre 300 et 350 résidents belges sont ou ont été impliqués dans le djihad. Ces personnes sont revenues, ont été tuées, ont tenté de partir ou sont parties combattre sur le territoire syrien.

News LeVif 

 


LES DÉCAPITATIONS, LE PIÈGE SOURNOIS DES DJIHADISTES

Baudouin Loos 

Irak

La troisième scène de décapitation d’otages occidentaux, celle du Britannique David Haines, inspire les mêmes sentiments de dégoût, d’indignation, de colère et de frustration envers les bourreaux du soi-disant « Etat islamique ».

Il convient pourtant de tenter de mesurer les motivations de ces derniers. D’évidence, leur « stratégie », puisqu’ils n’agissent pas ainsi sans raisons, ne peut être que d’attirer les Occidentaux dans un piège qui se refermerait ensuite sur eux : provoquer une intervention occidentale la plus massive possible, à l’aune de notre désir de vengeance spontanément induit par les ignobles assassinats filmés puis envoyés sur les réseaux sociaux.

Plus les réactions occidentales seront massives et brutales, plus ces djihadistes de l’Enfer pensent alimenter à travers le monde musulman sunnite un puissant sentiment de « deux poids deux mesures » puisque, il est vrai, la communauté internationale assiste en même temps depuis trois ans avec passivité au martyre de tout un peuple  : la majorité sunnite syrienne. Et ils comptent bien exploiter – pour recruter et convaincre – un tel sentiment d’injustice.

Il existe depuis près de deux ans quatre camps qui se déchirent les lambeaux de Syrie : le régime, les rebelles, les Kurdes et les djihadistes. L’alliance objective qui prévalait entre le premier et les derniers a volé en éclats quand les djihadistes, se sentant en position de force, ont commencé en juin leurs conquêtes en Irak (dont beaucoup provenaient), où le gouvernement central, pro-chiite de manière caricaturale, avait créé les conditions de leur succès en terres sunnites.

Dans le champ de bataille syrien, les rebelles sont le seul camp en danger de disparition rapide. Leur cruelle désunion et l’absence de soutien extérieur suffisant vont bientôt les exposer à un terrible choix entre la reddition, la mort ou l’exil. Sauf si, enfin, ils reçoivent une aide militaire concrète et importante.

L’erreur à ne pas commettre en Occident serait de considérer que Bachar el-Assad, à Damas, constitue en fin de compte un « moindre mal ». La majorité sunnite de Syrie accueillerait cette volte-face avec consternation, elle qui subit ce régime basé sur la torture depuis quarante ans. Et, comme l’écrit sur politico.com l’expert belge Thomas Pierret, ces sunnites se demanderaient pourquoi des décapitations précipitent une intervention contrairement aux atrocités bien plus nombreuses d’el-Assad.

Les exactions infâmes de « l’Etat islamique » ne peuvent rester sans réponse, et celle-ci n’a sûrement pas lieu d’être inspirée par la moindre faiblesse envers ces bourreaux sans scrupules. Mais, sauf à tomber dans leur piège, il faut que les cibles soient attentivement choisies, sans oublier qu’à Damas le régime impitoyable des el-Assad ricane d’une donne qui joue en sa faveur.



Islamisme et démocratie :
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Avec la communication revue n° 94

 

 

 

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