vendredi 12 septembre 2014

Suédoise: Comment réagissent les électeurs aux décisions du MR et du CDH? (SONDAGE)


F.C., A. C. ET V.R. 

La Libre

 

Le dernier Baromètre La Libre-RTBF-Dedicated montre que seul un quart des francophones soutient le MR dans son aventure avec les partis flamands. Mais l’électorat MR est plus emballé. Et celui de la N-VA approuve la stratégie des nationalistes. Du côté du cdH, le "non” est accueilli de manière mitigée en Wallonie et à Bruxelles.

 GRANDES TENDANCES : 50 % DES FRANCOPHONES REJETTENT LA DÉCISION DU MR DE NÉGOCIER AVEC LA N-VA

Que ce soit en Wallonie ou à Bruxelles, la moitié des personnes interrogées dans le cadre de ce sondage estime que le MR a eu tort de tenter la “suédoise”, soit cette coalition inédite qui devrait bientôt associer le MR à la N-VA, au CD&V et à l’Open VLD. Les Bruxellois rejettent le choix du MR à concurrence de 51 %. Idem en Wallonie : 53 % de rejet. Du côté des sondés qui donnent raison au choix historique de Charles Michel, ils sont 29 % à Bruxelles et 30 % en Wallonie. Autrement dit, le MR se heurtant à l’incompréhension voire à la réprobation d’un francophone sur deux, il devra faire preuve de pédagogie, si la “suédoise” voit le jour, expliquer encore et encore son choix, le justifier en permanence.

Quoi qu’il en soit, il y a aussi du positif pour le parti de Charles Michel dans le baromètre politique. Une chose est certaine à ce stade : les électeurs du MR soutiennent massivement le choix de leur président de se lancer dans la mise en place d’une telle majorité avec la N-VA. Les résultats sont sans appel : à Bruxelles, 77 % des personnes interrogées se déclarant proches des libéraux approuvent l’option “suédoise”. En Wallonie, c’est encore plus fort : 82 %…

LE “NON” DU CDH ACCUEILLI DE MANIÈRE MITIGÉE EN WALLONIE ET À BRUXELLES

Au niveau national, seulement 27 % des sondés estiment que Benoît Lutgen a eu raison de ne pas négocier; et 43 % qu’il a eu tort (les 30 % restants ne se prononcent pas). La différence se marque surtout en Flandre, région où il est… impossible de voter pour le CDH (sauf dans la périphérie bruxelloise). À peine 18 % des sondés flamands soutiennent le Bastognard, contre 45 % qui le critiquent.

Les scores à Bruxelles et en Wallonie, où résident les électeurs des centristes, sont bien plus pertinents. Le résultat y est très mitigé. 39 % des Bruxellois trouvent que Benoît Lutgen a eu raison, contre 40 % qu’il a eu tort. Et 40 % des Wallons le soutiennent, contre 38 % qui fustigent son attitude.

LES ÉLECTEURS DE LA N-VA APPLAUDISSENT LA MISE AU FRIGO DES REVENDICATIONS COMMUNAUTAIRES

Vingt-trois pour cent seulement des électeurs flamands jugent que la N-VA a eu tort voire tout à fait tort de mettre ses revendications communautaires au frigo. Et ce constat est valable pour les électeurs de la N-VA eux-mêmes. Près de la moitié (49 %) des personnes sondées qui ont voté pour la N-VA en mai estiment que le parti nationaliste flamand a eu raison voire tout à fait raison d’abandonner ses revendications communautaires. Ils sont deux fois moins (25 %) à penser qu’il n’aurait pas dû renoncer à son rêve confédéral.

Dans l’esprit des électeurs en effet, la mise au frigo des revendications communautaires de la N-VA est très temporaire. Selon le baromètre La Libre/RTBF, 34 % des Belges pensent que la N-VA va progressivement ramener ses revendications communautaires; 24 % d’entre eux estiment même qu’elles reviendront “ en force” une fois le gouvernement mis en place. Les partenaires de la “suédoise” ne manqueront cependant pas de remarquer que ce sentiment est beaucoup plus fort à Bruxelles et en Wallonie – où 36 % des électeurs ont cette conviction – qu’en Flandre.

Découvrez tous les détails et les graphiques dans la "Sélection Lalibre.be" 

 



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

BON BULLETIN POUR CHARLES MICHEL


Encore faut-il qu’il transforme l’essai.

La sagesse serait qu’il n’en fasse pas qu’à sa tête, comme le dénonce son proche entourage.

Tous les observateurs sont d’accord pour dire que la direction de la suédoise exige un homme d’un parfait sang-froid de la trempe de Didier Reynders (cérébral, expérimenté et rapide sur la balle), pas un perpétuel agité qui n’écoute personne, dit-on, pas même son père qui pourtant est la sagesse même. Il se dit aussi qu’il ne supporterait pas d’être sous le regard de Didier Reynders un peu comme Merry Hermanus qui était tétanisé par le regard de Guy Spitaels tandis qu’il était interrogé en direct par les télévisions sur l’affaire Agusta.

La vraie grandeur serait pour lui -il n’a que 38 ans- de conserver comme Bart De Wever sa position de président de parti plutôt que de s’assoir sur un siège qui pourrait rapidement se révéler éjectable.

MG

 

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