lundi 27 octobre 2014

Al die onheilsberichten waarmee we elke dag geconfronteerd worden, leiden tot een klimaat van voortdurende angst

 

©kos

Als burn-outcoach voel ik hoe die angst en negatieve berichtgeving mensenbenauwt, stress doet toenemen en leidt tot meer burn-outs

Ik zet voor het eerst in mijn leven de radio in mijn auto uit. Ik aarzel eenseconde voor ik 's ochtends de krant uit de postbus haalHet nieuws over IS iszo confronterend dat het de onderhuidse angst van vele duizenden VlamingenraaktOok de ebolacrisis en de vele onheilsberichten hierover zorgen vooronrust. En daarnaast worden we bestookt met onheilsberichten dat het slechtgaat in ons land, dat we drastisch moeten besparendat we ons moeten behoedenvoor de toekomstEn met zijn allen de broeksriem moeten aantrekken

Het draagt allemaal bij tot een klimaat van voortdurende onrust dat angst enonzekerheid versterktUiteraard zou het kunnen zijn dat er objectieveparameters zijn die aangeven dat ons land en de wereld echt door een crisis gaanDat het allemaal veel slechter gaat dan voordien. En tegelijkertijd zijn erook berichten die het tegendeel doen vermoeden. Het artikel waarmee De Standaard op 2 oktober opende, 'De wereld gaat erop vooruit', is hiervan eenbewijs.  

Als burn-outcoach voel ik hoe die angst en negatieve berichtgeving mensenbenauwt, stress doet toenemen en leidt tot meer burn-outs. Mensen met eenburn-out ervaren lage energietwijfelen aan hun kunnen en gaan zich andersgedragen.

Veel hooggeschooldegemotiveerde medewerkers verdwijnen zo van de arbeidsmarkt of presteren nooit meer zoals voorheenEen grote verspilling van talent en inzet

Eén deel van de burn-outs heeft te maken met overdreven perfectionismetehard werken en het gevoel geleefd te worden. Die mensen luisteren niet naar de signalen van hun lichaam en komen zichzelf tegen

Een tweede groep van burn-outgevallen ontstaat vanuit relationele spanningen.Zeer hoog gemotiveerde mensen worden op het werk geconfronteerd met iemand die hen de weg naar de toekomst lijkt af te snijdenEen promotie of project gaat niet door, hun baas heeft een totaal andere mening over hoe ietsmoeteen nieuwe leidinggevende heeft een totaal andere stijlDaartegen gaan zede strijd aan met argumenten, die steeds minder helpen. Met als gevolg dat zezich te pletter piekerenzich niet meer gezienerkend en gewaardeerd voelenHet is dat gevecht en dat gepieker dat die mensen ziek maakt

Veel hooggeschooldegemotiveerde medewerkers verdwijnen zo van de arbeidsmarkt of presteren nooit meer zoals voorheenEen grote verspilling van talent en inzet. Het zijn mensen die onze economie naar de toekomst toe broodnodig heeft.

Het is tijd voor journalistiek en politiek van de hoop. Als besparen nodig is, doe dat dan en creëer tegelijk een positiefaantrekkelijk en hoopvol toekomstbeeld

Vooral voor de laatste groep mensen is het vaak nodig om te kunnen kiezenKiezen voor een andere job in dezelfde organisatie, of een job zoeken in eenandere organisatie. Het is nu net dit klimaat van onrust dat maakt dat ze steeds minder het risico durven nemen om van job te veranderenVeel tweeverdienersmoeten hun huis afbetalen en hebben allerlei kosten waardoor ze wel met z'ntweeën moeten blijven werken. Het risico dat één van de partners zijn job verliest of een onzekere tewerkstelling heeftkan dan niet genomen wordenEndus blijven steeds meer mensen tegen beter weten in op de plek waar ze ziek aanhet worden zijn en wordt de impact van de burn-out nog groter.   

Media geven aan dat het hun rol is de actualiteit objectief weer te geven en teverslaanPolitici geven aan dat ze het moeten hebben over de problemen omdatze daarmee hun verantwoordelijkheid nemen. Maar media en politici zijn zosubjectief als maar kan. Omdat het nieuws en informatie altijd worden gebrachtdoor diegene die de pen vasthoudt of het woord voert.  

Words create worlds. Je kan het hebben over alle mogelijke objectieveparameters als het gaat over VlaanderenAlsof die de realiteit zijn envormgevenDaarnaast zijn er de woorden die burgers, politici, media, middenveldondernemerssociale partners dagdagelijks gebruiken als ze het over ons land hebben. Die woorden bepalen in nog veel hogere mate de identiteit van ons land. Die woorden zijn het gevolg van een bewuste keuzeEndie keuze gaat samen met een grote verantwoordelijkheid

Het is tijd voor journalistiek en politiek van de hoop. Als besparen nodig is, doe dat dan en creëer tegelijk een positiefaantrekkelijk en hoopvol toekomstbeeldvan het land zoals het er zou kunnen uitzien als we met z'n allen een inspanningleverenGeef objectief verslag van ebola, maar schrijf ook eens een hoopvolartikel van hoe een stad succesvol ebola buitenhoudt. Schrijf over de crisis maar schrijf nog veel meer over alle prachtige nieuwe initiatieven die net nu ontstaanzoals groepsaankopen en voedseldelen, die leiden tot meer sociale cohesie. Het zal een rechtstreeks effect hebben: minder stress en hoger welbevinden bij de burgers in dit land.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

HALTE AU JOURNALISME D’APOCALYPSE

Il faudrait accepter un sevrage d’infos et mettre son cerveau en vacances pendant un mois pour se régénérer un moral d’enfer.

Si c’est l’apocalypse, tant pis on fera face mais si ce devait n’être qu’un accouchement douloureux du monde qui vient mais n’arrive pas à voir le jour, ce serait dramatique.

Qu’on y réfléchisse bien : ebola fait peur parce que qu’une épidémie de l’ampleur des pestes moyenâgeuse menace une planète surpeuplée ; l’islamisme et Poutine font peur parce qu’ils annoncent un retour de la barbarie suicidaire, la crise climatique fait peur car elle annonce les pires  fléaux environnementaux, la crise financière nous  terrorise car elle entraine l’agonie de la démocratie, la crise européenne inquiète car elle annonce un retour des nationalismes belliqueux. Bref les cauchemars qui nous assaillent nous empêchent non pas de dormir mais de rêver à un autre monde. Celui qui vient ne s’annonce pas exaltant.  Oui « la politique a un besoin urgent d’être revivifiée. » Reste à savoir comment !

MG



"LES POLITIQUES NE SONT PLUS LES PIONNIERS"

Gérald Papy Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express


Source: Le Vif/L'Express

Cynthia Fleury, philosophe française, est considérée comme l'une des meilleures analystes contemporaines du phénomène politique. Elle apporte aujourd'hui sa contribution à Nos voies d'espérance d'Olivier Le Naire, qui à travers les idées avancées par dix grands témoins, ambitionne de redonner confiance au citoyen d'une Europe déboussolée. Oui « la politique a un besoin urgent d’être revivifiée. » Reste à savoir comment !



La philosophe Cynthia Fleury. © Renaud Callebaut

LE VIF/L'EXPRESS : IL FAUT AIDER À UNE TRANSPOSITION NUMÉRIQUE DES DROITS DU CITOYEN, ÉCRIVEZ-VOUS. DE QUELLE FAÇON ?

Cynthia Fleury : Deux exemples. Un qui vient d'un Etat, l'autre d'une société privée. Apple, passé maître dans la marchandisation des données personnelles, a choisi une option différente - au point de se faire traiter d'anti-américaine par le FBI et la NSA - en refusant dorénavant de donner la clé de cryptage des données personnelles. Le métier d'Apple est de vendre des iPad et pas de ficher les citoyens américains. Autre exemple, l'Irlande. Elle admet qu'elle devrait mettre un terme à son statut de paradis fiscal européen (NDLR : en abandonnant notamment son régime fiscal dit du "double irlandais" qui permettait à des multinationales de réduire voire d'éluder l'impôt). Considérées comme trop lentes, ces révolutions le seront encore plus si on ne s'y investit pas avec une grande mobilisation. Investissons-les et permettons à ce monde de mieux se réguler. Car la politique ne s'identifie plus aux seuls Etats-nations et aux seuls partis politiques... Je ne crois pas au dessaisissement du politique. Je crois au renouveau de la politique porté par l'ensemble des acteurs publics et par certaines entreprises qui peuvent revendiquer un rôle public, une manière d'agir... L'Etat-nation n'a plus le monopole du politique. Les élus et l'exécutif ont changé de place dans la boucle de légitimation. Ils ne sont plus pionniers et visionnaires. Ils sont à la fin du parcours.

EST-IL INQUIÉTANT QUE LES POLITIQUES NE PARVIENNENT PLUS À APPRÉHENDER CES CHANGEMENTS ?

C'est un effet mécanique de l'électoralisme. Les politiques sont sanctionnés par l'électoralisme qui les juge sur du visible. Or aujourd'hui, la vérité du politique, c'est l'invisible. Agir sur des choses qui ne se voient pas, des questions environnementales aux dysfonctionnements potentiels de la technologie qui créeront peut-être des maladies dans quinze ou vingt ans... Cela induit une rénovation totale du geste politique. Le politique redoute d'être sanctionné lors de la prochaine élection. Il veut agir sur le visible, sur le présent, et pas sur le long terme. Mais, dans le processus de légitimation, il doit se contenter de ratifier la fin du processus, contraint par l'innovation qui est portée par d'autres. Je n'attends pas grand-chose des politiques en termes de rôle pionnier. Ils l'ont longtemps assumé. Plus aujourd'hui...

EN BELGIQUE, DAVID VAN REYBROUCK A PLAIDÉ RÉCEMMENT DANS UN LIVRE POUR LA FIN DES ÉLECTIONS ET LE RECOURS AU TIRAGE AU SORT. LA DÉMOCRATIE EUROPÉENNE A-T-ELLE UN URGENT BESOIN D'ÊTRE REVIVIFIÉE ?

Qu'il y ait une rénovation des procédures me paraît indispensable. Que l'on puisse améliorer la représentation et la participation politiques me paraît évident. Faut-il passer intégralement par le tirage au sort ? Non. On peut en revanche avoir des scrutins plus composites : un peu plus de proportionnelle ici ou là, pourquoi pas du tirage au sort ici ou là, pourquoi pas de la désignation de compétences ici ou là. On doit ouvrir les conditions de l'accès à l'éligibilité aux niveaux des compétences, des talents, des profils sociaux. Parce que le recrutement est aujourd'hui très fermé...

Nos voies d'espérance, entretiens d'Olivier Le Naire, journaliste àL'Express, avec 10 grands témoins, dont Cynthia Fleury, Nicolas Hulot, Frédéric Lenoir, Abd al Malik, Erik Orsenna, Pierre Rabhi... Actes Sud/LLL, 237 p.

L'intégralité de l'entretien dans Le Vif/L'Express de cette semaine

 

 

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