lundi 27 octobre 2014

Bruxelles: "Réserver un chauffeur de taxi blanc? Pas de problème!"

Caroline Lallemand  Journaliste le VIF

Le quotidien Metro a réalisé un coup de sonde auprès de huit sociétés de taxis, 4 à Bruxelles et autant en Flandres. Il s'est avéré que la moitié d'entre elles répondaient positivement quand un client demandait s'il était possible de "réserver" un chauffeur blanc pour une course.


© BELGA

Cette petite enquête survient après qu'une société de taxis anglaise a été critiquée car son directeur a avoué avoir accepté de proposer des chauffeurs blancs à certains de ses clients. Le directeur s'est justifié en déclarant qu'il n'avait pas d'autres choix afin de garder des clients. Le quotidien Metro a désiré savoir quelle était la situation en Belgique. Après avoir sondé une petite dizaine de sociétés de taxi sur Bruxelles et en Flandre, il s'est avéré qu'il était possible de "commander" un chauffeur blanc. La moitié des compagnies accède sans aucun problème à la demande des clients, proposant même quelques références pour des courses futures. Deux sociétés ont toutefois réagi négativement et de façon indignée à la requête discriminatoire formulée. Deux autres ont refusé, mais sans donner plus de commentaires.

"Ce n'est pas seulement interdit de formuler cette demande en tant que client, c'est aussi interdit d'y répondre par la positive en tant que prestataire", a réagi, dans le quotidien, Jozef De Witte, le directeur du Centre interfédéral pour l'égalité des chances. "Ce genre de demandes a des effets néfastes, les chauffeurs d'une autre origine réalisent de cette manière moins de courses et gagnent moins d'argent". Mais Jozef De Witte ne semble pas étonné pour autant . "C'est typique des entreprises qui se trouvent entre le client et le chauffeur, elles ne veulent pas risquer de perdre des revenus". Pour le directeur adjoint du Centre interfédéral pour l'égalité des chances, Patrick Charlier, ce genre de situation tombe sous le coup de la législation luttant contre les discriminations. Le client qui demande ce genre de service pourrait en répondre devant un juge, puisque c'est lui qui donne l'injonction de discriminer.

"TOUS LES CHAUFFEURS, DE N'IMPORTE QUELLE NATIONALITÉ, DOIVENT AVOIR LA CHANCE D'AVOIR DU TRAVAIL"

Pour Pierre Steenberghen, directeur de l'ASBL G.T.L. (Groupement National des Entreprises de Voitures de Taxis et de Location avec Chauffeur), "vouloir réserver "un bon blanc" est inacceptable et punissable par la loi car c'est du racisme. La centrale ne peut pas répondre à ce genre de demandes. Tous les chauffeurs, de n'importe quelle nationalité, doivent avoir la chance d'avoir du travail."Pour lui,"tous les chauffeurs, à Bruxelles, sont irréprochables. Ils doivent passer des tests psychologiques et ont tous un casier judiciaire vierge. Les centrales de taxis qui acceptent ce genre de requête devront faire l'objet d'une enquête."

Même son de cloche du côté du ministre bruxellois de la mobilité Pascal Smet (sp.a) : "Il est totalement inacceptable que certaines sociétés de taxi accèdent à la demande d'un client qui réclamerait un chauffeur blanc", s'est insurgé vendredi le ministre bruxellois, à la suite de l'article du quotidien gratuit Metro. "C'est de la discrimination pure et simple", a-t-il rappelé, annonçant que l'administration et l'inspection se pencheraient sur les cas potentiels pour y mettre fin.

La secrétaire d'État bruxelloise à l'Égalité des chances Bianca Debaets (CD&V) est aussi sur la même longueur d'onde. "Cela arrive trop souvent aussi lors de la location d'un appartement, ou lors d'une demande d'embauche. Plus de la moitié des personnes d'origine étrangère sont confrontées durant leur carrière à des comportements ou des actions discriminantes. C'est intolérable, et d'autant plus dans une ville où la moitié de la population est d'origine étrangère", a-t-elle commenté. Bianca Debaets a annoncé son intention de se concerter avec Pascal Smet pour aborder ce problème.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

RACISME ORDINNAIRE

C’est clair, le lectorat du Vif s’est déchaîné pour commenter sans scrupules ni vergogne cette info. Seul un commentateur sur plus de trente a gardé la tête froide en déclarant : « Laissons les gens travailler en paix à partir du moment où ils sont en légalité avec le règlement et connaissent le code de la route pour nous mener là où nous devons aller. A quand le refus de monter dans un transport en commun piloté par un autre Belge bien de chez nous ? » En Flandre, la polémique autour de la thématique des zwarte Piet fait rage, comme en Hollande du reste. Rappelons qu’au départ « zwarte Piet » a le visage noirci en raison de la suie que l’assistant de saint Nicolas a accumulée dans les conduits de cheminée pour acheminer les friandises du patron des enfants sages« Le sujet mérite un débat de société constructif sur la manière de présenter à l’avenir cette ancienne coutume populaire afin que la figure du Père Fouettard soit représentée autrement que comme un homme noir bête, inférieur ou dangereux", peut-on lire sur le site internet du mouvement sur l’égalité des chances.

C’est dire combien la population dite de souche a du mal à s’adapter aux réalités d’une société de plus en plus mélangée, comme aux Etats-Unis où, des siècles après la généreuse constitution, les noirs continuent à ressentir les stigmates de la discrimination malgré le fait que le Président actuel soit des leurs.

Ceci dit, il est difficile de ne pas penser en lisant cela à la vague de faux clowns qui envahit le Nord de la France et le Borinage et permet à des frustrés, des paumés de déchaîner leur agressivité contre les brave quidams et leurs jeunes enfants. C’est dire combien sont grandes les rancoeurs et les frustrations au sein d’une société en crise profonde et permanente. 

MG 



‘GEEN SPRAKE VAN RACISME BIJ FIGUUR ZWARTE PIET’ 

De Standaard

 


Foto: BELGA IMAGE

Het gebruik van de figuren Sinterklaas en Zwarte Piet is geen strafbarevorm van racisme of een wettelijk verboden vorm van raciale discriminatieDat schrijft het Interfederaal Gelijkekansencentrum op zijn website. Het Centrum is wel voorstander van een constructief maatschappelijk debatrond het sinterklaasfeest.

Het Centrum stelde zich de vraag of het gebruik van de figuur Zwarte Piet in strijd is met de antidiscriminatieen/of antiracismewetgevingDat is niet zoluidt het: ‘De strafbepalingen vervat in de artikels 20 en 21 van de Antiracismewet van 30 juli 1981 vereisen immers een ‘bijzondere opzet’, en datis hier niet het gevalDat zou wel zo zijn wanneer een concrete uitbeelding van Sinterklaas en Zwarte Piet gepaard zou gaan met strafbare racistische uitsprakenof handelingen.’

‘Het burgerrechtelijke discriminatieverbod op grond van onder meer huidskleurartikel 12 van de Antiracismewetzou alleen van toepassing zijn als een persoonfeitelijk benadeeld is door het sinterklaasfeestwat evenmin het geval lijkt.’

MAATSCHAPPELIJK DEBAT

Het Centrum pleit er wel voor om de discussie rond het sinterklaasfeest om tevormen tot een constructief maatschappelijk debat. ‘Een debat over de manierwaarop we dat oude volksgebruik in de toekomst vormgevenDaarbij roepen we op om de figuur van Zwarte Piet in elk geval anders voor te stellen dan eendommeondergeschikte of gevaarlijke zwarte man - waardoor al dan niet gewildstereotypen over zwarte personen in stand worden gehouden.’

In Nederland woedt sinds vorig jaar een hevige discussie rond het al dan nietracistische karakter van het gebruik van zwarte pieten. In die mate zelfs dat de burgemeester van Amsterdam beslist heeft dat een deel van de pieten tijdens de sinterklaasintocht dit jaar in zijn stad niet met volledig zwart geschminkt gezichtzullen meedoen aan het evenement, maar slechts met roetvegen op het verderongeschminkte’ gezicht.

Ook zijn alle pieten tijdens de intocht op 16 november ontdaan van oorringen endik rood geschminkte lippen en vervullen ze geen rol van onderdanige knecht.



 "PAS QUESTION DE RACISME DANS LA FIGURE DE PÈRE FOUETTARD"

LE VIF

"Il ne peut être question d'une forme punissable de racisme ou d'une forme légalement prohibée de discrimination raciale" dans la figure de Saint-Nicolas ou du Père Fouettard, indique samedi sur son site internet le Centre interfédéral pour l'Egalité des Chances. Le Centre estime néanmoins que la discussion autour de la fête de Saint-Nicolas peut servir de base pour un débat de société constructif.


© BELGA

Les dispositions pénales contenues dans les articles 20 et 21 de la loi contre le racisme du 30 juillet 1981 exigent en effet une "intention spécifique", et ce n'est ici pas le cas, rappelle le Centre. Ce serait le cas si une représentation concrète de Saint-Nicolas et du Père Fouettard était associée à des propos ou à des actes punissables racistes. L'interdiction de discrimination au niveau civil sur base notamment de la couleur de peau ne serait d'application que si une personne est effectivement lésée par la fête de Saint-Nicolas, ce qui n'est pas davantage le cas, poursuit le Centre.

Le Centre estime néanmoins que le sujet mérite un débat de société constructif. "Un débat sur la manière de présenter dans le futur cette ancienne coutume populaire. Nous lançons dès lors un appel afin en tout cas que la figure du Père Fouettard soit représentée autrement que comme un homme noir bête, inférieur ou dangereux", peut-on lire sur le site internet.

Aux Pays-Bas, une polémique était née l'an dernier sur le caractère raciste ou non du personnage de Père Fouettard. A tel point que le bourgmestre d'Amsterdam a décidé d'imposer qu'une partie des Pères Fouettards qui défileront cette année le 16 novembre ne soient plus totalement grimés en noir et ne portent plus d'anneaux aux oreilles.

 

 

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