vendredi 10 octobre 2014

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

BRAS DE FER

« Seule une poignée des quelque 2.500 mandataires et militants réunis dans la Lotto Arena du Sportpaleis anversois a voté contre ou s'est abstenue après que le président de la N-VA, Bart De Wever, leur eut demandé de "donner le feu vert" à ce projet de société. »

Le dessin de Dubus touche le nerf. C’est exactement de cela qu’il s’agit : la slogan électoral de De Wever aux avant dernières élection c’était : débarrasser le pays du nœud papillon. 

Au premier tour des élections belges, le 15 mai, les citoyens se sont exprimés ; au deuxième tour, les partis en ont extrapolé des coalitions ; au troisième tour les partenaires sociaux ont donné de la voix ; au quatrième tour, le peuple risque bien de descendre dans la rue comme pour l’affaire royale ou au moment des grandes grèves des années soixante. Wait and see. Les syndicats vont jouer leur crédibilité. Il y a trois clivages en Belgique : le linguistique (français-flamand), le philosophique (croyants –incroyants) et le politique (rouge-bleu).

La polarisation semble s’exacerber de plus en plus non pas sur les tensions communautaires (flamands-francophones) mais sur les oppositions politiques et sociales, comme en France. Désormais le peuple des nantis inclus s’oppose au peuple des fragilisés menacés d’exclusion. 

MG

 

 

DE WEVER: "LES FLAMANDS OBTIENNENT ENFIN UNE AUTRE POLITIQUE"

La Libre

 



La N-VA a à son tour approuvé jeudi soir à une très large majorité sa participation au gouvernement Michel, devenant ainsi le dernier des quatre partis de la future coalition suédoise à accepter de rejoindre la prochaine équipe fédérale, près de quatre mois après les élections législatives du 25 mai. Le vote est intervenu peu après 23h00 à Anvers, où le parti nationaliste tenait un congrès extraordinaire uniquement consacré à l'approbation de sa participation au gouvernement fédéral.

Seule une poignée des quelque 2.500 mandataires et militants réunis dans la Lotto Arena du Sportpaleis anversois a voté contre ou s'est abstenue après que le président de la N-VA, Bart De Wever, leur eut demandé de "donner le feu vert" à ce projet de société.

Dans son discours de clôture, M. De Wever avait affirmé qu'en ouvrant les portes du gouvernement fédéral à la N-VA, "les Flamands obtiennent enfin une autre politique", qui rejette le Parti socialiste dans l'opposition pour la première fois en vingt-cinq ans. Il a ironisé en citant - en français - les propos d'une élue socialiste qui se demandait "comment ont-ils osé" faire sans le PS, recueillant des applaudissements nourris.

"La Flandre a dû attendre trop longtemps", a encore lancé M. De Wever.

"La force du changement (le slogan de la N-VA, ndlr) va se faire sentir", a-t-il assuré, en énumérant une série de mesures contenues dans le programme du parti - en matière socio-économique, mais aussi de lutte contre le radicalisme - et reprises dans le programme de l'équipe Michel 1er.

Interrogé à l'issue du congrès par la presse, le président de la N-VA s'est refusé à mentionner les noms des futurs membres N-VA du gouvernement fédéral.

"Ca c'est pour samedi, la prestation de serment au Palais (royal). Vous allez voir qui on va envoyer" au gouvernement fédéral.

"On reste discret, c'est la tradition d'attendre" la communication du Palais, a-t-il dit, sans exclure "une surprise" par rapport à ce que la presse suppute depuis plusieurs jours.

Il a assuré que M. Michel serait "le Premier (ministre) de tout le pays", prenant le contre-pied de propos tenus par le chef de gouvernement sortant, Elio Di Rupo, qui a affirmé que son successeur au 16 rue de la Loi n'aura "pas le statut de Premier ministre de la Belgique tout entière". "C'est un peu ridicule de mettre ça en cause", a souligné le président de la N-VA depuis dix ans et candidat à un nouveau mandat à la tête du parti.

 

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