samedi 15 novembre 2014

Bart De Wever réélu président de la N-VA pour la quatrième fois


BELGA & RÉDACTION EN LIGNE 



Le bourgmestre d'Anvers a bénéficié de 91% des suffrages exprimés. Son adversaire, Geert Vertongen, ancien pilote de la Sabena et président de la section de Diepenbeek du parti, n'en a engrangé que 9%, a indiqué le conseil de parti samedi.

Avec ce plébiscite, M. De Wever peut entamer son quatrième mandat à la tête du parti nationaliste flamand, tout en répétant samedi qu'il ne souhaitait pas rester éternellement à la tête la N-VA.

Les 40.000 membres de la formation nationaliste avaient jusqu'au 10 novembre pour exprimer leur suffrage, soit par courrier, soit par voie électronique. Agé de 43 ans, M. De Wever occupe la présidence de la N-VA depuis 2004. Statutairement, le président de la N-VA ne peut exercer que deux mandat présidentiel, mais il avait déjà reçu en 2011 une dérogation, ce qui s'est à nouveau produit pour ce scrutin.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

NŒUD PAP JAUNE ET SMOKING NOIR


Curieusement, personne n’a relevé le déguisement de circonstance de Bart De Wever, le jour de sa réélection.

Il s’était affublé des couleurs de la Flandre tout en nouant autour du cou le célèbre nœud pap, symbole de son ennemi Di Rupo. Et tandis qu’ainsi affublé il accueillait Saint Nicolas à sa descente de bateau sur l’Escaut, son principal acolyte Siegfried Bracke, président de la Chambre (l’homme du tournant socio-économique de la N-VA) faisait sa cour à la famille royale sans assister au Te Deum en l’honneur du roi Philippe.  '"Une monarchie qui respecte le principe de la Constitution est garante d'une Belgique stable, prospère et couronnée de succès", 

Soyons clair, la N-VA a tout intérêt à ce que le gouvernement Charles Michel tienne le plus longtemps possible.

Cela ne l’empêchera se souffler alternativement le chaud et le froid provoquant des sueurs froides chez le premier Charles Michel.

Remarquons que Groen s’est choisi une présidente issue de l’immigration : une première en Belgique.

MG  



MEYREM ALMACI EST LA NOUVELLE PRÉSIDENTE DE GROEN

Le Vif

La députée fédérale Meyrem Almaci a été portée samedi à la présidence du parti écologiste flamand Groen.



Meyrem Almaci, le nouveau visage de Groen © BELGA

Agée de 38 ans, Mme Almaci, établie à Deurne (Anvers), a recueilli 60% des 761 suffrages exprimés lors d'un congrès du parti vert organisé samedi à Bruxelles.

Son adversaire, la députée flamande de Bruxelles Elke Van den Brandt, a engrangé 40% des voix.

Mme Almaci prend la succession de Wouter Van Besien qui avait annoncé en août dernier ne pas souhaiter briguer un nouveau mandat présidentiel.

Dans son discours de victoire, Mme Almaci a clairement indiqué la direction qu'elle entend impulser à son parti. Elle souhaite le positionner comme l'alternative à la "politique de rigueur de droite" menée par la N-VA, le CD&V et l'Open vld au niveau flamand et fédéral.

Selon elle, ces gouvernements opèrent des choix fondamentalement erronés.

"Des factures qui augmentent pour l'eau et l'électricité, les crèches et l'école. Coupes dans les services de De Lijn et de la SNCB, maintien des centrales nucléaires polluantes, réduction des temps-crédit, etc. Les simples citoyens vont payer le prix de décisions qui vont à l'encontre du bon sens!", a-t-elle fustigé.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

UNE FILLE BRILLANTE ET PUGNACE

Enfin une percée interculturelle dans le paysage politique belge.

 

 

FÊTE DU ROI: ABSENCE D'ALBERT II, CREDO MONARCHISTE DE SIEGFRIED BRACKE

Rtbf

Deux cérémonies pour la fête du Roi : ce samedi matin, la famille royale a assisté, en l'absence d'Albert II, convalescent, au traditionnel Te Deum à la cathédrale Saint Michel à Bruxelles avant de se rendre dans l'après-midi au Parlement pour une séance consacrée au développement durable, séance au cours de laquelle le président N-VA de la Chambre, Siegfried Bracke, s'est montré étonnamment plus monarchiste que son parti.



Comme le veut la tradition, le roi Philippe et la reine Mathilde n'ont pas non plus assisté à la cérémonie à la cathédrale, le couple royal n'étant pas présent lors de la Fête du Roi, fixée le 15 novembre jour de la Saint Léopold, nom du premier roi des Belges.

La reine Paola, la princesse Claire et la princesse Astrid et son époux Lorenz étaient présents.

Comme annoncé, le roi Albert, en convalescence après son opération pour son cancer de la peau, la reine Fabiola en raison en raison de son grand âge et le prince Laurent en voyage à Vienne pour réceptionner un prix, étaient absents.

Mgr Léonard a exprimé au cours de la cérémonie religieuse sa "gratitude" envers les politiciens qui œuvrent pour l'intérêt du pays. Dans son intervention, l'archevêque de Malines-Bruxelles s'est surtout adressé aux hommes politiques. Il a les a exhortés à travailler pour le bien commun et à trouver, pour ce faire, l'équilibre entre leur fidélité à leur famille politique et la nécessité de faire des compromis avec les autres. Mais l'archevêque a aussi appelé les citoyens à respecter leurs représentants.


UN PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE N-VA MAIS MONARCHISTE

Parmi les absents, Siegfried Bracke (N-VA), le président de la chambre s'est fait remarquer car il figure parmi les personnalités les importantes au niveau du protocole.

Il a expliqué à la RTBF son absence par le fait qu'il ne se sent pas à l'aise dans "le mix religion et institutions" et affirme que son parti n'est pas séparatiste, bien qu'il souhaite une "Belgique confédérale" où "on fait ensemble ce que l'on veut faire ensemble".



Fête du Roi: absence d'Albert II, credo monarchiste de Siegfried Bracke - LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA


Par contre, dans l'après-midi, par souci de laïcité notamment une deuxième étape était prévue au parlement fédéral, dédiée au développement durable. Et là, Siegfried Bracke a étonné tout le monde en soulignant qu'"une monarchie qui respecte le principe de la Constitution est garante d'une Belgique stable, prospère et couronnée de succès", une petite phrase assez éloignée du credo républicain de la N-VA, et qui a failli passer inaperçue, car prononcée vers la fin de discours par le président de l'assemblée, et surtout en allemand. Mais applaudi par la reine Paola. Commentaire de Siegfried Bracke : "Je suis le président de tout le monde et j'accueille la famille royale avec cordialité". Quant à Jan Jambon, ministre N-VA de l'Intérieur, il se borne à conclure :"On joue le jeu".

Siegfried Bracke a aussi insisté sur l'importance des capacités d'adaptation d'une société aux nouveaux développements: " Nous devons nous demander ce que nous pouvons faire pour ne pas choisir pour le profit à court terme, mais pour l'avenir de la jeunesse et des générations futures. Il est de notre responsabilité de transmettre la société dans un meilleur état à nos successeurs ", a-t-ilplaidé.

 

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