jeudi 20 novembre 2014

Choisis par notre pays, 75 Syriens s’apprêtent à rejoindre la Belgique

BOSCO D'OTREPPE  la Libre



Comment faire ? Depuis cet été, plus de trois millions de Syriens ont quitté leur pays pour trouver refuge dans les pays limitrophes que sont le Liban, la Jordanie ou la Turquie. Pour répondre à la question de l’aide qu’elle peut leur porter, la Belgique s’est appuyée sur son plan de réinstallation pour s’engager à en accueillir… 75.

LE PLAN DE MAGGIE

Ce chiffre paraît dérisoire, mais il a le mérite d’exister, expliquent les ONG et le HCR (l’agence des Nations unies pour les réfugiés).

Il a le mérite d’exister, car depuis la précédente législature il traduit un plan structurel mis en place par la ministre De Block qui consiste à choisir certains réfugiés particulièrement vulnérables, et à les réinstaller en Belgique avec le soutien de Fedasil, de différents CPAS et de deux ONG (Caritas International et Convivial dans le cas des Syriens).

LE CASTING

Toute la question cependant est de savoir qui choisir, et comment sélectionner 75 réfugiés parmi les millions de personnes qui tentent de fuir leur pays ?

Sur place, c’est le HCR qui procède à une première "sélection". "Nous nous appuyons sur les ONG, sur notre staff, sur un dialogue constant avec les réfugiés, et nous collaborons étroitement avec l’Organisation internationale pour les migrations", explique Vanessa Saenen porte-parole du HCR. "Nous avons des critères très précis et nous favorisons évidemment les personnes malades, les victimes de tortures, les femmes seules ou les mineurs."

UN SOUTIEN COMPLET

Dans le cas des Syriens qui arriveront à la fin de ce mois de novembre dans deux centres Fedasil(avant d’être accueillis par différentes communes et soutenus une année par les CPAS et les ONG), il s’agit de 16 familles et de quatre personnes isolées, que le Commissariat général aux réfugiés et apatrides a également rencontré pour confirmer leur arrivée en Belgique.

"A notre tour enfin, nous sommes allés à leur rencontre", explique Axel Delers de Fedasil. "Début novembre nous nous sommes rendus à Istanbul pour leur présenter la Belgique, mais aussi l’accueil, l’accès à la scolarité, l’accès à l’emploi et les allocations dont ils bénéficieront."

UNE AIDE INDISPENSABLE

Pour ces réfugiés sélectionnés, ce plan de réinstallation est la seule planche de salut. "Nous espérons donc que la Belgique (qui s’engage en priorité auprès des migrants issus de la région des Grands Lacs en Afrique) s’engage toujours plus dans l’accueil, explique le HCR. D’autres pays européens tels que les Pays-Bas (250) ou l’Allemagne (20 000) accueillent proportionnellement beaucoup plus."

"Bien entendu, confirme Anne Dussart, responsable asile et migration chez Caritas, nous espérons que ce chiffre augmente prochainement, et que face à d’autres crises, outre les quotas structurels, la Belgique puisse répondre à d’autres appels d’urgence. L’essentiel cependant, c’est que les migrants accueillis puissent l’être vraiment. Aujourd’hui, le système marche bien pour le petit nombre de migrants qu’accueille la Belgique. Nous souhaitons maintenant que notre pays poursuive cette politique et continue d’améliorer l’expertise qu’elle a en la matière."

Le secrétaire d’Etat Theo Francken ne devrait cependant pas avancer de nouveaux chiffres. L’enjeu, explique alors le Ciré, c’est que cette politique de réinstallation reste complémentaire à une procédure d’asile nationale de qualité. "Nous veillerons particulièrement à ce que Theo Francken n’oublie pas ce dernier point."



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

CANARDS BOITEUX ?

"Nous avons des critères très précis et nous favorisons évidemment les personnes malades, les victimes de tortures, les femmes seules ou les mineurs."

Ne vaudrait-il pas mieux accueillir le double de réfugiés pourvu qu’ils soient vifs, vaillants et bien formés  professionnellement?

MG

Aucun commentaire: