dimanche 23 novembre 2014

Laurette Onkelinx herkozen aan het hoofd van de Brusselse PS

De Morgen


©BELGA

Bij de stemming gisteren en vandaag hebben meer dan duizend militantenLaurette Onkelinx herkozen aan het hoofd van de Brusselse federatie van de PS. Onkelinx kreeg het vertrouwen van 91 procent van de militantenZewas de enige kandidaat om zichzelf op te volgen.

Sinds vorig jaar leidt Onkelinx de federatie van de Parti Socialiste in het hoofdstedelijk gewestZe volgde Rudi Vervoort op, die een jaar voor de verkiezingen Charles Picqué opvolgde als minister-president van de Brusselseregering.

Onkelinx zal de Brusselse PS vier bijkomende jaren leiden. De politica is alsfractieleider van de Franstalige socialisten in de Kamer het gezicht van de oppositie in Franstalig BelgiëIn Brussel bleef haar partij wel in de regering, met minister-president VervoortOnkelinx leidde er samen met Open Vld'er Guy Vanhengel de formatiegesprekken.

Onkelinx wil de burger opnieuw zin doen krijgen in de politiek. Ze denkt daarbijaan huisbezoeken en burgerontmoetingenZe wil de Brusselse federatie ookvernieuwen.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

DES SCORES STALINIENS


Elio, candidat unique, réélu avec 93 des voix ; Laurette, candidate unique, réélue avec 91% des voix. Il est passé où l’esprit critique et démocratique des militants du PS ? « L’armée rouge » se prépare à livrer une guerre totale, sans merci, à la suédoise. Il est à craindre que cette « offensive à outrance » conduise le pays sinon à la ruine, du moins à la « hollandisation » du régime.

Quand nos politiciens comprendront-ils que le pouvoir n’est plus, ni dans la rue ni dans les parlements mais dans les conseils d’administrations d’une économie mondialisée et hyperconcurrentielle. Le grand barnum qu’ils montent n’est que musculation et gesticulation inutile qui conduira le pays à la ruine.

La dynamique « dirupéenne » qui a mis Bruxelles et la Wallonie à genoux a assuré le triomphe de De Wever en Flandre. Ce qui est bon pour le PS ne l’est pas forcément pour la Belgique. 

Seul plus d’Europe peut nous tirer de l’ornière avec une vraie politique économique sociale, fiscale commune, une gestion collective de l’immigration, une politique extérieure partagée. On en est loin.

Pour le comprendre, il faut lire « Europa » de Giscard avec introduction du grand social-démocrate Helmut Schmidt.

MG



VALÉRY GISCARD D'ESTAING : « RETROUVONS LE FIL DU PROJET EUROPÉEN INITIAL »

FIGARO VOX



FIGAROVOX/EXTRAITS - L'ancien Président de la république porte un regard inquiet sur la situation de la France et de l'Europe. Il considère que la construction européenne s'est dévoyée, et propose des solutions chocs dans son nouveau livre, Europa.

LE FIGARO. - COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS LE PESSIMISME DES FRANÇAIS AUJOURD'HUI?

Valéry GISCARD D'ESTAING. - L'autorité politique est affaiblie. Les dirigeants français ne s'occupent pas vraiment de l'avenir et ne s'intéressent plus au passé. Par exemple, existe-t-il une proposition de la France en faveur d'une organisation fédérative de l’ Europe ? (…)L'avenir économique de notre pays paraît bouché. L'outil institutionnel européen n'est guère performant. Pendant ce temps, la Chine et, dans une moindre mesure, l'Inde poursuivent leur rattrapage. Ces deux nations s'affirment comme des concurrents économiques redoutables. Pour autant, je suis convaincu que le déclin de la France n'est en rien irréversible.

LA DETTE PUBLIQUE DÉPASSE DÉSORMAIS 2 000 MILLIARDS D'EUROS…

NOS ENGAGEMENTS EUROPÉENS NE SONT PAS RESPONSABLES DE L'ATONIE DE LA CROISSANCE. CETTE SITUATION NOUS INCOMBE ENTIÈREMENT, ALORS QUE NOUS EN FAISONS GRIEF AUX AUTRES.

Depuis dix ans, la France, comme tous les pays de l'Europe latine, s'est laisséealler au dévergondage budgétaire, c'est-à-dire à l'abandon de toute discipline en matière de comptes publics. Autrefois, les États étaient tenus par la peur de la dévaluation, qui était impopulaire. Depuis la création de l'euro, beaucoup considèrent qu'ils peuvent accumuler les déficits sans en supporter les conséquences! Les déficits, en effet, n'ont plus de conséquences immédiates sur la monnaie, mais des conséquences invisibles et à moyen terme sur la dette. L'opinion ne les mesure pas. Elle croit qu'il existe un Trésor caché qui payera la dette! Pourtant, en France, les intérêts de la dette coûtent chaque année 48 milliards aux contribuables. C'est une lourde menace pour l'avenir. Aujourd'hui, nous sommes protégés par des taux d'intérêt très bas, mais c'est provisoire. La Fed a annoncé son intention de relever ses taux d'intérêt dès que la conjoncture le permettra, probablement dans les dix-huit mois à venir. Le changement de la politique monétaire américaine aura des conséquences sur les taux d'intérêt exigés par les créanciers de l'État français. Ce jour-là, notre pays risque de se retrouver dans la situation qu'a connue la Grèce. Les pouvoirs publics seront conduits à demander l'aide du FMI.

LE PACTE DE STABILITÉ CONCOURT-IL À LA TRÈS FAIBLE CROISSANCE DE LA FRANCE?

Nos engagements européens ne sont pas responsables de l'atonie de la croissance. Cette situation nous incombe entièrement, alors que nous en faisons grief aux autres. En 2012, la France a confirmé solennellement son engagement de respecter les 3 % de déficits publics. Le Parlement a autorisé la ratification de cet accord. Bien sûr, nous pouvons, une fois encore, demander à  Bruxelles un délai. Mais ce choix de facilité revient à réclamer le droit de continuer à se surendetter.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ET OUI, IL A RAISON MAIS QUI L'ÉCOUTE ?


La plus grande faute de Hollande c’est de négliger l’engagement européen par incompatibilité d’humeur avec Merkel. Au moins, le détestable Nicolas Sarkozy faisait-il semblant de faire un pas de  deux avec la dame de fer de Berlin. Sans une étroite coopération et complicité franco-allemande, L’Europe minée par l’obstruction permanente d’Albion pilotée par Washington s’évapore, comme s’évapore son modèle et son prototype : la Belgique.

Ce n’est pas de plus de gauche ou de plus de droite qu’ont besoin les nations européennes mais de plus d’Europe «  L'outil institutionnel européen n'est guère performant. Pendant ce temps, la Chine et, dans une moindre mesure, l'Inde poursuivent leur rattrapage. Ces deux nations s'affirment comme des concurrents économiques redoutables. Pour autant, je suis convaincu que le déclin n'est en rien irréversible. »

Qu’on se le dise.

MG

 

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