dimanche 23 novembre 2014

Les policiers veulent "bloquer le pays" le 12 décembre

JULIEN BALBONI 


 

Les revendications portent sur les pensions des services de police.

Le front commun syndical (CGSP - CSC - SNPS - SLFP) police a décidé d'effectuer "une action forte au niveau national le 12 décembre 2014 de 7h à 8h30 où l'ensemble du pays sera paralysé par les forces de l'ordre", annonce un communiqué commun.

Les revendications portent sur les pensions des services de police. "Pendant un certain moment de la journée, tous les policiers mèneront des actions où ils feront leur travail. Là, le gouvernement se rendra compte", indique Eddy Quaino (CGSP), porte-parole du front commun. Les axes de communication seront plus particulièrement ciblés, comme les "aéroports, chemins de fer, ports. Il reste un point d'interrogation sur les autoroutes." Les policiers envisagent de mener des "contrôles d'alcoolémie, de la prévention ceinture, des contrôles de documents à l'aéroport".

38.000 policiers sont concernés par la réforme des pensions. Le front commun réclame le retour aux âges de départ en retraite négociés en 2001 et 2011. "Les propositions du gouvernement sont inacceptables. Nous attendons un geste fort de sa part", indique le syndicaliste. Le 18 septembre, 14.000 policiers avaient défilé dans les rues de Bruxelles pour protester contre la réforme de leur pension.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SALE TEMPS POUR LA SUEDOISE


Face aux grévistes de 1960-61, le gouvernement des droites qui entendait faire passer la loi unique, dite inique par ses opposants, bénéficiaient de l’appui inconditionnel des forces de l’ordre (gendarmerie et armée). C’est loin d’être le cas aujourd’hui. Quant à l’armée, son moral est anéanti par les coupes sombres que lui impose la suédoise.

C’est dire qu’une déstabilisation du régime n’est pas du tout exclue dans les mois qui viennent.

Sale temps en perspective pour Charles Michel…

MG

 



QUI SAIT JUSQU’OÙ NE PAS ALLER TROP LOIN?

Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef 

Des grèves tournantes régionales ? Les syndicats ne s’en cachent pas : l’idée n’est pas dès ce lundi de ne paralyser qu’une région, mais bien de perturber chaque semaine par ricochet, à partir d’une ville, tous les autres endroits du pays. La SNCB jouera ce rôle, les écoles aussi. La succession des quatre lundis, nord/ sud, culminant avec la grève générale du 15 décembre, va considérablement paralyser le pays. Sans réelle chance que l’ouverture d’une négociation interrompe le « mouvement ». Pas de négociation en vue ? Sauf miracle, non. Aucun des deux camps n’y a intérêt, tant pis pour tous ceux qui, au quotidien, vont être bloqués par ce bras de fer autiste que se livrent les syndicats (et les partis de gauche, PS en tête) et le gouvernement Michel/De Wever. Les syndicats ? En soi, ce gouvernement qui veut réaliser un saut d’index, reculer l’âge de la pension à 67 ans et refuse un tax shift du travail vers le capital ne peut être que leur ennemi. Pas question pour eux de se mettre à table sur une simple invitation. Ils exigent du lourd : le renoncement aux symboles dont le gouvernement veut faire sa marque de fabrique. C’est dire s’ils ne sont pas près d’arrêter leurs actions. Leur objectif est-il de faire tomber le gouvernement ? En soi oui, mais la seule chose qui les retient est la conscience que les urnes pourraient sacrer De Wever, avec une autoroute vers la Flandre indépendante. Le gouvernement ? Il n’a aucun intérêt à ouvrir une porte, espérant et misant sur un mécontentement grandissant de la population, qui tourne à une exaspération et un rejet, in fine favorables à Michel and Co. La fatalité d’une grève de longue durée est d’autant plus forte qu’entre ces meilleurs ennemis du moment, il n’y a aucun messager, aucun intercesseur. Personne n’est en effet jugé crédible, par aucun des deux camps ; personne non plus ne nourrit une réelle volonté ou capacité à trouver des compromis. Qui place encore le CD&V dans cette catégorie ? C’est une nouveauté en Belgique, qu’on n’a pas l’habitude de déminer. Quand on commence un bras de fer, il faut savoir quand on l’arrête. Ce qui inquiète, c’est le sentiment à ce stade qu’aucun des deux camps n’est capable d’imaginer la fin des hostilités.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

C’EST LA LUTTE FINALE


 

On connait l’histoire de l’apprenti sorcier mis en musique par 

Paul Dukas sur (1897) un poème de Goethe dont Walt Disney tirera son meilleur dessin animé en 1937.



L’apprenti Sorcier, alias Elio Di Rupo, déclenche des forces qu’il croit contrôler par des formules magiques mais qui auront raison de lui et de son inexpérience du chaos politique qui s’emballe. Les éléments se déchaînent peu à peu entrainant une véritable catastrophe que seul le vrai Magicien saura calmer. C’est qui le grand magicien sur la scène politique belge ? A mon sens c’est Reynders qui attend patiemment son heure dans son élégant ministère des affaires étrangères.

MG

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