samedi 13 décembre 2014

Bart De Wever découvre que la grève est politique


Le Vif

Bart De Wever manque décidément de carrure. Non content de piloter en douce le gouvernement fédéral sans jamais prendre de risques, il se permet des sorties médiatiques qui tiennent plus de la jérémiade d'un enfant gâté que du tribun politique.



/ © Belga

C'est pourtant dans le costume d'un grand homme politique que Bart De Wever s'imagine. Un Machiavel moderne qui élaborerait des stratégies à l'ombre d'Anvers pour diriger son parti dans sa quête confédérale. Si ce n'est pas ce qu'il est, c'est en tous les cas l'image qu'il a construit avec l'aide de ses opposants, PS en tête. Sauf que pour prendre de l'envergure, il faut affronter les dangers et éviter de jouer les candides effarouchés à chaque contrainte. Et pour De Wever, grèves et contestations sont de sérieuses contraintes. "La grève est normalement l'arme ultime mais, maintenant, on commence avec des grèves qui sont purement politiques, assène-t-il benoitement. Monsieur De Wever, avez-vous déjà rencontré une grève qui n'était pas politique ? Dans quel monde viviez-vous avant d'accéder au pouvoir et de vous faire secouer par l'opposition et par la rue ? La politique concerne la structure et le fonctionnement d'une communauté, elle porte sur les actions et le développement de cette société. La grève est donc bien un acte politique. Il n'y a qu'au sens restreint (Politikè) que la politique se réfère aux luttes entre des hommes et femmes de pouvoir. Et pour l'instant, le pays a surtout besoin d'hommes politiques qui se préoccupent du bien commun et pas de duellistes bornés en représentation. La colère de la rue, face aux craintes de l'avenir, le rappelle sérieusement.

Quant à votre sentence qui veut que "la FGTB est le bras armé du PS", elle vaut celle de vos détracteurs qui annoncent que la N-VA est à la solde du Voka. En matière de simplismes destinés à réduire les grèves au rang de simples outils du PS pour "embêter" le gouvernement, on peut difficilement imaginer mieux. Comme si toutes contestations étaient inféodées au PS et à la gauche.

Il serait temps d'abandonner la posture de victime et d'affronter vos détracteurs en défendant la politique que vous imprimez au gouvernement Michel autrement qu'en dénonçant un "N-VA bashing" de la part de la presse francophone. Le pays mérite des responsables politiques courageux qui osent tenir un discours vérité et prendre des mesures pour le bien de tous. Pas de Calimero qui geignent dans les micros.

 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

EN ATTENDANT REYNDERS


Attention, de même que les piles Duracel ne s’usent que lorsqu’on s’en sert, l’effet De Wever s’use très vite à l’exposition excessive aux médias. Surtout, il se dévalorise et se démonétise à vue d’œil nonobstant son score stalinien à la direction du parti. C’est un grand communicateur, comme Di Rupo du reste, mais ce ne sont ni l’un ni l’autre de vrais hommes d’Etat, ni Michel du reste, qui s’effondre et s’évapore quand le couple perd un enfant pas encore né. Il ferait bien de remonter presto sur la passerelle du Belgica. En son absence c’est Bart qui gère la communication, à son détriment. Ce n’est pas Louis Michel qui aurait commis ce type de bévue.

 Certes Bart est une sorte de "Machiavel moderne" qui élaborerait des stratégies à l'ombre d'Anvers pour diriger son parti dans sa quête confédérale. C’est en tous les cas l'image que BDW a construite avec l'aide de ses opposants, PS en tête. Pour prendre de l'envergure, il lui faudrait affronter les dangers et cesser de jouer les candides effarouchés à chaque contrainte. »

Personne n’est dupe de la manœuvre du CD&V qui plaide soudain pour un « non » saut d’index. En faisant du stratego pour s’affaiblir mutuellement les politiciens sont en train de mettre notre économie à mal. Il est certain que le CD&V a rejoint la suédoise dans le seul but d’affaiblir la NV&A. Quant aux grandes manoeuvres de la FGTB elles visent à discréditer le MR auprès des francophones. 

Oui, l’élection du 25 mai était bien celle de tous les dangers.

 

Retranché dans l’élégant Palais d’Egmont, Reynders attend son heure, drapé dans la dignité de sa fonction de ministre des affaires étrangères qui marque des points en Ukraine… « Le pays mérite des responsables politiques courageux qui osent tenir un discours vérité et prendre des mesures pour le bien de tous. Pas de Calimero qui geignent dans les micros. »

C’est clair, le seul homme d’Etat de l’équipe, c’est lui. Interrogé sur les piètres prestations des ministres MR, ses collègues, il aurait commenté «mais je compense ». L’avenir nous dira si vraiment il fait le poids. 

MG

 


BART DE WEVER DÉNONCE DES GRÈVES POLITIQUES: «LA FGTB EST LE BRAS ARMÉ DU PS»

 

Le président de la N-VA dit oui à la concertation sociale mais uniquement dans le cadre de l’accord du gouvernement.

• Bart De Bart De « J’AIMERAIS BIEN ME METTRE À TABLE AVEC LES SYNDICATS »

Il s’est exprimé sur la grève générale qui aura lieu le 15 décembre contre les mesures d’austérité prise par le gouvernement Michel. «  Je pense que dans l’accord du gouvernement, la main est tendue pour la concertation sociale. J’aimerais bien me mettre à table avec les syndicats. Mais certains syndicats refusent de parler avec la N-VA, c’est difficile. La grève, c’est l’arme ultime d’un syndicat. On commence par des grèves qui sont purement politiques, des grèves très dures qui nuisent à l’économie », a regretté le chef de file de la N-VA.

Et Bart De Wever d’expliquer : «  On est dans une situation très mauvaise. On doit faire un assainissement de 11 milliards qu’on le veuille ou non. On doit le faire. On doit prendre des mesures qui ne sont pas très agréables ».

Pour Marc Goblet, le secrétaire général de la FGTB, Bart De Wever empêche le dialogue social. «  Tout le monde sait que la FGTB, c’est le bras armé du PS, réplique le président de la N-VA. Cette grève est purement politique. Ce n’est pas une grève sociale. En Wallonie, le PS et son bras armé la FGTB veulent nier la majorité démocratique. (…). L’électeur a fait un choix pour un gouvernement de centre-droit et qui prend finalement des mesures qui pourraient sauver le pays. Avec les socialistes, on était dans les dettes et encore les dettes  ».

 

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