mercredi 10 décembre 2014

Le premier bulletin de Milquet

Soraya Ghali

Source: Le Vif/L'Express


Ministre de l'Enseignement depuis juillet dernier, Joëlle Milquet a importé du fédéral sa méthode : la tactique du " chacun pour soi ". Et imposé son style : " C'est moi qui décide. " Quant à son bilan " des 100 jours ", il est difficile à établir. Eclairage.



Joëlle Milquet, la ministre de l'enseignement. © BELGA

Joëlle Milquet est en quelque sorte le n°1 du gouvernement communautaire. Ses fonctions pèsent presque 90 % du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles. De fait, elle a hérité d'un portefeuille important mais fourre-tout (enseignement, bâtiments scolaires, petite enfance et culture). Ce 8 décembre, la CDH franchira le cap des cent jours passés à la tête du ministère de l'Education. Généralement, les politiques n'aiment pas cette théorie des cent jours. "Laissez-moi arriver !", a- t-elle ainsi plaidé lors de la rentrée scolaire, le 1er septembre dernier. Il est sage de se rappeler qu'un mandat se juge à son terme et non à son commencement. Encore qu'il soit indispensable de ne pas rater ses débuts.

Son poste, son parti "y tenait fort". Et, elle, la première. Elle adore cette matière. Pour mieux convaincre, elle rouvre l'album familial : le métier d'enseignant, c'est celui de son père, de sa mère, de sa belle-soeur. Elle a aussi assuré qu'elle jouerait "avec plaisir" les professeurs durant une semaine, même dans une école difficile. Sans cesse citée pour le job, elle était donc prête. D'autant que lorsque Joëlle Milquet était présidente du CDH, elle ne lâchait pas Marie-Dominique Simonet, au point d'être considérée comme la vraie ministre de l'Enseignement. Personne, donc, ne met en question ses qualités intellectuelles et la solidité de son expérience. Mais son caractère très affirmé inquiète ses collaborateurs et les syndicats enseignants. Elle souffrirait du complexe "J'arrive, je fais, je décide, surtout seule." Ce qu'on lui pardonne sans doute le moins, c'est l'entêtement dont elle peut faire preuve.

Sa méthode, aussi, interpelle. Elle veut tout maîtriser et lorsqu'elle n'est pas présente, rien n'avance. Les intercabinets, auxquels participent ses collaborateurs, la satisfont rarement. On verrait ainsi ses directeurs de cabinet demander auprès de leurs collègues de nouvelles réunions, parce que la ministre n'aurait pas obtenu ce qu'elle souhaitait. En dehors du gouvernement, même constat. Du coup, les dossiers tardent.

Joëlle Milquet n'est donc pas de ceux dont la main tremble. A l'Enseignement, on attendait quelqu'un de ferme et endurant, bien capable de résister. Or, jusqu'ici, elle se révèle plutôt ronde. Dès son arrivée, elle a multiplié les propos louangeurs à l'égard des enseignants. Depuis des semaines, elle se démène aussi pour défendre leurs prépensions, allant même rencontrer le ministre des Pensions, au fédéral.

Milquet en est persuadée : elle est investie d'une mission, elle veut être celle qui aura sauvé l'école. Son grand chantier, ce sera le "Pacte pour un enseignement d'excellence", qui doit aboutir sur le vote d'un décret. Avec une certitude : "Ce pacte, on le fera avec les enseignants, en les valorisant." Tous les représentants de l'école - enseignants, parents d'élèves, chercheurs, pouvoirs organisateurs... - seront convoqués. Dans l'esprit de la ministre, il s'agit carrément de refonder l'école. Pour l'instant, rien de concret dans ce pacte. On en connaît les idées générales, mais ses contours demeurent flous.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

JOËLLE À L’ÉCOLE APRÈS MARIE DOMINIQUE ET MARIE MARTINE.

La mère Milquet fut très longtemps le père Joseph de l’école avant d’en prendre elle-même les commandes après que le maïorat de Bruxelles lui échappa. Elle a du caractère et peut se montrer obstinée, têtue, vacharde même  Elle garde une solide rancœur à l’endroit de Igor Mayeur dont elle conteste la légitimité à la tête du collège Bruxellois qu’elle aurait volontiers présidé à sa place au vu de ses voix de préférence. C’est raté. La voici donc à la tête du gros département de l’éducation anciennement instruction publique, un changement sémantique qui en dit long sur l’évolution de notre enseignement en un demi-siècle, lequel nous sépare de la signature du très fameux pacte scolaire. « Milquet en est persuadée : elle est investie d'une mission, elle veut être celle qui aura sauvé l'école. Son grand chantier, ce sera le "Pacte pour un enseignement d'excellence", qui doit aboutir sur le vote d'un décret. "Ce pacte, on le fera avec les enseignants, en les valorisant." Tous les représentants de l'école - enseignants, parents d'élèves, chercheurs, pouvoirs organisateurs... - seront convoqués. Dans l'esprit de la ministre, il s'agit carrément de refonder l'école. Pour l'instant, rien de concret dans ce pacte. On en connaît les idées générales, mais ses contours demeurent flous. »

On retiendra deux mots « pacte » il n’est pas innocent mais ce n’est pas d’un nouveau pacte scolaire qu’elle veut mais d’un pacte d’excellence. Rien que ça. Vaste programme ! Mais c’est mal parti : la garde rapprochée de ses conseillers et conseillères lui a claqué la porte au nez et surtout : « Faire l'excellence en supprimant l'encadrement différencié, en supprimant le degré professionnel au profit du CEFA et en prolongeant le tronc commun du secondaire d'un an ? » commente un forumeur. « Le jour où elle viendra nous annoncer qu'elle a décidé de ne garder qu'un SEUL réseau d'enseignement, on pourra dire qu'elle est devenue intelligente » suggère un autre et nous rejoignons tout à fait son avis.

Si l’on en juge par les commentaires des forumeurs du vif, Joëlle Milquet ne compte pas beaucoup d’admirateurs en fédération Wallonie Bruxelles. Disons-le tout de go, elle fait l’unanimité contre elle. Mais il faut donner lui sa chance surtout le temps de préparer sa réforme annoncée en faveur de l’excellence. À l’évidence elle cherche à se ménager les faveurs des enseignants ce qui n’est pas une mauvaise stratégie. Encore faut-il qu’elle s’intéresse au sort de tous les enseignants et peuvent seulement à ceux de l’enseignement libre catholique. Mais laissons-lui le bénéfice du doute. Après tout elle ne manque pas d’expérience politique et il se dit que l’enseignement serait son vrai cheval de bataille. Attendons pour voir et pour juger de sa réforme. Une de plus…

MG

 

L’ÉCOLE FONCTIONNE SUR LA TROUILLE

Pierre Bouillon 

Pendant plusieurs semaines, l’école s’est violemment révoltée contre le projet de la Communauté française de supprimer les subsides complémentaires consentis aux écoles en difficulté. La majorité PS-CDH comptait utiliser ces budgets, pourtant vitaux pour les écoles concernées, pour créer de l’emploi. Elle a dû reculer devant la vive opposition des acteurs de terrain, des directeurs, des syndicats, de l’école catholique, du Mouvement ouvrier chrétien, et de tant d’autres. Une mobilisation générale, âpre et pas jouée d’avance, pour sauver un budget de… 13,9 millions. Pendant ce temps, chaque année, et depuis trop longtemps, le redoublement coûte 400,8 millions d’euros.

400,8 MILLIONS D’EUROS !

C’est dire si l’on se réjouit d’apprendre que le redoublement serait en train de baisser. Il reste élevé (à la fin du secondaire, plus d’un élève a redoublé) mais, même timide, la tendance est là.

Une tendance, vraiment ? Espérons-le. Espérons qu’il ne s’agisse pas d’un hoquet statistique que démentiront de prochains indicateurs. En attendant de voir, le doute s’imposera à nous car nous n’avons rien vu qui soit réellement venu ébranler les arguments qui fondent notre culture du redoublement.

Pour trop d’enseignants et de parents, l’école qui buse est une bonne école. Et nous sommes bien plus nombreux encore à ne pas pouvoir imaginer l’école autrement que gouvernée… par la peur.

Car telle est notre école, oui.

Les élèves ont peur du contrôle, peur du bulletin, peur de l’examen de passage et, surtout, peur de redoubler. Et tout cela nous semble absolument normal parce que nous pensons que, sans la peur, l’élève ne ferait rien. Et c’est d’ailleurs devenu vrai puisque nous l’avons dressé en ce sens.

Le résultat, c’est que nos enfants travaillent moins par désir d’apprendre que par crainte d’échouer. 

Et tant que durera ce système, durera le redoublement, dont il est l’élément clé.

 

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY 

« LES ÉLÈVES TRAVAILLENT MOINS PAR DÉSIR D’APPRENDRE QUE PAR CRAINTE D’ÉCHOUER. »

« Pour trop d’enseignants et de parents, l’école qui buse est une bonne école. Et nous sommes bien plus nombreux encore à ne pas pouvoir imaginer l’école autrement que gouvernée… par la peur. »

Il est bien certain que l’école fonctionne beaucoup plus sur le bâton que sur la carotte. Son moteur est la trouille (peur de l’échec, du redoublement, du décrochage) ; un peu comme le profit est le moteur qui fait avancer le capital.

Mais le drame, c’est que plus personne n’a peur de personne et c’est le désenchantement général : la trouille génère non pas le sursaut mais la résignation et la démotivation. La majorité des élèves travaillent pour obtenir la moitié des points, la sacro-sainte moyenne. La plupart s’investissent juste assez pour passer dans la classe supérieure et non pas par goût de l’effort ou du travail bien fait. Il est bien certain que l’élève qui termine son année avec 50 % des points -que ce soit dans le primaire le secondaire ou à l’université- n’a pas rempli son contrat même s’il a obtenu son passage dans l’année supérieure. L’effort consenti par un élève qui obtient 80 % des points n’est en rien comparable à ces performances au rabais.

Notre enseignement, tel qu’il est conçu incite une majorité d’élèves à se donner au minimum, c’est-à-dire à prendre les pires habitudes pour la suite de leur vie, surtout au niveau professionnel.

Il faut donc « inventer » une école dont le moteur serait la motivation, l’encouragement et pas la résignation. Cela suppose une révolution copernicienne. Surtout cela exige le recrutement et la formation d’un corps professoral d’élite (comme en Finlande) et non pas l’engagement d’enseignantes et d’enseignants qui ont opté pour ce métier par second choix et par résignation.



LA CULTURE ET LA RTBF

FACIR

Fédération des auteurs, compositeurs et interprètes réunis


Source: Le Vif

Selon Jean-Paul Philippot, l'actuel directeur de la RTBF, "la culture n'est pas faite pour le prime-time". Les grands médias sont-ils encore aujourd'hui des vecteurs de culture, d'émancipation sociale, d'enrichissement intellectuel et de découvertes ? Qu'en est-il du service public, de notre télévision, de notre radio, et à quel point reflètent-ils encore la richesse des créations d'ici ? Après les coupes sombres du gouvernement fédéral opérées sur les budgets consacrés à la culture et la recherche scientifique, nos dirigeants considèrent-ils encore la culture comme un enjeu de société ? Le FACIR, qui représente les créateurs du secteur musical de la FWB, pose ces questions.


© Belga

Les deux dernières émissions culturelles qui accueillaient les artistes belges sur la télévision de service public, "50° Nord" et "Quai des Belges", étaient déjà reléguées sur ARTE Belgique (ou rediffusées tardivement surla Une) à des horaires où l'audience ne pouvait pas être mirobolante. Un mois après l'annonce de leur suppression définitive pour des raisons budgétaires (octobre dernier), la RTBF n'a rien prévu de consistant pour compenser cette disparition. La création belge coûte trop cher, croit-on comprendre, et un agenda culturel quotidien à la télé est inutile etimpossible. Pendant ce temps, "The Voice" quatrième saison version belge, sorte de karaoké géant à la franchise mondialisée, n'est pas vraiment inquiété. Personne ne semble avoir relevé ce paradoxe, et visiblement, on a du mal à s'entendre sur la définition de "découvreur de talents".

"La RTBF considère qu'elle doit identifier, valoriser et porter tant la diversité des opinions que la richesse des talents dans tous les secteurs d'activités en osant la fierté... ". "La RTBF ose l'impertinence et revendique l'audace qui fait partie de notre singularité belge, voulant voir le monde tel qu'il est, et stimulant la création et les productions originales. " On comprend mal la lecture par la RTBF de son propre contrat de gestion quand elle décide d'arrêter les petits programmes offrant une unique fenêtre aux créateurs belges (à part "D6bels on stage", le dernier survivant), sans pour autant inquiéter l'hyper-formaté "The Voice" de Endemol, mettant en scène des chanteurs ayant perdu tout contrôle sur leur image, leur projet musical et le choix de leurs propres chansons.

En affichant un tel désintérêt pour la culture, la télévision de service public risque de se décrédibiliser. Comme le disait Pierre Jourde en 2008 : "La bêtise médiatique n'est pas un épiphénomène. Elle conduit une guerre d'anéantissement contre la culture. Il y a beaucoup de combats à mener. Mais, si l'industrie médiatique gagne sa guerre contre l'esprit, tous seront perdus".

Pour nous, auteurs, compositeurs et interprètes, une telle indifférence et une telle absence de soutien de nos institutions rend extrêmement problématique la diffusion de tout projet musical. Comment faire exister un projet, comment diffuser un projet, comment toucher un public, si même les médias de service public leur tournent le dos ? Le FACIR pointe ici du doigt une asphyxie programmée de tout le secteur musical, où créateurs, producteurs, tourneurs, studios, techniciens, salles, billetteries, ... sont condamnés à une survie pénible, ou à la disparition. Avec une telle politique culturelle, la FWB se tire deux balles dans le pied: elle asphyxie un secteur économique pourtant porteur de nombreux emplois non délocalisables, et empêche la construction d'une identité culturelle au-delà des Arno ou Stromae. Etrange calcul au moment où la nation belge est tellement fragilisée.

Ceci n'est pas nouveau : Pierre Mertens le soulignait déjà il y a trente ans dans une biographie consacrée à Brel: "La Belgique souvent n'apprécie, ni n'impose, ni n'assume pleinement l'originalité de sa propre culture. Elle attend docilement le jugement que d'autres porteront sur celle-ci..." Nous l'avons déclaré dans le préambule à la charte constitutive du FACIR: en Belgique francophone, plus de 95% des biens culturels que nous consommons sont importés. Sans nous l'avouer, nous sommes ainsi devenus un pays culturellement colonisé, un marché "passif"; consommant des produits français et anglo-saxons (à cet égard, il est bien symptomatique de constater que la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour sa fête en septembre 2014, en est réduite à annoncer comme têtes d'afficheCalogéro et Bénabar, trophées de la variété franco-française).

Le "paquebot" RTBF renonce à sa mission émancipatrice et ressemble de plus en plus aux médias privés

Il est de bon ton d'affirmer que "notre pays regorge de talents", sans rien faire pour les soutenir. Mais nous ne sommes pas dupes : nous assistons bel et bien au démantèlement et au torpillage de la culture non seulement en Belgique, mais dans toute l'Europe, au nom de la "rigueur budgétaire", et de "la crise de la dette". Aujourd'hui rien ne semble stopper la folie néo-libérale, et ses vassaux prêts à saccager nos vies et la planète pour accumuler leurs profits insensés. Partout la culture, comme tous les biens communs, est bradée et transformée en marchandise. Or, la culture est justement là pour interroger, stimuler, faire rêver, inventer, et remplacer le modèle de la compétition omniprésente par l'émulation. Partout s'opère un nivellement par le bas dans la diffusion médiatique, avec un recul de la qualité au profit du passe-partout et du consensuel. Ainsi, pendant que l'Etat se désengage et appauvrit les services publics, le "paquebot" RTBF renonce à sa mission émancipatrice, ne recherche aucune concertation réelle avec les créateurs, et ressemble de plus en plus aux médias privés.

Deux ans après sa création, le FACIR continue à interpeller nos politiques et nos institutions sur l'urgence d'une politique culturelle audacieuse et cohérente. Le FACIR est également déterminé à construire un réseau vivant de lieux de concert peu ou pas subsidiés, radios libres, médias différents pour pallier au manquement abyssal des services publics, et ainsi fédérer un nouveau public.

Nous refusons de voir sombrer notre art et notre culture !

SIGNATAIRES

François Cronenberg, Michel Debrulle, Philippe Delhaye, Karine Germaix, Joëlle Juvyns, Florent Le Duc, Gil Mortio, Clément Nourry, Claude Semal, Philippe TasquinToine Thys, et Ivan Tirtiaux pour le Comité Exécutif du FACIR.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

EMANCIPER ? NON ABRUTIR !

Un forumeur commente : « Programmes pas du tout attractifs et ambiance mortelle. Elle a raté sa mission culturelle. Comme RTL d'ailleurs qui, avec la même tendance au nivellement par le bas, c'est orientée elle people et ménagère du coin, ce qui amène plus d'audimat. Toutes les chaînes, françaises aussi, ont raté le rendez-vous culturel, sauf une vers laquelle je m'oriente plutôt, c'est ARTE. »

Mais voilà Arte, c’est moins de 3% d’audience : le bon peuple n’en veut pas. Qu’on ne s’étonne pas dès lors si « Le paquebot RTBF renonce à sa mission émancipatrice et ressemble de plus en plus aux médias privés ».

A la fin des années cinquante et dans le courant des Golden Sixties, la RTB, comme l'ORTF, sa grande sœur avaient une mission résolument culturelle et émancipatrice (théâtre, cinéma d’auteurs, actualité, livres, concerts…). L’arrivée des chaînes privées, dites concurrentes, a mis fin et à leur monopole et à leur souci d’émanciper la masse des citoyens. Difficile de se départir de l’impression que nous vivons dans un monde où le marché qui a pris le pas sur la démocratie, transforme les télévisions en machines de marketing abrutissantes qui poussent à consommer toujours plus et l’école en une machine décervelant les masses pour les empêcher d’apprendre à réfléchir.

Mais il est un forumeur qui brise une lance en faveur de notre service public de télévision : « La culture, qu'est-ce que c'est ? Pas The Voice, ça tombe sous le sens. Mais la RTBF - 1,2 ou 3 - programme aussi de bons films, des émissions comme Matière Grise, des documentaires bien ficelés, des courts métrages originaux ... Si c'est diffusé trop tard, on peut enregistrer et visionner en période de vaches maigres. Je ne sais pas pourquoi il faut toujours cracher dans la soupe; RTL et les chaînes françaises sont bien pires ! »

On ne saurait lui donner tout à fait tort. Mais concluons en soulignant qu’il est un domaine où la RTBF  peut franchement faire mieux, c’est dans son rôle d’incubateur interculturel.

MG

 

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