vendredi 16 janvier 2015

Bart De Wever zet morgen leger in in Antwerpen

"We nemen alle voorzorgsmaatregelen om onzeburgers te beschermen"

Bron: VTM  De Morgen


 Bart De Wever. ©BELGA

De stad Antwerpen zet morgen vanaf 7 uur het leger in. Dat heeftburgemeester Bart De Wever gemeld aan VTM Nieuws. Dat zal gebeurenop verschillende plaatsen in de stad.


We zijn geen belegerde stad. We zijn wel een stad waar we graag proberen onzeburgers een veilig gevoel te geven

Bart De Wever

Vanaf morgen om 7 uur 's ochtends worden zo'n dertig paracommando's in de stad ingezetVolgens De Wever gebeurt dit vooral zodat de politie zich kan concentreren op zijn eigenlijke opdrachtenHoelang deze maatregel geldtkonde burgemeester nog niet zeggen.

De Wever benadrukt dat de politie de bevoegdheid voor de beveiliging in zijnstad behoudt"Defensie neemt het hier niet over. We zijn geen belegerde stad.We zijn wel een stad waar we graag proberen alle voorzorgsmaatregelen tenemen om onze burgers te beveiligen en hun een veilig gevoel te geven", klinkthet in een reactie aan Radio 2 Antwerpen.

Vanaf het dreigingsniveau 3 kan het leger ingezet worden voor specifiekebewakingsopdrachtenHet is een van de maatregelen die de regering vandaagaankondigdeEr zouden ook in Brussel onderhandelingen aan de gang zijnOVER HET INZETTEN VAN HET LEGER.

"TOT HIER EN NIET VERDER"

De Wever had na de aanslagen in Parijs al gepleit voor het inzetten van het leger in eigen land. "Moslimradicalisme kan niet meer geminimaliseerdworden", zei hij vorige week"Er komt een moment om een lijn te trekkentothier en niet verder."

De Wever verwees naar maatregelen uit het federale regeerakkoordzoals het strafbaar stellen van deelname aan buitenlandse conflicten, het ontnemen van de Belgische nationaliteit, het ontzeggen van de toegang tot het grondgebied, het intrekken van verblijfsvergunningen en het vergroten van de armslag van onze veiligheidsdiensten.

Ook het inzetten van het leger bij verhoogde bedreigingen noemde hij als eenmogelijke piste"Onze strijdkrachten hebben daarvoor de ervaringkennis ende wil", klonk he.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

J’AIME LES MILITAIRES

On connait la chanson admirablement interprétée par Felicity Lott et tirée de " la grande Duchesse de Geroldstein". Et voici que De Wever toujours à la recherche d’un coup de pub facile l’entonne à son tour, à la très grande satisfaction de son électorat. Louis Michel embraye.  Et voilà que Elio Di Rupo se tait dans toutes les langues.  Surprenant, non ?

MG


Charles Michel sur le recours à l'armée dans les rues: "Cela me paraît être du bon sens"

La Libre


Invité du journal télévisé de RTL/TVI, Charles Michel (MR)  est revenu sur la décision du gouvernement d'avoir recours à l'armée dans les rues aux côtés des policiers pour assurer la sécurité. A la question de savoir si c'était une nécessité, le Premier ministre  est sûr de lui. "A partir du moment où on est confronté à une élévation de la menace, il faut mobiliser les moyens disponibles. Comme c'est le cas en France, en Italie, en Espagne".

 

Charles Michel a tenu à rassurer la population belge après la vaste opération de ce jeudi soir. Selon lui, cette mobilisation des moyens disponibles est faite de "manière très maîtrisée" pour une durée "temporaire" (Ndlr: un mois renouvelable). Le Premier ministre a rappelé que "le risque zéro n'existe pas" mais que les services ont prouvé qu'ils étaient "performants" et que la " situation  est sous contrôle"

 

Le Premier ministre s'est également dit "étonné" par les critiques suscitées par la prise de cette décision. "Lorsqu'on est confronté à des inondations, l'armée est mobilisée, cela ne pose aucune difficulté. Cela me paraît être du bon sens."





 Et qui va mobiliser la culture et l’école?


Béatrice Delvaux Le Soir

Les représentants des cultes reconnus et de la laïcité réunis hier autour du gouvernement fédéral belge : c’est plus qu’une image symbolique ou un geste de circonstance. C’était un rendez-vous crucial et nécessaire car il a réaffirmé les principes fondamentaux, auxquels les religions se soumettent et dans lesquels elles s’inscrivent en Belgique. Que des religieux, toutes confessions confondues, rappellent qu’ils souscrivent au respect de la séparation entre l’Eglise et l’Etat, l’égalité entre les hommes et les femmes, la liberté d’expression, la liberté de conscience, était fondamental. Et extrêmement important au moment où certains, au nom de leur religion, refusent que la loi des hommes s’impose. On l’a vu, hier encore, le respect de la liberté d’expression ne va pas de soi.

La déclaration commune tranche toute tentation d’ambiguïté ou de contestation. Idem pour l’égalité hommes-femmes. Elle réaffirme aussi le droit de chaque communauté religieuse en Belgique, à la sécurité et au respect. Voilà qui rejoint la volonté de cadrer les valeurs du vivre-ensemble – tolérance et laïcité –, exprimée mardi par le Premier ministre français Valls : «  Je ne veux plus qu’il y ait des juifs qui puissent avoir peur et des musulmans qui aient honte…  » Les cultes/la laïcité, la sécurité : ces deux pans clés du plan stratégique contre le radicalisme, l’antisémitisme et l’exploitation de la désespérance d’une jeunesse, sont cependant à portée du gouvernement Michel. Mais quid de l’enseignement et la culture, qui doivent être totalement remobilisés car leur rôle est crucial dans l’intégration des jeunes et la transmission de ces valeurs. Tout le monde le sait : c’est par l’école et la culture que la société peut construire durablement ce nouveau vivre-ensemble. Urgent, quand on voit les réactions non unanimes des élèves aux attentats de « Charlie Hebdo » ou de l’hypermarché casher.

Manuel Valls a convoqué illico sa ministre de l’Education. Impossible pour Charles Michel d’orchestrer ce « New Deal » de l’enseignement et de la culture. Parce qu’il est du ressort des Communautés ? Vraiment ? Lundi, huit ministres (fédéraux, régionaux, communautaires) ayant « quelque chose » à voir avec la culture à Bruxelles se sont réunis pour la première fois à l’initiative d’associations culturelles. Ne voyaient-ils pas qu’il leur était urgemment demandé de se revoir très vite pour élaborer un plan d’attaque commun et fort, pour que Bruxelles ne soit pas Paris ?

Il sera plus rapide et facile de dégainer l’armée que d’élaborer ce plan d’attaque « école/culture ». Et pourtant, la vraie solution ne viendra que de là. Et elle n’a que faire de « qui peut faire quoi », de « qui s’entend avec qui » : elle demande l’union des forces, fédérales et régionales, autour d’une véritable stratégie.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

IL SERA PLUS RAPIDE ET FACILE DE DÉGAINER L’ARMÉE QUE D’ÉLABORER LE PLAN D’ATTAQUE « ÉCOLE/CULTURE ». ET POURTANT, LA VRAIE SOLUTION NE VIENDRA QUE DE LÀ.


Nous l’avons tellement dit en ayant l’impression de prêcher dans le désert. Désormais tout le monde en paraît convaincu : pas de salut en dehors de l’enseignement.

Les mesures répressives annoncées ne résoudront rien. La balle est dans le camp des enseignants. Ils ont besoin de notre soutien et de celui des politiques. 

Il est de bon ton de critiquer les enseignants et personne ne s’en prive. J’ai vécu aujourd’hui une petite anecdote qui m’a fait chaud au cœur et montre qu’il existe des enseignantes heureuses : j’en ai rencontré quatre aujourd’huiUne ancienne élève qui termine sa troisième année d’école normale pour institutricem’a appelé affolée : elle n’arrive pas à s’entendre avec sa maîtresse de stage, à savoir l’institutrice chez qui elle est censée effectuer un stage de plus de deux semaines. Le prof de psycho pédagogie a accepté qu’elle change de maîtresse de stage à condition qu’elle trouve elle-même une école d’accueil. J’ai aussitôt demandé à être reçu par une autre ancienne élève, elle-même directrice d’école primaire. Sitôt dit, sitôt fait, nous nous sommes retrouvés, la jeune stagiaire et moi, dans le bureau de la directrice qui fit appeler deux institutrices du premier degré dans une école à la discrimination positive, autrement dit, où se retrouvent un grand nombre d’enfants issus de l’immigration. Nous avons vu surgir dans le bureau directorial deux jeunes femmes charmantes, épanouies, motivées qui toutes deux acceptèrent d’emblée d’accueillir la jeune stagiaire dans leur classe. À l’évidence elles adorent leur métier et sont prêtes, à partager spontanément leur savoir-faire et leur enthousiasme avec une jeune enseignante en herbe. Vous avez dit pacte d’excellence ? J’ai vu l’excellence et la générosité dans le regard de de ces trois enseignantes et surtout dans les yeux de l’institutrice en herbe. L’idéal serait bien sûr que l’apprentissage se poursuive en septembre avec une institutrice débutante nouvellement engagée, encadrée par ses deux marraines qui guideraient ses premiers pas, comme deux coaches patientes, bienveillantes  et expérimentées. Ce serait tellement simple…trop simple peut-être.

MG


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