jeudi 1 janvier 2015

Ensemble nous vivrons ou périrons

La Libre

CONTRIBUTION LECTEUR 


OPINIONS

Une opinion de Thomas Antoine et Yves Speeckaert, respectivement diplomate et banquier privé.

Au moment où nous commémorons le centenaire de la Grande Guerre et en ce temps de Noël où le salut du monde est porté par un enfant faible et désarmé, le regard que porte aujourd’hui un jeune de 18 ans sur les motivations qui ont conduit, au cours du siècle écoulé, des millions d’hommes à mourir au "Champ d’Honneur", doit être rempli de perplexité.

Assis confortablement devant l’une de ses trois interfaces internet, connecté à son réseau social virtuel, préparant ses applications aux universités et disposant d’un argent de poche qui est un multiple du salaire moyen des ouvriers de la Belle Epoque, il s’interroge : quelle fureur guerrière ou quelle coercition nationaliste a pu conduire la génération de son arrière-grand-père à aller au front et servir de chair à canon ?

Certes, tous les belligérants, y compris les Allemands, soumis au jeu des alliances et aux slogans de la propagande, croyaient défendre la patrie et la liberté. Mais 1914-1918 fut une trahison particulièrement meurtrière de l’ambition positiviste du XIXe siècle, où, selon les mots prophétiques de Stefan Zweig,"avec son idéalisme libéral, les sociétés étaient sincèrement convaincues qu’elles se trouvaient sur la route droite qui mène infailliblement au meilleur des mondes possibles…

Il s’en fallait de quelques décennies à peine pour que tout mal et toute violence fussent définitivement vaincus […] Nous avons dû donner raison à Freud, quand il ne voyait dans notre culture qu’un mince sédiment qui, à chaque instant, peut être crevé par les puissances destructrices du monde souterrain…"

La Grande Guerre a bouleversé l’Europe, la science, la politique, elle a dissous trois empires, mais elle a surtout traumatisé toute une génération - la France a perdu le quart de ses jeunes hommes de 18-27 ans durant la Grande Guerre - et elle a mené tout droit à la Grande Dépression de 1929, la montée du fascisme, et, rebelote, un autre conflit mondial, qui a engendré encore plus de victimes.

Le bilan d’un immense gâchis, d’une génération sacrifiée, d’une victoire à la Pyrrhus conduisant à une tragédie pire encore pour la génération suivante, marquée par l’horreur absolue du génocide et l’usage de l’arme nucléaire. Face à cette impasse fatale de l’Occident, il fallait un projet radical, un sursaut vital reposant sur un changement de paradigmes, de modèles de pensée. Le projet d’Union européenne, fondé par le Traité de Rome le 1er janvier 1958, incarne ce changement de paradigme. Il résulte de la culpabilité collective de cette Guerre de Trente ans (1914-1945) et de la volonté farouche de se doter d’institutions fédérales et de mécanismes régionaux qui garantiraient la pérennité d’une paix fondée sur la liberté, la solidarité et la justice.

La paix européenne dont nous jouissons depuis plus de 70 années n’est plus seulement fondée sur la racine latine Pax, dont est tiré le pacte, l’accord formel, juridique, mais aussi sur un terreau judéo-chrétien où le mot paix dérive de la racine "S L M" (salaam ou shalom) et qui s’exprime par le verbe hébreu "lehachlim" : se compléter, se joindre, se reconnaître. Ce changement de paradigme de la paix implique une reconnaissance active des parties, un accueil mutuel, une hospitalité réciproque, "une union toujours plus étroite". Cette vision de la paix exige un effort continuel de sortie de soi et de rejet des mirages mortifères du nationalisme pour affirmer, face aux tentatives de suicide physique et moral de l’Occident : "plus jamais ça".

2014 - 2114

Cette paix européenne a engendré une prospérité sans pareille, débouchant sur une société consumériste, appuyée sur l’essor phénoménal des technologies d’accès à l’information. Ce bien-être matérialiste, cette tranquillité un peu léthargique, éclipsent l’angoisse existentielle de l’homme contemporain, sa solitude, son désarroi moral et spirituel. 2014 est certainement bien moins idéaliste que 1914 et moins radical dans sa créativité, qui sont les Stravinski et Picasso d’aujourd’hui ?

Par ailleurs, cette richesse nouvelle repose aussi sur une surexploitation des ressources naturelles et une consommation vertigineuse des réserves d’énergie fossile au point que l’Occident pourrait plutôt s’appeler l’Oxydant, brûlant la planète par les deux bouts. Des millions d’années de formation de charbon et hydrocarbures ont été consommés en moins de deux siècles ! Allons-nous poursuivre vers une sorte d’apothéose hédoniste, insouciante de l’effritement de l’édifice naturel sur laquelle est fondée cette richesse récente, pour ensuite affronter une nouvelle époque glaciaire, un retour à un monde de survie, conséquence des ratés du postulat de progrès et de croissance économique ? Les défis du réchauffement climatique, de la gestion renouvelable de nos ressources, de la protection de la biodiversité vont exiger une coopération à l’échelle mondiale qui présuppose un autre changement de paradigme; dans notre planète limitée, abusée par l’homme, il n’est plus pensable de suivre comme jadis la règle du jeu à somme nulle, où le malheur des uns faisait le bonheur des autres et où la richesse se mesurait en conquête de ressources et de territoires aux dépens d’un rival.

Ce nouveau paradigme de la solidarité et de la coopération est à la base du projet d’Union européenne. Le XXIe Siècle devra bannir à jamais le nationalisme, cet "égoïsme sacré" qui est une vile caricature du patriotisme. Ce dernier est l’amour légitime de ce qui nous donne vie, les parents et la société qui nous accueillent, la culture qui donne sens et beauté à notre existence. Le patriotisme, au contraire du nationalisme, n’est pas exclusif; l’identité qu’il protège est celle d’une différence créatrice, accueillante : le nationalisme engendre l’hostilité, le patriotisme l’hospitalité. Le siècle qui vient devra instaurer le paradigme d’un patriotisme mondial, comme l’UE tente de susciter un patriotisme européen, face aux défis qui nous attendent :

a) le stress évident des écosystèmes suite à l’industrialisation, l’utilisation exponentielle des énergies fossiles et les conséquences du réchauffement climatique;

b) l’augmentation de la population mondiale, qui passera de 7 milliards actuels à 12-15 milliard en 2100, avec ses défis alimentaires, écologiques et épidémiques;

c) la fin du paradigme occidental et puis asiatique de croissance économique unidimensionnelle en faveur d’un nouveau paradigme de gestion des équilibres, de gestion des ressources, de l’emploi, de l’environnement;

d) les rivalités et menaces de conflits entre les religions, les communautés et les ethnies en Afrique, Moyen-Orient, Asie et probablement en Europe elle-même. Nous sommes au seuil d’une nouvelle anthropologie, d’une nouvelle conception de l’homme où le projet d’Union européenne, redéfinissant ce que doit être la paix entre les nations, le rapport à la nature et la manière de vivre sa différence et son identité, joue un rôle de pionnier. Il en va simplement de la survie de l’humanité; ensemble nous vivrons ou nous périrons.


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

SI L’HISTOIRE FRAPPE À VOTRE PORTE, LUI OUVRIREZ-VOUS ?


« Nous évoluerons ensemble ou nous crèverons ensemble. » C’est  aussi la thèse de Noami Klein dont j’ai dévoré le livre en traduisant librement pour vous, du néerlandais, quelques-unes des phrases qui m’ont le plus interpellé. La traduction néerlandaise est disponible tandis que le texte original anglais de cet ouvrage majeur est difficile à se procurer. Sa conclusion : « Il se pourrait que la riposte morale s’exprime par la bouche  de très jeunes gens, qu’elle éclate dans la rue sous forme d’un débat passionné pour plus de  justice. »

Pas une minute à perdre, changeons maintenant avant que le réchauffement nous contraigne à changer tout.

MG


 

NOAMI KLEIN : NO TIME

“VERANDER NU, VOOR HET KLIMAAT ALLES VERANDERT.”

On est en route, en avant toute, vers un monde dans lequel nous devrons vivre avec « 4° » supplémentaires d’ici la fin du siècleSaurons-nous nous habituer à une température aussi élevée ?

Avec 4 °C de plus qu’aujourd’hui, il deviendra difficile de vivre dans une société mondiale civilisée organisée, il faudra affronter entre autre la libération massive de méthane provoquées par la  fonte des glaces arctiques profondes (permafrost) p. 24

On sent chez tous un manque total de motivation pour préserver le climat, à court terme comme à moyen terme.

Nous envoyons nos élèves dans des écoles surpeuplées avec des profssurchargés d’élèves à éduquer.

Le temps presse. Il faudrait nous préoccuper davantage de limiter l’utilisation de carburants fossiles polluants pour nous tourner vers des technologies privilégiant l’exploitation d’énergies renouvelables. p.27

Nous n’avons rien fait ou presque pour diminuer les émissions de CO2, qu’une telle stratégie s’opposerait forcément au capitalisme dérégulé qui s’obstine à produire toujours plus.

Toute action qui chercherait à entraver ce désastre sera forcément ressentiecomme une menace par la minorité qui domine la politique et les grands canaux d’information. P.28

Leur stratégie politique repose sur trois principes : privatisation des institutions publiques, dérégulation du système économique et diminution des impôts pourles plus grosses sociétés et surtout : de grosses économies dans le secteur desdépenses publiques. p.29

La puissance sans limites des entreprises est une vraie menace pour la viabilité de la planète. p.30

Une fois libérée dans l’atmosphère, le CO2 y restera actif pendant des centaines d’années, davantage peut-être. p.31 

Notre système économique et la survie de la planète sont comme deux ennemis sur pied de guerre. p.31

Nous sommes confrontés à un choix cornélien : permettre  que tout soit chamboulé par le dérèglement climatique ou transformer radicalement notre économie pour échapper à un destin funeste. p.32

Confronté avec un état d’urgence sans précédent, il ne nous reste d’autre choix que d’entreprendre des actions radicales pour éviter un effondrement decivilisation. Soit nous modifions radicalement nos habitudes de vie et nous construisons une nouvelle société mondiale ou alors tout se détériora pour notre malheur. p.32

Le grand défi ce n’est pas de dépenser des sommes gigantesques en changeantde politique mais plutôt d’apprendre à penser et à vivre autrement si on veut donner une once d’espoir à ces changements radicaux. p.33

Pour réussir cette transformation hardie il nous faudra adopter une vision du monde dans laquelle la nature, les autres nations et nos propres voisins ne seront plus regardés comme des adversaires, mais comme des partenaires unis dans un vaste dessein visant à nous inventer mutuellement. p. 33

Il est minuit moins cinq sur l’horloge de la crise climatique. Soit nous changeons maintenant radicalement, soit nous passerons à côté d’une chance essentielle pour l’humanité. p.34

Il s’agit rien moins que de créer un nouveau modèle économique, d’inventer une nouvelle manière de partager la planète. Nous évoluerons ensemble ou nous crèverons ensemble. p.36

Le fondamentalisme du marché est ce qu’il y a de pire pour la santé planétaire. Transformer notre contexte socio-culturel, ne fût-ce que légèrement, c’est induire une réforme intelligente de la gouvernance mondiale et réduire les émissions de CO2 pour assurer un assainissement général du climat. p.36

Il n’est pas trop tard pour éviter le pire, il est encore temps de nous réformer  pour cesser d’être une menace pour autrui. Ce défi mérite d’être relevé. p.39

Les climatologues sont d’accord entre eux pour l’affirmer : le changement climatique est en route. Impossible de changer quoi que ce soit sans changer radicalement et fondamentalement notre manière de produire à l’américainep.43

Combattre le réchauffement climatique de la terre, c’est s’attaquer au capitalisme à l’américaine. On a comparé notre mouvement à un cheval de Troiequ’on aurait peint en vert et dont le ventre serait bourré de doctrinaires marxistes. p. 44 Ce cheval de Troie du militantisme contre le réchauffement est regardé par certains comme une ruse pour démanteler le capitalisme et le remplacer par une sorte de communautarisme. p. 45

Le changement climatique induira une transformation du mode de vie à l’américaine et une redistribution mondiale des richesses. P. 45

Le jour où le système capitaliste sera contraint de tolérer à ses côtés des sociétés non capitalistes, le jour où sa soif de domination atteindra ses limites, il comprendra que le stock de matières premières enfouies sous la terre n’est pas inépuisable. Ce jour-là, le changement deviendra enfin possible. p.325.

Quand mes enfants sont nés, je désirais qu’ils viennent au monde là où régnerait un vrai espoir de changement. p.381

Le mouvement dit de « désinvestissement » met en garde les entreprises polluantes : leur modèle économique basé sur l’extraction de carburants fossilesrend notre planète inhabitable. Les jeunes ont le devoir moral d’opposer cet argument aux dirigeants de leurs écoles, car c’est dans les écoles que se construit l’avenirLe comble de l’hypocrisie serait que des institutions scolaires dépendent pour leur survie des largesses d’industriels qui ont déclaré la guerre à l’avenir. p.395

Idevrait être déclaré illégal, moralement indéfendable d’investir dans l’extraction de carburants fossiles. p.326

Alignons la réputation de l’industrie pétrolière sur celle de l’industrie du tabac dont l’image polluante est désormais délétère. Il est devenu prioritaire d’investir dans des industries soucieuses de résoudre la crise climatique. p. 396

Nous ne surmonterons la crise qu’en nous opposant radicalement à l’industrie des carburants fossiles en lui retirant sa puissance et ses capacités d’investissement. P.401

Beaucoup l’ont compris : nous assistons à une crise latente de la démocratie. p. 403

Les instances politiques devraient penser à n’investir que dans une économie durable. Notre survie collective en dépend. p.463

Le désespoir écologique était la raison principale pour laquelle, alors que j’approchais de la quarantaine, je m’interdisais de mettre au monde des enfants. p.467

Mon message est clair et sans ambiguïté : le capitalisme mondial qui surexploite les ressources de la terre rend le système Terre – homme extrêmement instable.P.500

Ireste une lueur d’espoir la seule peut-être : que les mouvements de résistance composés d’hommes, de femmes et de groupements militants adoptent une dynamique radicalement opposée à celle de la doxa capitaliste. P. 500

Certes des mouvements héroïques militant en faveur de plus de justice sociale ont marqué des points sur le plan juridique mais ils ont échoué  sur le front économique : notre monde est fondamentalement inéquitable. p.509

 

Pour lutter efficacement contre le changement climatique nous avons besoin d’un mouvement téméraire, radicalement neuf capable de réussir de manière quasi magique là où tous les autres ont échouéSeule l’intensité de la crise qui menace l’humanité tout entière dans un délai assez bref rendra possible un sursaut en faveur du changement climatique. Il faudra pour réunir tous les mouvements contestataires en un seul. P. 509

Ce qui est essentiel c’est de partager le bien-être, une priorité pour l’humanité. Le réchauffement climatique est notre chance ultime de corriger toutes les erreurs et toutes les inégalités et accomplir enfin la libération inachevée. P.510

Dans les grandes tourmentes- les deux guerres mondiales ou la grande dépression- les différences entre  activistes et simples citoyens disparaissent comme par enchantement : tout le monde devient activiste. P.510

Nous sommes les fils et les filles de notre époque et de son idéologie dominantequi nous a persuadés que nous ne sommes des individualistes affamés desatisfaction immédiate ; des égoïstes qui se désintéressent des problèmes collectifs et sont seulement capables de résoudre des mini problèmesCe qui manque c’est une vaste discussion sur nos valeurs et nos devoirs à l’égard d’autrui et de l’humanité. Il va falloir choisir entre cela et la croissance, le profit des entreprises. p.512

Il nous faudra changer très vite de récit fondateur, renoncer à tout ce qui conduit au suicide climatique et nous forger une toute nouvelle conception du mondecapable de défier celle qui a débouché sur la grande impasse climatique. p.513

Le mouvement qui lutte pour la préservation du climat est en attente d’une voix puissante. Il se pourrait que la riposte morale s’exprime par la bouche de très jeunes gens, qu’elle éclate dans la rue sous forme d’un débat passionné pour plus de justice. P. 515

Ce qui surprend dans grands mouvements de rébellion que nous avons observésces dernières années- le printemps arabe ou l’occupation de Wall Street- c’est qu’ils apparaissent soudainement comme surgis du néant sous un quelconque prétexte. Ce qui est sûr c’est que le réchauffement climatique qui s’est amorcé produira suffisamment d’étincelles que pour provoquer un grand incendie. p. 516

L’idéologie de marché est terriblement discréditée en raison de l’explosion des inégalités et du degré de corruption qu’elle provoque partout dans le monde. C’est de la base que surgira la solution. On observe des frémissements de changement dans les médias sociaux, les coopératives de travailleurs ou de paysans, les marchés ruraux locaux, et mille autres initiatives communautaires qui voient le jour malgré l’adversité. p. 517 

La prochaine fois qu’un mouvement spontané de ce type surgira il faudra faire en sorte qu’il ait pour but un objectif plus large que la simple conquête locale en faveur de libération d’un espace si symbolique soit-il. Il faudra qu’il se mue enun objectif beaucoup plus ambitieux capable de transformer notre monde. Il y a tellement en jeu et si peu de temps pour empêcher le désastre.




LES ÉCUREUILS JOUENT-ILS UN RÔLE DANS LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ?

Le Vif

Source: BBC

L'écureuil terrestre arctique pourrait, lorsqu'il creuse son terrier, libérer une partie du carbone congelé dans le sol.


Un écureuil terrestre d'Arctique mangeant une cacahuète. © iStockPhoto

L'hémisphère nord contient une réserve de gaz à effet de serre congelé conséquente. Certains experts estiment que l'on trouve deux fois plus de carbone dans cette réserve que dans l'atmosphère.

L'une des craintes des scientifiques est que le réchauffement climatique provoqué par l'activité humaine finisse par provoquer le dégel de ce carbone et de ce méthane. Le résultat serait une accélération de la hausse des températures et l'installation d'un cercle vicieux : plus il fait chaud, plus du gaz est libéré et donc plus il fait chaud.

Si jusqu'à présent les craintes se portaient sur l'activité humaine, certains chercheurs commencent à s'intéresser aux animaux. En effet, comme l'explique à la BBC le docteur Sue Natali, du Woods Hole Research Center dans le Massachussetts, "la faune a un impact sur la végétation et la végétation a un impact sur le dégel et sur le carbone contenu dans le sol".

Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à l'écureuil terrestre arctique et à la façon dont ils creusent et aménagent leur terrier. Il semblerait que l'habitat de l'animal présente une température bien supérieure à celle du sol. Une température qui provoquerait une libération supplémentaire du carbone contenu dans le sol.

Certes, l'écureuil terrestre arctique n'a pas un impact aussi grand que celui de l'homme sur le climat. Mais les scientifiques précisent que leur rôle, souvent minimisé, n'est pas négligeable. De fait, ils devraient, dans les années à venir, s'intéresser de plus en plus aux impacts de la faune sur le climat.

 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

L’EFFET ÉCUREUIL

On connaissait l’effet papillon, voici l’effet écureuil, qui permettra à ceux qui auraient des doutes encore d’en comprendre toute la portée.

Quant au texte qui suit, il devrait être sur tous les bancs des élèves bruxellois qui suivent avec réticence les cours obligatoires de néerlandais.  «  't Kan vriezen, 't kan dooienWaarom hoef ik die zekerheid nietOmdat ik er nog steeds van uitga dat onze beste kennis van het ogenblikwaartoe ongetwijfeld de wetenschappelijke kennis behoortons moet helpen bij het zoeken naar antwoorden.
Dus jawat nu? Vermits ik een onverbeterlijke optimist ben, denk ik dat er eenuitweg is omdat we nu een heel bijzondere tijd beleven.

ons klimaat zal tussen nu en een eeuw fundamenteel anders zijnTenzij we ingrijpen. Maar zullen we dat doen?

Ik denk van niet. De klimaattop in Lima was weer eens een dieptreurige gebeurtenis.

Het zal veel, heel veel politieke moed vragen om die ontsporing een halt toe teroependus ga ik ervan uit dat het niet zal gebeuren.
Hopelijk heeft de mens zich tegen dan zodanig gemuteerd dat hij bestand is tegen de nieuwe klimatologische omstandigheden en zal de mensheid opnieuwmooie tijden beleven.

Lizez ceci, dictionnaire et crayon en main et l’esprit en éveil, c’est la meilleure manière de vaincre la gueule de bois.

MG


'T ZIJN GOEDE TIJDEN VOOR GLAZEN BOLLEN

Prof.dr. Jean Paul Van Bendegem is wetenschapsfilosoofverbonden aan de vakgroep wijsbegeerte en moraalwetenschappen (VUB).

De Morgen 



1©Eric De Mildt

IN 2015 ZAL ALLES ZIJN GANGETJE VERDER GAAN, HET POLITIEKE KRAKEEL ZAL NIET VERSTOMMEN EN WE ZULLEN, INDIEN NODIG, HET TOILET IN HET DONKER GEBRUIKEN - HET EQUIVALENT VAN EEN DWEIL OP DE TITANIC OP HET CRUCIALE MOMENT

Wat brengt de toekomst in 2015? Het is een veel gehoorde vraag dezer dagenwat uiteraard weinig verrassend is. Wat mij wel verbaast is de veelheid aan 'zo-is-het'-antwoordenDat soort zekerheid heb ik niet - ik had bijna geschreven'helaas niet' maar twijfel bevalt mij - en dus ben ik voorzichtig. 't Kan vriezen, 'tkan dooien.

Waarom hoef ik die zekerheid nietOmdat ik er nog steeds van uitga dat onzebeste kennis van het ogenblikwaartoe ongetwijfeld de wetenschappelijkekennis behoortons moet helpen bij het zoeken naar antwoorden.

Uitgerekend als het gaat om de maatschappij in al haar aspectenhebben we theorieën te veel die elkaar ook nog eens tegensprekenDenk maar aan Thomas Piketty, onze hedendaagse versie van Karl Marx. Voor de ene bijna een messiasvoor de andere een barslechte econoom die met verouderde ideeën rondleurt.

Dus jawat nu? Vermits ik een onverbeterlijke optimist ben (hoewel wat volgtmisschien het tegendeel zal suggereren), denk ik dat er een uitweg is omdat we nu een heel bijzondere tijd belevenIk verklaar mij nader.

De ouderen onder ons zullen ongetwijfeld het boek 'Montaillounog kennen van de Franse historicus Emmanuel Le Roy LadurieMinder bekend is evenwel zijnproefschriftook als boek verschenen: 'L'histoire du climat depuis l'an mil'. Hierin tekent hij de ontwikkelingen in het Westen op maatschappelijk en cultureel vlak door te kijken naar de grote klimatologische verschuivingen van het jaar 1000 tot (bijnavandaag.

Vermits die klimaatveranderingen min of meer voorspelbaar zijnwordtdaardoor de maatschappij dat in grote mate ookAlles wijst erop dat we vandaagin een gelijkaardige situatie zitten: we hebben nog nooit het klimaat zo intensbestudeerd en het is manifest aan het veranderen - en nog geen klein beetjeDuslaat mij van dat punt vertrekkenons klimaat zal tussen nu en een eeuwfundamenteel anders zijnTenzij we ingrijpen. Maar zullen we dat doen?

Ik denk van niet. De klimaattop in Lima was weer eens een dieptreurigegebeurteniswaar men nog maar een keer heeft afgesproken om het de volgendekeer, in Parijs in 2015, beter te doen.

Hebben we veel redenen om te denken dat Parijs het antwoord zal zijnIk zie erweinig. Zeker als ik bovendien mag vaststellen dat de strijd om de Noordpooldefinitief is ingezet. Het zal veel, heel veel politieke moed vragen om die ontsporing een halt toe te roependus ga ik ervan uit dat het niet zal gebeuren.

Wat zou je anders ook verwachten van een economisch systeem datlangetermijndenken gelijkstelt aan morgen? Neendat loopt niet goed. Dus lerenwe maar best leven met steeds grotere migratiegolven omdat meer delen van de wereld onbewoonbaar zullen wordenOngetwijfeld zullen er wel murenopgetrokken worden, maar dat zal een tijdelijk fenomeen zijn.

Waar of niet, maar ik hou nogal van de stelling dat als een maatschappij haargrenzen zichtbaar maakt (de Chinese Muur als typevoorbeelddat meestal haareinde inluidtDus gaan we met meer op een kleinere ruimte zittenDus wordt de kans op epidemieën groter en zal de bevolking 'vanzelfgedecimeerd worden. Want het blijkt nog altijd nagenoeg onmogelijk om over bevolkingsaangroei eenbeleid te ontwikkelenomdat een aantal religieuze overtuigingenchristendomen islam vooropmeteen 'euthanasie', 'eugeneticaen 'moordschreeuwen.
Hopelijk heeft de mens zich tegen dan zodanig gemuteerd dat hij bestand is tegen de nieuwe klimatologische omstandigheden en zal de mensheid opnieuwmooie tijden belevenKijkdat noem ik nu een glazen bol of niet soms?

Uiteraard zullen we hiervan in 2015 nog niet veel merken. Het zal allemaal zijngangetje verder gaanneem ik aanen het politieke gekrakeel in ons landje zalniet verstommen en we zullen met zijn allenindien nodig, het toilet in het donker gebruiken, het equivalent van een dweil op de Titanic op het crucialemoment.

Maar wacht eens even, ik heb helemaal niets gezegd over wetenschap entechnologiezullen die ons niet de wonderoplossingen aanreikenIk moet het antwoord schuldig blijven want wat we ooit zullen weten kunnen we moeilijk nu al wetenanders wisten we het al, zo heeft Karl Popper ons uitgelegdDuskunnen het toch nog boeiende tijden worden. Ik zei toch dat ik optimist ben?

 

 

 

 

 

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