mercredi 14 janvier 2015

Entre 3.000 et 5.000 Européens sont partis faire le jihad

AFP La Libre Belgique.




Le directeur d'Europol a estimé qu'entre 3.000 et 5.000 Européens sont partis faire le jihad dans des pays comme la Syrie et qu'ils pourraient représenter une menace de retour chez eux, mardi à Londres.

"Nous parlons de quelque 3.000 à 5.000 citoyens de l'UE (Union européenne)", a déclaré Rob Wainwright interrogé par la commission des Affaires intérieures du Parlement britannique sur le nombre de personnes qui ont quitté l'Europe pour aller se battre au Proche-Orient. Et selon lui, ces personnes, des jeunes hommes en majorité, représentent un danger pour la sécurité de leur pays d'origine, s'ils y reviennent. "Clairement, nous avons affaire à un grand nombre, principalement de jeunes hommes, qui ont le potentiel de revenir et le potentiel, ou l'intention et la capacité de mener des attaques comme celles à Paris la semaine dernière", a-t-il dit.

Selon lui, Europol a déjà rassemblé les noms de 2.500 suspects auprès des services des différents pays de l'UE. Dans un entretien à Bruxelles mardi, le coordinateur de l'UE pour la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, a déclaré que selon les données en sa possession près de 3.000 Européens se sont enrôlés dans les groupes jihadistes en Syrie ou en Irak, dont 30% sont revenus dans les pays de l'UE.

M. Wainwright a signalé que "les médias sociaux constituaient un outil de recrutement" ainsi qu'un "outil de propagande", estimant qu'internet était utilisé de manière "bien plus agressive, bien plus imaginative" qu'avant. "Nous devons avoir une collaboration plus proche et plus productive entre les autorités et les entreprises technologiques", a-t-il ajouté, se faisant l'écho d'une revendication au niveau national britannique mais aussi français.

Saïd Kouachi, l'un des deux frères responsables de l'attentat contre le magazine satirique français Charlie Hebdo, a fréquenté une université fondamentaliste au Yémen avant de s'entraîner au maniement des armes avec Al-Qaïda. En 2013, il a participé, armes en main, avec de nombreux autres étudiants étrangers, à la défense du centre salafiste de Dammaj, dans le nord du Yémen, attaqué par des miliciens chiites.

Son frère Chérif a fait partie de "la filière des Buttes-Chaumont" à Paris, qui visait à envoyer des jihadistes dans les rangs de la branche irakienne d'Al-Qaïda, dirigée à l'époque par Abou Moussab al-Zarkaoui. Formé en France au maniement de la kalachnikov, il avait toutefois été interpellé en 2005, juste avant de s'envoler pour l'Irak.




COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LE JIHAD COMBIEN DE DIVISIONS ?


Les cyniques  diront que cela fait 5.000 chômeurs en moins voire cinq mille places dans les prisons du vieux continent. N’empêche que cela donne froid dans le dos de se dire que cette cinquième colonne peur faire de très gros dégâts.  Les Jihadistes combien de divisions ? Et surtout combien de réservistes. On finira par se féliciter que nos vieilles nations aient supprimé le service militaire où chaque jeune citoyen était initié au maniement des armes. Il n’empêche qu’un service civil obligatoire avec une initiation aux valeurs citoyennes serait bien utile pour socialiser ces têtes brûlées.

MG

 

 

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