mardi 13 janvier 2015

Je suis Charlie (mais je garde la tête froide)

Maroun Labaki



Assurer la sécurité. Bien sûr, il incombe à nos Etats démocratiques de nous protéger, et de mieux en mieux. C’est évident : rien ne doit jamais arriver à nos enfants, ils doivent être mis à l’abri de l’horreur !

Les larmes que nous versons ou retenons ces jours-ci, l’émotion qui nous étreint, ne doivent cependant pas nous aveugler. La réponse aux terribles dérèglements du monde, qui viennent à nouveau d’être attestés, ne peut être uniquement sécuritaire.

La voie sécuritaire est certes la plus simple et la plus rapide. Elle est aussi la plus payante électoralement – grandeur et misère de la démocratie… Les Américains eux-mêmes, tenants de la manière forte s’il en est, en sont pourtant revenus. Car la sécurité doit servir la liberté, non l’entraver. L’équilibre est difficile à trouver, évidemment, entre ces deux absolues nécessités. Mais ne perdons pas de vue les valeurs qui fondent nos sociétés, n’allons pas trop vite en besogne, n’offrons pas à la monstruosité l’occasion, le plaisir, de nous contaminer. Cheminons la tête haute et la tête froide.

Les dérèglements du monde appellent en tout cas, en parallèle, d’autres corrections. Au Moyen-Orient, nos armes doivent sans doute continuer à parler. Il est toutefois urgent, urgentissime, de s’atteler à la relance du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Le plus souvent, en Europe, on ne mesure pas à quel point l’injustice et les violences dont sont victimes les Palestiniens alimentent la haine dans l’ensemble du monde arabo-musulman. Elles ajoutent au goût amer de l’échec, qui le caractérise, et à une meurtrière soif de vengeance…

C’est plus difficile à organiser qu’une descente de police. Israël campe sur ses positions – et sur ses colonies – avec l’arrogance du (beaucoup) plus fort. Et face à lui, les Européens sont toujours aussi divisés. Allez faire pression, allez faire de la politique, dans ces conditions !

Enfin, les dérèglements du monde nous renvoient au coin… de la rue, dans nos quartiers, dans nos villes ! Les caisses de l’Etat sont vides ? L’argument n’est pas recevable. Il est intolérable qu’arrivés au seuil de l’âge adulte, des jeunes nés ici n’aient d’autre choix que la rue ou la mosquée, le deal ou le djihad. Quel échec ! Mais également quelle négligence, quelle légèreté de la part de nos responsables politiques ! Hâtons-nous de mettre en place des politiques sociales ambitieuses, renouons le contact, parions sur la promesse que chacun porte en lui.

C’est aussi plus difficile à organiser qu’une descente de police ? Si les maux du monde pouvaient être soignés à coups de baïonnettes, ça se saurait…



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

JE SUIS CHARLIE, MOI NON PLUS


« Le terrorisme prendra de nouvelles formes. Il est une dimension de la « somalisation  » du monde. C’est elle qu’il faut combattre. En France, au Nigeria, au Moyen Orient. Et ailleurs. 
Mais cela ne suffira pas. Car ce n’est pas en supprimant les libertés qu’on les défendra.
Il faut s’attaquer à l’essentiel : l’enseignement. » Attali

« Il est intolérable qu’arrivés au seuil de l’âge adulte, des jeunes nés ici n’aient d’autre choix que la rue ou la mosquée, le deal ou le djihad. Quel échec ! Mais également quelle négligence, quelle légèreté de la part de nos responsables politiques ! »

Bien plus quune erreur, c’est un scandale, une faute contre l’esprit, contre la civilisation. Elle a été commise, en toute connaissance de cause, par tous les partis soucieux de niveler les exigences vers le bas, par pure démagogie et dans le dessein de plaire à un électorat communautariste et de le fidéliser par pur clientélisme. On leur a construit des mosquées -très bien, notre démocratie est pluraliste-, offert un exécutif des musulmans et bradé les diplômes. Désormais il suffit d’avoir 10/20 pour réussir. Mais réussir quoi au juste dans ces conditions?

Ils ont agi, non par souci de l’émancipation mais tout simplement par bêtisepar démagogie électoraliste à court terme et cassé l’école comme ascenseur social.

C’est un crime contre la démocratie, contre la jeunesse qui méritait mieux que ça

L’immigration a déversé chez nous un flot d’hommes de caractère, capables de laisser tout derrière eux dans l’espoir de construire un avenir meilleur pour leur descendance. Ces hommes de bronze ont été rapidement condamnés au chômage par la crise. Quel gâchis ! Ils ont été démonétisés aux yeux de leurs proches. Pour les consoler on leur a accordé le regroupement familial, c’est généreux et humain. Ils ont fait souche iciPeut-être n’ont-ils pas su comme la diaspora juive miser tout sur la réussite scolaire de leurs enfants, peut-être ne l’ont-ils pas voulu, cela devrait être finement analysé. 

On a regroupé leurs enfants dans des écoles ghetto, de préférence professionnelles, les confiant à des enseignants mal préparés à cette mission herculéenne. Certains, quelques-uns, ont fait des miracles. Il faut les admirer. Beaucoup ont baissé les bras, surtout les femmes éreintées par le mépris de gamins élevés dans le machisme familial. Qu’ont fait les politiques pour les soutenir ? Diminué les crédits pour l’école, réduit l’encadrement, maintenu un système de réseaux scolaires dispendieux et décrété des circulaires transformant des intellectuels autonomes et critiques en machines à enseigner mécaniquement, en serviteurs dociles et démotivés. Ce sont les gamins et les gamines qui payent l’addition. Les plus paumés se jettent dans les bras des salafistes qui compatissent à leur sort et s’empressent de les transformer en mercenaires de l’islamisme combattant. 

Quand je retrouve mes meilleurs anciens élèves musulmans, singulièrement celui qui enseigne aujourd’hui à l’université, nous ne parlons que de cela. Ceux-là, comme lui -et comme Di Rupo du reste- ont réussi. Ils ont pourtant avalé des couleuvres qu’ils n’ont jamais digérées, qu’ils ne dépasseront sans doute pas.

Réveillez-vous citoyens de toutes origines et de toutes confessions! Milquet veut un contrat d’excellence. Exigeons d’elle qu’elle réussisse. Surtout, il est impératif de sauver de toute urgence la génération des moins de seize ans. 

Les Charlie ne sont pas mort en vain, espérons qu’ils nous aient réveillés de notre torpeur, guéri de notre désenchantement, de notre spleen anesthésiant, de nos aveuglements.

Oui,le salut ne peut venir que des enseignants et d’une école de l’excellence.

MG




JOËLLE MILQUET MET LA DERNIÈRE MAIN À UN PLAN DE LUTTE CONTRE LA RADICALISATION À L'ÉCOLE. 

BELGA  La Libre



La ministre de l'Education en Fédération Wallonie-Bruxelles, Joëlle Milquet (cdH), met actuellement la dernière main à un plan de lutte contre la radicalisation des jeunes dans le cadre scolaire, a-t-elle indiqué dimanche à l'issue d'une semaine marquée par une série d'attaques sanglantes à Paris.

"Mener un travail de prévention à l'école est très important car c'est là que l'on peut toucher plus facilement les jeunes", justifie la ministre. En préparation depuis plusieurs semaines déjà, ce plan d'action livrera ses premiers effets concrets dans les toutes prochaines semaines. Il visera les différentes écoles concernées à Bruxelles ainsi que dans les grandes villes du sud du pays, a-t-elle précisé. 

Ce plan s'articulera notamment sur des cycles de deux jours de formation à destination des enseignants, des éducateurs, des directeurs d'écoles et des centres PMS afin de lutter plus efficacement contre les processus de radicalisation des jeunes, dont certains ont quitté l'école ces derniers mois pour rejoindre la Syrie. Mme Milquet mène également une série de contacts pour qu'une pièce de théâtre humoristique portant sur la radicalisation des jeunes puisse être présentée dans les mois qui viennent aux écoles concernées. "Cette pièce de théâtre sera à chaque fois suivie d'un débriefing avec les jeunes afin de libérer la parole", précise la ministre. 

Des contacts avec différents acteurs du monde culturel ont également été pris pour travailler sur le thème de la liberté d'expression avec les écoles. Enfin, le dernier axe de ce plan portera sur l'élaboration de différents outils pédagogiques "afin de proposer aux jeunes une meilleure résistance morale face aux logiques d'endoctrinement". Interrogée sur les moyens financiers qui seront mis à disposition de ce plan de lutte, Mme Milquet a estimé qu'ils ne devaient pas être forcément importants. "On peut déjà faire beaucoup de choses avec peu de moyens", a-t-elle assuré. 


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

LA GRAND NAÏVETÉ DE NOTRE MINISTRE DE L’EDUCATION


C’est consternant, Joëlle Milquet fut ministre de l’intérieur dans le précédant cabinet fédéral. Elle sait donc mieux que personne l’ampleur du désastre et elle veut nous faire croire, par deux trois coups de com, qu'elle possède la solution miracle pour déprogrammer les bombes humaines que sont ces ados rentrés de Syrie.

Elle aurait même, nous dit-on, tenu une classe en début d’année.  

MG

 

 

"CHARLIE HEBDO" : JE SUIS PROF. L'ÉCOLE A TOTALEMENT FAILLI À SA MISSION. 


Par Jean-Pierre Gross
Enseignant

L'hommage aux victimes des tueries de "Charlie Hebdo" passe difficilement dans certaines classes de France. Jean-Pierre Gross est enseignant dans un lycée de l'ouest de Paris, et comme lors de l’affaire Merah, il a eu à faire face à des manifestations intempestives et parfois agressives pendant la minute de silence célébrée le 8 janvier dernier.

Édité par Sébastien Billard 

 


Des messages d'hommage à Charlie Hebdo sont déposés par des lycéens à Ajaccio, le 8 janvier 2015 (P. POCHARD/AFP).

 

EN CLASSE, DES RÉACTIONS HOSTILES ET UN MALAISE CROISSANT

 

Les commentaires enthousiastes des médias sur l’émouvante et grandiose union nationale qui venait de se manifester spontanément ont laissé place quelques heures plus tard dans nos classes à des manifestations plus intempestives et plus agressives pendant la minute de silence célébrée avec une certaine appréhension par les enseignants du lycée.

 

Les paroles entendues ici et là ne laissaient pas de place à l’ambiguïté :

 

"Charlie Hebdo l’avait bien cherché"

"On ne peut pas critiquer les homosexuels qu’on déteste parce que c’est illégal, mais eux ils pouvaient insulter l’Islam".

 

Des discussions dans les classes ont approfondi le malaise. Pas vraiment une surprise, mis à part peut-être les jeunes profs fraîchement embarqué sur la galère Éducation nationale. Lors de l’affaire Merah, après l’assassinat d’enfants à Toulouse, nous avions déjà dû faire face à des réactions franchement hostiles du même style.

 

"On fait ça pour les Juifs. Quand des Arabes sont tués, on fait rien".

 

Et ces conversations-là se multiplient.

 

DONNER LES OUTILS CRITIQUES POUR S’INFORMER ET COMPRENDRE LE MONDE

 

Le plus terrifiant, c’est peut-être de constater que l’école a totalement failli à sa mission, et moi aussi par conséquent. Elle ne leur a pas permis de se sentir intégrés, ne leur a pas transmis ses valeurs, ne leur a pas donné les outils critiques pour s’informer ou comprendre le monde dans lequel ils vivent.

 

Ces jeunes-là ne demandent depuis des années qu’une chose, c’est qu’un adulte responsable répondent à leurs interrogations d’adolescents et accomplissent leur devoir d’adulte, pas uniquement à coups de programmes et de grand discours mais aussi avec un bon argumentaire que les gosses puissent comprendre, sinon certains d’entre eux grandiront pour devenir d’autres Merah et d’autres Kouachiet tous les autres continueront à se sentir frustrés et exclus.

 

Et la source de cette incompréhension grandissante c’est l’information, tout le monde le sait : la génération internet ne sait pas s’en servir ou tout au moins pas pour s’informer.

 

Tentez une conversation sur le 11 septembre, et recensez le nombre d’élèves quand ce ne sont pas les enseignants eux-mêmes qui sont persuadés que le World Trade Center a été détruit par la CIA-les Illuminati-le Mossad-et puis les Schtroumpfs aussi, tiens.

 

"- Où vous informez-vous ?"

"- Ce sont des copains qui m’indiquent des vidéos à regarder sur YouTube"

"- Vous ne consultez jamais les autres médias, journaux, télé, radio ?"

"- Non, ils nous mentent".

 

Tandis que les vidéos des complotistes

 

QU’EST-CE QUE ÇA COÛTE D’ESSAYER ?

 

Nos élèves n’attendent que ce dialogue, que ce recadrage comme tous les enfants ont besoin d’une parole d’adulte pour se structurer. J’ai essayé, ça marche. Je ne prétends qu’ils ont tout à coup été touchés par la grâce, mais au moins un peu par le doute et c’est quasiment pareil. 

 

Conclusion : les enseignants doivent être mieux formés sur les médias et l’info. C’est urgent. 

 

Mais l’école a peur, peur depuis des années, pas de vagues, pas de débats, pas de risque de traumatiser nos petits. Résultat : pas moyen de comprendre "Charlie Hebdo" et la liberté d’expression.

 

Alors on flingue. Alors on part en Syrie. Alors on va chercher un sens à la vie chez des prédicateurs délirants et les héros qui tuent des enfants et des dessinateurs.

 

On peut les garder là, si on leur parle. On peut sans doute éviter d’autres dérives, d’autres bains de sang. Franchement, qu’est-ce que ça coûte d’essayer ?


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

"CE SONT DES COPAINS QUI M’INDIQUENT DES VIDÉOS À REGARDER SUR YOUTUBE"


« L’école a peur, peur depuis des années: pas de vagues, pas de débats, pas de risque de traumatiser nos petits. Résultat : pas moyen de comprendre "Charlie Hebdo" et la liberté d’expression. »

Ma nièce est en classe de cinquième dans un bahut catho bruxellois bien côté, fréquenté par les enfants de la ministre. « Ils ont dit quoi les profs de l’affaire Charlie ?» Rien, absolument rien, silence radio, j’ai bien essayé de lancer un débat, on m’a dit de me taire ».

Dans d’autres établissements secondaires, les ados se sont habillés de noir, une consigne lancée par les réseaux sociaux. Vous avez dit pacte d’excellence ? Vous avez dit esprit critique?

Il fut un temps que les moins de vingt ans n’ont pas dû connaître où les profs étaient de vrais intellectuels critiques et cultivés. Il en reste quelques-uns mais franchement pas beaucoup.  Les meilleurs d’entre nous fuient ce métier effrayés par les servitudes que désormais lui impose le politique.  Debout l’école! Réveille-toi.

« Les comportements des élèves, dans certains collèges et lycées confirment le fossé qui se creuse entre une partie, minime, de la jeunesse et le modèle laïc et républicain de la société française. Et ce modèle est notre plus précieux trésor.
Par ailleurs, le chômage, le déclassement, les multiples frustrations sociales sont les plus efficaces alliés de ces fanatismes.
Alors, tout doit être fait, de la prime enfance jusqu’à l’âge adulte, de la famille aux lieux de travail, pour former, intégrer, orienter, soutenir, accompagner.
Tous doivent y concourir : parents, maîtres, chefs religieux, dirigeants politiques, écrivains, journalistes. »

On lira la suite dans l’excellent papier de Jacques Attali : un salutaire coup de pied au cul.

MG

 

 

 

 

RÉVEILLEZ-VOUS!

Paru dans L'Express 

Après la tragédie et la catharsis émotionnelle qui a rassemblé tous les français, ou presque, dans le deuil, la rage et la révolte, il faut au plus vite agir, pour que tout cela ne soit pas le début d’une longue série de drames, mais un des derniers soubresauts d’un fanatisme anachronique.
Et agir, c’est quoi? Il appartient d’abord, immédiatement, au Président de la République, de proposer un plan d’action majeur. C’est aussi, à la représentation nationale, d’en débattre et de le voter.
Une dimension évidente de ce plan doit porter sur la sécurité des lieux et des personnes; sur la meilleure surveillance de tous ceux qui peuvent, de près ou de loin, s’approcher de ces violences; et par d’avantage de sanctions. Cela passera évidemment aussi par beaucoup plus de moyens en matière de renseignement, de protection et de sanction. En France et hors de France.
Le terrorisme prendra de nouvelles formes. Il est une dimension de la « somalisation  » du monde. C’est elle qu’il faut combattre. En France, au Nigeria, au Moyen Orient. Et ailleurs. .
Mais cela ne suffira pas. Car ce n’est pas en supprimant les libertés qu’on les défendra.
Il faut s’attaquer a l’essentiel : l’enseignement.
Les trajectoires des derniers terroristes montrent en effet que, nés en France, ils ont manqué mille et une occasions d’intégration et de réussite.
De plus, les comportements des élèves, dans certains collèges et lycées confirment le fossé qui se creuse entre une partie, minime, de la jeunesse et le modèle laïc et républicain de la société française. Et ce modèle est notre plus précieux trésor.
Par ailleurs, le chômage, le déclassement, les multiples frustrations sociales sont les plus efficaces alliés de ces fanatismes.
Alors, tout doit être fait, de la prime enfance jusqu’à l’âge adulte, de la famille aux lieux de travail, pour former, intégrer, orienter, soutenir, accompagner.
Tous doivent y concourir : parents, maîtres, chefs religieux, dirigeants politiques, écrivains, journalistes.
C’est donc le moment de se souvenir que l’enseignement des valeurs de la République doit commencer en maternelle; qu’on ne peut laisser tant d’élèves des collèges et des lycées partir dans une dérive sectaire faute d’une formation adaptée; qu’on ne peut laisser tant de jeunes sortir de l’enseignement sans diplôme; que la formation permanente doit rattraper ceux que l’école a perdu et s’adresser en toute priorité aux chômeurs pour leur fournir des compétences; que la formation doit continuer aussi partout, jusqu’en prison même, où on ne doit pas laisser se cristalliser la désespérance.
Aux artistes aussi, de savoir parler de cela, par le cinéma, le théâtre, le roman, la musique.
Mais, plus encore, pour y parvenir, tout dépendra du dialogue quotidien, tolérant, empathique, ferme et souriant, entre nous, tous les français.
A nous de tendre la main aux plus démunis, aux plus désorientés, aux plus agressifs. A nous, de débattre, d’aider, de soutenir. Sans rien attendre des politiques. A nous d’être fraternels.
A nous de faire vivre les valeurs de la République, de montrer qu’on peut écouter l’autre, ne pas le laisser, jamais, au bord de la route.
A nous, d’aller au devant des plus perdus d’entre nous, pour leur parler, leur donner confiance en eux, les aider à comprendre qu’une vie réussie est possible hors de la haine et de la paranoïa.
De ces chocs, nous sortirons alors grandis.
C’est au bord du précipice qu’on prend conscience de l’urgence de vivre.
jattali.com

 

 

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