mardi 20 janvier 2015

Retrait de nationalité: «Une menace pour le vivre ensemble», selon la Ligue des droits de l’homme

Belga

La Ligue des droits de l’homme craint les « dommages collatéraux » des mesures prises par le gouvernement pour renforcer la sécurité des citoyens.



• Photo d’illustrati© Photo News

La Ligue des droits de l’homme (LDH) a indiqué lundi dans un communiqué craindre les «  effets contre-productifs et dommages collatéraux  » des mesures prises par le gouvernement pour renforcer la sécurité des citoyens à la suite des récents attentats de Paris et le démantèlement d’une cellule terroriste active en Belgique.

« ÉVITER TOUTE DÉCISION ARBITRAIRE »

La Ligue pointe notamment la possibilité de retirer la nationalité. «  Elle risque en effet de créer deux catégories distinctes de citoyens belges : ceux dont la nationalité ne pourra jamais être retirée et ceux qui risquent à tout moment de pouvoir la perdre  », menaçant le «  vivre ensemble  » et créant «  une inégalité de traitement des citoyens sur base de leurs origines  ».

Concernant le retrait temporaire de la carte d’identité, le refus de délivrance de passeport et le gel des avoirs nationaux, la LDH estime que ces mesures doivent être impérativement précédées d’un contrôle par un juge indépendant et impartial ainsi que suivies d’un contrôle a posteriori, «  afin d’éviter toute prise de décision arbitraire ».

LUTTER CONTRE LE RADICALISME EN PRISON

La L.d.H. pointe également la nécessité de lutter contre le radicalisme dans les prisons, qui «  ne peut faire l’économie d’une réflexion plus vaste sur le rôle et le fonctionnement de l’univers carcéral  ».

Enfin, l’association désapprouve l’appel aux militaires pour des missions spécifiques de surveillance. «  L’armée n’est pas à sa place dans les rues de nos villes car ce n’est tout simplement pas le rôle qui lui est assigné en démocratie. En effet, celle-ci est chargée d’intervenir dans un cadre de guerre, en terrain hostile. Les forces militaires, au contraire des forces de police, ne sont pas formées pour assurer l’ordre et la tranquillité publique et défendre la démocratie et les droits fondamentaux. »

La Ligue conclut en appelant le gouvernement à se pencher «  sur des questions bien plus épineuses qui touchent à l’éducation, à l’emploi, aux discriminations et à la politique internationale » plutôt que de prendre des mesures à court terme « qui ne régleront en rien la problématique du terrorisme et du radicalisme  ».


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

ENTRE L’ANGÉLISME DE LIGUE DES DROITS DE L’HOMME  ET LA DIABOLISATION GLOBALE DES ISLAMOPHOBES IL Y A PLACE POUR UN DIALOGUE DANS LE RESPECT


L’angélisme de la ligue a de quoi laisser rêveur.

Entre l’angélisme de certains dont le MRAX et la Ligue des droits de l’homme et la diabolisation globale de l’islam par beaucoup, il y a place pour un dialogue dans le respect, c’est la position de DiverCity.

J’ai répondu ceci à un ami qui ne partage pas ma position et m’envoie ce-matin la vidéo de la passionaria islamisante mais « anti islam » Anne-Marie Delcambre« qui développe un discours proche de l’extrême droite . Elle est également citée par divers groupes d'extrême droite » selon Wikipedia.



« Oui, ils faut prendre connaissance de « cela » également.

Mais se contenter de « cela » avec une délectation suspecte, c’est s’aveugler à ne voir qu’une partie de la réalité et de préférence la plus grimaçante, question de se donner une bonne conscience en campant dans une posture islamophobe. Cela c’est la défaite de l’intelligence et de la pensée.

Albert Camus disait qu’il faut juger une religion non par ce qu’elle a de plus vil mais par ce qu’elle a de plus élevé. Pour ma part j’ai toujours suivi ce conseil et, contrairement à beaucoup, j’ai lu le coran (dans l’essai de traduction de Jacques Berque), comme les évangiles ou la thora, crayon en main, c’est-à-dire en libre penseur, en libre exaministe

J’ai horreur des caricatures médiocres et vulgaires mais j’apprécie l’esprit de Kroll, de Dubus et celui de Plantu. J’ai horreur autant du politiquement correct que de l’intégrisme laïcard à front de taureau tel que le pratiquaient certains de mes anciens professeurs.

La vérité est complexe et la complexité difficile à affronter. Il faut faire effort sur soi pour amorcer un dialogue interculturel et inter convictionnel. Il est beaucoup plus facile de se laisser aller à sa pente naturelle et d’exécrer l’autre parce que l’autre est différent, qu’il ne bouffe pas du boudin ou des cervelas mais du couscous à tous les repas. Alors que faire ?

D’abord on fiche une raclée aux gamins djihadistes en mettant sur eux la pression comme le font les ministre N-VA qu’il est de bon ton d’exécrer même quand ils prennent les mesures qui conviennent.

Ensuite on met de l’ordre dans les « mosquées Onkelinx » en écartant les imams importés, dans les prisons où se recrutent les djihadistes et surtout dans les écoles laxistes où les profs ont démissionné depuis longtemps et négocié une paix des braves « tu me fous la paix et moi j’abaisse les exigences, OK » Cela je l’ai vu, de mes yeux vu. 

On fait le tri parmi le tout-venant des « écoles de devoir » comme Milquet entend le faire (il lui arrive même d’avoir de bonnes idées) et on remplace les cours « de » religion à l’école par un cours « des »  religions et des philosophies et « du » civisme. Les syndicats des profs de religion ne vont pas aimer.

Surtout on restaure la discipline dans les écoles d’où elle a disparu dans les années quatre-vingt et on réhabilite la salopette dans les écoles professionelles

Ca, c’est une approche complexe d’une problématique complexe qui ne va pas se résoudre toute seule.

Au risque de lasser, je rappelle que le gros problème c’est de savoir si nous assistons à la modernisation de l’islam (mon souhait) ou à l’islamisation de la modernité (il y a un risque, il faut tout faire pour l’éviter).

A bon entendeur,salut et à surtout à mal entendant obstiné. 

MG



RÉPLIQUE

Marine Le Pen  dispose d’alliés sûrs et acharnés, qui ne cessent de pousser vers elle les électeurs : les terroristes islamistes. Leur cruauté opiniâtre effraie l’opinion, entache l’islam pacifique de l’immense majorité des musulmans et jette une injuste suspicion sur la jeunesse des banlieues. En temps de crise, la stratégie du bouc émissaire est souvent payante. Isoler les islamistes de l’islam, tisser une alliance avec les religions qui respectent la laïcité : c’est la seule réplique possible pour les républicains.

Laurent JOFFRIN, Libération

 

ANNE-MARIE DELCAMBRE

Anne-Marie Delcambre, née le 26 juin 1943, est une islamologue française, docteur de troisième cycle de l'Université Paris-IV en études islamiques, docteur d'État en droit et agrégée d'arabe classique. Elle a été professeur d'arabe au lycée Louis-le-Grand et a participé à la rédaction d'articles dans l'Encyclopædia of Islam. Elle est également l'auteur de nombreux livres et articles sur Mahomet et l'islam.

Proximité avec l'extrême droite

Anne-Marie Delcambre développe « un discours proche de l’extrême droite ». Elle est également citée par divers groupes d'extrême droite

Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l'intégrisme n'est pas la maladie de l'Islam. Il est l'intégralité de l'Islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L'Islam des intégristes, des islamistes, c'est tout simplement l'Islam juridique qui colle à la norme.

• L'Islam des interditsAnne-Marie Delcambre, éd. Desclée de Brouwer, 2003, p. 11

 

"l'islamisme est un genre de totalitarisme qui s'est répandu dans le monde à la fin du XXe siècle. Il est identique aux régimes fascistes ou communistes et aspire à dominer le monde."

 

Aucun commentaire: