samedi 3 janvier 2015

Siegfried Bracke (N-VA): «L’indépendance, c’est l’évolution logique»


David Coppi

Le président de la Chambre fixe l’horizon confédéral. Et il y va fort. Interview.



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Siegfried Bracke © Sylvain Piraux

Passé de la VRT à la N-VA en 2010, Siegfried Bracke a mis sa popularité de journaliste au service du parti nationaliste, qui le lui rend bien : le voilà président de la Chambre, à l’issue des élections de mai 2014.

Parmi les plus importants personnages de l’Etat dans l’ordre protocolaire, il n’a pas sa langue en poche. Il y va fort. Morceaux choisis.

« Je suis convaincu que le confédéralisme est la solution pour la Belgique. Ce qui n’empêche pas mon parti de participer activement au gouvernement fédéral centré sur le socio-économique ».

« En fait, l’indépendance de la Flandre, c’est l’évolution inévitable, ce sont les lois de Darwin, à mon avis. Bien d’autres pensent cela en Flandre ; Karel De Gucht, VLD, a parlé d’« évaporation » de la Belgique. La N-VA n’est pas séparatiste, elle croit à une marche vers un accord entre le nord et le sud qui se poseront la question autour d’une même table : qu’est-ce qu’on peut faire ensemble ? L’inverse par rapport à aujourd’hui, où l’on s’interroge sur ce que l’on doit scinder. Le confédéralisme permettra à la Flandre, la Wallonie et Bruxelles d’être plus prospères, dans le cadre européen ».

« J’ai 61 ans, je crois que j’aurai l’occasion de vivre cela. Attention, je l’ai dit, nous nous sommes engagés dans un gouvernement socio-économique pour cinq ans, et nous ne varierons pas. Mais on ne peut pas nier le fait qu’en Belgique – où les réformes de l’Etat ont débuté en 1970 –, il y a deux démocraties. »


 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

INDEPENDANCE TCHA TCHA ?


Ou plutôt « indépendance tchat, tchat »…En somme rien de bien  neuf sous le soleil ou plus exactement sous un ciel belge plombé.

« qu’est-ce qu’on peut faire ensemble ? L’inverse par rapport à aujourd’hui, où l’on s’interroge sur ce que l’on doit scinder. 

Il me semble avoir entendu prononcer la même phrase par Didier Reynders in tempore suspecto.

Du confédéralisme à l’indépendance il n’y a qu’un pas ? Peut-être ne sera-t-il  jamais franchi si le PS devait s’effondrer en Région wallonne et à Bruxelles, mais rien n’est moins sûr.

« Il n’a pas sa langue en poche. Il y va fort » dit le journaliste de service. Il faut croire que ce dernier lit peu la presse flamande. En vérité c’est Bracke qui a amorcé le virage de la N-VA du communautaire vers «  le socio-économique » un virage en épingle à cheveu dont le CD&V espère qu’il fera sortir le parti de de Wever de la route. Rien n’est moins sûr.

Tout dépendra, comme en France du reste, de la conjoncture économique. Its the economystupid.

Ce gouvernement tiendra-t-il ? S’il devait tomber, il plongerait la Belgique dans un chaos indescriptible pour des mois,voire des années.

2015 sera une année extrêmement difficile pour le Belgique, pour l’Europe et pour le monde qui se démonde.  Je sais, je l’ai dit déjà.

MG

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