samedi 21 février 2015

Les étonnantes confessions du prince Laurent


N.BEN. La Libre Belgique


Le prince Laurent a levé un coin du voile sur son intimité à nos confrères de la "DH", ce vendredi. Dans une interview, il aborde plusieurs thèmes d’ordre privé. Il dévoile sa passion pour l’arabe et revient entre autres sur ses récents soucis de santé.

 

LA LANGUE ARABE. "L’arabe est une langue extrêmement riche , pense-t-il. J’ai appris à lire l’arabe à un certain moment, sans le comprendre. Ce qui est intéressant avec cette langue, par rapport à une autre, […] c’est que lorsque vous apprenez l’arabe, vous connaissez la mentalité des gens. […] C’est la construction, la création de cette langue qui est extraordinairement riche. Il y a des gens érudits qui, avec une seule lettre, ont écrit des bouquins entiers."

"(...) Je suis très impressionné par cette langue. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu et je veux toujours faire apprendre cette langue à nos enfants." Mais "il n’y a pas une langue qui prime sur l’autre , précise toutefois le Prince. Moi je dis simplement qu’en Belgique, pour mes enfants, quand ils me posent la question de savoir pourquoi ils doivent apprendre des langues, je réponds pour l’arabe que c’est une langue fascinante qui leur permettra d’apprendre la culture de ceux qui parlent la langue arabe. Et pour le néerlandais, je leur dis que c’est parce qu’il y a six millions de néerlandophones ici (...)."

"Mes enfants ont également appris la calligraphie. Ils reçoivent aussi des amis issus du monde arabophone à la maison. Claire, elle, n’a pas appris l’arabe mais elle est vraiment très contente que je passe ce message aux enfants. Moi, personnellement, je sais lire l’arabe sans le comprendre et sans le parler. C’est extraordinaire, non ? Et c’est justement cela, les mystères de la langue arabe."

L’ISLAM. Laurent est revenu sur une rumeur circulant il y a quelque temps sur sa présumée conversion à l’islam. "Non, je ne me suis pas converti", s’exclame-t-il. "En réalité, j’ai lu le Coran parce que c’est le seul livre qui est fait pour tous les arabophones." Mais d’où vient la rumeur, selon lui ? "J’ai immensément apprécié une femme musulmane parce qu’elle était fabuleuse, extraordinaire. J’avais des conversations splendides avec elle. Je suis parti de la langue arabe vers le Coran et non de la religion vers la langue arabe. C’est très différent. Le Coran, c’est le seul livre écrit dans un arabe accessible à tous."



 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

« JE SAIS LIRE L’ARABE SANS LE COMPRENDRE ET SANS LE PARLER. C’EST EXTRAORDINAIRE, NON ? ET C’EST JUSTEMENT CELA, LES MYSTÈRES DE LA LANGUE ARABE. »


Mais qu’avons-nous à tribouler des états d’âme d’un oisif qui depuis cinquante accumule les bévues et vit « aux frais de la princesse » sans en toucher une.

Si la Libre Belgique, journal en  principe royaliste voulait couler la monarchie, il ne s’y prendrait pas autrement.

"En réalité, j’ai lu le Coran parce que c’est le seul livre qui est fait pour tous les arabophones."  Mais ne voit-il pas, cet ex cancre invétéré incapable d’aligner trois phrases en néerlandais que la majorité des musulmans de Belgique ne sont pas arabophones.

"J’ai immensément apprécié une femme musulmane parce qu’elle était fabuleuse, extraordinaire. J’avais des conversations splendides avec elle. » « Fabuleuse, extraordinaire, splendide » Ce prince de sang royal accumule les adjectifs creux et s’exprime dans une langue sans relief. C’est le résultat d’une éducation négligée par un couple parental à la dérive. Se dire donc qu’on l’a échappée belle car avec un rien de malchance, ce personnage sans colonne vertébrale aurait pu régner sur le pays le plus compliqué du monde. On finirait par apprécier Philippe, par défaut. Et on finira par connaître un peu mieux le singulier personnage qu’était vraiment Baudouin le Bien Aimé.

Décidément la monarchie belge ne mesure pas la chance d’avoir eu pendant 25 ans, sur le trône, Albert le Débonnaire, roi inattendu qui régna avec un rare instinct politique qui lui épargna et nous épargna bien des déboires.

MG



BAUDOUIN-FABIOLA ET FRANCO : L'IDYLLE DÉMASQUÉE

Pierre Havaux

Source : Le-Vif-L-Express

Le couple royal et le dictateur entretenaient des liens qui dépassaient le "stade des simples convenances " pour flirter avec une intrigante " familiarité". L'historienne Anne Morelli a exhumé les preuves dans les archives espagnoles. Révélations.


Le roi Baudouin et la reine Fabiola sur un yacht pendant des vacances en Espagne. © BELGAIMAGE

Novembre 1975, un dictateur se meurt. Franco s'éteint, au terme d'une longue agonie. Le décès de celui qui a gouverné l'Espagne d'une main de fer durant trente-cinq ans ne fait pas que des heureux. Jusqu'à Bruxelles, dans l'intimité du château de Laeken, l'heure est au recueillement, à la pensée émue pour le général disparu. Comment tirer un trait sur tant d'années de relations plus que cordiales sans verser une larme ? Comme si le caudillo ne laissait que de bons souvenirs à Baudouin et Fabiola.

Il y a de ces chagrins embarrassants. Le gouvernement de l'époque, dirigé par le CVP Léo Tindemans, a fort à faire pour dissuader le roi des Belges d'aller s'incliner devant la dépouille mortelle de Franco. Il doit aussi se montrer très persuasif pour atténuer le ton des condoléances que le souverain souhaite adresser personnellement à la veuve du général disparu.

Anne Morelli ne craint pas de mettre les pieds dans le plat. L'historienne engagée de l'ULB, la républicaine convaincue, ambitionnait de déchirer le voile pudiquement posé sur les liens que le couple royal n'a cessé d'entretenir avec le dictateur espagnol. Mission accomplie. En 2012, elle livrait au Vif/L'Express (numéro du 13 juillet) les premiers fruits de ses investigations. Son enquête à présent clôturée, la spécialiste de l'histoire des religions, admise à l'éméritat en 2013, persiste et signe. Le titre de son brûlot en fait foi : Fabiola, un pion sur l'échiquier de Franco. Sans point d'interrogation pour maintenir l'ombre d'un doute...

La cinquième reine des Belges, décédée en décembre dernier, ne sort pas grandie de ce dossier à charge. La "reine blanche", tant louée pour sa grande piété, révèle un autre visage. Un autre parcours. Fabiola, c'était aussi "la jeune fille modèle du régime franquiste" issue d'une famille aristocratique espagnole "violemment hostile à la République", qui a su rallier son époux Baudouin aux sympathies qu'elle affichait sans ambiguïté pour le dirigeant espagnol. Fabiola, en ambassadrice de charme, qui oeuvre, naïvement peut-être mais discrètement, au retour en grâce d'une Espagne franquiste mise au ban de la communauté internationale.

Du pain bénit pour le caudillo : Franco n'aurait eu qu'à se féliciter des retombées diplomatiques de la belle histoire d'amour entre l'aristocrate espagnole et le roi des Belges. "De 1960 à 1975, Fabiola jouera, via son influence sur Baudouin, le jeu de Franco. Les époux éprouvaient une grande "affection" pour lui", affirme Anne Morelli.

L'historienne aligne des pièces à conviction. Elles ne sont pas tombées du ciel, encore moins fournies par le Palais royal de Bruxelles qui lui a poliment fermé la porte au nez. C'est en terre natale de Fabiola qu'Anne Morelli les a exhumées : dans les archives espagnoles du Palais royal, des Affaires étrangères et de la noblesse, ainsi que dans les papiers généralement peu accessibles du général Franco. "La moisson fut bonne."

Des billets au ton affectueux, des messages de remerciement, toutes ces petites marques d'attention mutuelles ont amplement suffi à Anne Morelli pour se faire une religion : Baudouin, Fabiola et Franco, n'en étaient plus au "stade des simples convenances" mais flirtaient avec une vraie "familiarité." "Le couple royal mange avec le vieux dictateur, séjourne dans une maison de campagne qu'il lui prête, lui rend visite sur son yacht... Le roi des Belges va même jusqu'à signer "Votre affectionné Baudouin" lors d'échanges épistolaires avec le caudillo !" Edifiant.

Fabiola, un pion sur l'échiquier de Franco, par Anne Morelli, Editions Renaissance du Livre, 82 p.



COMMENTAIRE DE DIVERCITY

TEL PÈRE TEL FILS

Anne Morelli, ce n’est pas un secret, n’est pas le professeur le plus royaliste du royaume. Il n’empêche qu’elle a du nez et de la suite dans les idées. Et voici que tombent les masques mortuaires. C’est à se demander si feu le roi Baudouin n’a pas  hérité de son père son goût des régimes autoritaires.

MG

 

 

 

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